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10 février 2012 5 10 /02 /février /2012 20:08

 

 

 

Lettrine--T-Ourgang---statistiques--copie-1.jpgout ça, c'est à cause de Paul, alias Ysengrimus bien sûr. Mais comme il a le dos large, et l'amitié solide, il ne m'en voudra pas de m'appuyer dessus pour étayer cette quête, dont le point de départ est un sien propos, tenu sur « Portraits de blogueurs ».

Contexte : Paul répond à la question : « Pourquoi bloguez-vous ? » À cause de la nature du médium. C’est un médium qui est extrêmement intéressant, de quatre points de vues : (je résume : ) 1 - On écrit ce qu’on veut sans intermédiaire. 2 - c’est un dispositif interactif. 3 - le blog permet de réunir la force de l’argumentation académique et le caractère à la fois intime et passionné du propos. 4 - On peut mettre en ligne des textes d’une bonne taille.

C’est son N°3 qui m’intéresse tout particulièrement : le blog développe un style bien à lui, qui permet d’allier la force d’un texte académique avec le caractère à la fois intime et passionnel d’un texte personnel, qui serait par exemple un texte de fiction. Les deux s’unissent très bien. Il y a un « genre blog » un « genre carnet » qui est en train de se développer, qui est extrêmement intéressant à explorer.

D’où la question, simple dans sa formulation, bien que double, ça commence bien : C’est quoi, le « genre carnet » ? C’est quoi le « Style blog » ?

Pour tenter d'y réponde, on va faire avec ce qu’on a, c’est à dire suivre les pistes esquissées par cette réflexion de Paul et voir dans quelle mesure l'expérience et ma réflexion perso prolongent ces pistes ou s'en écartent.

On relèvera pour commencer que le propos de Paul n’est pas écrit, il est filmé. Le cadre dans lequel il s’insère et la technique qui le porte ne permettent pas d’entrer en finesse ni en longueur dans une pensée. Paul a quelques seconde pour exposer son propos : il schématise. Pour autant, je ne lui ferais pas l’injure de penser qu’il confond « genre » et « style », aussi convient-il sans doute de garder cette distinction, que seule la brièveté du propos tend à confondre. En revanche, on ne fera pas plus de différence ici entre « blog » et « carnet » qu’il n’en fait lui-même.

Il faut également supposer que Paul parle en ayant en tête son propre carnet. C’est d’ailleurs bien normal, puisque c’est précisément celui-là (et son rédacteur) qu’on lui demande de présenter. Du coup, me voilà très tenté d’engager cette quête en seule direction de l'écriture, considérée sur son versant des genres : publication universitaire, autobiographie, fiction. Mais également sur son versant des styles : académique, intime, passionnel, narratif...

Mais finalement non, du moins pas tout de suite, parce qu'à procéder ainsi, on s'engagerait dans un mouvement dont le sketch de Fernand Raynaud donne une bonne caricature, consistant à virer tout ce qui paraît superflu, au risque de ne même plus avoir, au final, le nécessaire. Autrement dit, à n'examiner que des carnet littéraires à la recherche d'une hypothétique écriture « style blog », on risque de ne plus voir cette évidence : la plupart des carnets n'ont aucune prétention littéraire et certains ne contiennent pas ou quasi pas d'écrit. Ne participent-ils donc pas au genre blog, considéré ici comme une forme d'expression ? Bien sûr que si. Et sur les carnet dans lesquels l'écrit tient une place minoritaire, mais significative, ne pourrait-on pas trouver aussi chez eux des indices de ce que pourrait être un style blog ? Faudrait aller voir.

Du coup, j'ai effectué (avec élégance) un petit pas de côté, me disant qu'il serait peut-être plus éclairant, pour trouver des éléments constitutifs du « style blog », de le distinguer à partir de, ou parmi d'autres styles d'écriture : l'écriture SMS, l'écriture Twiter, l'écriture journalistique...

Concernant les deux premiers exemples, il est assez facile de caractériser ce qui distingue une écriture blog d'une écriture SMS et Twiter. Par rapport au SMS, le blog renonce aux abréviation, au « style télégraphique ». Il écrit de façon littérale, en respectant les règles de syntaxe, d'orthographe et de grammaire usuels. J'appuie cette affirmation sur la consultation des blogs classés de 1 à 10 puis de 100 à 110, puis de 200 à 210 puis de 300 à 310 du classement E-buzzing. À part un, qui n'écrit pas DU TOUT, tous les autres respectent à la lettre (c'est le cas de le dire) cette discipline, ou plutôt, cet usage discipliné de la langue écrite. On aura compris qu'en consultant ce classement, et de cette façon, je suis tombé sur un bon échantillon de tout ce qui se fait en matière de blog, toutes plateformes confondues (avec une sur-représentation des blog Wordpress). J'insiste : il ne s'agit pas d'une conformité approximative, ou moyenne, mais absolue. C'est à dire que sur les quarante blogs que j'ai lus, je n'ai relevé aucune faute d'orthographe. Tu dis ? Ça ne t'étonnes pas, vu que je ne vois même pas les miennes ? Va jouer. Tu sais très bien qu'on repère bien mieux celles des autres.

Par rapport à Twiter, outre ce qui vaut également pour le SMS et comme le relevait déjà Paul, l'écriture blog se caractérise également par le volume quelle autorise, ne se fixant comme limite supérieure que la prolixité du rédacteur et la résistance oculaire du lecteur.

SMS et Twiter nous mènent sur une piste bien intéressante : et si, finalement, l'écriture sur un blog, dans sa forme et dans son style, était surtout déterminée par son cadre technique ? Autrement dit, par la technologie qui la porte ?

L'article « De l’origine du blog en France » de iDorian, fait remonter les blog à l'époque du Minitel. Mouais... Il rappelle utilement que l'apparence et les fonctionnalités qu'on leur connaît actuellement, assez semblables toutes plateformes confondues, sont venu écraser d'autres modèles, selon cette loi mainte fois vérifiée en matière de nouvelles technologies : seules les plus adoptées survivent. Ce qu'auraient pu être les blogs, à vrai dire, je m'en tape un peu, mais ce qu'ils sont, techniquement, me paraît découler de l'acceptation la plus large du mot « journal ». Je ne sais pas si l'anglais fait la même confusion que le français, qui laisse entendre dans « journal » à la fois « journal intime », « journal de bord », « journal de voyage » et « Journal de presse », ni si « carnet » laisse entendre comme chez nous « carnet de croquis », « carnet de notes » et « carnet de bord » mais dans ces champs sémantique là, on trouve tout ce qui nous faut pour décrire nos blogs.

Au journal « de journaleux » autrement dit, à l’organe de presse, les blogs empruntent beaucoup. L’obligation de donner un titre à son billet, de l’inscrire dans une rubrique (ou catégorie). Ce ne sera pas « faits divers » ou « nouvelles locales » (quoique) mais chaque carnet aura nécessairement les siennes, plus ou moins nombreuses, plus ou moins abondées. La longueur du billet, variable, mais dans les proportions habituelles de la presse papier. Le recours aux illustrations. Enfin, j’aurais peut-être dû commencer par elle : la publication, autrement dit, la diffusion publique.

Au journal intime, le blog emprunte le ton personnel et subjectif, le caractère parfois très local, voire microscopique de ses sujets, mais également l’adresse au lecteur. Perso, j’use et j’abuse de cet artifice, consistant à t’interpeller, oui, toi, mais c’est un procédé très classique, genre « Cher journal, à toi seul je confie ma peine » mais on se souviendra utilement du « Chère Kitty » du journal d’Anne Franck. On a les Mélanie (de Tours) qu’on peut. Également emprunté au journal intime plutôt qu’à la presse : le « sans intermédiaire » dont parlait Paul. Un blog, tu écris, tu publies et tu ne rends de comptes à personne.

Etymologie oblige, à ses père et mère ci-dessus, le blog emprunte son inscription dans la temporalité, les dates, la chronologie, la périodicité, qu’on trouvera aussi dans le journal de bord et le journal de voyage, auquel il pompera ses cartes postales.

Fortement contraint par ces modèles formels - et tout particulièrement celui de la presse - les blogs m’apparaissent, dans leur contenu, comme plus ou moins influencés par l’un ou l’autre de ces modèles, mais ne s’en éloignant guère, d’autant que leur cadre technique s’en inspire très largement.

Du coup, j’en viens à penser qu’un blog est autant une expérience de publication qu'une une expérience d’écriture. D’ailleurs, imagine-toi deux minutes tenir un journal intime, un vrai, un caché dans un endroit où tu serais sur, mais alors là sûr, que personne ne trouverait à le lire. Perso, j’écrirais là ce que je n’ai jamais écrit ailleurs et qui ferait la joie de mon psy si j’en avais un, mais ça n’aurait sans doute pas grand chose à voir avec ce que je publie ici. Non, n’insiste pas, c’est non.

Bon, alors juste un petit peu. Cette nuit, j’ai failli mourir. J’étais dans un rêve assez pénible et brusquement, j’ai été physiquement envahi par une sensation de froid intense qui me gagnait rapidement en même temps que j’étais pressé, contraint, écrasé de tous les côté à la fois. Je me suis senti mourir et dans un dernier sursaut, j’ai ouvert les yeux, j’ai vu la pâle lueur qui filtrait à travers les volets. Je m’y suis cramponné désespérément. Si je n’avais pas fait l’effort de garder les yeux ouverts, je ne serais pas en train de rédiger cette note. Ça fait un peu chier parce que la dernière fois que j’ai rêvé que j’étais mort, c’était après, j’étais déjà de l’autre côté et ma fois, c’était très bien. Une sorte de pique nique perpétuel. Au point d’ailleurs que j’en avais gardé une certaine sérénité, par rapport à mon décès. Mais là...

Mais si l’écriture trop intime n’a guère sa place sur les blogs, il en est de même pour ces nouvelles, ces romans qu’il ne viendrait à l’idée de personne de proposer à la presse, mais plutôt à des éditeurs, numériques ou papier.

Pour conclure, oui, je crois qu’il y a bien un « style blog », qui s’alimente sans complexe aucun, des qualités cumulées du journal de presse, du journal intime, et du journal de voyage, du carnet de croquis, de notes ou de bord, piochant ce qui lui plait quand ça lui chante dans cette généalogie assumée et le faisant dans une liberté qui est loin d’être totale, comme en témoigne son respect de la langue, mais sans cesse conquise.

 

 

4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 13:47

 

Botero - Vinci - La Joconde avant-après - Le carnet de Jim

 

 

Lettrine--E-neige-.jpg

 

 

n juillet 2009, il y a donc 30 mois - ce n’est pas grand-chose dans une vie - je publiais sur mon précédent carnet un long et bouffi article titré « Pourquoi cet ici blog n'a aucune chance de dépasser son seuil actuel de confidentialité » . Je te rassure, je n’ai pas du tout l’intention de reprendre ici son argumentation grassouillette. Mon propos est autre. En le relisant, j’ai été frappé de constater que beaucoup des carnets à qui j’en appelais pour illustrer mon propos, avaient fermé, ou évolué de manière importante.

 

Ça commence par mon carnet lui-même, puisque j’en ai changé. A l’époque, je sévissais sur un autre hébergeur, Hautetfort et mon carnet était titré « Souriez, c’est pour la radio ! », avec comme bannière, une radiographie dentaire. J’ai quitté cet hébergeur quand il est devenu suffisamment incompatible avec Word pour que je ne puisse plus copier-coller directement mes articles de l’un vers l’autre en gardant au passage les attributs du texte : police et interlignage. J’ai donc remis en route en juillet 2010 sur Overblog un vieux carnet ouvert en 2006, en changeant juste son titre, devenu « Le carnet de Jimidi ».

 

Premier contre exemple, « Le tiers livre » de François Bon, cité dans l’article, existe toujours, accessible par un lien qui n’a pas changé depuis 2009. Tiens, ça peut t’intéresser, on y trouve en ce moment une rubrique « Autobiographie des objets ».

 

Le « Classement Wikio », également cité dans l’article, existe toujours, mais cette contestable entreprise s’est fait racheter par Overblog, ce qui me vaut de connaître mon rang de classement dès l’ouverture de l’interface d’administration, sans avoir rien à demander. J’étais à l’époque à la 14206ème place. J’ai grimpé depuis à la 823ème. Enfin ça, c’est ce qu’on dit vu qu’il est impossible en ce moment d’accéder à ce classement. Mais c’est ça Overblog : y’en a toujours un petit bout en panne et le reste en chantier.

 

Popyrose, qui était en tête du classement Wikio, a quitté Canalblog en octobre 2010 pour continuer la même formule sur Wordpress. Notre consoeur est-elle partie là bas avec toutes ses archives ? Toujours est-il que son premier article y est daté, ou post-daté de février 2006.

 

Partageons mon avis existe toujours et va très bien, merci. Son rédacteur réussit même à gagner un peu de sous avec ce qu’il appelle une gauchiste revue de presse. Idem pour Presse citron qui fait plutôt dans la veille technologique et reste typiquement le genre de carnet sur lequel je ne vais jamais.

 

Plus loin dans l’article sont également cités Le carnet d’Ysengrimus, depuis toujours recommandable, mais dès lors recommandée et Numéro Lambda - du sable dans l’engrenage, qui, en dépit de son côté « théorie du complot » reste tout à fait fidèle à lui même et tout à fait indispensable.

 

En revanche, Che-eh-ze n’est plus, mais il semble me souvenir que son projet fondateur prévoyait de ne durer que 365 jours. Défunt lui aussi, le carnet de Félicité Pipelette. Toujours accessible, mais plus actualisé depuis le 25 août 2009.

 

Harakiri est toujours là et figure encore dans les liens que je recommande, même si, perso, je n’y vais plus quotidiennement, à la suite de différents littéraires avec son rédacteur, mais également depuis que sa ligne éditoriale s’est nettement recentrée sur la critique de films et séries dont personne ne parle puisque quasi personne ne les regarde. J’en profite pour saluer cette posture, un peu héroïque, mais qui ne manque pas de panache.

Inzecity existe toujours également, mais ne figure plus dans les adresses où je vais et tiens ? Depuis aujourd’hui, ce carnet est coché « privé ».

 

Si le carnet de Jean-Marc, LaFrenière & Poésie existe toujours, à la même adresse, son contenu a beaucoup évolué. Ce carnet ne publie plus seulement les compos de notre cher grand poète, mais également d’autres auteurs et, de plus en plus souvent me semble-t-il - peut-être est-ce une question d’actualité - des manifestes contre les atteintes à l’environnement au Québec et plus généralement au Canada.

 

Le blog de Jean-Pierre Martin est également toujours là et bien là, occupant l’indispensable créneau de la satyre dévastatrice, mais à un rythme de publication devenu infra-mensuel hélas. D’ailleurs tiens, je me demande si je ne vais pas organiser le menu « Là ou je vais » en : « Là où je vais tous les jours/semaines/mois... A voir.

 

Netkulture est très heureusement encore là et je vous en parle régulièrement, d’autant que je n’hésite pas à puiser chez Tonton certains point de départ d’articles développés ici.

 

Terre de paysages est toujours également là, et toujours sur Overblog, mais nos voyageur ont bien avancé dans leur tour du monde commencé le 20 août 2008, comme en témoigne l’impressionnante carte actualisée au fil de leurs étapes.

 

Aujourd’Hui, le blog de Lise doit également encore exister, mais pour les invités seulement. En revanche, Stalker, lui, est toujours là, mais perso, j’en fais le même usage que « Le Monde des Livres », modéré. Tous ces livres que je ne lirais jamais, sur des sujets auxquels je ne comprends rien, ça peut filer le bourdon. Oui, bon, j’exagère, puisque sa rubrique du 30 janvier dernier « Étonne moi, Saint Espace ! » sous-titrée « La science fiction dans la zone », recense pas mal de livres, de films, d’auteurs que je connais.

 

Et alors ?

Alors tout change, mais finalement pas tant que ça, comme dans la vie quoi. C’est à dire que notre environnement « carnet » comporte comme l’autre, le réel, des montagnes de permanence, des ruisseaux qui s’agitent et bouillonnent, des longs fleuves tranquilles, des jungles étrangères, et c’est toujours un lieu de rencontres, empreint de plus ou moins d’authenticité ou d’intérêt poli, et d’amitiés plus ou moins durables et profondes.

 

 

23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 12:10

 

 

 

Tiens ? Je profiterai bien des mots-clés ayant conduit des lecteurs sur cet ici-carnet hier pour t'asséner quelques considérations fumeuses sur la notion très blogesques de référencement. J'ai viré les liens vers Google. Les chiffres indiquent combien de lecteurs sont arrivés hier ici par le biais de ces recherches.

 

roberto bernardi 19

carelman 7

croquis musée juif de berlin 6

carelman objets introuvables 6

eugène boudin 6

hyène 5

roberto bernardi peintre 5

lettrine 5

 

 

On pourra utilement comparer ce top d'hier à celui des trente derniers jours...

 

roberto bernardi 66

miro 49

carelman 39

jean claude chaillou 33

jimidi 33

philippe cognée 33

jacques carelman 31

 

 

et constater que Roberto Bernardi se cramponne en haut du classement, suivi de près par Jacques Carelman (les objets introuvables). Pour avoir un peu sué sang et eau à rédiger l'article sur Roberto Bernardi, histoire d'aller un peu plus loin que le simple « Oh ! On dirait des photos », je pourrais être content de voir cet article en tête des recherches Google associées au nom du peintre, sur les pages française, mais c'est là qu'intervient une autre composante du référencement, qui, sans ruiner tout à fait cette satisfaction, la limite très sévèrement, en l'inscrivant dans le cadre plus large de qui cherche quoi sur Google. 

 

 

Oui, parce qu'être « en tête » des recherches Google sur un mot clé, ça n'a bien sûr d'intérêt statistique qu'au prorata du nombre de recherches sur ce mot-clé. Ça y est, tu es largué ? J'explique.

 

J'arrive probablement en tête des recherches sur « Mélanie (de Tours) », mais comme PERSONNE ne recherche rien sur elle sur Google (tout le monde se refile son numéro de portable par le bouche à oreille) elle ne m'apporte qu'une visite de loin en loin, la sienne, quand elle vient s'assurer que je pense toujours à elle.

 

Donc Roberto Bernadi, bien, mais le nombre d'internautes intéressés par ce peintre au point d'effectuer une recherche sur son nom, se compte en deux ou trois centaines par mois. Certains arriveront ici (66 le mois dernier) d'autres pas. Pendant ce temps là, des milliers, moi compris, auront recherché « Programme télé » et « Qu'est ce qu'on mange? » et des millions, moi compris, auront cherché : facebook, bon coin, youtube et météo.

 

M'en fout. Il est très bien mon article sur Roberto Bernardi. Tu dis ? On peut le lire où ? Demande à Google.

 

6 septembre 2011 2 06 /09 /septembre /2011 06:40

 

Escargot-sur-clavier-sur-fond-blanc---le-carnet-de-Jimidi.jpg


 

The summer of our disconnect - On appelait ça la promenade du chien, je ne sais plus de qui vient l'expression. La balade sur Internet, matinale ou vespérale, le tour des sites et blogs sur lesquels on trouvait de quoi se nourrir. En été, elle était plus réduite, vacances obligent, mais elle reprenait à la rentrée. Pas cette année. Cet été aura été celui de la déconnexion. Internet me fatigue, me lasse. Un petit quart d'heure de connexion le soir pour relever la boîte à courriels et c'est tout. Le dimanche, un peu plus, il y a du boulot, notuliennement parlant, et c'est toujours du plaisir. Mais pour le reste, le buzz, les posts, les réseaux sociaux, les twits, RSS et 2.0, j'abandonne, j'arrête de faire semblant. Pour ce qui est de la course à la réactivité, la quête de l'information immédiate, c'est fini : mon transistor à piles et mes journaux en papier me suffisent. J'ai gardé un seul site dans mes favoris, celui du SA Spinalien, j'ai racheté des timbres pour les communications ordinaires et je ne me sers plus de la Toile que pour l'écoute de la radio en différé, c'est assez, je ne veux plus faire semblant de m'accrocher. Il faut vivre avec son temps mais celui qui a cours va trop vite pour moi et je m'essouffle. L'ordinateur, oui, toujours, pour y écrire et jouer avec mes salons de coiffure et mes monuments aux morts, mes Série Noire, mes listes de livres et de films, faire le guignol sur mes chantiers, ça d'accord, mais pas plus. Cette coupure me laisse le même sentiment que celui que j'ai éprouvé le jour où j'ai bazardé mon téléphone de poche en me demandant comment j'avais fait pour me priver si longtemps du confort d'être injoignable.

 

Philippe Didion in « notules dominicales de culture domestique N°502 » du 4 septembre 2011

23 avril 2011 6 23 /04 /avril /2011 11:31

 

  Lettrine--E-quixle---Bleu-Mikla--Le-canet-de-Jimidi.jpg

 

 

motionnellement, l’écriture expose l'auteur à des forces l’attirant en lui, du côté de l’intériorité, du recentrage, de l’introspection, mais elle l’expose également à des forces le poussant au contraire vers l’autre, l’extérieur, l’en-dehors.

 

La pensée, comme langage plus ou moins articulé, adressé silencieusement à soi-même, attire vers l’écrit confidentiel, comme s’il s’agissait, finalement, par l’intermédiaire d’un stylo ou d’un clavier, de déverser un trop plein de langage, de le fixer sur une mémoire moins volatile. Ce faisant, l’auteur découvre qu’il y a loin de la pensée à l’écrit. L’écrit réclame une formulation plus précise, plus linéaire, plus articulée quand la pensée se satisfait très bien de raccourcis, d’ellipses, d’associations avec des images visuelles, émotionnelles, olfactives, sonores et de cheminements en étoile, en allers-retours, ou erratiques.

 

Le texte, par les contraintes qu’il impose, par cet irréductible écart avec l’idée qu’on en avait, apparaît alors à la fois comme un point d’appui pour revenir à la charge de ce qu’on voulait dire, le préciser, le clarifier, l’organiser, mais il apparaît également comme un objet distinct de soi, communicable, ayant en tant que tel son existence et son autonomie.

 

Dès lors chaque texte témoigne de la résultante singulière des forces contraires s’exerçant sur son auteur : celles le centrant sur lui, celles le poussant vers l’Autre. Mais chaque texte s’inscrit également dans l’histoire personnelle de cet équilibre.

 

Et les blogs, dans tout ça ? J’y viens.

 

J’y pensais devant l’insuccès retentissant de Scribulations.fr, ou de son très, très lent démarrage, si tu veux voir le verre plutôt à moitié plein. Cette plateforme voulant retrouver les conditions dont nous avons été privées par la disparition des groupes MSN, s’inscrit dans un contexte qui n’a plus rien à voir avec celui de la fin des années 90, début des années 2000. On peut comprendre rétrospectivement que des auteurs, mus par les forces contraires dont je parlais, aient trouvé sur ces forums, ces échanges avec d’autres vers lesquels les poussait leur écriture, puisqu’en gros, il n’y avait rien d’autre, du moins sur le Net. Mais aujourd’hui, les blogs peuvent apparaître comme la formule idéale permettant de réaliser l’équilibre entre une écriture centrée sur soi et sa très large exposition à la lecture de l’autre.

 

C’est totalement illusoire, bien sûr, mais nous aimons (et moi le premier) nous bercer d’illusions. La première illusion c’est celle d’être lu, mais celle-là ne m’apparaît pas comme très problématique. Je peux me tromper, mais il me semble que pour un auteur, une fois son texte détaché de lui, bouteille à la mer ou deux cent mille exemplaire vendus, ça n’a pas grande importance. Ce qui compte, c’est les retours, les critiques, les avis et surtout la petite étincelle dans l’oeil de son lecteur, n’y en aurait-il qu’un.

 

La deuxième illusion, très préoccupante celle-là, c’est de croire qu’on peut tout écrire sur un blog perso. Or tous ceux et celles qui tiennent où on tenu un blog le savent bien : petit à petit, son écriture pose ses propres exigences. Il me semble avoir été clair avec cette idée mais j’insiste : pour moi, toute écriture impose son propre cadre. Je le dis autrement : on n’écrira pas pareil un article pour une revue papier, un poème pour un recueil, un mémoire universitaire, un rapport pro, un roman etc. Aussi, que ce soit au départ ou à l’arrivée, on se trouve largement autant contraint par la forme même du « carnet électronique » que par n’importe quelle autre. Il n’y a pas d’écriture libre, il n’y a que des écriture cherchant la liberté.  

 

Le blog offre bien DES libertés, mais pas toutes et en raison même de son exposition publique, même si nous ne sommes pas lus (nous pourrions l’être) je crois qu’il impose une forme beaucoup plus journalistique que littéraire.

 

Du coup, et c’est là que je voulais en venir, ni l’écriture au plus proche de soi, ni la communication intime avec celle-ci n’ont en moyenne leur place sur nos carnets. Si je ne me trompe pas trop, les auteurs, du moins ceux engagés par leur écriture dans une quête littéraire, dont je ne suis pas loin de penser que l’écriture en est à la fois le moyen et l’objet, ceux-là écriront et publieront toujours en dehors de leur blog et ceux-là chercherons toujours un lecteur, un vrai. C’est à ces écritures et ces lectures se cherchant que voudrait inviter Scribulations.fr.  

 

15 avril 2011 5 15 /04 /avril /2011 18:21

 

 

 

Lettrine-Je.jpggardais cet article pour les jours sans d’une période creuse, mais vu mon absence totale d’inspiration du moment, il est temps de le publier. Il s’agit pour l’essentiel d’une reprise (dans les grandes lignes) d’un autre article, titré : « Quelques remèdes à la panne du blogueur », dont l’existence même indique bien qu’il s’agit là d’un problème assez universellement partagé par les auteurs. Vous ne manquerez pas d’aller lire l’original sur l’Atelier Ted et Eux, bien sûr.

 

Notre confrère met en lumière trois moyens d’enrayer la panne, si j’ose dire :

 

La reprise de notes ancienne. Excellent moyen en effet, ce n’est pas moi dont les trois blogs successifs se cannibalisent les uns les autres qui vais dire le contraire. Toutes les notes ne sont pas également recyclables, mais en cherchant bien, en réactualisant les plus intemporelles, y’a moyen de faire du quasi neuf avec du presque oublié.

 

Le carnet à sujets. Méthode aussi vieille que monde, mais qui a toujours ses adeptes - je n’en suis pas - et qui repose sur l’idée d’avoir toujours à porté de main de quoi noter l’idée fugace qui vous traverse l’esprit au plus mauvais moment : celui où vous n’avez pas la possibilité de la développer. On dit « carnet » mais comme le relève très justement TdE, un dictaphone ou un appel sur son répondeur fait très bien l’affaire. Perso, j’aurais plutôt tendance à penser qu’une idée qui s’évapore avant même d’arriver jusqu’à l’ordinateur ne méritait pas d’être notée. Mais c’est vous qui voyez. Ceci dit j’ai effectivement un carnet, soigneusement rangé dans un tiroir à côté de l’ordi. Sinon, je ne me rappelle jamais où il est.

 

Le changement de contenu. Ici, l’idée est également assez simple : Habituellement vous écrivez ? Alors essayez les photos, les dessins et bref, essayez des trucs et des machins dont vous n’avez pas l’habitude. Demain, promis, je vous parle macramé. Non, je déconne. Mais je serais tenté de vous conseiller, même en restant dans le moyen d’expression qui est le vôtre, d’en varier les plaisirs. Vous savez écrire long ? Ecrivez court, et vice versa. Vous avez des notes allant dans toutes les directions, au point que certains lecteurs sots s’y sont perdus, qu’on n’a jamais retrouvé ? Essayer les charmes de la stricte linéarité. Vous écrivez habituellement dans un registre plutôt sérieux et grave ? Déconnez.

 

A ces trois moyens éprouvés, permettez moi d’en ajouter trois autres :

 

Le remorquage. Désolé, je ne trouve pas de terme plus offensant pour fustiger ce comportement odieux consistant à s’inspirer de l’excellente note d’un blog voisin et ami (jusque là), pour la tirer à la ligne sur son propre carnet.

 

L’entraînement. Je sais, l’idée même de blog suppose une liberté apparemment inconciliable avec celle de devoir se FORCER pour publier. Mais d’un autre côté, on fait mieux et plus facilement ce qu’on fait tous les jours. A vous d’en tirer les conclusions qui s’imposent pour vous. Ou pas.

 

L’écrêtage de crue. Symétriquement à la panne, les blogueurs connaissent également des périodes où les sujets, les idées, la documentation et les métaphores incompatibles entre elles semblent vouloir se bousculer au portillon. Profitez de ces choux gras pour en congeler une partie, que vous pourrez servir quand la panne sèche surviendra. (D’où il ressort que le choux gras congelé est souverain contre la panne sèche. Si c’est pas malheureux !) Perso, j’ai jamais pu. Si j’écris dix notes dans la journée... Tu dis ? Ok, alors disons cinq, je suis trop tenté de publier les cinq.  

 

 

 

1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 20:43

 

 

Ckan - copie d'écran - Je suis venu vous dire que je n'ai 

 

 Lettrine ( O CKan) le carnet de Jimidi

 

n pourra trouver un peu indécent de faire du bruit ici avec le silence des autres, se demander si cette note sur la panne d’inspiration ne vient pas masquer une panne d’inspiration et même regretter qu’en ce jour traditionnellement dédié à la farce (les autres le sont à la dinde)(de Tours), je n’aie rien trouvé de mieux a partager avec vous que l’extinction de voix de CKan.

 

Ben oui, mais comme lecteur de son carnet, j’ai été touché de sa délicate attention. Assez pour m’arrêter un peu dessus.

 

Il y a beaucoup de silences différents sur les carnets. Il y a le silence entre deux publications. Celui-la suit la dernière mise en ligne et dure jusqu’à la prochaine, tout à l’heure, demain, la semaine suivante ou celle d’après ou quand on ira mieux, ou quand les poules auront des dents et les engrenages moins. Il y a le silence feutré des carnet de dessin, sur lesquels on n’entends à peine les pages se tourner, où les commentaires se chuchotent, ou les rires s’étouffent. Il y a le silence très relatif des blogs de photos, souvent traversés des milles petits bruits discrets du jardin ou de la vaste rumeur du monde. Et il y a ce silence de Ckan, venue nous dire qu’elle n’avait rien à dire, pour le moment. Un silence poli, mais que je devine teinté de sollicitude envers ses lecteurs. Ne vous inquiêtez pas, j’ai juste la tête ailleurs. Je ne peux m’empêcher de faire le lien avec la très belle série d’hirondelles et de heurtoirs que CKan publie juste avant. J’ignorais que ces machins destinés à coincer les volets s’appellent des hirondelles. Quelqu’un ayant pris autant de temps pour s’intéresser à ce qui ouvre nos portes et laisse nos volets ouverts ne peut pas être parti bien loin, ni pour très longtemps.

31 mars 2011 4 31 /03 /mars /2011 12:06

 

 

Et là, ayant fini la rédaction de cette note parfaitement indigeste, j’ai eu pitié de toi. Du coup, je vais me permettre un truc que je ne fais jamais : publier en chapeau un résumé de cette note, qui te permettra de faire semblant de l’avoir lue. Oui, je sais : tu ne le mérites pas.

 

Mots-clés, outil « Rechercher », archives et catégories : nos carnets électroniques offres plusieurs outils redondants pour organiser leur contenu et leur lecture. Hésitant entre la table des matières et l’index, les catégories souffrent souvent d’être trop floues ou trop précises pour réellement guider le visiteur dans son parcours de lecture. On peut dès lors se demander si, de laisser le lecteur un peu perdu, tout en entretenant sa curiosité, ne permet pas qu’il visite un maximum de pages, considérées alors comme autant d’espaces publicitaires potentiels ? D’autant que les outils mieux à même d’organiser les blogs ne sont pas difficiles à imaginer.

 

Sur nos blogs et carnets, les « catégories » se présentent aux rédacteurs comme l’un des outils disponibles pour organiser leur stock d’articles, notes, billets... et pour le lecteur comme une possibilité de choisir autrement qu’au hasard leur lecture. Tu conviendras avec moi qu’on peut difficilement faire plus plat comme phrase d’introduction, si ? Attends, après c’est pire. À côté des catégories, le lecteur trouvera au moins trois autres outils prétendant au même résultat : les archives, l’outil « recherche » et les mots clés. On va commencer par ceux là.

 

J’aimerais assez que quelqu’un me dise à quoi pourrait servir, au lecteur moyen, d’aller chercher ce que tu as écris en octobre 2008. Tu dis ? Non, mais moi, c’est pas pareil. C’est vrai que le ou les premiers billets des carnets m’intéressent en ce qu’ils préfigurent (ou pas) la longue litanie qui va suivre. Mais, même moi, franchement, octobre 2008...  Certes, chez AppAS, j’avais apprécié que ses archives donnent, mois par mois, combien de billets il avait publié. J’avais tiré de ça des statistiques et la matière d’un billet dont je ne comprends encore pas qu’il ait pu échapper aux plus hautes récompenses internationales. Ceci dit, je n’avais pas poussé la rigueur scientifique, ni l’auto-mortification, jusqu’à explorer le CONTENU des archives d’AppAS. Et pourquoi pas ramasser ses chaussettes aussi ?

 

L’outil « recherche », alors là : oui. Je viens de taper « AppAS » dans la fenêtre de recherche de mon carnet et hop, j’ai eu le début des trois articles dans lesquels il est cité ici,  avec un lien vers ceux-ci pour les lire in extenso. Mais le gros inconvénient de cet outil recherche, du moins pour le lecteur, c’est qu’il présuppose que tu saches à l’avance ce que tu cherches, ou que tu aies de forte présomptions de cette présence sur le carnet.

 

Pour ce qui est des mots clés, constatons ensemble que la plupart des carnets de cette étude s’en sont débarrassé. C’est à dire que les hébergeurs ne proposent plus systématiquement qu’on puisse relier un article à des mots permettant ensuite d’utiliser ceux-ci comme critère de recherche pour trouver d’autres articles, qu’on supposera alors s’intéresser aux même sujets.

 

Reste les catégories, mais l’existence même d’autres outils d’organisation du contenu, ou de recherche aux côté de celui-ci, jette un doute : si l’un des outils répondait parfaitement à ce qu’on en attend, pourquoi en proposer trois ou quatre différents ?  Peut-être justement parce qu’ils montrent assez vite leur limite, tant du point de vue des rédacteurs que des lecteurs ?  Espère-t-on alors que les limites de l’un ne se confonde pas exactement aux limite de l’autre ?

 

Mais le vrai problème, on l’aura compris, c’est le contenu lui-même. Sa quantité : si tu publies un peu régulièrement et depuis quelques années, tu te retrouves avec plusieurs centaines de notes dont rien ne dit que les dernières rentrerons dans les catégories qui allaient bien aux premières. La matière même des notes résiste. Nos notes sont rarement strictement informatives ni consacrées à un seul sujet. Comme on est souvent dans le bavardage, l’écrit au fil de la plume, l’association d’idées et l’esprit d’escalier, il faudrait pouvoir ranger la plupart de nos articles dans trois ou quatre catégories différentes. Or à ma connaissance et sur mon hébergeur au moins on ne peut rattacher UN article qu’à UNE catégorie.

 

Certains petits malins d’entre vous croient s’en tirer en trouvant pour leurs catégories des appellations extra-larges, la palme d’or revenant sans conteste à la catégorie « Prose » de JML. Tu me diras, c’est une catégorie ayant relativement du sens pour un carnet dédié à la poésie. Ne pourrait-on alors imaginer (ingénument) répartir son contenu en prose d’un côté et vers de l’autre ? Non. Principalement pour une raison qu’on retrouvera sans trop chercher dans beaucoup d’autres appellations sur beaucoup d’autre blogs et qu’on pourrait énoncer comme suit : « J’ai gardé l’étiquette, mais j’ai rangé d’autres trucs dans la boîte. » Ça ne surprendra personne : chez JML comme chez plein d’autres gens très biens, les boites à chaussures contiennent des papiers, les pots de confiture des boulons et des écrous, le bidon d’assouplissant l’essence pour la tondeuse et la caisse à outils du matériel de pêche.

 

Dans sa catégorie « Prose », JML range principalement ses écrits persos. On comprends que cette appellation se veuille modeste ; elle l’est. En tout cas plus que, je sais pas moi : « Ma poésie géniale à moi que j’ai écrite moi-même ». Mais de l’extra-large, on en trouve sans aller bien loin puisque en restant sur ce même carnet, on trouve juste après cette catégorie « Prose » la catégorie XXL « Poésie » puis un peu plus loin « Poésie du monde ». Je ne doute pas que dans l’esprit du proprio les critères permettant d’orienter tel ou tel poème dans l’une ou l’autre des catégories soient tout à fait clairs, mais de l’autre côté de l’écran, on peut s’interroger.

Ne croyez pas un instant que JML soit le spécialiste de la catégorie floue (il a par exemple cinq rubriques nominatives dédiées à des auteurs précis) : du flou, on n’en trouve partout. C’est le « Portenawak » de Katsu, l’énigmatique « WIP » d’Iss’N’Kor, le « Divers » de Netkulture, Br’1 et Jo, le « N’importe quoi » de Khanouff, le « Non classé » d’Inzecity, le « J’aime aussi » de Canelle, le « Inclassable » de Titwane, le « Loisirs » de Br’1, le « Photos » de Jo et le « Photographies » de Marie.

 

De la même façon qu’une boîte à chaussure doit pouvoir contenir au moins deux chaussures, on voit bien qu’on ne gagne rien à utiliser des catégories trop petites, le risque étant alors de devoir créer une catégorie nouvelle quasi pour chaque article. C’est un peu le travers de Jo et de ses 60 catégories, mais elle s’en explique très bien en justifiant qu’elle utilise les catégories comme un index plutôt qu’une « table des matières ». C’est une intéressante voie à suivre, au moins par la pensée, puisqu’en somme, l’idéal serait un système qui permette de cumuler les avantages des deux. Le lecteur pourrait alors se lancer dans une quête assez vague ou au contraire chercher et trouver quelque chose de précis.

 

Je n’ai pas compté combien de portes ouvertes j’ai enfoncées depuis le début de cet article, mais en voilà une autre : Plus le carnet est thématique (ou spécialisé) plus ses catégories semblent précises. C’est notamment ce qu’on observe à partir des carnets de Titwane et d’Iss’N’Kor. Neuf et treize catégories. Ce sont deux blogs de dessin, alimentés par leurs auteurs principalement avec leur propre production. Observez le mouvement : là où un blog généraliste rangerait en vrac les productions de nos deux artistes dans une catégorie fourre-tout comme « Dessin »(Kats) ou « Design-art » (Netkulture), voire dans la très jolie catégorie « Beauté » (Jo), les intéressés font montre d’une précision bien compréhensible, même aux moyennement doués de connexions neuronales (de Tours), qui devraient assez rapidement se rendre compte, au seul énoncé des catégories dont use ces carnets, qu’on est globalement dans le dessin et plus précisément dans différentes catégories de dessins.  (Je reprends dans le tableau ci-desous les catégories d’Iss’N’Kor, elle regroupent quasi toutes celles de Titwane) :

 

1

Anim'

On suppose qu’il s’agit d’animations, autrement dit de dessins animés.

2

Artpad

Novices s’abstenir. Il doit s’agit de dessins réalisés à la tablette graphique.

3

Autostrips

Ne rêvez pas, l’auteur ne finit pas à poil - d’ailleurs ça ne s’écrirait pas comme ça - c’est juste des petites BD mettant Iss’N’Kor en scène.

4

Bande dessinée

Un intitulé parfaitement clair. Quelqu’un connaît la différence entre BD et Comics ?

5

Croquis

Très clair également

6

Dessins colorisés

Il s’agit de dessins en noir et blanc, mais en couleur.

7

Dessins noir et blanc

Il s’agit de dessins en deux couleurs : noir et blanc.

8

Illus

On suppose qu’il s’agit d’illustrations.

9

Nus

Ne rêvez pas, l’auteur ne finit pas à poil, mais ses modèles oui.

10

Peinture numérique

Ah merde ! C’est peut-être là, les travaux à la tablette ?

11

Pub !

Qu’est ce qu’il y a là dedans ? Bouge pas, je vais voir... Oui ! Il s’agit de renvoyer le lecteur vers des productions qui ne sont pas, ou pas complètement de Iss’N’Kor. Mais qui sont bien quand même. Enfin... Il parait.

12

Trombines

Sans doute des portraits

13

WIP

Aucune idée de ce que c’est. Tu dis ? Il suffit de cliquer pour savoir ? J’ose pas. Et s’il y avait un piège ? Vas-y toi, tu me raconteras.

 

On n’aurait pas de mal à démontrer qu’à l’inverse, plus le carnet est généraliste, plus on trouve des catégories fourre-tout. Et comme je ne voudrais faire de peine à personne, on va dire que mon propre carnet en offre un parfait exemple, avec ses catégories « vrac », « vues d’ici » et même « La spirale des carnets ». Mais sur TOUS les blogs généralistes, on trouve également des catégories très précises, ce qui confirme bien que leur usage hésite entre la table des matières et l’index.

 

Finalement, je me demande si l’appareillage organisationnel de nos carnet n’est pas plutôt fait pour entretenir la curiosité du lecteur, mais sans la satisfaire, pour que de page en page, finissant par oublier ce qu’il était venu faire là au départ, il optimise ses chances d’être touché par la publicité ? Tu dis ? Certains carnet n’en contiennent pas ? Oui, mais ils sont construits exactement à l’identique des autres, ceux qui en sont bourrés. 

 

Parce qu’à bien y réfléchir, un système qui combine les avantages de la table des matières et de l’index n’est peut être pas très compliqué à imaginer, pour les blogs très généralistes. Faudrait juste un truc comme ça :

 

 

 

Ailleurs

 

Voyages lointains

Chine

Bali

Lune (et retours)

 

Ballades proches

Oupoul Périllos

Tours

Knokk le Zout

 

 

 

autrement dit, une arborescence. Tu sais quoi ? J’essaye ça sur mon propre carnet, et je reviens t’en causer.

 

 

 

29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 23:10

 

 

Rendez moi service : la prochaine fois que j’annonce un chantier, genre « Tiens ? Comment est-ce que vous utilisez les catégories, sur vos blogs et carnets ? » utilisez vos relations pour me couper le courant, envoyez-moi des virus de la grippe par la poste, soudez la porte des chiottes derrière moi, bref, faites quelques chose, parce que là, je ne sais pas où cette descente dans vos enfers va nous conduire, mais ça pourrait bien être long et pénible. Pour vous. Moi, tu penses bien, je n’ai que ça à foutre.

 

En plus, je compte bien vous distiller tout ça à petites doses et hop, voici la dose du jour, la seule disponible d’ailleurs, vu que pour le moment je ne suis pas allé plus loin. Je suis donc allé sur vos blogs et carnets - un jour je vous expliquerai la différence. Faudra juste que je la trouve avant - j’ai copié vos catégories, puis je les ai collées dans un joli tableau, puis je les ai compté.

 

Alors bien sûr, il fallait s’y attendre, quatre d’entre vous sont en dehors des clous. J’ai les noms. Deux n’utilisent pas les catégories, mais les mots clés et non, ce n’est pas pareil : il s’agit de Brice et de Étapes. Deux autres - Tiens, pourquoi ne suis-je pas surpris que ce soit ces deux là ? - utilisent bien les catégories pour marquer leur bétail au fer rouge, mais ne répertorient pas celles-ci dans un menu. Il s’agit de Lou et de AppAS. Tu me diras, chez eux, si on veut VRAIMENT savoir ce qu’il y a dans une catégorie, il suffit de cliquer en bas d’un article appartenant à celle-ci. Mais combien en utilisent-ils au total et lesquelles, si tu crois que je vais m’amuser à les compter...

 

Restent donc 14 blogs en lice dans cette étude, sur les 18 de ma liste. Dans ces 14 là, mad meg est la seule à regrouper ses catégories dans un « nuage », je me demande s’il ne faudrait pas dire « panache ». Elle apparaissent en caractères d’autant plus gros qu’elles sont fournies. Et puisqu’on en est aux particularité, trois d’entre vous - JML, La dame du CDI et Marie - indiquent pour chaque catégorie combien d’articles elle contient.

 

Les 14 carnets en question utilisent en moyenne 21 catégories, mais cette moyenne regroupe des carnets qui en utilisent peu, voire très peu - 4 pour la Dame du CDI, 8 pour Titwane, 9 pour Inzecity qui les intitule très joliment « Écris en thèmes » - et d’autres qui en utilisent beaucoup, beaucoup plus, le record absolu étant détenu par Jo avec 60.

 

C’est après que ça va devenir (peut-être) intéressant, quand il va s’agir de savoir comment vous utilisez les catégories et pour quoi faire. À supposer que j’arrive à répondre à ces question. Bah, sinon, il reste toujours le nuancier Deluxe Valentine.

 

Et tiens, puisqu’on est dans les chiffres, je termine cet article avec cette info à côté de laquelle ce qui se passe à Fukushima a des airs de petite annonce immobilière : hier, mes stats ont explosé, mais sans retombées radioactives. Cet ici carnet a reçu 197 visiteurs uniques et 545 pages ont été consultées. C’est quasi le double de d’habitude. Il semble que ce soit à la suite de mon article sur Mariaunet et d’une intense activité sur Facebook lié à celui-ci. Je ne sais pas qui a dit quoi là bas, mais non, je ne distribue pas d’échantillon gratuit.

 

9 mars 2011 3 09 /03 /mars /2011 20:28

 

Tarte-a-la-creme----c--Stephanie-Fraisse---Le-carnet-de-.jpg

 

lettrine--U-our-gang-trou-de-serrure--le-carnet-de-Jimidi.jpg

 

 

ne tarte à la crème assez répandue sur les blogs consiste à publier la liste des mots-clés ayant égaré les internautes jusqu’à eux. Ça fait de l’article facile, bourré de liens, tout à fait à même de maintenir les chiffres de fréquentation à moindre effort, ce qui est exactement ce que je cherche en ce moment. Tu dis ? Tu trouves le « en ce moment » tout à fait inutile ? Vas te faire brider les yeux chez Kamash. Non, mais moi, c’est pas pareil. Tu penses bien que sans une bonne raison, JAMAIS je n’aurais publié le tableau qui suit ! La bonne raison, c’est qu’habituellement « Le carnet de Jimidi » arrive très en tête des mots ayant conduit ici, ce qui parait assez compréhensible vu qu’il s’agit du nom du carnet. Mais il semble qu’au cours de la semaine écoulée, « L’usage du monde » de Frédéric Bouvier ait très largement supplanté toutes les autres recherches. Je suis d’autant plus heureux qu’il ait conduit à un bon article. Tu dis ? Comme tous les autres ? C’est bon, tu peux revenir.

 

 

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