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14 février 2015 6 14 /02 /février /2015 23:09

 

 

 

9 février 2015 1 09 /02 /février /2015 10:28

 

Mheu non, je ne vais pas mettre en ligne une musique par jour, comme Tmor ses collages. Il se trouve juste qu'après la précédente compo musicale (et à partir d'elle) j'en ai peaufiné une autre version, moins linéaire, plus contrastée... Bah, tu me diras.

 

Attention : elle est meilleure à la deuxième écoute. 

 

 


 

 

8 février 2015 7 08 /02 /février /2015 14:52

 

Oui, bon, "Kilomètre cinq", ce n'est pas un titre génial, mais tant qu'à faire de la musque au kilomètre... Toute simple celle là : trois pistes ; une de synthé, une de "basse" (pour faire court. En fait, c'est également du synthé) et une de batterie. Et non, il n'y a toujours pas d'image. 

 


14 janvier 2015 3 14 /01 /janvier /2015 13:48

Zik

 

 

 

Périodiquement, je caresse l’espoir de reprendre un peu la musique. Oh, ça ne va jamais très loin. Disons que l'avant-dernière fois, ça a consisté à regarder sur Youtube quelques démos de batterie numérique. Car oui, c’est un secret bien gardé (surtout par ceux qui m’ont entendu jouer) j’ai « fait » de la batterie. Mais je me suis également accompagné à la guitare, chantant alors un répertoire surtout pillé chez David Mc Neil. 

 

J’aime la musique. Comme beaucoup, j’imagine. Elle accompagne agréablement nombre d’activités et de temps en temps, faire péter le gros son, ça met bien la pêche. Mais soyons réalistes, pour aller plus loin que chanter sous la douche et grattouiller autour d’un feu de camp, il y aurait du boulot. D’ailleurs, c’est bien pour ça que j’ai arrêté la guitare. On plafonnait. 


Mais il y a un autre moyen de se faire rapidement plaisir en se prenant pour Beethoven et David Guetta, c’est les programmes de création musicale assisté par ordinateur. Il se trouve que notre fils Chris en voulait un pour son anniversaire (l’histoire ne dit pas encore s’il l’a bien reçu) et comme ma brune sa mère en a trouvé une ancienne version débridée, elle tourne désormais sur nos ordis. 

 

Je m’éclate, avec ça, c’est rien de le dire. Le principe est super simple. Tu copie-colles des bouts de musique sur la partition virtuelle de ton écran, et c’est parti. Une ligne de percus, en dessous, des cordes, une pincée de synthé, un rien de flûte, tu saupoudres avec des effets et hop, c’est prêt à danser.

 

 

Alors oui, bien sûr, y’a moyen de jouer vraiment. D’ailleurs je ne m’en prive pas. Mélodie note à note sur le clavier virtuel (un peu laborieux), mais après, tu peux faire jouer ça par tous les instruments de l’orchestre, pour voir – pardon – entendre ce que ça donne. 

 


7 juin 2014 6 07 /06 /juin /2014 05:47

 

 

 

À rajouter à ma liste des sept merveilles du monde, pendant qu’il reste un peu de place, aussi intemporel et improbable que la parfaite géométrie des pyramides de Gizeh posées sur le désert,  l’album « Rock Bottom » de Robert Wyatt. On pourra en entendre des extraits piano-voix sur cette vidéo de l’INA de 1975, qui se termine sur une déclaration assez surprenante. En 1973, au cours d’une soirée bien arrosée, mais sans doute pas que, Robert Wyatt chute de quatre étages. Fauteuil roulant pour le restant de ses jours. A la fin de la vidéo, donc, le journaliste lui demande quelle sera sa prochaine folie ? 

 

« Un nouvel accident, peut-être ? Mais à la tête cette fois. Je serais plus heureux si j’étais idiot. » 

9 mai 2014 5 09 /05 /mai /2014 07:14

 

 

 

Y a des éclairs qui glissent sur le trottoir mouillé Rue de la Joie. Sous la lune et les nuages, j'ai les mains dans mes poches : il fait froid. Près de l'arrêt d'autocar, il y a les néons d'un bar allumés. Chais plus pourquoi je suis là, mais faut pas trop chercher. Quand j'ai poussé la porte, il y a le vent chaud qui a coulé sur moi. Un clochard en mission voulait rayer le monde du bout de son doigt. Dans un coin, j'ai reconnu ton Einstein des boulevards qui s'ennuie. Une fille au bar m'a dit « Viens brûler ma nuit ! » J'entends de drôles de bruits derrière les fenêtres à guillotine. La cour est pleine de fantômes, échoués là juste par routine. Il y a ce marin minable qui se lève et crie soudain « Le ciel est vide ! » Même les marchands de vertige sont beaucoup moins stupides. La fille du bar me dit : « Toi, t'as l'air d'avoir perdu ton chemin. » Elle me demande pas mon nom mais moi j'avoue que j'aime bien son parfum. Un vieux juge aux yeux sales fait son lit sur un coin du tapis. Tout le monde est venu ce soir ! Le brouillard s'épaissit. Impasse du Sahara, les caravanes avancent à cloche-pied. Pas un seul chien n'aboie, ils ont tous été trop bien dressés. Les vautours dans le ciel veulent bien pardonner tous nos péchés. La télé siffle dans le vide mais personne veut l'arrêter. La fille du bar sourit : ce soir, la vie ressemble à un rêve. Tous les mots sont des mensonges et j'ai peur que la nuit s'achève. Le marin qui m'entend, prend son air impénétrable et dit : « On est c' qu'on peut dev'nir, on d'vient c' qui est écrit ! » Ton Einstein n’attend plus, il a pris son fusil à lunette ; il est monté sur le toit pour nettoyer la planète. Le cœur des politiciens marrons s'est fait repeindre en bleu. La fille du bar a sa dose et ma tête est en feu. Les fantômes dans la cour se transforment en héros de la Nation. Ils font le tour de la salle pour distribuer les additions. Je pourrais vous dire deux ou trois choses sur les hommes qui font l'Histoire, mais je préfère finir ma nuit avec la fille du bar.

 

 

Les bruits de la nuit - Jean-Patick CAPDEVIELLE in « Les Enfants des ténèbres et les Anges de la rue »  - 1979

4 mai 2014 7 04 /05 /mai /2014 11:29

 

 

 

 

On pourra trouver paradoxale ce conseil adressé à un auteur compositeur interprète, mais à lire l’entretien accordé par Gérard Manset à Télérama, à l’occasion de la sortie de son album « Un oiseau s’est posé », la brutalité s’impose. Tu lis le truc, t’as envie de le taper. Puis ça passe. On comprends alors pourquoi, depuis quarante ans, Manset évite soigneusement les médias : c’est le malentendu assuré. Du coup, ce qu’il propose parait raisonnable, à savoir écouter ce qu’il fait, apprécier ou non, mais s’en tenir à ça.

 

Manset m’apparaît comme un auteur ayant heureusement réussi à échapper à ses malédictions, à commencer par celle de l’énorme succès, dont on ne sait pas, avant, s’il faut l’espérer ou le craindre, mais qu’on peut finir par regretter, après, quand on s’épuise à vouloir de nouveau franchir une barre décidément trop haute, ou qu’on s’égare là alors que tout le monde vous attend ailleurs.

 

Mais il me semble également avoir échappé à ses propres démons, en tout cas assez pour continuer de vivre et d’écrire et ce par un « tour de passe-passe » évoqué dans le rare passage de l’entretien ou Manset abandonne assez l’insupportable suffisance dont il se cuirasse dans ces circonstances pour qu’on puisse le deviner. Je souligne le passage qui m’intéresse particulièrement.

 

On a fait des chansons. Ça a donné Animal on est mal. Le titre marche. J'ai joué le kakou devant le président d'EMI en lui disant que je savais tout faire. J'étais convaincant, j'imagine, puisque j'ai signé un contrat qui me donnait la maîtrise de tout.

Cette responsabilité m'a assommé. Alors je m'y suis mis. J'étais assez imbu de ma personne pour refuser de me conformer aux schémas tout faits. Je n'ai pas fait un système d'Animal on est mal, mais j'étais intrigué par ce texte tombé du ciel, écrit en quinze minutes. Même si je dessinais très bien, l'inspiration ne venait pas. Je me suis alors mis à composer La Mort d'Orion, et là, ça a déferlé, ça a reflué du passé, du Moyen Age, du futur, du contemporain, de partout. Je suis soudain devenu un tube, un récepteur à idées, et ça n'a pas cessé depuis. Un mystère.


 

Ce qui suit ne surprendra pas ceux qui connaissent déjà mes idées là-dessus, mais je crois que l’écriture poursuit ses propres fins, celles de tout organisme vivant : croître, embellir et se multiplier. De temps en temps elle trouve chez quelqu’un des conditions particulièrement favorables, parmi lesquelles, l’une n’est pas très facile à accepter par l’hôte et que je pourrais formuler comme suit : dans une symbiose réussie, on reste deux. Indissociables, mais deux quand même. C’est ce mystère qu’évoque Manset, mais encore faut-il l’accepter. Ce n’est pas seulement soi qui est à l’œuvre, quand on écrit. Lui semble l’avoir accepté, faisant peut-être preuve en ça d’une modestie dont le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il la cache bien. Le texte vient, il arrive on ne sais pas d’où. Comment ? Pourquoi ? On ne sais pas, c’est comme ça. C’est ça, le tour de passe-passe.

 

D’où mon indulgence et ma compassion envers Manset. Interrogé, il répond, mais c’est alors sa personne qui parle, très encombrée d’elle-même. L’auteur est ailleurs, dans sa vingtaine d’album et peut-être ses livres (je ne les ai pas lus) et alors là : chapeau ! 

 


 Voir également, sur ce carnet, le texte de "Banlieue Nord" 

 

 

2 mars 2014 7 02 /03 /mars /2014 10:06

 

 

 

 

(...)

Comme le héros d'un livre,
Qui ne souffrirait plus du froid,
L'homme qui marche devant moi, 
Est-ce moi?

Comme le héro d'un livre,
Qui ne s’ouvrirait plus qu'une fois,
L'homme qui marche devant moi, 
Est-ce toi?

 

 

 

L’homme qui marche - Les chansons de l’innocence retrouvée - Etienne Daho/automne 2013

23 février 2014 7 23 /02 /février /2014 08:37

 

 

Franck-Monnet---Waimarama---pochette-de-l-album---Le-carnet.jpg

 

 

Contexte : J’écoutais France Inter en allant à la déchèterie acheter du compost en prévision de mon dimanche de jardinage. En rentrant, comme la passionnante émission « Sur les épaules de Darwin » n’était pas finie, j’ai continué de l’écouter sur l’ordi et enchaîné sur la non moins intéressante « La prochaine fois, je vous le chanterai » de Philippe Meyer. Et là, à la quarante sixième minute (et onze seconde) pour la séquence « La toquade de la semaine », Ph. M. passe « La belle industrie » une chanson extraite de l’album « WAIMARAMA » de Franck MONNET. Cherche pas dans les bacs, ça ne sort que dans quelques jours.

 

La belle industrie

 

La belle industrie nous redonne la foi en l’avenir ; offre au monde un tout nouveau visage. Écoutez le concert des machines, frôlez les alliages vernis, admirez ces ingénieux rouages !  L’usine à mon père n’est pas à mon père ; Maman m’a inscrit à l’école publique. La belle industrie qui étire ses murs en dent de scie sous le grand chapelet de nuages : voilà dans quel décor je grandi. Je ne veux jamais partir d’ici. Je m’épanouirai dans son sillage.

La maîtresse a dit : « Mon Toto, ça va pas. Faut miser plus haut ! Que dirait ton père et ta mère ? Les sacrifices : des mots en l’air ? Tu vas t’appliquer. Ta copie, tu la refais avant midi. Creuse toi, le citron sinon, c’est un zéro sous le prénom. » Ch’uis pas instruit, j’ai pas les beaux habits. Pour les autres c’est facile. Pour moi c’est difficile. J’ai pas les goûts ni le tact, le sens de l’humour qui convertit les foules pendant dans les interviews.

La belle industrie, les gros catalogues des Trois Suisses, de La Redoute et de Manufrance et puis, grâce à 1936, on a le droit de faire du camping dans une forêt de caravanes. L’usine à mon père n’est pas à mon père (Maman m’a inscrit à l’école publique ) qui fabrique les avions, les jouets pour les petits, les tas de choses qu’on repère dans les réclames du soir. L’industrie c’est la vie. Elle est comme elle : grande et fière. J’espère qu’un jour j’aurai mon casier au vestiaire. Elle garantit un avenir meilleur et pas seulement pour les trois meilleurs.

 

 

 

9 février 2014 7 09 /02 /février /2014 09:03

 

 

Que ma joie demeure - Alexandre Astier - Le carnet de Jimid

 

 

Dans les très, très bonnes choses qu’il m’a été donné de voir ces derniers temps figure en bonne place « Que ma joie demeure » de, par et avec Alexandre Astier. J’avais failli voir ce spectacle en Corse puisque ma Gra-gra nous avait prêté le DVD, mais finalement, tassés à sept dans une cuisine-salon-salle-à-manger, huit avec le chat, je n’en n’avais vu qu’assez pour avoir envie de me le refaire, tranquille, en tête à tête. C'est fait. 

 

Tu trouveras facilement à voir « Que ma joie demeure » en streaming, par exemple là, ou même là si tu préfères. Bref, c’est dispo.

 

Quelle merveille ! Ceci dit, j’ai un doute sur la conformité exacte du film avec le contenu du DVD, il me semble avoir gardé en souvenir des scènes que je n’ai pas retrouvées, et découverts plein d’autres… On s’en fout : cette plongée dans la vie et l’œuvre de J. S. Bach est drôle, poignante, savante, iconoclaste, déjantée et y’a pas, la musique de Bach, on ne s’en lasse pas.

 


 

 

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