Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 05:29

 

 

Moi pas. J’ai découvert le mot dans un programme de conférences transmis par Entr’revues, l’organisme qui nous invite (moyennant finances) au Salon de la revue.

 

• Accueil par Jean-François Colosimo, président du CNL

• Une économie en débat : financement, problèmes de diffusion, rapport à l'édition, question du lectorat…

• Les Mooks : phénomène durable ou mode ? quelle attente pour quel public ? une manière nouvelle de penser la "revue" ?

• Des objets hybrides : sur les revues qui tout en ne renonçant pas à la forme-papier ont des développements numériques ambitieux. Ubiquité éditoriale pour une meilleure visibilité ? pour une plus large palette éditoriale ?

• Un genre qui résiste : tout semble pousser les revues vers un destin exclusivement numérique et pourtant force est de constater que beaucoup d'entre elles restent attachées à leur forme-papier, dont nombre de nouvelles revues. Pourquoi ce choix, cette résistance ? En quoi cette forme traditionnelle paraît-elle encore moderne et désirable ? 

 

Pause déjeuner

 

- 14h-16h

• Les revues numériques ou "pure players" : à l'inverse les revues numériques se développent. Que permettent-elles de plus riche ? plus efficace ? et selon quelle économie ?

• Revues et numérisation des fonds

 

Du coup, je me suis renseigné. Mook, si j’ai bien compris, ce serait une publication papier se situant entre le M de magazine et le ook de book. Autrement dit, un périodique au format livre. Coup au cœur. Scribulations serait-elle un « mook » sans le savoir ? Un peu oui, mais finalement plutôt non.

 

La référence du genre reste XXI, apparue en 2008. Tiens ? C’est la même année que Scribulations. Il faut croire que le épais/sans publicité/agréable à regarder et à lire était dans l’air du temps.

 

Tout le reste est différent, à commencer par le tirage : cinquante mille exemplaires pour XXI, qui plaide pour un « autre journalisme ». Va voir leur site, il est tout à fait bien.

 

Revue ou magazine ? C’est toute la question. On notera que XXI propose, le concernant, un début de réponse puisque son adresse se lit : revue vingt et un *. Oui, mais non : c’est un magazine, de récits, de reportages. On est dans le réel, pas dans la fiction. On est chez des journalistes, pas des auteurs. Attention, dans mon esprit, les uns n’ont pas une valeur supérieure aux autres. Je souligne ces différences pour qu’on sache bien de quoi on parle.

 

Reste que les mooks reposent sur de bien intéressantes idées, que Scribulation me semble partager : le zapping, l’éphémère, le rapide, la com, la pub, oui, bien, mais pas partout, pas tout le temps, pas chez nous. 

 

 

* Je réalise qu'on peut également lire leur titre "XXL" autrement dit "taille extra large", ce qui est cohérent avec leur slogan : "L'information grand format". 

 

 

17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 13:37

 

 

 

 

 

Lettrine (O foetus)

 

 

 

 

n méconnait injustement le rôle des appareils sanitaires dans les grandes avancées de l'esprit humain. C'est pourtant bien dans sa baignoire qu'Archimède, constatant un mardi que le niveau de l'eau montait quand il s'immergeait, eut l'idée de sa poussée, pour laquelle, si je ne m'abuse, le carré de l'hypoténuse n'a rien à voir. Ça c'était Pytagore. Une poussée drôlement efficace puisque on le retrouvait à poil dans la rue criant « Eureka ! » et qu'elle permet depuis de faire flotter tout ce qui navigue. Tu dis ? Ça flottait pareillement avant ? Oui, mais de façon incompréhensible.

 

Moi c'est la douche. Le 17 avril 2008 (nous y voilà), un jeudi, j'eus sous le jet d'eau chaude une sorte d'illumination, celle d'une revue littéraire au format livre, épaisse, qui allait s'appeler plus tard Scribulations après avoir failli se nommer Dixit. C'était bien aussi, mais des « Dixit », y'en avait déjà plein Google et Scribulations quasi pas. Ça compte.

 

On pourra trouver curieux de commémorer l'anniversaire de notre revue à la date de sa conception, mais tous les parents vous le diront : les conceptions sont bien plus agréables que les naissances. Quelques mois plus tard, mais moins de neuf, sortait le premier numéro de Scribulations, immatriculé 01/08 pour tromper l'ennemi. C'était pour pouvoir sortir un 02/08 et même un 03/08 puisqu'une parution trimestrielle était incluse dans l'utopie. Les deux premiers numéros (épuisés) sont sortis sous l'égide des éditions La Madolière, une très jeune maison d'édition dont « Routes enlacées » (épuisé dans sa version papier) de votre serviteur (épuisé) constituait le premier titre. Puis on a repris nos billes à partir du numéro 01/10, le bleu, celui avec la blatte en page 28. Ont suivis le « noir & métal » et le pop, trois et deux cinq. Cinq ans.

 

Illustration : elle représenterait un gâteau avec cinq porte-plumes plantés dedans, possiblement enflammés, mais là, j'ai pas eu le temps.

 

 

 


25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 06:18

 

 

Taxi-vintage-2---Le-carnet-de-Jimidi.jpg

 

 

Lettrine (I taxi jaune) Le carnet de Jimidil y a des titres qui s’imposent. Je ne vois pas comment j’aurais pu résister au clin d’oeil m’invitant à écrire « Auto Édition » pour un livre faisant une telle part à la bagnole. En fermant le ban du recueil, cette nouvelle se trouve à sa place naturelle puisque je l’ai écrite en dernier. De même que son titre s’imposait, l’idée d’un livre un peu magique s’écrivant tout seul est apparue assez vite. Sans doute faut-il voir là le fantasme d’un auteur un peu fainéant, rêvant d’une écriture débarrassée de son labeur et de sa peine. Ce doit être un fantasme assez universellement partagé par les auteurs. Je le vois également à l’oeuvre par exemple dans les générateurs de texte de Jean-Pierre Balpe, réussissant à produire grâce à l’ordinateur, la prose poétique de très convaincantes balades lozérienne, ou des pages inédites de Flaubert qui sont, parait-il, à s’y méprendre. C’est également le rôle des « nègres », ces écrivains fantôme rédigeant anonymement pour d’autres et j’imagine facilement le plaisir étrange que ça doit être de lire un texte de soi qu’on n’a pas écrit.

Il est également vraisemblable que ce fantasme d’écriture automatique, produite en dehors de soi mais dont on peu s’attribuer à bon compte le bénéfice, participe de la plupart des nombreuses aventures d’écriture collaboratives auxquelles je me suis associé. A ceci près qu’alors, le bénéfice de l’oeuvre était partagé à égalité par tous ses auteurs. C’était d’autant plus facile qu’il s’agit là d’un bénéfice entièrement moral, tout ça n’ayant jamais rien rapporté financièrement.

D’ailleurs, « Routes enlacées » était au départ un projet d’écriture collaborative, dont j’ai pris le départ, pour m’apercevoir ensuite, en jetant un oeil par dessus mon épaule, qu’il n’y avait plus personne derrière. Pas grave. Ça m’aura au moins rassuré sur mes capacités d’écrire seul.

 

Pour « Auto Édition », j’avais donc un titre, l’idée d’un livre s’écrivant seul, le pas n’était plus très grand à franchir pour que ce livre soit le recueil « Routes enlacées » lui-même. Quatre des dix-sept autres nouvelles sont plus particulièrement évoquées dans la dix-huitième. Ça commence par « Auto-stop ». Georges, le narrateur, chauffeur de taxi, lit semble-t-il ce récit dans une première version dans laquelle les portraits des personnages principaux ne figurent pas, mais son imagination permettra d’aboutir à la version présente dans le recueil, d’ailleurs largement citée, dans laquelle on sait que le personnage féminin est une brune aux yeux clair. Georges lit également « Le petit chameau », dans la version présente dans le recueil, mais s’il regrette que les membres de la petite famille dont il est question ne soit pas décrits (décidément, c’est son truc) sa lecture n’ajoute rien. On constatera en lisant la version présente dans le recueil, que la famille n’est effectivement pas décrite dans le détail. Tu dis ? Dans le tiens elle l’est ? Ah, ah, très drôle ! Puis Georges lit « À fond la caisse » et constatant encore une fois qu’on ne sait pas grand chose de la narratrice, même pas son prénom, il la baptise « Corinne » et finit par lire une version de la nouvelle, réécrite à la troisième personne, dans laquelle le personnage principal s’appelle effectivement Corinne. Dix-neuf lignes de cette version sont citées, mais ce n’est pas la version présente dans le recueil. Puis Georges tente l’expérience de laisser ce livre s’écrivant tout seul dans la voiture d’un pote dont le fils est mort sur la route, ce qui permettra au livre de s’ajouter les pages d’« Accident », dont les onze premières lignes sont citées intégralement, dans la version présente dans le recueil.

 

Et là, j’ai un regret. Ça aurait été marrant de citer la première version de cette nouvelle, plutôt que la seconde ; on sait que je l’ai écrite deux fois. J’y ai renoncé à l’époque, sans doute pour décharger Georges (et moi) de devoir expliquer pourquoi ces deux versions étaient différentes, mais finalement, je me demande si cette différence n’aurait pas accrédité l’idée, auprès des lecteurs du recueil, que celui-ci étaient toujours en train de s’écrire... Bah, j’y penserai pour une éventuelle réédition...

 

Voilà fini le tour des dix-huit nouvelles de « Routes enlacées », toujours disponible chez ÉLP dans sa version numérique, au prix ahurissant de quatre euros quatre vingt dix neuf, ce qui rend incompréhensible que tu n’en aies pas encore acheté un pour chacun de tes cent cinquante amis Facebook. Non, parce que tu comprends, j’aimerais bien aller aux Bahamas, ou à défaut, en Corse (c’est d’ailleurs prévu), mais autrement qu’en pelletant du charbon en salle des machine. Je ne voudrais pas avoir l’air de me la jouer, mais avec l’à valoir de Gallimard pour «Zones d’ombre », je m’étais acheté un bateau. Tu dis ? Avec des rames ? Faux : des pagaies.  

 

 

 

 

24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 19:16

 

Routes enlacées - Transports - Élp éditeur - Le carnet d

 

 

Lettrine--Q-Vacances--Le-carnet-de-Jimidi.jpguelque chose disparaît assez vite quand on fini d’écrire un livre, emporté par le soulagement, c’est le souvenir des difficultés. Le temps passé aussi. Aujourd’hui, je serais incapable de dire combien de temps m’a été nécessaire pour écrire les dix-huit nouvelles de Routes enlacées, ni à quelles difficultés s’est heurtée l’écriture de chaque. Sauf « Transport », la dix-septième. Je suis très content de sa forme finale et n’ai aucun regret la concernant, mais il me semble me souvenir que je n’y arrivais pas. Comment ? Pourquoi ? Je ne sais plus dans le détail, mais c’était interminable et pénible. Puis je crois que Lise m’a botté les fesse et que c’est reparti jusqu’à la fin, avec une bonne impulsion, puisqu’avec ses vingt six  pages, cette nouvelle est la plus longue du recueil.

 

Alors là, oui, « Transports » est bien une histoire d’amour, une vraie,  sur fond de patinoire et de hockey sur glace. Pourquoi ai-je choisi ce sport, dont je n’ai jamais vu aucun match autrement que par bribes à la télé, et auquel je ne comprends pas grand-chose ? Je ne sais plus. Il devait-y avoir une bonne raison pour le préférer au foot et au basket, qu’au moins les enfants pratiquaient, mais laquelle ? Reste que dans « Transport », l’amour est une chose à la fois compliquée et simple. Je me souviens que pour Jane, ma complice pour « Zones d’ombre », le sentiment amoureux laissait à la fois très heureux et très malheureux. Peut-être l’ordre dans lequel ces deux extrêmes se distribuent dans le temps fait-il toute la différence ? Dans « Transports » au moins, ça se termine bien.

19 mai 2012 6 19 /05 /mai /2012 09:21

 

 

A fond la caisse - Routes enlacées chez ELP - Le carnet de

 

 

Lettrine (P Rallye) Le carnet de Jimidias besoin d’aller bien loin pour trouver qui m’a inspiré « À fond la caisse », la seizième nouvelle du recueil « Routes enlacée », disponible chez ELP au prix dérisoire de 4,50€. C’est ma brune, bien sûr et quiconque a déjà été son passager en voiture n’aura aucun mal à faire le lien entre elle et la narratrice. Elle s’est calmée, surtout depuis qu’elle a failli perdre son permis de conduire, sauvé in extremis grâce à un point du mien que je lui ai donné - oui, je sais, c’est interdit. Mais à l’époque, c’est peu dire qu’elle conduisait « le pied dans les tôles ». Elle n’usaient guère ses pneus : ils ne touchaient pas beaucoup la route. Pour écrire la nouvelle, je me suis également inspiré d’une anecdote perso, cueillie pendant mon stage permis de conduire, alors qu’on avait été lâchés sur la piste et que j’avais un peu fait le fou. Sinon, le décor de la nouvelle est situé à Mâcon, où j’habitais à l’époque de son écriture, et tous les détails, les noms des rues, les itinéraires sont vraisemblables.

 

À cette même époque, je travaillais avec Jean-Louis C. éducateur comme moi, raide dingue de voitures rapides. À l’occasion d’un anniversaire, le cinquantième peut-être, sa famille s’était cotisée pour lui offrir une Subaru Impreza, un petit monstre bleu assez teigneux. Je ne suis jamais monté à bord, mais je crois que j’aurais adoré battre avec Jean-Louis le record Mâcon-Digoin et retour par la RCEA Centre Atlantique, cette route parcourue mille fois pour le boulot, rongeant mon frein au cul d’un camion impossible à doubler.

17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 10:19

 

Matthew-Cusick---Chasing-the-dragon---Le-carnet-de-Jmidi.jpg

 

 

Lettrine--D-Arm-Matthew-Cusick--Le-carnet-de-Jimid-copie-1.jpgussé-je déchoir à tes yeux, cher lecteur dont la meilleure moitié est une femme, je ne m’interdis pas de recycler quand j’écris. Il n’y a là aucune préoccupation écologique, c’est juste que j’ai du mal à tenir la longueur et l’épaisseur. Donc je prends des textes prévus pour ailleurs, ou écrits pour autre chose, et je bourre. Je l’avoue d’autant plus tranquillement que je n’en éprouve aucune honte. Ganymède cantonnier, la quinzième nouvelle du recueil « Routes enlacées » est donc extraite d’un mien roman titré IO, qui n’a pas été publié. Je plaide coupable, avec cette circonstance atténuante que personne n’ayant pu lire cet extrait ailleurs, personne ne devrait se sentir volé.

Je suis quand même en état de récidive puisque en son temps « Zones d’ombre » m’avait permis de recycler tout un tas de trucs, parmi lesquels un compte rendu de voyage professionnel à Budapest et des poèmes triangulaires, que j’ai eu le malheur d’insérer en italique dans le manuscrit. Patrick Raynal, directeur de la collection « Série noire » chez Gallimard, avait alors tiqué sur ces passages : « Trop écrits ». À sa demande, je les avais virés, sauf un auquel je tenais particulièrement à cet endroit, mais dont j’ai supprimé l’italique. Hop, ni vu ni connu. Il est page 78 : « S’en ira loin de moi, l’enfer du corps, refroidi par le bleu insatiable des pulsions antarctiques. Et je m’éteindrai, dévié du rouge par ce ordre inflexible du spectre. Tout luit et sombre. Quelle autre nuit est-ce ? » Tout ça est sensé pouvoir se distribuer dans un losange, première ligne, une lettre, deuxième deux etc. (En recomptant, il me semble que ça foire, mais je ne sais plus si la ponctuation comptait ou pas...)

Circonstance aggravante, au départ, je n’avais pas prévu un mais deux extraits de IO dans Routes enlacées. L’autre était titré : La balade de Sinopé. À quel moment et pourquoi a t-il disparu du manuscrit, je ne sais plus.

Sinon, la scène dont il est question dans « Ganymède cantonnier» est partiellement vécue, c’est à dire que j’ai bel et bien vu un jour, dans la parcelle de prairie ronde que délimitait la bretelle d’accès d'une voie rapide, un jeune garçon en train d’en faucher l’herbe. Il y avait quelque chose de surréaliste dans cette rencontre entre un personnage rural et son activité millénaire, surgi de l’aube des âges (et du sien) et cet environnement urbain de voitures et de macadam. J’ai juste rajouté les fleurs.


 

9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 19:13

 

Le-lecteur-de-voiture---Routes-enlacees-chez-ELP---Le-carn.jpg

 

 

Lettrine--A-coucher-de-soleil-du-22-mars-.jpgyant beaucoup pensé à Frédéric Develay en écrivant « Le lecteur de voiture », la quatorzième nouvelle du recueil « Routes enlacées », je lui ai dédiée. Develay est un artiste conceptuel attaché au texte et je constate avec Google qu'il a très heureusement persévéré dans cette voie grâce à laquelle nous l'avons rencontré dans les années 85-95 alors que je participais activement aux activités du groupe LAIRE (Lecture Art innovation, Recherche Ecriture) avec mon ami Philippe Bootz, poète numérique. Je ne vais pas t'assommer ici avec ce qui nous agitait à l'époque, mais notre propos commun était de faire sortir la poésie de la page, chacun déclinant ce propos très large avec sa sensibilité et sa technique propre. Perso, j'aurais assez bien vu la poésie couvrir certains espaces publiques extérieurs, façades d'immeubles, rues, d'où mes recherches du côté des alphabets modulaires, permettant de remplir des surfaces rectangulaires de textes composés à partir d'éléments graphiques simples, en nombre limités. Tibor Pap et Philippe Bootz et Claude Maillard étaient plus attirés par les possibilités offertes par l'informatique – on était au début de la généralisation des ordinateurs personnels – mais Frédéric Develay restait attaché comme moi à une certaine spectacularité matérielle qui, en ce qui le concerne, a donné des pièces bien intéressantes. Je me souviens notamment d'une expo de cartons remplis chacun d'un bloc de mousse d'emballage, des textes ayant été découpé au laser là dedans, comme « Art prêt à s’emporter », ou quelque chose comme ça. Tu vois le genre ? Par ailleurs, Frédéric avait décliné les variations possibles à partir de la proposition « Le texte écrit peut être lu » : Le texte non écrit peut être lu ; le texte écrit peut ne pas être lu, etc. Il titrait volontiers ses oeuvres « La fatigue du papier » et il reste, avec Orlan, le créateur en 1985 de la première revue d'art sur Minitel – Art-Access - qui préfigurait ce qu'on trouve maintenant à foison sur le Net (sans même parler de ce carnet) et qu'on était bien loin d'imaginer à l'époque.

 

Aussi, Le lecteur de voiture se présente-t-il comme une sorte de nouvelle « à thèses ». On y trouvera l'idée chère à Duchamp, selon laquelle l'art, mais ici également la littérature, vaut surtout par la situation qu'on lui donne. La nouvelle inverse la proposition. Ce n'est plus l'urinoir qui entre au musée, mais la littérature qui envahit les objets quotidiens et les supermarchés. L'autre idée sur laquelle repose cette nouvelle est plus métaphysique. C'est celle du verbe créateur de vie. Une idée vaste et vieille comme le monde, mais mise ici dans une situation inattendue puisqu'au final, c'est une voiture qui en fera les frais. Du coup, se trouve exposée une autre idée qui m'est chère selon laquelle les frontières entre le naturel, l'artificiel, le vivant, le mécanique se trouvant de plus en plus poreuses, les machines ne devraient pas tarder à devenir la quatrième espèce intelligente sur Terre. Tu dis ? Tu ne vois pas bien qui sont les trois premières ? L'homme, la femme et le langage.

 

Je ne vais pas me lancer ici dans le recensement des œuvres dans lesquelles figurent des machines intelligentes... Terminator, les zylons de Battelstar Galactica, I robot, IA et généralement toutes les histoires de robot. Certains auteurs comme Asimov en ont même fait leur fond de commerce. C'est d'ailleurs à lui que j'ai piqué l'idée que les voitures puissent devenir un peu autre chose que de simples véhicules. La nouvelle à laquelle je pense est titrée « Sally ». Si j’en crois Wikipedia, cette nouvelle a été publié en France dans le recueil « Le Robot qui rêvait » et « L’amour, vous connaissez ? »

 

Dans « Le lecteur de voiture », on est plutôt dans une variante du mythe du golem, dont je te rappelle le mode d'emploi : tu façonnes une silhouette anthropomorphe avec de la boue – ça marche peut-être également avec de la mis de pain – tu écris je ne sais plus quoi sur son front ou dans sa bouche et hop, il vit. On découvrira à la fin de la nouvelle qui est exactement la narratrice.

 

 

Routes enlacées sur le blog de l'éditeur 

 

Illustration : Après avoir tourné un peu autour de l'idée de voiture et d'écriture, je me suis dit que se serait pas mal de repeindre un robot transformers d'une écriture manuscrite. Sans trop y croire, j'ai regardé s'il en existait une version disponible pour mon modéliseur 3D préféré (Google Sketchup) : y'en avait plein. Et comme je sais importer une image pour servir de papier peint, le reste n'était qu'une question de temps... Un filet garni à qui reconnait l'écriture. C'est quelqu'un d'entre vous.

 

4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 18:09

 

Routes-enlacees---Le-general-des-poids-lourds---Elp-ed.jpg

 

 

Lettrine--S-logo-Berliet--Le-carnet-de-Jimidi.jpg

 

 

 

 

 

 

ur « Le général des poids lourds », la treizième nouvelles du recueil « Routes enlacées », désolé, mais je ne vais pas avoir grand-chose à dire. Elle fait partie des histoires sorties ex nihilo de cet endroit où elles attendent peut-être patiemment qu’on les écrivent, jusqu’à franchir l’écran de papier, ou l’écran tout court, sans qu’on puisse après en changer une ligne. Il n’y a rien d’autobiographique dans cette nouvelle, à part l’aquarium. J’ai longtemps eu des aquariums, avec des poissons. Actuellement, il m’en reste un, avec quatre vaches miniatures, mais c’est une autre histoire. Je ne connais aucun chauffeur routier et cet univers m’est quasi inconnu. Mais du coup, n’étant encombré ni par les souvenirs ni par le souci de coller à la réalité, il me semble que l’écriture de cette nouvelle a beaucoup bénéficié de cette liberté. Parce qu’en somme, c’est l’histoire d’un type, mais racontée par un autre type et finalement rapporté par un troisième. Autrement dit, c’est l’histoire d’un chauffeur routier, racontée par un collègue à un journaliste. Du coup on navigue de l’un à l’autre de ces trois calques superposés, mais ça se passe pas mal. Il y a deux phrases que je voulais absolument caser dans cette nouvelle : « (...) dans un bras mort de la RN7 », parce que j’aime bien cette idée que les travaux des ponts et chaussées délaissent parfois certains virages, comme le cours des fleuves des méandres et des bras morts. Également « Ils n’avaient qu’une âme pour deux. » qui est une phrase n’ayant aucun sens quand elle m’est venue, mais qui m’a donné très envie de créer un contexte où elle puisse en avoir un. C’est fait.

 

 

Routes enlacées, sur le blog de l'éditeur

 

 

 


2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 17:44

 

Routes enlacées - Le petit chameau - Élp éditeur - Le ca

 

 

Lettrine (I chameau) Le carnet de Jimidi

 

l y a bien eu une voiture surnommée « Le petit chameau », celle de Babar et Mauricette, les adorables beaux-parents de mon plus jeune frère. Je ne sais plus si c'était une 205 Peugeot. En revanche, je me souviens très bien d'une autre 205, celle de ma brune, dont l'intérieur avait bel et bien été repeint de couleurs vives par un sien pote carrossier, comme dans la nouvelle. C'est en pensant à cette voiture, à laquelle ma brune était viscéralement attachée, que m'est venue cette histoire. Cette 205 là nous a accompagné plus de 300 000 km et si nous avions pu célébrer de vraies funérailles plutôt que de l'envoyer à la casse, je ne doute pas que nous l'eussions fait. Jamais connu une voiture qui use si peu ses pneus. Il faut dire qu'ils touchaient assez peu la route, ma brune ayant (à l'époque) l'habitude de conduire à fond, le pied dans les tôles. C'est d'ailleurs en pensant à elle que j'ai écrit « A fond », également présente dans le recueil, mais n'anticipons pas. J'ai également agrégé, en l'adaptant, l'épisode de la naissance un peu rock'n'roll de notre dernier, qui n'est pas né sur une banquette arrière de voiture, mais sur celle du salon et pendant que je n'y était pas, j'ai agrégé un petit quelque chose de notre Kangoo bleue, la première voiture qu'il m'ait été donné (si j'ose dire) d'acheter neuve, en choisissant en famille la couleur et les options. J'ai également mis un peu d'une autre voiture, la Renault 5 qui nous a accompagné en Corse – ne cherche pas dans tes souvenirs ma Gra-gra, c'était avant ta naissance – et dont nous avions chargé le toit d'un volume assez comparable à celui de la voiture elle-même.

 

Ceci dit, il est temps de te l'avouer, conduire m'ennuie profondément et je ne me suis sentimentalement attaché à aucune de mes voitures. J'aime les belles voitures, celles que je n'aurais jamais, mais les admirer de loin me suffit amplement et puisque tu veux tout savoir, j'ai une admirations toute particulière pour les Lamborghini.

 

 Le recueil  Routes enlacées chez ÉLP

30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 18:26

 

Routes enlacées - édité cher ELP - Accident - Le carnet

 

 

 

Je remets sur le devant de la scène cet article sur "Accident", après y avoir rajouté, à la demande générale de Paul, la version d'origine du texte. Du coup, tu pourras jouer tranquillement au jeu des septs différences entre les deux versions, genre, dans l'un, le fils s'appelle Steeve et dans l'autre Sylvain, mais y'a pas que ça ! 

 

 

Lettrine (P cerisier) Le carnet de Jimidi

 

 

our une raison que je ne m’explique toujours pas, toutes les nouvelles de Routes enlacées convenaient parfaitement à la première éditrice du recueil, en première lecture sauf « Accident », la dixième. Je ne me rappelle plus ses arguments dans le détail. Ça concernait l’écriture je crois, trop différente des autres nouvelles. Trop détachée. Bon. Du coup j’ai réécrit complètement « Accident ». Sans tricher, c’est à dire que je suis parti de nouveau d’une page blanche sans avoir la première version sous les yeux, juste celle de mon souvenir. Je n’avais jamais fait ça. C’est plutôt marrant. Du moins sur un texte de dix pages. Je n’ai pas l’impression que la deuxième version ait été très différente, mais celle-là lui convenait. Y’a des gens dont je renonce à comprendre les raisons et la logique, notamment les éditeurs. Les journalistes, aussi.

 

Accident n’est pas une histoire d’amour, même s’il y en a. Je dis ça pour Coupin, qui a l’air de développer une allergie aux histoires d’amour, en plus du poil de chat. D’ailleurs, j’en profite pour m’insurger avec la dernière énergie contre cette calomnie selon laquelle Routes enlacées serait un recueil d’histoires d’amour. Perso, je n’en compte que trois : La 71, Auto-stop et Transports. Ajoute Mercedes, à la rigueur, quoique l’un des deux soit mort et voilà. Quatre sur dix-huit, on est à moins de 10%, pas de quoi investir dans une boite de mouchoirs. Quoique... Ce serait peut-être plus prudent, parce qu’Accident est une histoire triste.

 

Tiens ? J’ai bien failli conclure cet article en évitant d’évoquer ce que cette nouvelle pouvait avoir d’autobiographique... Contrairement au personnage principal, je n’ai pas, ou plutôt, je n’avais pas en écrivant « Accident » l’expérience du décès d’un proche. Depuis, je me suis entraîné en commençant petit, par un premier chat, puis un deuxième. Le pire reste à venir, mais je ne suis pas du tout pressé. Je me suis donc plutôt appuyé sur cette angoisse que je crois assez universellement partagée par les parents de voir un malheur arriver à leur enfant. C’est irréductible. Toujours présent, là, quelque part, comme si la joie qu’ils nous procurent, le miracle de leur existence, l’amour qu’on leur porte, allongeait au fil des jours une ardoise qu’il faudrait s’attendre à régler d’un coup.

 

Sinon, pour les détails géographiques, ils étaient empruntés au Mâconnais pour la première version d’Accident et aux environs de Villefranche sur Saône pour la deuxième, puisque j’avais déménagé entre temps. Tiens ? C’est peut-être parce qu’elle préférait le rouge au blanc que l’éditrice m’a demandé de réécrire cette nouvelle ?

 

Routes enlacées chez ÉLP

 

 

 

 

La première version de "Accident", titrée "Fauchée :


 

        Ce jour là, pour une raison inconnue, la voiture de mon fils Steeve avait quitté la route, percuté un arbre et pris feu. Je veux croire, je veux désespérément croire qu’il est mort sur le coup et non dans les flammes.


Le lendemain matin, très tôt, un policier me réveillait pour m’annoncer la nouvelle. Son coup de sonnette me tirant brusquement du lit, je restais dans un état de confusion tel qu’il m’a semblé voir Steeve sur le seuil. Il était là, en uniforme sur le pas de la porte, si jeune, affichant avec mon fils la ressemblance de ceux qui appartiennent à la même génération. Il m’a demandé d’être courageux, Steeve avait eu un accident, un grave accident et répondant à ma question muette, il ajouta que oui, mon fils était mort, mais sans souffrir, croyant sans doute cette précision de nature à me rasséréner !


Depuis, j’ai le sentiment de ne m’être jamais réveillé tout à fait. Suis-je encore endormi ? Un autre terrible coup de sonnette va-t-il de nouveau me plonger dans l’horreur ? Puis-je croire que je suis éveillé empêtré en plein cauchemar comme je le suis ? J’ai du identifier le corps, affirmer que cette chair brûlée étaient bien mon fils, d’ailleurs ceux des objets retrouvés sur lui n’ayant ni grillés ni fondus ne laissaient malheureusement aucun doute. Il était parti de chez sa mère, cet après-midi là, me téléphonant pour prévenir de sa visite et me demander de ne pas l’attendre : des gens à voir sur la route, un apéro possible, peut-être une invitation à dîner. Je m’en suis beaucoup voulu d'être allé me coucher avant son arrivée. Ça n’aurait rien changé bien sûr, il n’était jamais arrivé, mais je ne sais pas, j’aurais voulu avoir quelque chose à me reprocher, sans doute faute d’avoir quelqu’un d’autre à incriminer.


Steeve n’était plus et pendant son enterrement, j’avais l’impression qu’il n’était pas là non plus. Son cercueil ne contenait qu’une dépouille, rien des années de notre histoire commune, rien de mon amour pour lui. Mais l’idée de son absence m’écartelait, et pendant ses funérailles, j’avais l'impression de partir en morceau dans la foule. Puis vint l’apitoiement sur moi-même, bien sûr, l’idée stupide de mes efforts, de mes sacrifices, de cet amour inutile même puisque mon fils était mort. Je chassais cette idée sans peine. Aurais-je fais moins si j’avais su à l’avance ? Bien sûr que non, au contraire. Restait l’absence, la très solide absence, contre laquelle me taper la tête. L’absence contre laquelle la foi doit être un secours, celle dont rien ne me protégeait. Je repoussais l’idée que mon fils n’était plus nulle part avec le sentiment qu’il n’était pas dans cette église, que ce lieu n’était ni celui de sa mort, ni celui de nos adieux. On dit que les âmes de certains disparus ont du mal à savoir où se rendre. Ce doit être vrai pour les vivants. En tout cas, c'était vrai pour moi.


Alors j'ai voulu revoir l'endroit, le lieu exacte de l'accident et j’ai repris cette route que j'empruntais occasionnellement pour rendre visite à mon ex-femme sa mère. Le bout d'une longue ligne droite, des traces de freinage qui obliquent vers l'accotement, en contrebas du talus un arbre brisé, des traces d'incendie, c’est là. Demi-tour un peu plus loin, puis je me gare sur l’accotement en passant de nouveau en revue les différentes hypothèses évoquées pour expliquer la sortie de route : Un verre de trop, un pépin mécanique, (peut être justement un début d'incendie ) un animal qui aurait traversé juste devant lui, l'endormissement. Aucune importance maintenant. Il roule vite, freine brusquement, dérape, la voiture quitte la route pour percuter l’arbre et elle prend feu. Debout dans les herbes brûlées, en contrebas de la route, je regarde cet arbre abattu, brisé sous le choc. C'est le seul arbre de l'endroit. La voiture aurait quitté la route une seconde plus tôt ou plus tard, elle n'aurait rien rencontré sur sa trajectoire et peut-être alors Steeve s'en serait-il sorti vivant ? Saloperie d'arbre. Je le vois abattu, couché sur le côté, le tronc brisé, les branches à terre et me dit que justice est faite, qu'il a son compte. Une vie pour une vie. Je regarde alentour, c'est ici que tout c'est passé, que tout est passé. C'est ici que mon fils est mort. C'est à partir d'ici qu'il s'en est allé. Ça me soulage de me dire ça, comme si les étranges sensations qui m’avait envahies durant ses funérailles n'avaient pas cours ici.


Comment les idées nous viennent-elles ? Comment l'alchimie complexe et mystérieuse de la pensée s'organise-t-elle malgré nous pour créer du nouveau là où il n'y avait que des souvenirs, des impressions confuses ? Les jours d’après ma visite sur le lieu du drame, mes pensées au sujet de la mort de Steeve tournaient toutes autour de cet arbre, mort lui aussi dans l'accident. L’idée de génération, avec le policier… J'avais de plus en plus le sentiment qu'il devait s'agir d'un arbre jeune. Cette écorce lisse, ce tronc dont j’aurais presque pu faire le tour de mes deux mains n’avaient rien d’un vieux chêne, rien de noueux. Peut-être même l’arbre avait-il exactement l'âge de Steeve ? Et peut-être n’avait-il comme seul tors que de se trouver lui aussi au mauvais moment au mauvais endroit ? Il n'avait rien demandé non plus.


J'avais déjà croisé comme tout le monde, au bord des routes, en particulier au moment de la Toussaint, ces couronnes mortuaires, ces bouquets de fleurs accrochés à certains arbre, commémorant quelque accident tragique mais sans vraiment les remarquer. Rien de tout ça ne me touchait jusqu'alors mais je comprenais maintenant – ô combien ! – cette envie, ce besoin de perpétuer le souvenir des disparus au lieu même de leur fin plutôt qu’avec je ne sais quelle stèle, derrière laquelle ils étaient si peu. Je me sentais un peu frustré à l'idée d’être privé de cette possibilité, il n'y avait rien à proximité de l'arbre abattu, rien à quoi je puisse accrocher des fleurs.


Finalement, c'est peut-être pour revoir l'arbre que je suis de nouveau retourné sur le lieu de l'accident, peut-être pour satisfaire cette curiosité de lui, m'assurer de son espèce, de cette jeunesse que je lui supposais. Peut-être aussi pour me sentir de nouveau pleinement présent, au seul endroit où cela me semblait permis. Mais c'est une nouvelle catastrophe qui devait m'accueillir. Approchant du lieu de l'accident, je voyais au loin s'élever une fumée qui n’annonçait rien de bon. Elle semblait provenir du point même du crash. Après m’être de nouveau garé, du haut du talus, j’embrassais la scène : une souche arrachée du sol, laissant un trou béant et tout un réseau de radicelles s’asphyxiant à l’air, un tronc débité en vertèbres de rondins, des branches rangées en stères de bûches et, finissant de se consumer, toute une ramure partie en cendre. Quelqu’un s’était occupé de « mon » arbre. C’était une incinération de trop pour moi. M’approchant, je me suis assis sur une des portions du tronc la tête comme pleine de sciure et de cendre, traversée d’images confuses de bébés bourgeonnants, de vieillards à l’écorce ridée, de femme portant leurs fruits, de jeunes gens lisses et souples agités par la danse du vent, et j’ai pleuré tout mon saoul sur ma bûche jusqu’à rester sec. Avant de partir, j’ai pu compter du doigt les anneaux sur la tranche de mon banc improvisé : Vingt cinq. A un ou deux ans près, l’arbre avait bien le même âge que mon fils. Ils étaient morts ensemble. Je repartais.


Alors j’ai fais la seule chose qui restait à faire. Le propriétaire du champ était d’accord, même si je pense qu’il n’a pas compris grand chose à ce que je lui ai raconté. J’ai choisi un cerisier chez un pépiniériste, sans hésiter, guidée par cette évidence qui fait trouver aux enfants leur jouet parmi cent jouets pareils. Et je suis retourné la bas le planter dans le trou resté béant. Bientôt il bourgeonnera, se couronnera de feuilles, son tronc lisse et ses branches danseront doucement dans le vent, l’automne l’illuminera de l’intérieur, il portera des fruits en juin, chaque printemps ses fleurs blanches éclateront silencieusement, et leurs pétales s’envoleront comme une prière.


 


Articles Récents

  • Bisounours et langue de bois
    Pour l’avoir déjà dit souvent, je peux le répéter ici encore une fois : je lis tout ce qui m’arrive, quelque soit la provenance et le contenu. Les sources sont assez diverses. Classiques : je lis ce qu’on me prête, ce qu’on me donne, ce qui tombe de ma...
  • La saga de Ote - Volume II - Le dirigeable
    La nature a horreur du vide, parait-il. Ça tombe bien : moi aussi. Après avoir terminé d'écrire le premier opus de cette saga (septembre 2014-->jullet 2015), un grand vide s'est fait. Je n'avais vraiment, mais vraiment aucune idée de ce dont pourrait...
  • Vivement que tous nos logement soient accessibles...
    Vivement que tous nos logement soient accessibles aux handicapés, qu'on puisse se faire livrer les courses par des robots. Ou par des handicapés, d'ailleurs.
  • J’étais tranquillement en route pour aller chez...
    J’étais tranquillement en route pour aller chez Dut quand je me suis avisé que l’aiguille de température d’eau indiquait plus de 100° et flirtait avec la zone rouge. J’ai continué à très petite vitesse jusqu’à un endroit où m’arrêter à l’ombre, avec l’idée...
  • Louons la Vache :
    Louons la Vache : 10 novembre 1966 Jean POIRET, humoriste, chante "Une vache à mille francs", une parodie de la chanson de Jacques BREL "Une valse à mille temps".
  • Non mais, franchement...
  • Je ne m'en lasse pas :
  • "Mais puisque je vous dit que mon attestation...
    "Mais puisque je vous dit que mon attestation d'installation d'un détecteur autonome avertisseur de fumée à BRÛLÉ dans L'INCENDIE provoqué par le fonctionnement défectueux de ce putain de détecteur ! "
  • On me les a demandé : les voilà, les pigeonneaux...
    On me les a demandé : les voilà, les pigeonneaux du balcon. J'avais l'impression que les petits, quelque soit l'espèce, étaient forcément au moins aussi beaux que les parents, voire plus - surtout les miens - mais quand tu vois ce désastre... Encore,...
  • Allo ? Y'a quelqu'un là haut ? Quand je disais...
    Allo ? Y'a quelqu'un là haut ? Quand je disais "on va tous mourir !" Je PLAISANTAIS ! C'est bon ? Tu peux remettre la clim ?