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3 octobre 2014 5 03 /10 /octobre /2014 17:43

 

 

Collection de bijoux - photo 01

 

Aujourd’hui, on a quasi bijouté toute la journée. Trop cool ce boulot, parfois. 

28 septembre 2014 7 28 /09 /septembre /2014 15:40

 

 

Créativité du dimanche - photo 02

 

 

L’idée, c’est de trouver des trucs à faire faire à nos stagiaires pour les vendre et qu’ils puissent ainsi participer au financement de certaines activités que notre budget « ordinaire » ne permet pas. On a déjà fait des bugnes : plus jamais. On a déjà fait des pâtes de fruit : ratage total. On a déjà fait des confitures : pas mal, mais ce n’est pas un chantier qu’on peut arrêter et reprendre le lendemain. On a déjà fait des chocolats : très bien, mais saisonnier. La dernière idée en date, c’est de recycler des capsules de Nespresso pour en faire des bijoux. Du coup, fallait faire des essais. J’ai fais des essais.

 

Créativité du dimanche - photo 01

Je te rassure, mon amour, les vernis à ongle, je les ai achetés ce matin à la braderie (1€ le flacon. Mettez m'en douze). Tu dis ? Ceux en haut à droite, il te semble bien les reconnaître comme étant les tiens ? Ah merde ! Pris la main dans le sac ! 

 

Créativité du dimanche - photo 03

Plein, j'ai essayé plein de trucs. Là, c'est la série : j'écrase, je vernis à ongles, j'enduis de rebouchage, je ponce à l'éponge vaisselle, je termine à l'encre. Mais la série : je découpe une fine lanière en spirale et je tresse, est pas mal non plus. 

Après, faudra assembler, mettre des fermoirs et tout. 

 

Créativité du dimanche - photo 04

 Y'a un stade, où ça ressemble à ça. 

Créativité du dimanche - photo 05

 Y'en a même un où ça ressemble à ça. 

 

 

Et donc, si tu bois du Nespresso, à la maison ou au bureau, et si tu peux me mettre les capsules usagées de côté... Propres, bien sûr. 

 



27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 20:34

 

 

Dessiner une coque de bateau avec SketchUp - Le carnet de J

 

Lettrine (I phare marin) Le carnet de Jimidi

 

 

l fut un temps, pas si lointain finalement, ou le principal défi de cet ici-carnet (oui, bon, c’était sur l’un ou l’autre de ses prédécesseurs) était de publier des articles sur des sujets ayant le moins d’intérêt possible. D’aller au plus près du néant, de ne pas toucher le plus grand nombre mais bien au contraire, de réussir à trouver le thème, l’angle, dont on pourrait être quasi certain qu’il n’éveille absolument aucune curiosité, aucune bienveillance chez qui que ce soit. Tu dis ? Il ne faut pas chercher bien loin pour voir que cette ligne éditoriale a laissé de profondes traces ? Effectivement. De nombreux billet s’inscrivent ici, encore actuellement, dans le droit fil de cette intention fondatrice. Les gadgets, c’est ça. L’inventaire des tiroirs et des étagères, c’est ça aussi. Le Schmilblick, c’est toujours ça, encore que pour lui, l’idée de jeu et la gratuité qu’elle suppose, coïncide hélas bien avec sa vacuité.

 

Le présent article devrait faire date dans cette tradition. Il se propose de cumuler plusieurs garanties de n’intéresser personne : modéliser des coques de bateaux n’est pas un loisir communément répandu, à part, peut-être, chez la très surprenante Mélanie (de Tours) et je doute que ceux d’entre vous dont se serait le métier utilisent Sketchup pour ce faire. De plus, pour être sûr, mais alors là, sûr que personne ne puisse tirer le moindre profit de ce qui va suivre, je vais m’astreindre à décrire pas à pas les différentes opérations nécessaires, mais sans utiliser aucun schéma ni aucune copie d’écran. Te voila prévenu.

 

Après avoir ouvert un nouveau projet dans Scketchup, vire la dame qui prend la pose sur le point d’origine, elle va gêner. De toute façon, le racolage est interdit. Tu peux soit la supprimer, soit la déplacer pour qu’elle stationne plus loin. Pour la suite, tu vas avoir besoin d’un gabarit, pour suivre l’arrondi de la coque, aussi, la première étape va-t-elle consister à le tracer et, oh ! Surprise ! Il va ressembler à une grand-voile : un triangle rectangle à l’hypoténuse en arc de cercle. A partir de l’origine, le long de l’axe vert, trace un trait de la longueur de la coque projetée, disons dix mètres, ne soyons pas rat. Voilà le grand côté de notre triangle. A partir de l’origine et sur l’axe rouge, perpendiculairement au premier (donc), trace le petit côté, d’une demi-largeur de la coque projetée, mais disons un mètre, pour faire simple. De toute façon les mesures exactes, on s’en fout un peu, vu qu’on pourra changer les dimensions de la coque une fois terminé. Tu relies les deux extrémités des côté du triangle par une belle hypoténuse courbe - un arc de cercle en fait, pas trop joufflu, restons sportifs et sveltes. Si tout va bien, le programme créera lui-même une surface, indiquée en grisé : celle de ton gabarit. Sélectionne-le complètement pour le transformer en composant, ce sera pratique pour après afin d’éviter que les surfaces de la coque ne se mélangent avec lui. Se suivre pour se guider, c’est bien ; se mélanger, c’est autre chose. C’est fini pour le gabarit. Dans un endroit encore pas trop occupé, trace un cercle de deux mètres de diamètre. Par défaut, Sketchup propose un cercle de vingt-quatre côtés (c’est donc plus un polygone qu’un cercle, mais bon...) : c’est très bien. Trace un diamètre, parallèle à l’axe rouge, ce sera plus simple. Élimine une moitié de ce cercle, y compris son contour et hop, tu as l’équivalent d’une première membrure, celle de la poupe, à partir de laquelle tu vas pouvoir extruder les autres jusqu'à la proue. J’adore extruder. La manip va désormais consister à faire coïncider cette première membrure à l’extrémité du gabarit. Positionne-la de façon à ce que le centre du cercle coïncide avec le point d’origine et que la membrure soit verticale. Tu dis ? Il faut pour ça la faire basculer de quatre vingt dix degré. Effectivement. Si ce n’est déjà fait, positionne l’angle droit de ton gabarit également au point d’origine. Si tout va bien, une extrémité de ton demi-cercle coïncide également avec l’extrémité du petit côté de ton gabarit. C’est le cas ? Bravo ! Ce n’est pas le cas ? T’es viré. Après, on va répéter la même suite d’opérations : Extruder la membrure d’un mètre ; ajuster son bord supérieur en se guidant sur le gabarit, avec l’outil « Scale » appliqué à sa face avant. Attention, pour ajuster le bord droit en même temps que le bord gauche, il faut utiliser « Scale » (raccourci S au clavier) en même temps que Ctrl, ce qui permet de faire varier les dimension non à partir des bords de la surface, mais de son centre. On revient à l’extrusion, mais avec l’option Ctrl, qui permet de créer un nouveau volume. Extrude d’un nouveau mètre, ajustement le long du gabarit avec Scale et tout ça dix fois. Petit à petit, ta membrure de départ s’étroitise jusqu’à former une étrave. Il te reste à virer le gabarit, à mettre là-dessus un mat, des voiles et... Bon vent ! 

 


7 avril 2012 6 07 /04 /avril /2012 16:30

 

Champ de colza - Le carnet de Jimidi

 

 

Lettrine (E frosty's Jaune) Le carnet de Jimidist-ce parce je trouve le jaune vulgaire, criard, difficile à porter que je ne l’aime pas, ou alors, ne l’aimant pas, est-ce que je ne lui trouve que des défaut ? Toujours est-il que je n’aime pas le jaune. Les iris sont beaux, sauf les jaunes, hormis les sauvages bien sûr. La reine d’Angleterre est moche, surtout en jaune. Je n’aime pas l’or, qui me le rend bien, ni le doré, et le seul jaune qui trouve parfois grâce à mes yeux, c’est le jaune fluo, celui des feutres surligneur, parce qu’il est pratique, mais également celui de certains shorts de bain. D’ailleurs j’en ai eu un longtemps. On pouvait très difficilement me perdre sur la plage. Mais à ces rares exceptions près, le jaune : beuark.

 

Le jaune Reine d'Angleterre - Le carnet de Jimidi(Quelqu'un s'était dit, en la voyant : "On dirait un baton de colle Uhu !)

Les jaunes du Forsythia - le carnet de jimidi

 


J’ai une aversion toute particulière pour les forsythias. Je ne sais pas à quoi ça tient. Je reconnais que sur un mot compte triple, au Scrabble, ça doit cartonner, mais sinon, je trouve leur floraison soudaine vulgaire et criarde, difficile à supporter. De plus, souvent, ces arbustes sont mal taillés. Ça part dans tous les sens et ça donne très envie de les ratiboiser. C’est d’ailleurs ce que je fais dès que l’occasion m’en est donnée.

 

Sinon, je vous recommande la lecture de pourpre.com ou vous trouverez très heureusement des expressions sur d’autres couleurs que le jaune.

 

 

jaune (d’après « pourpre.com » avec une pincée de Wikipédia) et un rien d’apports personnels.  

Un jaune

1. (familier) Personne de type asiatique.

2. Un briseur de grève.

Un petit jaune

Pastis avec peu d'eau.

De la jaune

De l'eau-de-vie vieillie en fût, par opposition à la blanche.

(Cf. également la Chartreuse jaune et la Suze de punition.)

Conte jaune

Histoire à dormir debout.

Étoile jaune

Signe de reconnaissance dont on avait imposé le port aux Juifs au cours du Moyen Âge et sous le régime nazi.

Fièvre jaune

Maladie infectieuse et contagieuse due au virus amaril.

Les pages jaunes

(France) Annuaire téléphonique des professionnels.

Passeport jaune

Pièce d'identité des forçats libérés.

Le péril jaune

Danger que constitueraient les pays de race jaune à cause de leur surpeuplement dû à une forte natalité. Par extension, danger économique de provenance asiatique.

Tête jaune

(Nouvelle-Calédonie) Bouquet de corail de couleur jaune.

Un ventre jaune

Un habitant de la Bresse (les Bressans consommaient du maïs, et avaient la réputation d'être riches et de cacher leur or).

Vin jaune

Vin blanc du Jura issu d'un seul cépage, le Savagnin.

Être jaune

Être peureux (spécialement en parlant d'un sportif ?).

Être jaune de jalousie

Éprouver une forte jalousie.

Être peint en jaune

Être trompé par sa femme (d’où, le jaune cocu ?)

Rire jaune

Rire avec contrainte, pour dissimuler son dépit.

La marque jaune

        Album BD de Edgar P. Jacobs, mettant en scène Black et Mortimer.

Le carton jaune

        Donné en sport par l'arbitre pour signifier un avertissement.

La croisière Jaune

        Fameux raid automobile organisé en 1931 par André Citroën en         1931/1932.

Le maillot Jaune

        Maillot porté par le coureur en tête du classement général du Tour de     France et de nombreuses autres courses cyclistes.

Les pièces jaunes

        Centimes de francs puis d’euros.

Le Mystère de la chambre jaune

        Roman policier de Gaston Leroux publié en volume en 1908 après être paru en feuilleton dans L’Illustration l’année d’avant. Bien meilleur que « Les yeux jaunes du crocodile » de Katherine Pancol.

Le nain jaune

        Jeu de société avec des cartes et des pions. Les enfants adoraient, surtout le moment du « roi qui prend, dame qui prend, valet qui prend... » presque aussi jouissif que le « Coup fourré ! » du 1000 bornes, ou de couper le Petit au Tarot.

 

 Les jaunes du citron - Le carnet de Jimidi

Les jaunes du bouton d'or du pissenlit et du coucou - Le ca

Les jaunes de la moutarde (de Dijon) et du condiment (AmoraOcre jaune et jaune poussin - le carnet de Jimidi-copie-1

Le jaune pur en synthèse additive - Le carnet de Jimidi

 

      Voir également les articles : Attention le jaune revient ! mais également : En v'la des jaunes en v'la

 

 

 

 

 


28 février 2012 2 28 /02 /février /2012 08:05

 

 

Nuancier-Crayons-Polychromos-Faber-Castell--120-nuances----.jpg

Faber Castell - boite de 120 crayons Polychomos - Le carnet

 

 

Lettrine--D-coule-.jpg

 

 

 

 

es alphabets aux nuanciers, il n’y a qu’un pas. Le même nous conduirait aux notes de musiques, au tableau périodique des éléments et à toutes ces nomenclatures rangeant côte à côte les petites unités grâce auxquelles on construit tout le reste.

 

Je n'avais pas trouvé de nuancier des crayons de couleur « Polychromos » de Faber Castell, ceux que j’utilise (jusqu'au coup de main de Philippe, en commentaire) Du coup, j’en avais bricolé un en plongeant la pipette de Photoshop dans chacun des  120 crayons d’une image de la boîte complète - comptez deux heures de boulot - mais l’essentiel manquait : leurs noms (C'est fait depuis).  En lot de consolation, je vous ai retrouvé l’inventaire des miens (je ne les ai jamais eu tous).

 

Nuancier crayons de couleur Faber-Castel - Le carnet de Jim

 

 

 

 

Sur les nuanciers, on pourra lire aussi :

 


1 novembre 2010 1 01 /11 /novembre /2010 09:27

 

 Prison - Jimidi - années soixante dix

 

 

 

Lettrine (A prison)lors là, mes enfants, on fait pas dans le simple... Du moins visuellement et techniquement. Mais il faut que je vous parle un peu du contexte de cette oeuvre composite. On doit être dans les années soixante-dix et viennent de s’installer, à un jet de pierre de chez Dut, Nicole, Denis Rousseau et leurs deux enfants, Samuel et Jocelyn. Nicole est potière, Denis... Heu... Vannier au départ, lissier à l’arrivée, mais également sculpteur et accessoirement mon prof de Tarot. Lissier, je précise pour Mélanie (de Tours), c’est les gens qui font de la tapisserie. Non, pas du papier peint, de la tapisserie genre Aubusson. Je vous en aurait bien montré, mais Google, s’il connaît plein d’homonymes, ne le trouve pas lui. Denis avait installé son grand métier à tisser au garage, rechapé de béton frais avec mon aide et confectionnait au départ, des tapisseries assez classiques, sur lesquelles de grandes formes géométriques rondes s’interpénétraient. Tu vois Toffoli ? Ben un peu pareil, mais abstrait et en laine. Côté jardin, Nicole avait son atelier terre. Elle tournait une poterie assez conventionnelle également : pichets, bols, coupes... Il était temps que j’arrive.

 

 

On ne dira jamais assez les bienfaits de réunir plusieurs artistes dans les mêmes mètres carrées. Certes, la maison de Nicole et Denis n’était pas la Villa Médicis, mais j’ai quand même passé chez eux des milliers d’heures. Je me suis par exemple demandé un jour si en remplissant une boule de terre creuse de verre pilé, après cuisson, en la cassant, il n’y aurait pas moyen de recréer ces géodes de cristaux qui constituent un peu le graal de tous chasseurs de minéraux. J’avais à l’époque (et j’ai toujours dans un carton) une collection de pierres assez importante. Je me souviens de notre surprise en sortant mes essais du four. Côté géode, c’était tout à fait raté, mais la canette pilée, en fondant, avait recouvert la terre cuite d’une matière lisse, transparente et profonde dans laquelle la lumière jouait au gré des craquelures nées du refroidissement dans son épaisseur. Ça évoquait le vitrail et l’eau marine des criques. Denis s’est beaucoup servi de ça pour plusieurs réalisations de grands décor muraux.

 

Mais perso, à l’atelier (j’allais écrire « en cuisine » !) mes recherches m’orientaient, là comme ailleurs, vers tout ce qui pouvait faire trace d’écrit. On ne sera dont pas surpris de retrouver, dans « Prison », une plaque de terre portant un alignement d’idéogrammes carrés.

 

Les « racines » viennent d’ailleurs. Ayant abandonné la tapisserie plate, Denis explorait les possibilités offertes par le macramé et d’autre techniques dont une consistait à gainer du fil métallique avec de la laine. Il utilisait pour ce faire une perceuse fixe, dans le mandrin de laquelle il coinçait une tige métallique. Quand la tige tournait, le fil de laine se trouvait bobiné autour d’elle et plusieurs passages donnait au fuseau réalisé une épaisseur variable. Perso, j’ai bobiné du fil de cuivre, récupéré dans des transfos de vieilles télés. Les barbelés de « Prison » sont de cuivre également, réalisé à l’identique d’après un modèle original piqué sur une clôture. Qu’est ce qu’on a d’autre ? Oui, plusieurs grillages à maille carré, au moins quatre différents, mais maintenant, vous savez pourquoi.  

 

Comme vous pouvez le voir, l’ensemble est plutôt raté. Les trop nombreux éléments entretiennent entre eux un dialogue de sourd, produisant au final une sorte de cacophonie dans laquelle on serait bien en peine de dégager une intention. A l’occasion, je vous montrerai une oeuvre réussie utilisant les mêmes techniques, mais elle est chez Dut, je l'ai donnée à mon père.

 

 

24 octobre 2010 7 24 /10 /octobre /2010 19:23

  

lettrine (B ruach dessin jimidi)

 

 

 

 

 

risons tout de suite la fausse modestie affichée par le titre de cet article, si je vous montre ce qui suit, c’est bien parce que je trouve ces dessins et collages dignes d’intérêt. Ils ne sont vieux que par les dates. Je ne les ai jamais vraiment montré. J’en ai offert pas mal, mais exposé non. C’est d’ailleurs une des raison qui m’ont fait abandonner l’art plastique et l’art avec des plastiques au profit de la littérature : j’y avais plus de potes. L’autre raison, c’est qu’en dessin, il ne me semble jamais être allé au-delà du joli. On a beau dire, mais provoquer une émotion esthétique, en dessin, en peinture, c’est un métier autrement plus compliqué pour moi que de faire pleurer et rire - si possible en même temps - avec des mots. Bon retour dans la fin des années soixante-dix et le début des années quatre-vingt !

 

Dessin Jimidi 7

 

 Dessin Jimidi 2

 

Dessin Jimidi 1

 

 

Cette série là met en oeuvre une technique simple. J’improvisais un dessin à main levée avec un gros cutter soigneusement émoussé, qui gravait le papier sans le couper, mais dont la lame donnait aux traits un côté « tendu » et net que n’aurait pas eu, je sais pas moi, disons un stylo bille sans encre. Parfois, j’ajoutais dans une surface ou deux d’autres gravures : carreaux, rayures parallèles, réseaux, idéogrammes, puis je passais au coloriage, au crayon de couleur, mes Faber-Castell chéris, qui faisaient enfin apparaître (à ma grande joie) la gravure. J’étais dans une époque « séries ». Je me rappelle m’être dis quelque chose comme « Bon, j’en fais cinquante, et après on voit. » Curieusement, mais je n’aurais pas dû trouver là de quoi m’étonner, certaines dessins me paraissaient bien mieux réussis que les autres et finalement, chaque série a toujours vérifié la distribution selon une courbe de Gauss : la plupart pas mal, quelques uns à jeter, quelque uns vraiment bien. On retrouve ça partout, dans les photos et les foules.

 

 

Dessin Jimidi 3

 

 Dessin Jimidi 4

 

Là, si je voulais un tant soit peu me vendre, je dirais que je ne sais plus ce qui m’a poussé un jour à recouvrir certains dessins de colle à bois puis de peinture blanche, pour ensuite découper la peinture, ou la gratter, ou la poncer et les plus charitables d’entre vous penseraient que j’ai été touché par l’inspiration, ou que mon ange gardien en ayant marre de cette série, m’a botté le cul. C’est à la fois plus simple et plus compliqué. J’ai d’ailleurs en partie vendu la mèche en avouant que certaines dessins, quoiqu’exécutés de la même façon que les autres, étaient à chier. D’où l’idée de leur donner une deuxième chance, de m’en servir de fond, de matière première pour une autre série. Faut pas gâcher. S’ajoute à ça une irréductible fascination pour ce qui se révèle sous l’apparence, la surface. Donc colle à bois en guise de verni, pour que la peinture n’adhère pas trop, puis une bonne couche de blanc acrylique, puis de nouveau gravure, mais avec un cutter coupant cette fois. Réseaux, hachures et décollage de petites (ou grandes) surface de peinture pour faire apparaître le dessin d’en dessous, un peu, beaucoup, passionnément.

 

Dessin Jimidi 5

 

 Collage Jimidi piscine

 Collage Jimidi 1

 

 

 

Ne me demandez pas comment j’en suis arrivé à coller du sac poubelle sur du filet à courgette au fer à repasser. Là, c’est vrai : je ne m’en rappelle plus. Toujours aimé les mailles carrées, mais ça, on voit bien pourquoi. En organisant l’espace en colonnes et lignes, les matrices à maille carrée semblent figurer un état primitif du texte, quelque chose comme une page quadrillée prête à l’accueillir. D’ailleurs, c’est ce que semble illustrer le premier dessin de cette série, avec ces faux idéogrammes bien rangés, donnant une « impression de texte » sans que celui-ci soit lisible. Ce qui semble assez normal, vu qu’il n’y en a pas. Ceci dit, si j’écrivais ma liste de course en cunéiforme, tu ne la lirais pas non plus.

Ce que j’ai pu en repasser, du plastique, d’autant que tu ne le verras pas ici, mais certaines séries que je n’illustre pas dans cet article, lui faisait la part belle. Je pense bien sûr à la série des « écorchés », dont je parlerais peut-être un jour.

 

 

Dessin Jimidi 6

 

 

On termine le voyage par le pire de tous, mais qui me semble - c’est rassurant - le plus ancien. Je l’ai titré « La Roche de Solutré après la victoire des socialistes ». Naaan, je plaisante ! C’est fou ça : tu es vraiment près à gober n’importe quoi ! De l’encre, de l’émail vitrail employé façon « papier à la cuve », des rajouts d’arbre pour faire réaliste. Pas grand intérêt. Fin de l’étape. Ne descendez pas avant l’arrêt complet du train en gare.

 

Jimidi

 

 

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