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14 septembre 2014 7 14 /09 /septembre /2014 10:40

On est allé chez Dut hier soir, on en est même revenu, de nuit.

 

Route de nuit - 13 septembre 2014 - Abaye de Collo-copie-1

 

Route de nuit - 13 septembre 2014 - Abaye de Collonges - Ph

L'Abaye de Collonges, sur le quai de la Jonchère, l'un des deux restos de Paul Bocuse à Collonges au Mont d'or 

 

Route de nuit - 13 septembre 2014 - photo 01

Passage sous voie à St Rambert

Route de nuit - 13 septembre 2014 - photo 02

Feu rouge, toujours à St Rambert, en face de l'Ile Barbe

Route de nuit - 13 septembre 2014 - photo 03

 

Route de nuit - 13 septembre 2014 - photo 04

Sur les quais, en direction de Vaise

Route de nuit - 13 septembre 2014 - photo 05

Le tunnel vers Tassin, avant de rejoindre l'autoroute

Route de nuit - 13 septembre 2014 - photo 06

Graaaand virage d'accès à l'autoroute

Route de nuit - 13 septembre 2014 - photo 07

 

Route de nuit - 13 septembre 2014 - photo 08

 

Route de nuit - 13 septembre 2014 - photo 09

 

Route de nuit - 13 septembre 2014 - photo 10 

 

Route de nuit - 13 septembre 2014 - photo 11

Autouroute toujours, et toujours en travaux, ce qui n'empêche pas de payer plein tarif. 

 

 


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6 juillet 2014 7 06 /07 /juillet /2014 13:34

 

 

On peut toujours compter sur ses lecteurs. Oui, bon, je ne parle pas pour toi, ni toi, ni même toi, mais Jean-Claude, oui. Il y a quelque chose qui le contrariait dans la localisation que je donnais de la ferme du Garet. Il faut dire que lui avait lu le livre que lui a consacré Raymond Depardon et moi pas. Ses arguments m'ont convaincu et soulagé. Je trouvais ça dommage, que cette ferme soit à ce point là coincée contre l'autoroute. Mais non, c'est celle d'à-côté. Ouf ! Du coup, j'en ai profité pour reprendre toutes les photos aériennes que j'ai trouvées et même, même, les orienter grosso-modo Nord-Sud. C'est donc une version actualisée de cet article du 22 novembre 2013 et désormais plus juste que je mets en ligne aujourd'hui, grâce à Jean-Claude. Encore merci ! 

 


Raymond-Depardon---Un-moment-si-doux---Affiche-de-l-expo---.jpg

 

Jusqu’à ces derniers jours, j’avoue, « Depardon » était pour moi une figure incontestable du reportage, film et photo, dont j’avais pu apprécier de loin en loin la terrible franchise, c’est tout. Mais comme il expose depuis peu au Grand Palais, à Paris (des clichés couleur) forcément, on en parle dans les médias. C’est ce qui m’a valu d’entendre sans écouter, associés dans la même phrase d’une chronique radio : Depardon-Villefranche-sur-Saône-Le Garet. Or Villefranche sur Saône, pour y habiter, je connais bien ; Le Garet (un quartier de Villefranche), pour y travailler, je connais beaucoup et Depardon, comme évoqué plus haut, je connais un peu. C’est l’association des trois qui m’a interloqué.

 

C’est tout simple. Raymond Depardon est né à Villefranche sur Saône où ses parents étaient exploitants agricoles d’une ferme situé Route de Beauregard, dans le quartier du Garet. Et là, on respire un peu mieux, mais pas longtemps. Non parce que Le Garet, comment te dire ? C’est ce qu’on fait de plus pourri comme quartier populaire ici. Oh, pas de l’extérieur, ça pourrait même passer pour coquet : immeubles de quatre ou cinq étages à l’architecture plutôt bien foutue, espaces verts, une ludothèque, une maison de quartier, l’immense (et là pour le coup très moche) hypermarché Géant Casino à proximité immédiate. Centre nautique et bowling de l’autre côté du boulevard, la maison d’arrêt également, mais discrète. Non, c’est à l’intérieur que ça craint. Jamais vu des parties communes aussi dégradées depuis mon Roubaix des années 80. C’est au Garet qu’on relègue les familles à problèmes qui n’ont pas réussi à rester ailleurs et ne réussiront plus à s’en aller. J’imaginais mal Depardon grandir là. Mais en fait, ce n’est doublement pas ici.

 

Le Garet - Place Louise Michel - Villefranche sur Saône

 

Raymond Depardon naît bien à Villefranche, mais en 1942 - on est encore très loin de l’urbanisation galopante des années 70 et suivantes - et la ferme parentale est presque en bord de Saône, presque isolée au milieu des champ, encore très loin elle aussi de la ville. C’est ce que je lis sur ces photos aériennes de 45, 47 et 54 et 60

 

Ferme du Garet en 1945 (avec localisation)

Tiens ? Il semble qu'en 1945, le pont sur la Saône ait morflé. 

Ferme du Garet en 1947 (avec localisation)

On voit bien la séparation entre les parcelles cultivées et les prairies inondables. 

Ferme du Garet en 1954 (avec localisation)

 

Ferme du Garet en 1960 (avec localisation)

Me suis longtemps demandé ce que pouvait bien être ces parcelles ressemblant à un cimetière, ou un parking. Il semble bien que ce soit des jardins ouvriers. 

 

Achetée par le grand-père Marius en 1922 à la veuve Fontaine pour 90 000 francs or, la ferme du Garet est le personnage central du livre de Raymond Depardon. «Une exploitation moyenne, 30 à 40 hectares», plantée sur la commune de Villefranche-sur-Saône, où vont grandir les deux garçons, Jean (né en 1938) et Raymond (en 1942), à l'ombre du cerisier, au milieu des vaches, des veaux, des canards, des oies. Puis, lorsque l'aîné partira en pension, Raymond deviendra enfin propriétaire du lieu «pour lui tout seul»: il a 10 ans. (Libération - Avril 1995)

 

Et là, je comprends. Grandir dans une cour, entourée de bâtiment, isolé des vastes étendues (réelles ou imaginaires) de l’inconnu, je connais. C’est l’île de Robinson, l’astéroïde du petit prince, ce sont toutes les figures du paradis perdu dont la littérature n’est pas avare et dont nous avons tous un horizon pour peu qu’on jette un œil en dedans. Raymond Depardon passe là toute son enfance. Mais île, jardin d’Eden, astéroïde ou cour de ferme, le monde et nous sommes ainsi fait qu’il nous faut y trouver notre place précise. La taille ne fait rien à l’affaire, ni la nôtre, ni la sienne. Pour lui, c’est l’escalier. J’ai lu, je ne sais plus où, qu’il n’avait le droit d’en gravir une marche supplémentaire qu’en grandissant. Belle image d’une vie d’homme, (et peut-être de la vie tout court), de celles sur lesquelles appuyer durablement une existence : croître, grandir, progresser, découvrir, vers le haut.

 

Raymond Depardon - la ferme du Garet - L'escalier

 

Ce monde de l’enfance et de la campagne, il s’en éloigne sud-nord en 1958 pour gagner Paris, où il travaille d’abord dans un labo de tirages photos (il était en apprentissage chez un photographe à Villefranche) puis comme photographe pigiste. Cinq ans plus tard, c’est en quelque sorte Paris qui trace nord-sud le trajet inverse, puisque les travaux de « l’autoroute du soleil » viennent ravager l’astéroïde. 

 

Ferme du Garet en 1963 (avec localisation)

1963, les travaux de l'Autoroute du Soleil vont complêtement chambouler la zone. 

 

Depuis, l’environnement de la ferme du Garet s’est fortement urbanisé, et la liaison s’est faite avec la ville, mais j’imagine que la ferme elle-même n’a pas dû beaucoup changer. J’irai m’en assurer à l’occasion. (C'est fait. Cf. infra) 

Ferme du Garet en 1966 (avec localisation)

Tiens ? Je réalise que ni la darse, ni les voies ferrées n'apparaissent sur cette photo de 1966. 

 

Ferme du Garet en 1970 (avec localisation)

En 1970 non plus... 

 

Ferme du Garet en 1971 (avec localisation)

1971, pas encore... 

Ferme du Garet en 1981 (avec localisation)

Mais en 1981, c'est fait. Gros travaux dans le coin, avec l'intallation des zones commerciales et industrielles. 

Ferme du Garet en 1981 (inondations)

1981, inondations. La Saône arrive au pied de la ferme. 

 

 Ferme du Garet de nos jours (avec localisation)

La ferme du Garet dans son environnement actuel. 

 

Ces évolutions n’empêchent pas Raymond Depardon de photographier régulièrement la ferme, à laquelle il consacrera même un livre. Les chamboulement extérieurs n’ont pas dû beaucoup le déranger : c’est l’intérieur qui l’intéresse.

 

Certaines de ses photos sont sidérantes. On retrouve complètement le photographe dans cet absolu manque d’artifice, la lumière naturelle, la précision presque cruelle du grand format de la chambre photographique. Des photos qui réussissent de façon tout à fait inattendue à rendre sensible l’intemporel et le silence. Il y a un lien, en fin d’article.

 

Même sans être très féru de technique photographique, tu sais comme moi qu’elle consiste à exposer une surface sensible à la lumière. Ce temps est en général très bref, une fraction de seconde. Pour mes photos de « route de nuit », en faible lumière, on doit être autour d’une seconde. Si tu devais photographier les étoiles d’un ciel d’été, compte jusqu’à 30 secondes. Maintenant, imagine un dispositif photographique dont « l’œil » resterait ouvert des années. Il saisirait uniquement l’immobile, le permanent. C’est ce que je vois sur beaucoup de photos de Raymond Depardon et c’est même peut-être pour ça, comme ça, que certaines sont en noir et blanc.

 

Raymond Depardon - La ferme du Garet

 

Raymond Depardon - La ferme du Garet - Photo 2

 

Tiens, regarde. Même sujet, deux clichés. Deux façons presque opposées d’arriver à dire la même chose. Sur le premier, tout à l’air arrêté. La vieille femme est assise, si elle est occupée, on ne voit pas clairement à quoi ; la gamine est plantée là. Les murs, les meubles sont sans âge. On pourrait être à peut près n’importe où en Europe, entre, disons 1950 et aujourd’hui, mais il n’y a rien de vague ou d’imprécis là-dedans, tout est net, comme dans un rêve.

C’est la même pièce et probablement la même personne, possiblement la mère du photographe, mais nous sommes en couleurs et si tout est aussi précis, pas elle. Pourquoi ? Parce que tout passe, la couleur, les gens et pourtant, quelque chose demeure. C’est ce qu’on veut croire. C’est peut-être ça, le travail de Raymond Depardon : proposer d’innombrables photos pour tenter de répondre à cette unique question : Qu’est-ce qui reste ?

 

Au bout du lien -->Les photos à Villefranche de Raymond Depardon  

 

La ferme, de nos jours 

 

La ferme du Garet - Juillet 2014 - photo 02

Lors des inondations, la ferme ne risque pas grand-chose : elle est sur une butte. 

 

Raymond Depardon - porche de la ferme du Garet

Le porche de la ferme du Garet, photographié ↑ par R. Depardon

La ferme du Garet - Juillet 2014

Le fameux porche, celui-là même attestant qu'on est au bon endroit, de nos jours. Tout autour de la ferme, c'est encore actuellement une zone de maraîchage. 

 



 

 

 


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4 janvier 2014 6 04 /01 /janvier /2014 09:53

 

 

Route de nuit du 1er janvier 2014 - Photo 13 (petite taille

 

 

Ça y est, à force, je suis de plus en plus au point pour l’exercice. Je n’ai pas encore programmé de sortie nocturne exclusivement dédiée à la prise de photos style « Route de nuit », mais ça pourrait s’envisager. Non, pour le moment, je profite juste des trajets prévus pour autre cause. Appareil photo chargé et vide, je veux dire, batterie chargée à bloc et mémoire vide, pour laisser bien de la place. D’autant que je règle maintenant la taille des clichés sur 4608x3456 pixels et hop, c’est parti après un petit coup de chiffon au pare brise et à la vitre latérale. L’expérience aidant (et les trajets étant souvent les mêmes), je repère assez vite les photos possibles et si la mise au point automatique veut bien suivre : clic. J’ai toujours mes sujets star, comme le pont de Neuville, les décos de Noël mais chaque sortie apporte son lot de surprises, comme cette fois, à la Croix Rousse, ces gamins ayant décidé de commencer la nouvelle année en escaladant une croix plantée dans un rond point.

 

Route de nuit du 1er janvier 2014 - Photo 03 (petite taille

Celle là me fait penser à un parc d'attraction, avec son grand huit... 


Route de nuit du 1er janvier 2014 - Photo 07 (petite taille

 

De retour à la maison, je visionne les clichés directement sur l’appareil par l’explorateur Windows en supprimant toutes les bof et les floues, je déplace la vingtaine qui reste dans le dossier « A trier » du mois en cours, de là, je les ouvre sur Photoshop, je modifie la luminosité de certaines et je les ferme en les enregistrant au final sous un titre explicite, genre « Route de nuit du (date) - photo (n) ». A cette étape là, j’en vire encore, mais moins. Je copie les survivantes dans le répertoire « Route de nuit » (qui en contient déjà 250) en gardant leur format original et je rouvre celles restées dans « A trier » pour les changer de format : Le blog ne supporte pas bien les photos de 4 mégas. Puis hop, ne reste plus qu’à charger les heureuses élues dans le dossier « Documents » de cet ici-carnet et à te les servir.

 

Route de nuit du 1er janvier 2014 - Photo 05 (petite taille

 

Route de nuit du 1er janvier 2014 - Photo 11 (petite taille

Route de nuit du 1er janvier 2014 - Photo 17 (petite taille

Le pont de Neuville, décidément photogénique. 


Route de nuit du 1er janvier 2014 - Photo 23 (petite taille

Route de nuit Villefranche - Lyon - Villefranche - 2 janvie

Route de nuit Villefranche - Lyon - Villefranche --copie-1

Ma station de lavage chérie. 


Route de nuit Villefranche - Lyon - Villefranche --copie-10

En doublant les camions, ça peut rendre, parfois. 


 

Route de nuit Villefranche - Lyon - Villefranche --copie-3

Route de nuit Villefranche - Lyon - Villefranche --copie-4

Route de nuit Villefranche - Lyon - Villefranche --copie-5

Fourvière


Route de nuit Villefranche - Lyon - Villefranche --copie-6

Route de nuit Villefranche - Lyon - Villefranche --copie-7

Le passage sous les voies, à Jean Macé 


Route de nuit Villefranche - Lyon - Villefranche --copie-8

Un bête cul de voiture


Route de nuit Villefranche - Lyon - Villefranche --copie-9

L'entrée du tunel de Fourvière, dont je désespère de faire quelque chose, malgré les belles lumières bleues. 

 

 



 

 

 

 

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22 décembre 2013 7 22 /12 /décembre /2013 07:42

 

 

 

Route de nuit 18 décembre 2013 - Photo 01

Alors celle là, dès que j'ai eu appuyé sur le bouton et que je l'ai fugitivement vue sur l’écran, je me suis dit qu’elle était potentiellement « Whaou ! » Elle l’est. Du moins je trouve. D’autant qu’au naturel, cette œuvre de Mick Micheyl, qui trône sur un rond point est… comment dire ? un peu en décalage. Mais là, ça passe. Les néons rouges, derrière, c’est une station de lavage

 

route de nuit 18 décembre 2013 - Photo 05

C'est difficile, de faire figurer des enseignes, sans avoir l'air de faire de la pub pour L'hôtel "Les baladins" où, pour la période des fêtes, la nuitée enfant est offerte et la chambre double au prix de la simple. (Déconne pas, j'invente complêtement.) 

route de nuit 18 décembre 2013 - Photo 07

Toutes les photos de la série "Routes de nuit"doivent beaucoup à ma brune : il faut bien que quelqu'un tienne le volant ! 

route de nuit 18 décembre 2013 - Photo 08

Route de nuit 18 décembre 2013 - Photo 09

On aura reconnu la déco de Noël de Villefranche, déjà vue, et qu'on retrouvera ci-dessous. 

route de nuit 18 décembre 2013 - Photo 10

Comme on peut une nouvelle fois le constater, les sujets fixes sont nets (quand on ne bouge pas) et les (auto) mobiles ne sont visibles que par les traînées qu'elles laissent... 

route de nuit 18 décembre 2013 - Photo 11

route de nuit 18 décembre 2013 - Photo 12

Les diodes bleu, quand il y en a tant, en vrai, ça fait quasi mal aux yeux. 

 

 


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7 décembre 2013 6 07 /12 /décembre /2013 23:45

 

La petite famille de Brice copie

 

La petite famille Dutey en 1959

 

Henri Cartier Bresson 1

 Lettrine (O limonest)

 

 

 

 ui, ben zut pour Brice : il n’avait qu’à répondre. Ceci dit, si mon utilisation non explicitement autorisée de son « portrait de famille à l’ombrelle » pose un problème, faut le dire. Il est même possible que je l’entende. J’avais eu l’idée, il y a quelque temps déjà, de rapprocher son portrait de famille d’un des miens, retrouvé dans une des nombreuses exhumation dont cette année 2010 aura décidément été ponctuée. Le déclic aura été de retrouver le cliché « L’écluse de Bougival » de Henri Cartier Bresson, mis de côté depuis des années, je ne sais plus pourquoi, rangé parmi d’autre vieilleries réapparues à la surface, à la suite de la collision entre la plaque tectonique des rangement de l’été et celle des travaux de remplacement d’huisserie. Je vous présente les photos, et on en cause.

 

Brice - Son portrait de famille rassemble sous l’ombrelle trois générations de femmes. La sienne, leur fille, et la mère de Madame. Le papa n’est pas tout à fait absent : c’est lui qui prend la photo, et c’est vers lui que se tendent les bras du bébé pour attraper ce drôle d’engin qu’il s’est collé sur la figure. On est en bord de mer, l’été, on ne sait pas où. La focale et la prise de vue donnent au sujet principal, le bébé, une place centrale et des proportions comparable à celle de sa mère, en arrière plan. La photo est de cette année 2010.

 

Jimidi - Je titre « Jimidi », mais je ne suis pas l’auteur de cette photo : j’y figure. Si si, le grumeau à gauche, qui voudrait bien descendre parce qu’il a laissé tomber sa cuillère, c’est moi. Je ne sais pas quel est le photographe et l’impression générale ne suggère pas l’usage d’un retardateur. D’ailleurs, je ne sais pas si le Rolleiflex de papa en était équipé. Non, mais de toute façon, ça n’a pas été pris au Rolleiflex, puisque ses images étaient carrées. Bref, cette photo rassemble mes deux parents, mon frère Pierre et comme mon petit frère Christophe, né en 1960 n’y figure pas, elle a dû être prise à Noël 59 (le sapin) ce qui me donnerait 18 mois. Il n’est pas tout à fait exclu - et ça m’arrange pour la suite - que cette photo ait été prise par l’un de mes deux grands-pères.

 

Henri Cartier Bresson - Dans la doc, cette photo est titrée « Écluse de Bougival » et datée de 56. Les bites d’amarrage évoquent bien un quai et sans doute faut-il penser que cette petite famille vit sur une péniche. C’est la photo qui rassemble le plus de monde. Quatre humains et deux chiens. Oui, deux. Le deuxième est entre les deux femmes, à hauteur de mollets. Un peu comme sur le cliché de Brice, le photographe est inclus dans celui de HCB, d’une autre manière, bien intéressante. En se plaçant juste derrière le personnage masculin (on dira le papa, pour faire court) le photographe le place au premier plan et suggère que nous sommes en train de voir ce qu’il voit lui. D’une certaine façon, c’est donc un des personnages photographié qui prend la photo. Un autre trait de génie de la composition renforce cette impression, c’est d’avoir inscrit les autres membres de la famille (sauf un des chiens) dans l’encadrement strict de la porte, un peu comme une photo dans la photo. Ce n’est donc plus tout à fait, ou plus seulement un portrait de famille, mais le portrait d’un père regardant une photo de sa famille.

 

L’histoire - La saga familiale ne dit pas explicitement qu’un de mes grands-pères nous ait pris en photo à Noël 59, mais elle ne dit pas le contraire et ce n’est pas à vous que j’apprendrais que bien des histoires s’écrivent dans ce que ne disent pas les histoires familiales. On va donc se laisser aller à penser que ces trois photos disent quelque chose des trois générations rassemblées. Mais cette histoire, ce sont les regards qui nous les racontent. Je ne sais pas si au premier coup d’oeil vous avez été sensibles à cet aspect, qui justifie à mes yeux de rassembler ces trois portraits de famille, mais quand on se demande deux minutes qui regarde qui, ou quoi, on peut s’en raconter de bonnes.

 

Chez Brice, Belle-maman a le regard un peu perdu. Dos à la mer, elle fixe à terre un horizon qu’on imagine avec elle incertain. Elle cramponne ce bébé d’un geste qui évoque plus la mise en sécurité que la tendresse, mais s’en trouve un peu encombré, presque surprise. Je vois là tout l’étonnement de se trouver grand-mère. C’est une banalité de dire que nos enfants nous font parents, mais la même banalité nous institue grands-parents. Elle ne parait pas s’y être complètement faite, Belle-maman. Elle voudrait peut-être papouiller, bisouiller, mais ce faisant, elle ne voudrait pas avoir l’air, ni donner l’impression de prendre la place de qui que ce soit, alors elle se la joue Nany, elle donne dans la posture technique, mais son regard perdu indique son hésitation. La maman, elle, se marre. Pas franchement, mais un peu quand même. Peut-être en raison de ce que je viens de dire. L’éclairage ne nous permet pas de décider si elle regarde son bébé ou le photographe, mais je ne serais pas surpris d’apprendre qu’elle peut faire les deux en même temps. On devine dans son expression un rien de crispation qui retient légèrement son sourire, mais c’est sans doute juste parce qu’elle a un peu de mal à tenir l’ombrelle avec tout ce vent. Le bébé nous lance ce que Brice appelle par ailleurs un « regard appuyé » et là, nous aurons tous compris qu’ombrelle, vent, belle-maman, terre entière, tout parait secondaire hors l’amour de ce papa pour sa fille.

 

Chez Jimidi (encore qu’à cet âge là, on m’appelait plutôt « Orage ») malgré le sapin, l’ambiance ne parait pas à la fête. Je ne sais pas si vous avez remarqué le regard que lance Simone à son fils, qu’il lui renvoie, un peu interrogatif, mais comme a dit Stephen King avant que je lui pique cette expression pour la troisième fois, sur ce regard là, on pourrait faire circuler un train. L’impression de malaise est renforcée par l’attitude des mains maternelle : serrées en poings et, je ne rêve pas ? la crispation de la mâchoire. Voilà écrite toute l’histoire de ces deux là, qui leur appartient. Papa, lui, regarde son fils, à qui il donne à manger et j’aime assez la bienveillance tranquille qui se dégage de son demi sourire et du geste de la main vers l’épaule. Pendant ce temps là, le deuxième gamin parait complètement en dehors de ce qui se passe, mobilisé par un truc hors champ, qu’on ne comprend pas. C’est toute ma vie. Non, je plaisante. J’aime bien faire marcher les psy de l’assistance. Je les soigne, c’est la moitié de mon lectorat.

 

Chez Henri Cartier-Bresson, tout le monde sourit, même le chien de droite et je ne crois pas exagérer en affirmant que le personnage de dos sourit également. Quelque chose dans l’attitude, dans le modelé de la joue. Tu dis ? Il a les épaules souriantes ? Oui, voilà. Le jeu des regards est ici encore assez éclairant sur l’histoire qu’on nous raconte, ou qu’on peut se raconter. Ici également, le bébé regarde son père, qui le lui rend bien et le regard du chien à quai, joint à la position centrale qu’occupe le personnage paternel, nous renforce dans le sentiment que c’est bien autour de lui que tourne cette histoire, dans laquelle on entend les flonflons d’un hymne discret à la classe ouvrière et aux petites gens restées dignes. C’est d’ailleurs de cette dignité qu’est très clairement empreint le regard de Madame, modestement baissé vers le sol. Mais il y a de la fierté aussi, dans sa façon de porter haut son bébé, dans l’ouverture sur le monde extérieure. De la fierté encore dans son sourire éclatant, auquel répond l’égale fierté de la posture du papa, main sur les hanches. Pendant ce temps là, belle-maman, légèrement penchée, scrute au loin et veille au grain. HBC rassemble comme Brice trois générations sur sa photo (quatre si tu compte les chiens ) dans des rôles ici assez convenus. Chacun sait et montre la place qu’il occupe. Tout était-il donc plus simple et plus heureux avant ? Pas pour tout le monde.

 

 

 

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25 novembre 2013 1 25 /11 /novembre /2013 18:07

 

 

Album photo - Routes de nuit - Couverture

 

Album photo - Routes de nuit - Intérieur

 

Attention cher lecteur dont la meilleure moitié est une lecteuse et la meilleure moitié de la moitié, de Tours (il en reste un bout, là ?) tu chercheras en vain dans cet article la phrase qui dézingue, la formule qui tue et l'expression qui ruine l’entreprise. Je pense plutôt du bien de cette possibilité d'éditer ses photos sous forme d'album, et je vais le dire. Jo, si tu m'entends, je ne vois pas ce que tu attends.

 

J'avais mis la barre assez haut si on considère qu’au final, il s'agissait d’imprimer en plutôt grand format (A4), cinquante photos carrément floues, prises par un petit APN même pas reflex, dans une résolution assez moyenne de 2272x1704. Car là réside le charmant paradoxe des photos de « Routes de nuit » : elles sont surprenante, mais floues. D'ailleurs, en fin de processus de confection de l'album, au moment des ultimes vérifications, le logiciel m'a signalé les photos qui potentiellement posaient problème : toutes. 

 

Mais comme tu avais eu l'indulgence de les trouver jolies et avec l'arrière pensée de confectionner à moindre frais des cadeaux de Noël, j'ai tiré.

 

Moindre frais, tu oublies et d'ailleurs là réside mon premier conseil : pour le tout venant de nos jolies photos souvenirs, le format A4 est plutôt trop grand. Si tu devais quand même opter pour du A4 (c'est vrai que ça fait un joli album) arrange toi pour caser plus de photos par page, en moins grand format. Le logiciel de mise en page (à télécharger avant) est d'ailleurs très bien foutu. Il te propose un nombre invraisemblable de mises en pages possibles, possiblement différentes pour chaque page.

 

Perso, l'idée, c'était de les imprimer toutes en grand pour au final, voir celles qui sortaient du lot et celles qui, oui, bon, mais finalement non. Donc mise en page simplissime : une photo pleine page par page. J'avais limité (si j'ose dire) mon choix à cinquante. Prix de revient total, expédition comprise : 49,59€ . Ça reste un peu cher pour un album, certes unique, mais constitué, faut-il le rappeler, de cinquante photos floues prises de nuit, en roulant, à travers le pare-brise, sans flash et certaines sous une pluie battante.

 

Du coup, je ne suis pas très sûr que ce serait une bonne idée de régler l'APN sur sa résolution maximale (4608x3456) pour la prise de vue. Déjà là, les fichiers font 1,5 méga chacun. Il vaut donc mieux, j'y reviens, diminuer leur taille d'impression. Parce que oui - faut-il le rappeler ?- plus une photo est imprimée/affiché petite, plus elle paraît nette. Ceci dit, et je te vois venir avec ton super reflex à objectifs interchangistes dont chaque cliché pèse une enclume, si tu voulais vraiment peaufiner ton projet d'album photo, tu laisserais dans leur résolution de ouf tes gros clichés à sortir pleine page et tu diminuerais la résolution des autres pour éviter que ta souris accouche d'une montagne.

 

Donc au final et à part le prix et les relances promo sur la boîte mail (pour le téléphone, je m’en fous, j’ai donné celui du boulot) : tout bien.

 

Et pendant que je te tiens, la dernière livraison : 

 

24 novembre - phot 02

(Celle là n'a d'autre intérêt que de montrer un feu tricolore avec deux couleurs allumées en même temps. Mais si c'est possible : la preuve !) 

24 novembre - phot 04

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24 novembre - phot 18

 

 

 

 

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2 mai 2013 4 02 /05 /mai /2013 11:37

 

 

 

 

Lettrine (L Pisse froid III)

 

 

 

 

e commentaire de Pinpin/Vincent Pinson me donne l’occasion de remettre sur le devant de la scène ces très belles photos, parmi lesquelles, l’une des siennes, tirée de sa série « Errance », que vous pourrez allez admirer sur le site du photographe. Du beau boulot, vraiment ! 

 

(Voir aussi le premier article : "Concours photo - Un monde en mouvement") 

 

 

 


A table - Eric Beltrame - Concours photo Un monde en mouvem

 


Lettrine--F-gill-san-vache--Le-carnet-de-Jimidi.jpginalement, et même si ça demande un peu de temps, c’est assez instructif de parcourir un grand nombre de photos. Laisse moi calculer : quinze par page, trois cent dix neuf pages, quatre mille sept cent quatre vingt cinq photos rassemblées pour le concours "Un monde en mouvement". Comme souvent, quand se trouve réuni beaucoup de n’importe quoi - des gens, des galets sur une plage, des pièces de bois dans la scierie de Brice - alors des sous-ensembles apparaissent au regard, celui-ci ayant tendance à organiser le chaos. Du coup, se dessinent les profils de certains contributeurs, du moins tels que je peux les percevoir au travers des photos envoyées et des titres proposés.


Il y a les plus ou moins touristes qui, à l’occasion de circonstances favorables - sujet, éclairage - ont eu la chance ou le talent de déclancher au bon moment, rapportant chez eux LA bonne photo, celle qui tranche un peu, beaucoup, passionnément ou à la folie sur leur production habituelle de photos souvenirs juste techniquement réussies. Ceux-là baptisent leur photo d’un titre à base de gel cellulosique, moins gras que la vaseline, pour le faire rentrer dans « Un monde en mouvement », et c’est parti. Par chance pour eux, et pour beaucoup d’autres, l’intitulé du concours ratisse large.  « Monde » laisse entrevoir tous les exotismes, tous les folklores, tous les voyages, mais également tous les environnement et pas mal de contextes. « En mouvement » est au moins aussi vaste. Pris au pied de la lettre, toutes les photos de danse, de sport et de déplacement peuvent y trouver une place, mais au figuré, également tout ce qui peut évoquer le changement, la métamorphose, le progrès. Et comme ni l’ironie ni le contre-pied ne sont a exclure, on pourra trouver aussi des photos parfaitement statiques, genre pyramide de Kheops légendées sur le mode : « Dans un monde en mouvement, certaines choses restent éternelles... » Ben voyons.


On trouvera également les touristes moins, variante professionnelle des précédents, c’est à dire des amateurs éclairés, ou des vrais pros, tentés de recycler à l’occasion de ce concours un vrai bon travail photo exécuté dans des circonstances n’ayant rien à voir avec ce concours. Un titre sera là aussi chargé de montrer patte blanche à l’entrée. Ou pas. Certaines photos semblent avoir été expédiées par des photographes engagés dans une recherche, une démarche les poussant, je sais pas moi, par exemple à photographier les rues des petites villes du Minnesota entre chien et loup, sans éclairage d’appoint. Ces villes là et aucune autres, à cette heure là et aucune autre. Ces purs et durs ne trichent même pas dans le titre dont ils accompagne leur cliché et d’ailleurs, la plupart n’en donnent pas.


Mais il y a également les touristes plus, ceux qui ont envoyé en guise de participation au concours une photo choisie moisie semble-t-il au hasard dans les deux cent cinquante mille rapportées de leur dernière virée à l’étranger. Dans « un monde en mouvement », ceux-là entendent « Moi en déplacement ». C’est un début. On remarquera au passage que l’étranger est une notion très relative puisque on compte par dizaines les photos de Paris. D’ailleurs, j’en ai retenu une. Il y a également les copieurs, ceux à qui un truc a plu sur un cliché planétaire et qui le reprennent à leur compte. J’ai eu l’occasion il y a peu de revoir le film « La liste de Schindler », dans le noir et blanc duquel le manteau rouge d’une petite fille ressort tragiquement. Je ne sais pas si Spielberg à lui même piqué le truc à quelqu’un d’autre, mais force est de constater qu’il a fait des petits, nombreux sous Photoshop. Encore ébranlé ou pas par le film, j'ai trouvé beaucoup de « faux noir&blanc » dans les clichés du concours.


Pour ce qui est des sujets, on trouvera une catégorie démographique surreprésentée : les gamins en train de faire les cons. En revanche, on regrêtera la quasi absence de vache. Perso, je n’en ai vu que deux. Ce sont donc bien elles les vraies stars de ce concours et je remercie Éric Beltrame d’avoir déroulé pour elles le tapis rouge de leur herbe verte.

 

(Janvier 2012) 

 

 3ème voix-Emmanuel Le Reste - Concours photo Un monde en m

 

Enayati Amir - Concours Un monde en mouvement - Le carnet d

 

Eiffel Apocalypse - Sébastien Lory - concours photo Un mon

 

La rouille - Jean-François Werner - concours photo Un mond


Terre - Abdelaziz Koulla - Concours photo Un monde en mouve
Nomadisme en perdition 3 - Vincent Pinson - Concours photo

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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 19:06

Falaises-d-Etretat-sous-la-neige---11-mars-2013----Tuner766.jpg

 

Piquée à l’instant sur la page Facebook des informations dieppoises, cette magnifique photo des falaises d’Etretat sous la neige, prises par @Tuner76620, après l’épisode neigeux du lundi 11 mars 2013.

 

 


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28 octobre 2012 7 28 /10 /octobre /2012 17:32

 

 

 

 Laurent Seroussi - Paysage 1

Laurent Seroussi - seatieslarge1

 

 

Lettrine--0-vieille-photo-.jpg

 

 

n va y aller doucement, avec Laurent Seroussi. Si j’envoie directement les photos de femme-insectes que nous présentait de lui Netkulture le 12 octobre dernier, MiKla va dégainer son fly-tox, balancer sa pantoufle dans l’écran, puis me faire un procès pour cruauté mentale. Ce serait dommage, de provoquer un rejet, d’autant qu’il s’agit d’un photographe-vidéaste vraiment inspiré, dont tu as déjà vu certaines oeuvres, mais probablement sans savoir qu’elles étaient de lui.

 

Laurent Seroussi - impression-1-orange

 

Laurent Seroussi- Prévention routière x2

 

Laurent Seroussi clip L'été noir par Luce

 

 

En effet, en parcourant son site, tu reconnaîtras sans doute, soit la jolie campagne « Orange » toute baignée des bougies de noël, ou ces images choc de corps cabossés, de la prévention routière, ou tiens ? Peut-être le clip de Luce, dans la section « vidéo ». Mais de toute façon, quelque soit ton parcours parmi les photos de Laurent Seroussi, vite fait ou en prenant ton temps, s’en dégagera une vision teinté d’étrange, de mélange entre les genres, poétique, mais finalement assez optimiste, non ? 

 

Laurent Seroussi - 90 velo-def1-rvb

 

Laurent-Seroussi---geronimilarge6.jpg

 

Laurent Seroussi - miscellaneousbeautylarge6

 

Laurent Seroussi- Volutes 1

 

Laurent Seroussi - wadpaperlarge3

 

Laurent Seroussi - femme insecte x2

 

 


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2 octobre 2012 2 02 /10 /octobre /2012 20:00

 

 

  David Chambon - macro d'une libellule couverte de rosée -

 

Merci à Netkulture de m'avoir (indirectement) fait découvrir David Chambon, photographe généraliste, si j’en crois les multiples rubriques de son site, mais talentueux. J’ai tout particulièrement pensé à Jo et à Céanothe en tombant sur ces photos de libellule couverte de rosée. MiKla ? Y'a une cascade et une péniche, plus loin... 

 

David Chambon - macro d'une libellule couverte de rosée 2 

 

David Chambon - Cascade du Hérisson - Le carnet de Jimidi

 

David chambon - La péniche - le carnet de Jimidi

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