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1 novembre 2014 6 01 /11 /novembre /2014 07:29

 

 

SDC13710

 

 

Le dispositif est simple : un gros halogène de chantier, installé devant un mur sur lequel est punaisé un papier assez grand pour que nos ados puissent prendre une pose choisie, face, profil, statique, "en mouvement". Puis un autre participant, ou possiblement l'animateur, dessine leur silhouette sur le papier, au crayon, en suivant l'ombre chinoise. Puis les participants sont invités à remplir "avec ce qui leur ressemble le plus". Phrase de soutien : "Quelqu'un qui te connaît voit toutes les silhouettes, les unes à côté des autres ; il doit reconnaître la tienne." 

 

 


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25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 13:38

 

Me demande pas comment c'est possible, le fait est là : Un mois et demi après avoir pondu une première "fournée" d'une bonne vingtaine d'alevins, qui frétillent depuis à ma grande joie, la femelle guppy (que j'ai achetée pleine, et qui vit seule dans un grand aquarium deux pièces cuisine, racine, mousse de java, avec sa marmaille à écaille ) a de nouveau donné naissance à une vingtaine de petits, hier. Or, j'insiste : il n'y a pas de monsieur poisson dans son aquarium. Alors oui, je sais, la documentation laissait espérer cette quasi immaculée conception, mais ça fait quand même drôle de le voir en vrai. En attendant, une femelle, cinquante descendants, voilà un investissement rentable !

 

Il est possible que tu tombes par hasard sur un nouveau carnet d'essai, hébergé par Wordpress, titré platement "L'autre carnet de Jimidi". Je compte commencer à le fournir avec mes articles sur l'architecture ronde. Je pensais naïvement qu'il me suffirait de copier coller, en HTML ou pas, les articles ici pour les coller là bas. Pas du tout ! Il faut impérativement que les images soient hébergées sur Wordpress. (Bandes d'enfoirés !) Mais par ailleurs, je constate que l'interface d'administration de Wordpress ne permet pas de gérer des bibliothèques ou dossiers d'image. On te met tout ça à la queue leu leu dans une liste qui va assez vite devenir interminable. D'où ma question. Toi qui carnette sous Wordpress, comment gères-tu ton avalanche d'images ?

 

Le jardin, décidément, c'est physique. Je l'ai une nouvelle fois constaté en passant une excellente journée les mains dans la terre jusque là, et les pieds, et les ailes, et le bec, alouette, aaaaaaaaaaa. J'ai bêché, amendé (d'où le compost de l'autre jour), élagué, taillé, pour finir complêtement naze en rentrant à la maison. Je crois que je vais faire beaucoup de jardin cette année. J'ai envie de planter des tas de trucs. Tu dis ? Qui se mangent ? Oui, aussi.

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8 février 2014 6 08 /02 /février /2014 10:51

 

Perso, je n’en ai jamais fait mystère : Facebook, ça me soûle grave. On pourrait dès lors s’étonner de m’y trouver. Il n’y a pourtant rien de mystérieux là dedans : je n’aime pas le téléphone, mais j’ai le téléphone. Je n’aime pas particulièrement la soupe, mais j’en mange. Je n’ai absolument rien à dire aux voisins, mais on parle météo dans l’ascenseur… De plus, et ce n’est pas le moins, toi, toi, et même toi êtes également sur Facebook. Donc oui, c’est de ta faute.

 

Reste que l’objet lui-même est malcommode à utiliser, à appréhender, à percevoir. L’impression d’une sorte de couteau suisse devenu hystérique, dont toutes les lames s’ouvriraient toutes seules sans qu’on ait rien demandé.

 

Il parait que déjà, les gamins se barrent ailleurs et que certains prévisionnistes ont annoncé la fin du bazar dans trois quatre ans : bon débarras.

 

Je ne suis, bien sûr, pas le seul à m'interroger sur l'utilité de cette usine à brasser du vent et les hypothèses avancées par Judith Donath ci-dessous me paraissent tout à fait intéressante. Remercions là d'avoir pu les formuler à partir de questions aussi connes. 

 

Jimidi 

 

 

À quoi sert Facebook ?

Entretien avec Judith Donath, fondatrice du Sociable Media Group et auteur de nombreux articles d’analyse sur les médias sociaux et l’impact social d’Internetdont elle est l’une des spécialistes. Source : « Futura »


Beaucoup de gens en évoquant Facebook dénoncent son « mur de futilité ». Ils ne comprennent pas de quoi ce mur est le signe. Pourquoi Facebook est-il si trivial ? Que signifie la futilité des échanges qu’il incarne ?

 

Judith Donath : Ce à quoi servent des sites sociaux comme Facebook n’est pas d’échanger des informations importantes, mais ils fournissent le moyen de garder le contact avec quelqu’un, montrer que vous portez de l’attention à quelqu’un. Certaines personnes s’en servent pour annoncer des choses importantes, et attendre des réponses de leurs amis, mais la plupart s’en servent juste pour rester en contact. Quand vous écoutez de près ce que les gens échangent quand ils parlent ensemble, spécialement avec leurs amis, la plupart du temps, cela n’a pas grand sens. La plupart des conversations se construisent autour de « Salut, comment ça va ? », « Qu’est-ce que tu fais ?». Sur le mur de Facebook, on retrouve le même type d’échanges que ceux qu’on a dans la vie réelle, et cela ressemble plus à un toilettage social bien souvent qu’à un moyen de transmettre des informations importantes.

Le toilettage social se réfère à Robin Dunbar, l’anthropologue, qui, dans son ouvrage Grooming, Gossip and the Evolution of Language (Toilettage, bavardage et l’évolution du langage), a dressé le parallèle entre nos interactions quotidiennes et le rôle social du toilettage chez les grands singes, à savoir maintenir les liens sociaux.

Ce que l’on fait sur ces sites consiste plutôt à passer un peu de temps, à montrer qu’on fait attention à l’autre, que l’on pense à lui… En offrant un minimum de temps et d’énergie, on garde le contact avec nos relations, on leur confirme les liens que nous avons avec eux.

 

Pourquoi les gens bavardent-ils en ligne et pourquoi le montrent-ils si facilement ?

 

Judith Donath : Bien qu’il y ait beaucoup de monde sur Facebook, il me semble que les gens sont de plus en plus nombreux à en comprendre les paramètres de confidentialité. Beaucoup de gens ne se montrent pas à tout le monde, contrairement à ce que l’on croit souvent, mais ne communiquent qu’avec un ensemble restreint de personnes, un cercle de gens proches. Ils ne parlent pas à tous les utilisateurs de Facebook, mais s’adressent seulement à des gens qu’ils connaissent. Reste que les paramètres de confidentialités les trompent parfois, comme l’ont montré bien des actualités autour de Facebook. Ils peuvent avoir l’impression de discuter avec quelques amis, avec une petite audience, alors qu’ils échangent avec d’autres gens.

 

Facebook nous rend-il idiot ? Pensez-vous qu’il s’agit juste d’une « distraction » comme le présume Nicholas Carr ?

 

Judith Donath : Il est possible que ce soit une distraction. Comme bien d’autres choses, il est difficile de trancher de manière claire et précise. Le téléphone est-il une distraction ? Ou permet-il d’avoir des conversations intéressantes ? Certaines sont ennuyeuses, d’autres importantes. On ne peut pas regarder Facebook dans son ensemble et dire : « C’est juste une façon de passer le temps ! » Pour certains, c’est une façon très adaptée pour entretenir des amitiés, pour renouer avec de vieux amis perdus de vue… Pour d’autres, c’est un moyen de passer le temps, en jouant toute la journée. Il y a donc beaucoup de façons différentes d’utiliser Facebook et beaucoup de gens doivent y trouver un complément précieux pour rester en contact avec les autres (sinon, ils ne l’utiliseraient peut-être pas aussi massivement). Peut-être permet-il de renforcer la taille des groupes sociaux que nous fréquentons ?

 

Je ne pense pas que Facebook soit intrinsèquement une perte de temps, même s’il peut l’être. Facebook permet d’entretenir des relations un peu différentes du courrier électronique par exemple. Il vous permet de diffuser quelque chose à un public restreint, mais fonctionne aussi très bien avec un réseau resserré de connaissances. Cela montre que les choses que vous dites n’existent que dans le contexte d’autres communications et qu’on ne peut pas les regarder de manière isolée, comme si elles étaient des publications uniques, singulières. Nos discussions ne se comprennent que dans le réseau de relations et de signes dans lesquelles elles s’inscrivent.

 

Dans Signaux sur le supernet social, vous expliquez que modifier son statut, commenter, jouer aux jeux et aux quizz sont un « activisme nécessaire ». Qu’entendez-vous par là ?

 

Judith Donath : Si vous voulez participer à ce que les gens font sur Facebook, il faut participer. Il est nécessaire d’agir pour faire partie de cette communauté, avec les règles de fonctionnement qui sont les siennes.

 

Vous connaissez peut-être cette étude qui montre que 72 % des Britanniques adultes passent leur temps à mettre à jour et consulter le statut de leurs amis sur Facebook avant de s’endormir. (Note : l’article lui-même date de 2011) Les gens sont-ils fous ? Pourquoi Facebook est-il devenu si important pour tant de gens ?

 

Judith Donath : Eh bien, je ne connais pas cette étude et je ne sais pas si ces statistiques sont exactes, mais je dirais que, si ces chiffres sont exacts, ils traduisent combien les gens sont en conversation avec leurs amis. S’ils posent une question, c’est normal qu’ils soient en attente d’une réponse, comme ils le faisaient avec le téléphone, les gens se socialisent de nouvelles façons. Il n’est pas surprenant que les gens soient impatients de ce que leurs amis pensent, font… Sur Facebook, nos échanges sont asynchrones : vous n’avez pas à vous inquiéter de savoir si vous allez réveiller quelqu’un. Avec le téléphone, on ne se sent pas forcément à l’aise pour passer un appel tard dans la nuit, mais avec les médias asynchrones, vous pouvez vérifier à tout moment sans déranger votre entourage. Comme on vérifie sans arrêt son courrier électronique. Si cette étude est juste, c’est un signe que nos relations sont très prenantes… pas nécessairement que Facebook soit très prenant en soi.

 

Propos recueillit par Hubert Guillaud par téléphone le 12 janvier 2011, transcrit et traduit avec l’aide de Jianne Whelthon.

 

 

 

 

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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 09:35

 

J'ai commencé par "Journal d'un corps" dont le projet annoncé dans le titre piquait ma curiosité. Le livre m'est tombé des mains un peu avant la moitié : promesse non tenue. Déjà, à l'entrée, cette histoire éculée de "cahiers retrouvé après la mort du narrateur" m'a gavé, puis la période imédiate avant guerre et après ne m'intéresse pas du tout - c'est la génération de mes parents - puis c'est écrit trop petit, puis je suis passé au livre de Foenkinos, forcément, puisque dans "Je vais mieux" tout démarre (et tout fini) par un mal de dos. 

Alors là, oui. Ce n'est pas un "grand livre" (on sait qu'ils sont rares), mais c'est un très bon livre, tout à fait réjouissant, servi par une écriture d'une qualité rare. Elle est à la fois hyper précise (on a le sentiment que ce qui est dit ne pourrait pas l'être autrement) et en apparence très simple (ça se lit très facilement). Du coup, on a de la profondeur sans prise de tête, de l'humour (beaucoup) sans complaisance et je me suis demandé tout le long si je ne l'avais pas déjà lu. Je crois que si, mais ça n'a pas du laisser beaucoup de traces. Je vais persévérer dans Foenkinos.

 

Comme il était quand même beaucoup questions de femmes, maladroitement dans "Journal d'un corps" et très justement dans "Je vais mieux", j'ai enchaîné sur "Des femmes qui tombent" de Pierre Desproges. Putain, quelle perte ! Si peu de livres pour apprécier, que dis-je ? se délecter de Desproges ! Ici, c'est un polar loufoque - ils meurent tous à la fin - mais c'est bien sûr l'écriture qui force l'admiration. Elle est d'une inventivité à la fois maitrisée et foisonnante, tout à fait réjouissante. Merci de m'offrir tout Desproges à la première occasion. Tu ne vas pas te ruiner, il doit y en avoir trois ou quatre maxi.

Pour redescendre doucement, j'ai poursuivi avec "Libido omnibus" (nouvelles du divan) très psychanalytique dans le climat mais pas tant que ça, à l'arrivée, puisque la question explorée est bien celle des frontières de la réalité, mais mise en situation, au fil de récits tout à fait réussis, sauf un : "Virus" qui me parait finalement raté. Celui-là au moins c'est sûr : V. me l'avait déjà prêté et je l'avais donc déjà lu. Je l'ai relu avec beaucoup de plaisir.

 

Du coup, en papier, il ne me restait que "Tout s'est bien passé", l'euthanasie d'un père raconté par sa fille. Le côté psy du projet aurait pu faire le lien avec l'ouvrage précédent : pas du tout. Je l'ai lu d'une traite de 23h à 01h un quart et c'est plutôt une sorte de journal. Les faits, la chronologie, rien d'autre. Et quand je dis rien, c'est rien, c'est à dire aucun état d'âme, aucune réflexion sur le droit de mourir (ou pas), juste une fille aimante, confronté à cette demande bien encombrante de son paternel de l'aider à en finir. Ça va être très, très compliqué. C'est très réussi, du fait même du parti pris par l'auteure de déserter le commentaire pour laisser le champ libre au lecteur. 

Reste William Gibson, mais là, ça va attendre un peu, parce qu'il fait beau et que je vais chez Dut pour quelques travaux dans le jardin, mais pas que. 

 

Lettrine (N Ourgang bleu qui rend heureux) le carnet de Jim

 

 

 

 

 

e le nie pas, tu aimes les jeux idiots. Comment expliquer sinon, ton assiduité, ici, au Schmilblick et là bas, ton empressement à collectionner les vies supplémentaires pour Candy Crush ? Donc je te propose le jeu idiot consistant à classer dans l’ordre qui te semblera le meilleur, selon des critères dont tu peux nous faire part ou non, les 7 prochains livres que je me propose de lire. Les cinq premiers m’ont été prêtés par Véronique K. ma dealeuse de livres favorite ; je te les donne dans l’ordre de sortie du sac papier. Les deux derniers font partie de ceux déjà chargés sur ma liseuse. Tu dis ? Qu’est ce qu’on gagne ? Rhô ! Faut-il encore le dire ? On gagne à être connu.

 

 

1 - Des femmes qui tombent - Pierre Desproges

2 - Je vais mieux - David Foenkinos

3 - Libido omnibus - François Gantheret

4 - Tout s’est bien passé - Emmanuèle Bernheim

5 - Journal d’un corps - Daniel Pennac

6 - Comte Zéro - William Gibson

7 - Mona Lisa s'éclate - William Gibson

 

 

 


 

 

 

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24 janvier 2014 5 24 /01 /janvier /2014 15:38

 

 

Aquarium-Avatar.jpg

 

 

Parmi ces aquariums, tous plus beaux les uns que les autres (comment font-ils, quand on sait la GALÈRE que c'est), celui là, qui me plaît énormément, avec son côté "Avatar".

 

Fil de nylon et pierre-ponce ?

 

 

(Plus j'en regarde, plus je me demande comment les photos ont été prises. Parce que s'il y a bien un truc impossible à photographier, c'est bien l'aquarium. Diffuseur sur les côtés et au fond (du polystyrène doit suffire) et trois flashs synchonisés ? )

 

 


 

 


 

 

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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 23:26

 

 

 

 

 

 

Comme tu peux t'en douter, parmi les élèves arrivant à 16 ans, l'âge auquel la scolarité cesse d'être obligatoire (en France), certains ne vont pas au-delà. Parmi eux, il y a ceux pour qui la scolarité a été un calvaire, surtout vers la fin, il y a ceux qui, orienté dans la filière professionnelle n'y trouve pas leur place, soit qu'il n'y en ai tout simplement pas de conforme à leur voeux exprimés, soit qu'après avoir essayé ils jettent l'éponge, ou la lime. Bref, quelqu'en soient les raisons, certains élèves cessent de l'être juste ou un peu après leurs 16 ans, grosso modo à la fin de leurs années collège. Ils sont connus sous le doux nom de « décrocheurs ».

 

Il y a encore quelques années, l'Éducation Nationale s'en foutait, pour des raisons sur lesquelles on pourrait porter des appréciations diverses, mais qui découlent pour la plupart de cette idée qu'un système convenant au plus grand nombre n'a pas forcément à se soucier de cette minorité à laquelle il ne convient pas. De plus, cette minorité de décrocheur est difficile à saisir, à quantifier puisque par définition, les décrocheurs disparaissent des écrans.

 

Pour apparaître sur d'autres. Tiens, ceux de la PJJ, où je travaille par exemple. Là, le profil est plutôt simple à tracer : Kévin (appelons le Kevin) a déjà eu beaucoup de mal à supporter le collège. En sixième et cinquième, ça ne se voyait pas encore trop, mais en quatrième, l'arrivée de la deuxième langue et la poussée hormonale sont venu compliquer les choses. Il est quand même passé en troisième au bénéfice de l'âge (et du doute) et se retrouve en fin de troisième à seize ans, grâce à l'année de retard choppée à l'occasion d'une marche un peu haute à franchir, au choix, le CP avec l'apprentissage de la lecture, de l'écriture et du calcul, ou l'entrée en sixième avec cette organisation vraiment trop différente de ce qu'il avait connu. Kevin a pu cumuler les deux. Mais une fois ses seize ans atteints, whaou ! Immense sentiment de liberté. Kevin se rend compte que l'école est finie, pour lui. C'est comme si une période de vacances perpétuelles s'ouvrait ! Il occupe alors comme il peut son temps, dont il a à revendre et s'aperçoit au fil des jours, des semaines, des mois, que tout le monde se fout de ce qu'il est devenu. Ça ressert les liens avec les potes et surtout avec ceux qui, comme lui, sont très occupés à ne rien faire mais à ne pas y penser. Ça devient un boulot à plein temps, d'échapper au vide. Alors on comble : ordi, jeux vidéo, conneries, shit, dépression, choix multiple là encore possible. Si Kevin a eu la mauvaise idée de commettre des infraction et la bonne de se faire prendre, c'est là qu'il apparaît sur nos écran.

 

Des jeunes dans la situation de Kevin (merci Kevin, tu peux disposer maintenant), on en a une trentaine par an, sur l'ensemble du Beaujolais. Les raisons factuelles de leur prise en charge par un service judiciaire sont variées mais les situations créées par l'oisiveté se ressemblent, ne serait-ce que par la dépression qu'elle engendre. C'est très corrosif le sentiment de ne servir à rien. Du coup, il y a quelques année déjà on s'est penché sur la question avec la Mission Locale de Villefranche. La Mission Locale, tu situes ? C'est un quasi service publique ayant vocation d'accueillir les 16 – 25 ans qui le souhaitent pour leur apporter des réponses en matière d'insertion, mais également de santé, de logement et bref, sur toutes les questions auxquelles se confrontent cette tranche d'âge pour laquelle tout fait problème.

 

De notre côté, on constatait que « nos » jeunes n'accédaient plus à la scolarité, peu à la Mission Locale, pas à l'emploi. La Mission Locale ne savait, elle, pas trop quoi faire des mineurs, surtout quand après un ou deux rendez-vous, ils disparaissent de nouveau des écrans. On a donc construit un dispositif commun d'une quinzaine de places en continu à l'année, entrées et sorties permanentes, pour les accueillir en journée, du lundi au vendredi et leur proposer des activités.

 

C'est comme ça que, ta dam ! Est née L'Escaladoise en 2008. Cuisine et repas partagé (buffets possibles pour les associations), code de la route, monde du travail, culture générale et selon arrivage, musique, théâtre, plein air, santé, radio...

 

Au départ, on accueillait un mixe de jeunes « PJJ » et « Mission Locale » (j'aurais pu mettre n'importe qui au défi de faire une différence entre eux) mais à la suite d'évolutions budgétaires dont je te passe les détails, on s'est à la fois recentré sur les « PJJ » tout en essayant de trouver des combines pour ouvrir ce dispositif à un public plus large.

 

C'est comme ça qu'on s'est intéressé de plus près aux « décrocheurs » ; autant remonter à la source. Ça tombait bien, la Région avait justement des sous pour financer des projets pour eux. Donc projet Pass'âge en 2012, à destination des cent jeunes concernés, dûment repérés par l'Education Nationale. Oui, parce qu'on s'est aperçu, au passage (si j'ose dire) que le mamouth tenait des listes assez précises des élèves concernés. Juste, elle n'en faisait rien : pas de sous, pas le temps, pourquoi faire ? Il faut croire que notre initiative les a quand même questionné puisque, ho, surprise ! Dès notre projet déposé, l'EN sortait le sien, à destination du même public. On a rangé les kalashnikov (c'est fou comme ces machins poussent vite, dans de telles circonstances !) on a continué de leur parlé et on s'est finalement réparti les tâches. A eux les décrocheurs récents, à nous les anciens. Après tout, l'idée, c'était bien de proposer une réponse à TOUS les jeunes concernés. On ne serait jamais de trop. Ça a très bien marché, si on veut bien oublier que ce projet, déposé en septembre 2012, d'examen en commissions en vote en assemblée, n'a pu démarrer qu'en avril 2013. Ça a tellement bien marché que du coup, pour la nouvelle fournée de décrocheurs, on s'est permis de formuler un projet commun avec l'EN pour s'apercevoir que la Région, celle-là même qui, dans les arguments avancés en 2012 pour nous faire réécrire le projet à plusieurs reprises, avait mis en avant que l'EN avait un projet concurrent, nous dit maintenant que ce projet 2014 bicéphale ne va pas, un seul des deux partenaires devant en être le porteur institutionnel.

 

Si tu n'as pas tout suivi, ce n'est pas grave. Ce qu'il y a à retenir de tous ça, c'est que tous les moyens bureaucratiques sont bons pour traîner, atermoyer, chicaner et au final, ne rien faire. C'est toujours ça de gagné. À l'argument opposable une année peut se substituer l'argument inverse l'année d'après.

 

En attendant les collègues qui avaient pu voir leur contrat de travail révisé à la hausse pour Pass'âge les ont vu, boum, révisé à la baisse sans aucune assurance d'aucune sorte que le Pass'âge N°2 démarre, ni prochainement ni un jour. L'une d'entre elle, quatre enfants, redescendue de 70 à 30% a craqué en réunion mardi dernier. Pendant ce temps là, les jeunes potentiellement concernés restent chez eux et dans la rue à ne rien faire.

 

 

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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 13:13

 

 

 

Bon, alors, où est-ce qu’il est passé ? se demanderont légitimement la lecteuse et le lectorat fidèle de cet ici carnet, en constatant que rien ne s’y passe depuis quelques jours. Il est passé que j’ai bossé plus de huit heures d’affilé sans pause vendredi, quasi pareil mardi et hier, le pompon : douze heures avec une pause de moins d’une heure entre le matin et l’après midi. Tu dis ? Ça fait la balance avec les heures où je glandouille au bureau ? Tout à fait. Mais comme c’est également quand je glandouille au bureau que je peux, heu… réfléchir à ce que je vais bien pouvoir dire ici : voilà. 

 

 

 


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12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 18:40

 

 

Aquarium Jimidi - Janvier 2014 - Photo 03

 

 

Tu les as reconnues, bien sûr, ce sont les vaches de l’aquarium. Il a repris du service, doté aujourd’hui d’un nouvel éclairage. Tout ça n’est pas encore tout à fait terminé. Attention, tout le monde avec moi : « IL MANQUE UN FOND ! » (En commande chez ma brune depuis plus de deux ans…)

Aquarium Jimidi - Janvier 2014 - Photo 02

Aquarium Jimidi - Janvier 2014 - Photo 04

 

 

Il ne t’aura pas échappé que Kris a 30 ans. Le bel âge ! Il pose ici avec son tiramisu d'anniversaire. 

Kriss avec son tiramisu d'anniversaire - Janvier 2014

 

Comme j’étais de permanence (finalement, je n’ai pas été dérangé) et comme il faisait moche, on a re-monté la bibliothèque, encore plus solide que l’autre fois, où soit disant on pouvait danser dessus…

Bibliothèque Jimidi - Janvier 2014

 

Je termine avec quelques photos n’allant avec rien.

 

Villefranche sur Saône - Petit jour de janvier 2014 - peti

Villefranche sur Saône - Petit jour de janvier 2014 - vers

 

 

 

 

 

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1 janvier 2014 3 01 /01 /janvier /2014 11:42

 

 

 

Vooooeux-copie-1.jpg

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17 décembre 2013 2 17 /12 /décembre /2013 12:23

 

 

Nouvelle Star 2014 - Le jury - Le carnet de Jimidi

 

 

Oui, j’avoue, on a repiqué au truc, disons à partir du premier « prime » (Non parce que les sélections, on ne peut pas regarder ça en étant contre la souffrance animale.) Le cru 2014 de « Nouvelle star » ne voit aucun bouleversement majeur de la formule, très rodée, qui s’annonce fertile en : « S’ils font ça, je revends la télé ! » Donc on a déjà eu des éliminés bien meilleurs que certains candidats retenus, juste parce qu’ils figuraient dans des groupes de quatre d’un plus haut niveau que les autres. Oui, le flingage en live se fait par groupe. Mais à l’arrivée, du moins au final de ce premier passage en direct, reste assez de candidats qu’on a vraiment envie de revoir chanter.

Et tiens, pendant que le poste est allumé, devine ce qu’on regarde (ou qu’on a regardé) récemment ?

Claire DANES (Homeland) et Anna TORV (Fringe) - Le carnet d

Oui, bon, pour moi, elles se ressemblent tellement que j'ai cru un moment que c'était la même dans les deux séries... 


 Nuancier Crayons Polychromos Faber Castell (120 nuances) -

Rien à voir avec ce qui précède - c’est un peu la loi du genre pour les brèves - mais si, en voyant ce nuancier (que je suis en train de bien amortir : c’est déjà la deuxième fois que je le sors cette semaine ) tu te disais quelque chose comme « Toutes les couleurs y sont », ben non. Celle là n’y est pas : 

 

Le bleu qui rend heureux - Le carnet de Jimidi

 

(Ce qui suis doit rester strictement entre nous, c’est pour ça que je chuchote entre parenthèses, mais tu sais quoi ? Je crois que mon frère lit cet ici-carnet. Oui, Christophe, l’ébéniste. Il y a quelques jours, au N°13, tu te rappelles ? (sinon, fais semblant) je t’avais dis que j’avais oublié de piquer chez Dut sa clé USB, toute pleine de jolie photos de famille en montagne. Hier, au téléphonoe entre autres nouvelles, il dit qu’il est d’accord. Or nous n’en avions pas parlé. Donc…)

 

La station de Saint-Sorlain d'Arves avec les Aiguilles d'Ar

Pas encore ses photos, mais ça vient ! 

 

Route de nuit du 16 decembre 2013 - Photo 03

Avec tout ce que j'ai fait pour eux, je ne COMPRENDS PAS pourquoi je n'ai pas encore 20% à vie chez Gifi ! 


Hier, nous sommes sorti pour la première étape du marathon des « Courses de Noël ». Mais comme nous avons plusieurs jours d’avance sur nos habituels achats de dernière minute de dernière heure du dernier jour, c’était plutôt sans stress, d’autant que cette année, on a quasi des listes pour chacun. Dont on s’inspire. Ou pas. Non mais attends, des enclumes quasi neuves à ce prix là !

 

Route de nuit du 16 decembre 2013 - Photo 07

Les marchands de spots à LED sont en train de se faire des nouilles encore. 

Route de nuit du 16 decembre 2013 - Photo 01

J'aime beaucoup celle-là. C'est juste un feu arrière, mais ça rend bien. 

 

 


 

Bibliothèque destructurée - Décembre 2013

 

Sinon, si tu trouves sur cette photo que la bibliothèque de l’entrée penche du côté où elle va tomber à l’air de plus en plus déstructurée, c’est normal : c’est accidentel. C'est-à-dire que oui, c’était solide, tu penses bien, je m’étais occupé moi-même de la fixation. Mais ce n’était quand même pas prévu POUR QU’UN CHAT Y FASSE DE L’ESCALADE LA NUIT ! Ça m’a bien l’air d’être un coup de Viola. Elle est capable de tout, à condition que ce soit en pire. Ceci dit, sur cette photo, je trouve que la petite Mi-ou à l’air également diabolique… 

 

Mi-ou - Décembre 2013

 

 


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    "Mais puisque je vous dit que mon attestation d'installation d'un détecteur autonome avertisseur de fumée à BRÛLÉ dans L'INCENDIE provoqué par le fonctionnement défectueux de ce putain de détecteur ! "
  • On me les a demandé : les voilà, les pigeonneaux...
    On me les a demandé : les voilà, les pigeonneaux du balcon. J'avais l'impression que les petits, quelque soit l'espèce, étaient forcément au moins aussi beaux que les parents, voire plus - surtout les miens - mais quand tu vois ce désastre... Encore,...
  • Allo ? Y'a quelqu'un là haut ? Quand je disais...
    Allo ? Y'a quelqu'un là haut ? Quand je disais "on va tous mourir !" Je PLAISANTAIS ! C'est bon ? Tu peux remettre la clim ?