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28 décembre 2014 7 28 /12 /décembre /2014 12:22

 

Noël en Corse - Isolella - photo 05

 

Quand on dit "granite", on pense volontiers à une pierre sombre, anguleuse. C'est sans doute à cause des pierres tombales. À Isolella, le granite est couleur chair et ses formes évoquent également des trucs anatomiques, charnels. Ajoute à ça un sable soigneusement lissé par les grosses vagues, et les grosses vagues, avec leur bleu, bleu vert, vert, le soleil qui joue en transparence à travers, l'écume blanche... Bref, le lieu était magnifique, pas très loin d'Ajaccio et coupain a pu s'éplucher les mains sur ses blocs tout à loisir. Ça reste du granite. 

 

 Isolella - photo 02

Isolella - photo 01

Isolella - photo 03

Noël en Corse - Isolella - photo 03

Noël en Corse - Isolella - photo 06

Noël en Corse - Isolella - photo 07

 

 

23 décembre 2014 2 23 /12 /décembre /2014 13:35

Noël - photo 01

  Je te plante le contexte, OK ? Donc nous sommes encore en Corse, profitant de façon absolument éhontée d'une douceur inhabituelle, même ici. Cédant à la demande tout à fait grossière de Mélanie (elle doit être en manque de foie gras et de champagne...) j'envoie ces photos, piochées un peu au hasard dans les deux cent prises jusque là, re-dimensionnées, mais pas trouvé comment changer le contrast et tout. Photoshop est resté à la maison. 

On commence ci-dessus par une photo de saison, celle d'un bon feu de cheminée chez Dut, le samedi avant notre départ. L'idée de les savoir seuls pour Noël est un peu pénible, mais bon : on peut pas être partout. 

 

Noël - photo 02

Je le savais, mais c'est toujours agréable à vérifier : la période est TRÈS favorable aux photos "route de nuit". Y'a de la diode plein les rues. 

 

 

Noël - photo 03

 

Décembre, c'est également l'anniversaire de ma brune. Donc fleurs. Il semble que les tulipes aient profiter d'être en bouquet et en vase pour pousser et dépasser les roses. C'est un peu inattendu, mais sympa. Tu dis ? Tout ça est un peu jaune pour quelqu'un qui n'aime pas cette couleur ? Bah ! Faut pas en dégouter les autres. Pi c'est plutôt orange. 

 

 

Noël - photo 04

 

On nous attendait à 16h30 à Marseille, pour un départ prévu à 18 heures. Zut, c'est le "Monte d'Oro". On l'a déjà eu et ce n'est pas le mieux. Bah ! La cabine est OK (mais sans sanitaires) et à la suite d'un problème technique peu surprenant sur un si vieux bateau, on part avec trois heures de retard. 

 


Noël - photo 05

Ayé ! Le pilote quitte notre ferry, À nous le grand large jusqu'à Propriano

 

 

Noël - photo 06

 

Et là, boum, direct, la grande bleue et le ciel qui va avec. 

 

Noël - photo 07

J'ai pris des TAS de photos des uns et des autres, mais Diva, ci-dessus, est la seule qui ne fera pas valoir son droit à l'image. Sinon, sache que notre petite Thalie est en pleine forme et que notre petite Alice est un petit ange. 

 

 

 

Noël - photo 08

 

Moins animé qu'en été, mais toujours aussi beau avec son arrière plan de montagnes, le port d'Ajaccio, qui, je le rappelle, c'est pas tout à fait une belle ville, même si elle reste très agréable. 

 

 

Noël - photo 09

 

Petite balade sur le chemin des crêtes, avec vue sur les Îles Sanguinaires. Le sentier commence à côté d'une petite centrale solaire. 

 

Ah, pi nous sommes allés à Isolella, un bord de mer rocheux, magnifique et depuis, on attend Noël ! 

 


10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 16:18

 

 

  Maxi-trimarant-Banque-Populaire.jpg

 

 

Tout. Il y a tous les éléments d’une très bonne histoire, là dedans, y compris cette fin atteignant et dépassant les rêves les plus fous des intéressés. J’aime la course au large. C’est mon côté «grand public ». Ces très beaux artefacts que sont les voiliers, les savoir parcourir les océans à fond, ça me fait rêver. J’avais été tout particulièrement accroché par le dernier Vendée Globe et dans cette course ultime, par l’aventure particulière d’Alessandro Di Benedetto et alors que je m’intéressais à l’édition 2014 de la Route du Rhum, avant même le départ, je suis tombé sur Loïck Peyron.

 

C’est une course qu’il a courue six fois sans jamais la remporter. Sachant qu’elle n’a lieu que tous les quatre ans, je te laisse imaginer à quel point cette putain de Route du Rhum fait partie de son histoire personnelle. Quand on regarde l’impressionnant palmarès du skipper, on peut penser qu’il a néanmoins « tout » gagné, en tout cas assez pour n’avoir rien à prouver sur cette course. Sa première victoire remonte à 1980. Il arrive cette année là en tête de la quatrième étape de la solitaire du Figaro, à 21 ans. Je te laisse imaginer ce que ce marin d'exception a pu gagner les trente années d'après. Mais pour revenir à la Route du Rhum et à mon sentiment que Loïck Peyron l’avait un peu en travers de la gorge, il faut se rappeler que pendant l’édition 2002, la mer fracasse son trimaran, ainsi que la plupart des autres trimarans comparables. Ce jour là, en pleine tempête, une vague arrache son flotteur tribord, du coup, le mat tombe sur le flotteur bâbord. Le skipper garde l’espoir de sauver le bateau et de rejoindre le Portugal quand finalement, tout partant en morceau autour de lui dans des vents à 140 kmh, il déclenche sa balise de détresse. Il est recueilli par un cargo portugais.

 

J’imagine qu’il a dû en sortir en se disant quelque chose comme « Continuez sans moi les mecs, le Rhum : plus jamais ! » et de fait, il ne participe pas aux deux éditions suivantes, ce qui ne l’empêche nullement de naviguer et d’accumuler d’autre trophées. Mais on peut penser (je l’ai dit, la voile, ça me fait rêver) que cette course jamais gagnée le grattouillait quelque part et qu’il cherchait un moyen d’en finir avec elle. Ce moyen là, il semble qu’il l’ait joliment trouvé puisqu’il comptait s’aligner au départ de l’édition 2014, sur un « petit » multicoque de 12 mètres, en tous points semblable à celui de Mike Birch, qui grillait de 98 secondes le monocoque de Michel Malinovsky sur la ligne d’arrivée de la première édition en 1978 après plus de 23 jours de mer.

 

Trimaran-jaune-de-Loick-Perron.jpg

 

Là, déjà, l’histoire est belle, même avec ce « petit » bateau d’un jaune insupportable. Tourner la page du Rhum, oui, mais avec panache, après deux ou trois semaines de mer, à échanger des souvenirs entre skipper et bateau, chacun se demandant s’il allait faire mieux que leur dernière fois...

 

Et alors même qu’il était sur l’eau, terminant de boucler ses mille miles de qualification sur son « petit » bateau, Loïck Peyron reçoit un appel téléphonique selon lequel Armel Le Cléac'h, qui devait prendre le départ à bord d’un trimaran géant, est forfait puisqu’il s’est blessé à la main. On lui propose le job. On comprend sa réponse spontanée : c’est non, bien sûr. Il s’apprêtait à une traversée vintage sur un trimaran de 12 mètres, juste équipés d’un sextant et d’une carte, voilà qu’on lui propose de prendre la barre d’un des favoris, une fusée de plus de 30 mètres dont les voiles totalisent un nombre invraisemblable de centaines de mètres carrés. C’est qu’il faut les monter, ces machins là ! 

 

Puis la nuit portant conseil, il change d’avis. Là, pareil, je ne suis pas dans sa tête, mais je peux imaginer que le démon de la compétition lui ait rendu visite cette nuit là et peut-être même ce démon lui a-t-il fait miroiter qu’une victoire, une victoire enfin ! pour tourner la page, ça avait quand même une autre gueule qu’une croisière à l’ancienne sur trois bananes fluo ! Ce que j’imagine également facilement, c’est la tension dans laquelle a dû le mettre cette décision d’accepter. On est à moins de trois mois du départ, autant dire que c’est demain, il n’est pas du tout sûr d’avoir la condition physique nécessaire : cinquante quatre ans, c’est encore jeune (j’en ai 56), mais Armel Le Cléac'h qu’il remplace en a 37 et la moyenne d’âge des concurrents est autour de 44 et s'il se plante, il ruine le travail de l'équipe ayant préparé le bateau et celui du skipper qu'il remplace. 

 

Si j’ai bien compris, Loïck Peyron a quand même soumis sa réponse définitive à l’essai du bateau, en configuration de course, c’est à dire seul à bord. Chat échaudé... Il faut croire qu’ils se sont entendus.

 

Il part. Au sortir de La Manche il est en tête et va le rester jusqu’au bout. Il gagne et tombe au passage le record de l’épreuve établi en 2006. Après six participations infructueuses dont trois se sont soldés par des abandons, Loïck Peyron gagne la Route du Rhum en 7 j 15 heures 8 minutes et 32 secondes. Les courses ? « Nous avons tous perdu beaucoup plus de courses que nous n’en n’avons gagnées. » Le record ? « C’est la cerise sur le bateau. » J’adore ce type.

20 août 2014 3 20 /08 /août /2014 19:07

 

 Les Razes Brûlées au petit jour dans la brume - photo 02

 

 

Non parce qu'AVANT Gargnano, l'Italie, le Lac de Garde, sa Méditerranée d'eau douce et sa météo enfin estivale quatre jours sur cinq, y'a eu la Haute Loire. La Haute Loire, on y va traditionnellement à la mi-juillet pour le festival "Nuits de rêves" de l'association "Rêves de foin", et de là, on va garder la maison de nos amis de Monistrol sur Loire. Mais comme cette année, ma brune prenait soin d'elle à l'hosto, je ne me sentais pas du tout de festiv-aller seul. Et comme je ne me sentais pas non plus  de rester à Villefranche tout juillet et que je m'étais engagé auprès de nos amis, dès le 15 août, hop, direction Monistrol.

 

 

Je ne sais pas s’il y a eu quelque part, en France, dans cet été pourri, un endroit où il a fait beau deux jours de suite, mais ce n’était certainement pas en Haute Loire. Du coup, j’ai passé des journées entières à lire Pierre Bottero (de l’heroic fantasy pour ado, un peu facile, mais pas trop débile.) Plus de quatre mille pages, mais en plusieurs volumes quand même. 

 

Pascal et Gaëlle - photo 03

Ça a commencé très vélo, cette tranche de juillet. Le 15, je conduisais les voisins du dessous à leur départ de rando vélo : un village du Beaujolais, sous un ciel menaçant...

 

Les Razes Brûlées - Départ en rando - photo 01

... et le surlendemain de mon arrivée chez eux, mes hôtes partaient en Bretagne longer le canal de je ne sais plus où à bicyclette. Lorient-Brest ? Ça se peut ? 

 

Raoul - photo 02

Raoul - photo 07

Raoul - photo 11

Et je restais seul avec Raoûl, le récent chat de la maison. Une crême. 

 

Capharnaüm Caravane - Photo 01

Capharnaüm Caravane - Photo 05

Capharnaüm Caravane - Photo 04

Capharnaüm Caravane - Photo 13

On avait quand même eu le temps d'aller voir un spectacle musical burlesque non loin. (Le mal que j'ai eu à déclancher juste au moment où les quatre balles étaient allignées !) 

 

Les Razes Brûlées - poignée de la cocotte - photo 03

La tacite convention d'occupation gratuite des lieux suppose quelques petits travaux. Souvent des poignées à réparer pour moi. L'an dernier, celle du frigo, cette année, celle de la cocotte en fonte. Après ce premier modèle...

Les Razes Brûlées - poignée de la cocotte - photo 01

... je me suis empressé de bricoler celui-là, légèrement moins monstrueux. Tu peux y aller, c'est du chêne avec une vis grande comme ça. 

Motif 01

Petits travaux traditionnels toujours : refaire le motif d'accueil, situé sous la grille du seuil. Spirale : bof. 

 

Motif 02

Motif 03

Non plus. 

Les Razes Brûlées - recherche du motif de l'année - phot

Finalement, ce sera celui-là. Trois galets blancs puisqu'ils sont trois dans cette maison, et une forme évoquant à la fois l'abri et l'arc en ciel. Bah oui, c'est pensé. Faut dire que je n'avais pas grand-chose d'autre à foutre. 

Les Razes Brûlées - Baignoire et bassine

Autre petit travail : l'arrosage. Pour le jardin, comme on l'aura compris, le ciel s'en chargeait très bien, mais restait la serre et les plantes de la verranda. 

 

Les Razes Brûlées - barrière en bambou - photo 02

J'ai également entrepris la réalisation d'une sorte de clôture, à base de bambou et quand elle a été quasi finie, j'ai réalisé qu'elle était...moche. 

Feu - photo 02

Tout brulé. 

Les Razes Brûlées - couchant - Photo 04

Les Razes Brûlées - intérieur - photo 03

Les Razes Brûlées - peinard dans ma chambre

La maison est toujours aussi belle, intéressante et confortable. Pi depuis qu'il y a l'ADSL... 

Les Razes Brûlées au petit jour dans la brume - photo 05

Les Razes Brûlées - couchant - Photo 02

Les Razes Brûlées - couchant - Photo 21

Les Razes Brûlées - couchant - Photo 17

Les Razes Brûlées - couchant - Photo 08

Les Razes Brûlées - couchant - Photo 12

Et forcément, ne serait-ce que pour des raisons météorologiques, je passais pas mal de temps à regarder le ciel. je dédie les deux dernières photos à Béryl. Il sait pourquoi. 

Béryl et Séverine - photo 02

Et tiens, quand on parle du loup... Séverine et Béryl n'ont pas été les seuls à venir me faire un petit coucou. Également Laure et Dominique. C'était sympa de vous avoir. 

Les Razes Brûlées - un souci

Les Razes Brûlées - La glycine

Les Razes Brûlées (c'est le nom du lieu dit), c'est en pleine nature, donc fleurs

 

Attention, la séquence qui suit est fortement déconseillée à MiKla : ça grouille de petites bêtes. 

Les Razes Brûlées - bébêtes - photo 15

Les Razes Brûlées - Anis - photo 05

Les Razes Brûlées - Anis - photo 03

Dans le jardin des plantes aromatiques : l'anis (c'est peut être du fenouil) dont le fleurs servaient de lieu de rendez-vous à tout ce qui volait avec six pattes : 

Les Razes Brûlées - bébêtes - photo 06

Les Razes Brûlées - bébêtes - photo 12

Les Razes Brûlées - bébêtes - photo 07

Au cas où tu ne l'aurais pas bien vue : 

la mouche, de près

Les Razes Brûlées - bébêtes - photo 02

Je n'ai pas la berlue, ils sont bien tous en train de... 

 

Que me reste-t-il ? 

Les Razes Brûlées - comme vache qui pisse - photo 01

Sur celle-là, la goutière en témoigne, il pleuvait comme vache qui pisse. D'ailleurs, les orages à répétition ont flingué la box. Je n'avais pas dû débrancher assez vite. Très zen le service client d'Orange : "Ah oui. Votre box a été foudroyée. On vous en envoie une autre." Et là, quand il s'est agit d'installer la nouvelle, tu es content d'être dans une maison où les rondelles sont rangées par taille, où les nuages eux-même n'osent pas passer autrement qu'en ordre alphabétique. Le coffret de l'ancienne box était dans l'étagère juste au-dessus et le livret d'installation portait sur sa première page, scrupuleusement écrits à la main, les douze mille mots de passe, codes d'accès, numéros d'activation nécessaires au bon déroulement de l'installation. 

 

 

 

 




 



7 août 2014 4 07 /08 /août /2014 16:54

 

Bon, je vais le dire là (dada) puisque tout le monde me pose la question. J'ai flouté (ou plutôt, pixellisé) les visages des copines, puiqu'elles ne m'avaient pas explicitement donné l'autorisation de mettre en ligne des photos où elles sont reconnaissables.

 

Petite taille pour blog - Le lac, les jolies couleurs de l'

Tu dis ? Ça fait très carte postale ? Certes. Mais en même temps, c'est exactement comme ça. 

 

L’idée, tu t’en rappelles, a été lancée par Maya au Salon de la revue 2013 : rassembler les scribulateurs au Lac de Garde pour un atelier d’écriture estival. L’invitation a été diffusée, très largement. Perso, j’avais élargi à mon entourage amical, qui comporte (forcément) des personnes intéressées par la littérature et l’écriture, sans pour autant qu’elles aient été publiées ni dans la revue ni ailleurs.

 

On aurait du être neuf, puis on a failli être sept, puis, c’était sûr, six, mais plutôt cinq et finalement on est parti à quatre. Rappelle moi de te demander des arrhes pour la prochaine fois. Très heureusement, nos hôtes ne se sont pas formalisé de ces défections « en domino » et d’ailleurs, tiens ? Je me demande, du coup, si les dates proposées, qui paraissaient au final les seules disponibles au couvent, entre toute fin juillet et tout début août, ne tenaient pas compte de ces aléas... Comme si, comme si, quelqu’un (assez réaliste, finalement) s’était dit que scribulateurs, houlà, proposons des dates qui nous permettent toutes les éventualités, du plus que prévu au beaucoup moins, jusqu’à l’annulation de dernière minute.

 

Bah, du coup, on a eu le Couvent San Tommaso à Gargnano pour quasi nous seuls. Ah là là, les lieux ! Je ne sais pas par où commencer. Du plan très large pour resserrer petit à petit ? Ça marche. L’Italie, je ne connaissais pas. Un peu Venise pour une brève étape sur le chemin de la Yougoslavie avec les parents, petit, autant dire pas grand-chose. Bien sûr, Gargnano, au bord du Lac de Garde, ce n’est certainement pas toute l’Italie, mais si j’en crois ce que nous en a dit Dominique D, qui elle, a bien sillonné la botte, oui, notre lieu de villégiature était tout à fait représentatif.

 

Petite taille pour blog - Le lac, vue d'une petite rue de G

La petite ville de Gargnano s'étalant au bord du lac, forcément, on est toujours tout près de celui-ci. Certains passages mênent directement dedans (ici, c'est un ruisseau qui se jette dans le lac). Y'a même des petites plages à l'intérieur de la ville. 

 

Petite taille pour blog - Dominique et Dom au bain

 Les girls en profitent pour se baigner. 

Petite taille pour blog - La petite plage - photo 01

Je me demande si le niveau du lac n'est pas un peu monté, avec le temps, parce que ces pierres là, on dirait bien un vieux quai. 

Petite taille pour blog - Notre bateau pour Gardone

Notre ferry pour Gardone (petit train, jardin botanique, maison de D'annunzio...) 

Petite taille - Sur le bateau, voguant vers Gardone - photo

Petite taille pour blog - Sur le bateau, voguant vers Gardo

Ah non mais là, ça fait VRAIMENT vacances ! 

 

Le lac lui-même est incroyable. Quasi une mer intérieure, avec plusieurs compagnies de ferry pour desservir les villages et petites villes côtières. Y’a de la mouette, des pêcheurs et la végétation très méditerranéenne, les couleurs des maisons, l’atmosphère, tout invite à trouver des éléments de comparaison plein sud, par exemple avec la Corse du côté de Bastia en ce qui me concerne. Or, quand tu regardes la carte, Gargnano, c’est pile à la hauteur de Lyon et plutôt en zone montagneuses ; les sommets autour culminent à 1500. Rien ne laissait donc attendre une telle douceur, ni une telle beauté d’ailleurs. Rien, et surtout pas les conditions climatiques du voyage d’aller. La météo était réglée sur « Déluge ». On pourrait dire sans exagérer que les seules portions d’autoroute où les essuie-glace n’ont pas été indispensables, c’était sous les tunnels. On a touché le fond vers Milan : aux trombes d’eau se sont ajoutées les embouteillages. Autant dire qu’arrivés dix heures après être partis, on était un peu à cran.

Petite taille pour blog - Quand je pense que tout ça va no

Quand je pense que tout ça (la photo est prise sur la route) va nous tomber sur la gueule ! 

 

Petite taille pour blog - Super dessert du resto du 29 juil

Le sompteux (et délicieux) dessert de notre premier resto, le soir même de notre arrivée. 

 

C’était compter sans le resto sur le petit port, l’exquise gentillesse de la serveuse, et les qualités gustatives ahurissantes de ce qui nous été servi : pâtes et desserts, mais à tomber. Ajoute un demi de rouge et tout ça partait sous de très bons hospices. Gargnano, c’est la petite ville en bord de lac comme dans un rêve. Plusieurs petits ports, arcades, rues étroites et fraîches, boutiques accueillantes sans les putassiers magasins de souvenirs aux étals dégueulant sur les rues touristiques, un nombre raisonnable d’allemands au mètre carré, le tout baignant dans une douceur de vivre tranquille, ma foi très agréablement contagieuse. À cette ambiance qui donnait envie de s’y fondre pour ne plus en sortir, le couvent St Thomas où nous étions logés, ajoutait un je ne sais quoi de sérénité calme. Je ne suis pas loin de croire qu’à Gargnano, le temps ne s’écoule pas tout à fait comme ailleurs. Mais au couvent, c’est sûr, il change d’échelle, pour s’inscrire dans le durable, le pérenne, l’essentiel. Ici, on est convié au retour sur soi, y compris de façon assez cocasse : Le jardin du cloître voit-il ses allées de gravier envahies de mauvaises herbes ? Nous sommes tous invités par voie d’affichette en quatre langues à les arracher en, je cite, « méditant sur les mauvaises herbes à éradiquer en nous. » Perso, à part une certaine tendance à la mauvaise foi, un soupçon de lâcheté, un rien de veulerie, une bonne dose de pusillanimité, un caractère soupe au lait, mon alcoolisme latent, mon fond méchant, de la susceptibilité et un chouia de démagogie, je ne vois pas du tout à quoi cette affiche faisait allusion. On a désherbé. Suis-je meilleur depuis ? Je ne sais, mais au moins certaines allées ont-elles retrouvé leur netteté.

Petite taille - Pizzéria du 30 juillet midi - photo 02

Cette pizzéria était en passe de devenir notre QG-cantine. Là, ça doit être le premier jour, vu qu'on a encore les habits de pluie...

Petite taille pour Blog - les boissons

Petite taille - A la pizzeria, un jour de grand beau - phot

... et là, plus du tout. 


 

Le lendemain, côté météo, ce n’était pas encore tout à fait ça mais sache que les jours d’après, alors là ! Du coup, on a versé dans tous les excès auxquels peuvent pousser le soleil et les vacances : baignades, glaces à gogo, mini croisière en ferry, pots exotiques sous les parasols en terrasse, chaussures en soldes, mortadelle.

 

Petite taille pour blog - Boutiques - toutes, on les fera t

Toutes. On les fera toutes les boutiques, voire même plusieurs fois, surtout celle là puisqu'on y trouve la mortadelle qui tue. 

Petite taille pour blog - Les girls ont craqué pour des ch

 "On ne savait pas où t'étais, alors on a fait les boutiques."(Genre, on les aurait pas faites si t'avais été là, donc c'est de ta faute, donc pas de commentaire...) 

Petite taille pour blog - Visite de la limonerai - Bougainv

Y'a un truc avec les bougainvilliers, ici. Y'en a partout et c'est vrai qu'ils sont magnifiques. 

Petite taille pour blog - visite de la limonerai - les citr

Les fameux citrons, donc. 


 

Sans oublier les visites. Ça signe le tourisme, la visite. Si ça se trouve, tu as juste à côté de chez toi des merveilles patentés par l’Unesco, pour lesquelles des gens font des millions de kilomètres et que tu n’as jamais vu, parce que c’est fermé le mardi, mais dès que tu te retrouves loin de chez toi, hop, le moindre jardin botanique se part de charmes incontournables et tu passes tes journées le regard vissé sur des détails, mitraillant la flotte, comme s’il n’y en avait que là, les cygnes comme si c’était les derniers exemplaires connus, le port comme s’il était promis à la démolition dès le lendemain et les bougainvilliers comme s’ils venaient d’être inventés. Les visites, c’est aussi les visites guidées, du cloître très bien et de l’église bof bof Saint François, en italien, mais avec un peu d’imagination, on comprend. Mais également et heureusement, c’est aussi la visite de la limonneraie, grâce à laquelle j’en sais beaucoup plus sur la culture du citron. On m’aurait demandé, avant, à quoi ressemblaient les endroits où l’on produit des citrons, j’aurais imaginer des arbres en rangée, genre publicité pour Tropicana. Ça doit exister, mais ailleurs. Ici, les citronniers sont installés sur des terrasses assez larges, bordées par trois murs. De novembre à mars, on ferme le quatrième côté par des panneaux de bois, vitrés et on couvre tout ça avec un toit en planches. Du coup, de l’extérieur et en cette saison, où tout est ouvert, on voit surtout les arbres et les hauts piliers maçonnés qui soutiennent les toits et sur lesquels on fixe les panneaux. Il parait que la méthode a été mise au point au 13e siècle et n’a pas changé depuis. À l’apogée de la culture du citron au Lac de Garde, au 19e siècle plus de quatre cent exploitations s’en partageaient les rives. Les citrons étaient exportés dans toute l’Europe. Puis les progrès des transports ont permis aux citrons du sud de se vendre partout et l’invention de l’arôme citron a fini de ruiner tout ça, sans parler de la maladie des arbres. Reste quelques exploitations artisanales, comme celle que nous fait visiter notre hôte, qui termine la visite en nous invitant dans son séjour à goûter son limoncello et sa confiture.

 

Petite taille pour blog - Atelier d'écriture - Dure dure,

Sérieux, voire un chouia crispé, non ? Ça doit être à cause de l'écriture manuscrite : je n'ai plus du tout l'habitude. 

Petite taille pour Blog - Atelier d'écriture en soirée -

Mais oui, on a même écrit en soirée ! 

Petite taille pour blog - Atelier d'écriture - Brouillon

Petite taille pour blog - Atelier d'écriture - Textes - s

Là, l'exercice était assez marrant : tu fais une salière, tu notes l'arme du crime, tu passes à ton voisin qui passe à son voisin et bref, sur la salière que tu récupère, tu notes celui qui est mort, puis sur la suivante, l'assassin, puis enfin l'endroit où on a trouvé le corps. Pi tu écrits à partir de tout ça. 

 

On a également écrit, puisqu’on était un peu là pour ça. Des petites choses d’échauffement, une nouvelle plus ambitieuse à quatre, qui reste à finir et pour cette activité là également, le couvent était un lieu propice. Que ce soit dans la salle d’activité aux fenêtres en ogive ouvertes sur le lac, ou dans le cloître, le calme et le cadre se prêtaient très bien à nos exercices. Ils se seraient également très bien prêtés à n’importe quel autre exercice d’expression. Aussi, si tu devais organiser un stage, une session, un séminaire d’à peu près n’importe quoi, tu trouverais au Centre européen de rencontre et de ressourssement, tout ce qu’il faut, y compris le wifi.  

 


 Petite taille - Jardin botanique - photo 03

Les deux Dominique, au jardin botanique de Gardone. L'une d'entre elles vient de s'apercevoir qu'elle a perdu ses lunettes de vue. Après avoir lancé l'alerte générale sur toute la côte, on les a retrouvé chez le glacier. 

Petite taille pour blog - Jardin botanique - photo 02

Coléus. Y'en avait de quasi toutes les couleurs. 

Petite taille pour blog - Jardin botanique - photo 04

Rose trémière ou Althea ? C'est le débat. 

Petite taille - La petite plage - Dominique et les cygnes

Notre petite plage, en ville, squattée par des cygnes. 

Petite taille pour blog - Couvent - oranger du cloitre

Un des orangers du couvent. Mais ce sont des oranges amères dont on ne peut pas faire grand-chose, à part de la confiture d'orange amère. 

Petite taille pour blog - chambre au couvent - photo 01

Ma chambre simple. Y'en a 25, dont des doubles. Toutes ont des toilettes atenantes et des douches pas loin. Tout est d'une propreté irréprochable, grace à Maria. 

Petite taille pour blog - Arc en ciel sur le lac

Vaguement un arc en ciel, au loin. C'est la vue du lac qu'on a du couvent. 

Petite taille pour blog - Bougainvillier ayant colonisé un

Un bougainvillier ayant colonisé un cyprès. 

Petite taille pour blog - Dominique a pris les choses en ma

Heureusement que Dominique prenait des relais, parce qu'on a mis dix heures pour l'aller. (Moins pour le retour.) 

Petite taille pour blog - Tunnel du Fréjus (à l'aller) -

Le tunel du Fréjus, façon "Routes de nuit". 

Petite taille pour blog - Les girls de retour du village

Les girls, de retour de mission

Petite taille pour blog - Fraises, tomates et nectarines

On a également mangé du vert, qui ici est rouge. 

Petite taille pour blog - Salade composée du dernier soir

Et des salades composées (avec amour). 

Petite taille - Photo Internet - Lac de Garde - Li-copie-1

Petite taille - Photo Internet - Lac de Garde - Limmoneraie

Deux photos ci-dessus piquées sur Internet, pour te montrer, de loin, les piliers des limonneraies. 

Petite taille pour blog - visite de la limonerai - vue d'en

La limonneraie qu'on a visitée. 

Petite taille pour blog - Visite de la limonerai - système

C'est ce genre de panneau vitré qui sert à tout couvrir, l'hiver. 

Petite taille pour blog - Desherbage

Séance de désherbage. Maya fait un peu semblant, mais c'est pour participer. 

Petite taille pour blog - Montée vers le couvent - photo 0

Et forcément, après, quand tu vois ça (c'est une des montée du village vers le couvent) t'a le piochon qui te démange. 

Petite taille pour blog - Le couvent au très petit matin

Le lac, du couvent, au très petit jour. 

Petite taille pour blog - Le couvent, en soirée - photo 02

Et là, plutôt le soir. 

Petite taille pour blog - Le grand port de Gargnano, la nui

 Le "grand" port, qu'on distinguait ainsi du petit, celui de la pizzéria. 

Petite taille pour blog - passage sous voûtes jusqu'au lac

Toutes les rues (qui descendent) mènent au lac ! 

Petite taille pour blog - Fontaine en trompe l'oeil - photo


 

 

 

 

5 avril 2014 6 05 /04 /avril /2014 09:14

 

 

 

 

Thaïlande - Mars 2014 - Photo 02

 

 

 

Non, mais pas moi, mon frère, sa femme et leur « petite » dernière. Mais comme il a laissé traîner sa clé USB chez Dut : hop ! Ceci dit, j’ai pu constater une fois encore que les photos souvenirs, sans les commentaires des intéressés, c’est un peu raide : on ne sait pas où, on ne sait pas quoi. Mais comme je sais qu’à toi et toi aussi, la Thaïlande, ça parle, j’ai extrait ces quelques photos de la masse à ton intention. 

 

Thaïlande - Mars 2014 - Photo 04

 

Thaïlande - Mars 2014 - Photo 05

 

Thaïlande - Mars 2014 - Photo 06

 

Thaïlande - Mars 2014 - Photo 07-copie-1

 

Thaïlande - Mars 2014 - Photo 03

 


19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 17:50

 

 

 

 

Mine de sel abandonnée - photo 1

 

Loin de moi l’idée de jeter la suspicion - cette mine de sel doit être un bien bel endroit - mais la couleur de la berline (photo de gauche) jette quand même un doute sur la réalité et la vivacité des couleurs de l’endroit, au naturel, non ? À moins que par une conséquence tout à fait imprévue du communisme (rouge), ou des conditions régnant sous terre à cet endroit, la rouille soit jaune ? Tu me diras, dans la chanson, la Place Rouge était blanche…

 

Bref, il me parait assez probable que la réalité soit plus proche de la photo de droite et que Photoshop soit un peu passé par là. Bah, je le redis : ça reste un endroit fascinant. Merci à Tonton de nous l’avoir fait découvrir sur Netkultur. Les photos « originales » (si j’ose dire) sont visible à cet endroit.

 

Mine de sel abandonnée - photo 2

Ces deux photos sont extraites de la série, tel quel. À l'évidence, c'est quasi au même endroit, mais on est dans le rouge rouge à gauche et le brun rouge à droite... 

 

Mine de sel abandonnée - photo 3

Non parce que moi aussi, je sais faire. 

 


 

Et tiens, pendant que tu seras sur Netkultur, ne manque par l’article sur cette porte démente

 

 

 

 


27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 17:46

 

 

 

Il était dans l'Ouest une fois - photo 2 copie

 

 

 

Nan, mais le titre, en fait, c’est parce que je préparais un  article sur « Il était une fois dans l’Ouest », le film, dont nous avons vu le début hier soir, et moi la fin. Et comme entre deux, Jean-Paul m’a envoyé le lien vers cette vidéo des grandes marées de janvier 2014, que St Malo est dans l’Ouest et que Jean-Paul est bruxellois…

 

 

Bref, c’est spectaculaire et magnifique. Merci JP ! 

 

Il était dans l'Ouest une fois - photo 3

Il était dans l'Ouest une fois - photo 1

Il était dans l'Ouest une fois - photo 4

Il était dans l'Ouest une fois - photo 5

 

Tu dis ? Pour piquer une photo dans une vidéo ? Alors là, c'est bête comme chou. Tu passes ta vidéo, tu fais pause sur l'image que, tu appuies sur la touche "Impr écran" et tu colle la photo où tu veux, par exemple dans Photoshop. 

 

 


5 janvier 2014 7 05 /01 /janvier /2014 07:19

 

 

 

 

Serra di Leccia Rossa - photo 4

 

C’était où, précisément, me demandé-je en voyant cette photo prise en Corse ? Comme je me souvenais à peu près de l’endroit où je l’avais prise - un parking sur la N193 en redescendant sur Ajaccio après le col de Vizzavona - j’ai (virtuellement) de nouveau parcouru cette nationale avec Google Steetview, jusqu’à retrouver l’endroit exact.

 

Serra di Leccia Rossa - photo 3

 

Du coup, j’ai pu le localiser également sur Géoportail, vérifier avec la vue 3D, puis lire « à plat ». Il ne s’agit donc pas du tout des aiguilles d’on ne sait quoi, mais de la Serra di Leccia Rossa.

 

Serra di Leccia Rossa - photo 2

 

Serra di Leccia Rossa - photo1

 


 

 

30 décembre 2013 1 30 /12 /décembre /2013 18:36

 

 

noël en Corse - photo 47

En arrière plan de cette photo de noël au port d'Ajaccio, mais oui, de la NEIGE sur les sommets ! 

 

 

Conséquence imprévue du réchauffement climatique ? À moins que les pôles soient en train de s'inverser ? Contre toute attente et piétinant ainsi une tradition bien établie, nos armes et bagages étaient prêts LA VEILLE de notre départ en Corse. Surtout bagages, parce qu'en armes, on n'a pas apporté grand-chose. Le coupe-ongle, ça compte ? Noël en Corse, vu d'ici vu d'avant, on ne savait pas trop à quoi s'attendre. Ski ou palmes ? Extrèmes polaires ou crême solaire ? Foie gras ou saumon ?

 

Noël en Corse - photo 01

Première bouffe-suicide dans l'espace fumeur d'une cafétéria d'autoroute, à base de tout ce qui traînait de périssable dans les frigos. 

 

Du trajet, Lyon-Nice, pas grand-chose à dire. On en a quand même profité pour inaugurer la liste des bouffes-suicide, mais forcément : tu pars, tu fourres toutes les denrées périssables dans un sac dans lequel tu tapes lors des haltes et encore plusieurs jours après l'arrivée. Pour descendre, on a évité la route Napoléon au profit de l'autoroute tout le long. Compte l'équivalent d'un bon plein en péages. C'était un jour de grand départ et même en ayant prévu large, on ne voulait pas courir le risque de rater le ferry. Tout impec. On a pris Chris chez lui, mis le cap sur le port de Nice et on était dans les premiers sur le parking d'embarquement. Largement le temps d'aller se boire un café avec vue sur le vieux port.

 

noël en Corse - photo 03

Non, mais il ne penche pas, c'est moi. 


noël en Corse - photo 05

Bon alors ? C'est quand qu'on embarque ? 


noël en Corse - photo 06

Les touristes, c'est bien connu, photographient n'importe quoi, y compris d'autres touristes en train de photographier n'importe quoi. 

noël en Corse - photo 07

Heu... Un peu fripé, le "Monte d'Oro" non ?

 

noël en Corse - photo 09

On embarque. 

 

À force d'aller-retours en Corse, un jour, ça finira par arriver : on prendra un bateau qu'on a déjà pris. Ce n'est pas encore le cas. Chaque traversée apporte donc encore son lot de bonnes surprises. Celles du « Monte d'Oro » auront incontestablement été l'arrivée à l'Ile Rousse et les buffets d'entrées et de desserts à volonté, ceux-ci ayant donné lieu au deuxième épisode de bouffe-suicide. Pour l'arrivée à l'Ile Rousse, alors là, j'ai été complètement bluffé. Je veux retourner à L'Ile Rousse un jour, une semaine, un mois. Je veux prendre le train Playmobile jusqu'à Calvi et me faire toutes les gares miniatures entre deux.

noël en Corse - photo 14

Non mais y'en a qui multipliaient tellement vite les aller-retours au buffet qu'ils apparaissent flous sur les photos ! 


noel-en-Corse---photo-13.-arrangee-.jpg

 Bheu ! Sans moi ! 


L-Ile-Rousse---Decembre-2013---Le-carnet-de-Jimidi.jpg

L'Ile Rousse, au petit matin. Jure moi que ça n'aura pas changé, le temps que j'y retourne. 

 

 

Plus j'y pense, plus je me dis que la Corse et les chats partagent quelque chose d'essentiel, quelque chose qui tient à la beauté, à la fierté, qui font toute la différence avec la laide prétention (sans exclure tout à fait l'esbroufe). D'ailleurs, des chats, il y en avait déjà trois à bord du ferry, puis Diva chez Aurore et Nico, puis celui des proprios, puis un peu partout à Molini... La Corse est féline, c'est comme chat.

 

noël en Corse - photo 23

On les voit très mal sous la lune, mais il y a trois chat derrière le hublot de cette cabine. 

noel-en-Corse---Diva---Photo-03-copie-1.jpg

Diva, lors d'une de ses premières leçons de grimpe. 

 

noël en Corse - photo 25

La Clio d'Aurore, avec son "A", comme... Aurore. D'ailleurs, tiens ? Le clignotant aussi fait un "A". 

 

Puis on opérait la jonction avec Aurore sur un Parking de supérette, où elle arrivait au volant de sa Twingo, car oui, elle conduit depuis peu et très bien. De là, hop, tout là haut dans l'appart qu'elle occupe avec son copain et dans lequel, grâce à quelques aménagements comprenant un clic-clac récent, on s'apprêtait à cohabiter de nouveau à sept dans deux pièces. Oui, mais pas tout à fait les mêmes qu'à notre séjour précédent. Rien à voir. Avant, Aurore habitait en plein centre d'Ajaccio et la douche donnait des envies de meurtres alors que là : vue, petit extérieur sous le chêne vert, maquis juste derrière, douche spacieuse et bref, quasi le luxe. Comme en plus, le protocole réserve le vrai lit à ma brune et à moi : tout bien. Oui, bon, la fatigue et la promiscuité ont entraîné leur lot de petites frictions mais rien de bien méchant. Ceci dit, si tu recommence à donner ton assiette de bûche à lécher au chat, j'accommode ton foie avec des fèves.

 

Tiens ? Ça me fait penser – je ne sais pas pourquoi – que parmi les rêves bizarres qui ont ponctués mes nuits hachées, l'un deux voyait un avion de tourisme me foncer droit dessus. Devine qui j'ai trouvé, en me réveillant en sursaut, sur l'oreiller d'à côté, en train de procéder nuitamment à des essais moteur ?

 

noël en Corse - photo 48

Suis bien mon doigt... La maison quasi pile au milieu est celle où nous étions hébergé. À côté d'elle, assez marrante à gauche, une maison cubique, de bois, installée sur piloti sur les rochers. 

 

noël en Corse - photo 34

Là, c'est la version luxueuse des sentiers : large et sans dénivelé. 

noel-en-Corse---photo-33-copie-1.jpg

Partout, des blocs de granite rose, sculptés. 

 

Trop bien, les hauteurs de Molini, même petit à petit bouffées par les villas prétentieuses. De toutes façons, la pente est tellement raide qu'elles s'étagent en gradin et qu'au pire, tu donnes sur le toit du voisin, mais il ne te bouche pas la vue. Cet urbanisme me laisse des impressions mélangées. D'un côté, je comprends bien qu'on puisse irrésistiblement avoir envie d'habiter ce paysage, d'un autre, voir s'ouvrir à flanc de montagne, à coup de bull, des voies goudronnées qu'on imagine bientôt bordées de baraques pas toujours du meilleur goût... À l'arrivée, ça donne des quartiers un peu étranges, toute une arborescence de voies ne faisant pas village, sans commerce. La maison dont Aurore et Nico occupent le rez-de-chaussée étant la dernière de la voie se terminant en piste ravinée, on était tout de suite à portée de maquis pour les balades.

 

 

Un endroit extraordinaire. Mais je soupçonne de longue date l'île d'être entièrement constituée d'endroits extraordinaires. Ici, du granite rose, en gros blocs suavement sculptés en arrondis, creusés de plis, de trous, de festons, émergeant (ou pas) d'une végétation très remarquable elle aussi. De loin, c'est beau, tu vois les crêtes les unes derrières les autres s'estomper et s'éclaircir jusqu'à l'horizon, passant du persil à l'aquarelle. De plus près, cette densité verte et touffue laisse apparaître les rochers déjà mentionnés plus haut. D'encore plus près, tu distingues chaque arbre, chaque buisson, chaque plante, avec une mention spéciale pour les arbousiers, très en fruit en ce moment, portant chacun une abondance de boules rouges et oranges bien de saison et là, tu réalises que l'opacité du maquis cachait nombre de chemins, pistes, sentiers, invitant tous à les parcourir, ce que je n'ai pas manqué de faire. Un paradis de promeneur. Je pense à un certain sentier parcouru trois ou quatre fois cette semaine et dont je suis encore loin d'avoir épuiser tous les charmes, dont le plus puissant réside dans l'impression qu'il donnait d'être tracé à l'exacte équilibre entre le tout à fait sauvage et le tout à fait civilisé. Il paraît que certains jardins réussissent également ce miracle. On les traverse, et l'on jurerait que seule la nature y est à l'oeuvre alors qu'ils doivent beaucoup au jardinier. Là, pareil. Je me doute bien qu'aucun végétal n'y a été planté intentionnellement et qu'aucun rocher ne doit sa forme au ciseau du sculpteur, mais au départ, peut-être a-t-il été tracé (et suivi depuis) parce que de là à là, en passant par là, c'était beau ? Une ancienne murette, des branches proprement sciée, laissaient également penser que l'homme n'était pas pour rien dans cette harmonie.

 

D'ailleurs, j'ai bien l'impression qu'aucun chemin corse n'est trop ancien, trop petit, trop oublié pour être fréquenté par des promeneurs, des chasseurs, des cueilleurs, du bétail et ces sangliers sur les grommellements desquels je suis tombé alors que j'errai par là-haut avant même le lever du jour. Y'a du monde qui passe, partout. Ce même petit matin à l'aube, alors que j'étais tranquillement installé au milieu de nulle part près de mon petit feu, j'ai vu passer deux fois un type aux guiboles très esquintées, se servant à l'évidence de sa brouette comme déambulateur. Je l'ai salué d'un geste, il m'a répondu d'un croassement aimable.

 

 noël en Corse - photo 43

La plage "De l'aéroport", immense et donc assez loin de l'aéroport. D'après ce que je vois des vagues, c'était après la tempête. Je m'attendais, je ne sais pas pourquoi, à ce que la plage soit jonchée de toutes sortes de trucs : pas du tout. 




Du monde, on en a vu un peu (mais pas trop) à la plage où Coline, Coupin et mini-muse nous avaient donné rendez-vous. On retrouve la puceronne telle qu'en photo, mais en vrai, ce qui fait toute la différence. Hi hi ! Trop mignonne ! Et comme, ma foi, toute la petite famille à l'air d'aller très bien, c'était un vrai bonheur.

 

noël en Corse - photo 30

Hi hi ! 

 

Le reste du séjour se partage en agapes, ouvertures de cadeaux, trajets en voiture entre chez Aurore et chez Coline, promenades, courses, belotes, bières, lecture, glande dodo et télé, beaucoup télé, beaucoup trop télé (ou jeux vidéo, ce qui revient au même.) Et comme rien ne te seras épargné, hop, je développe certains items.

 

Agapes : essentiellement le 24 au soir chez Aurore et Nico et le 26 midi chez Coline et Coupin. Le 24, on se l'est joué hyper-classique : courses à Carrefour bondé, toasts, huîtres, foie gras, saumon, crevettes, chapon farci, haricots verts, bûche glacée. Chocolats et Coca-cola sans moi. Tout très bon, sauf les marrons, vu qu'on les avait oublié dans leurs bocaux au frigo. Le 26 pas classique : Coline avait cuisiné moult petites choses salées et sucrées à grignoter en famille.

 

Sous le ficus - Pour les cadeaux, c'était un agréable mélange entre le prévu et le hors-liste. Perso, j'avais déjà des lecteurs, une lecteuse (de Tours), j'ai à présent une liseuse. Très pratique ! Du coup, je ne la quitte plus et si je n'étais avec toi, je serai avec elle. Chargée avec trois tomes de « Neuromantique » (William Gibson) dont je me délecte avec effarement depuis, et la version électronique de « Docteur Sleep » également arrivée sous le ficus dans sa version papier, accompagné de « La clé des vents » du même Stephen King. C'est le tome 8 de sa saga « La tour sombre ». Ajoute à ça le 13e épisode de la BD « Sillage » titré « Dérapage contrôlé » et « Carnages » de Maxime Chattam, qui se lit en deux heures. Ben alors, Maxime ? L’apéritif et rien après ? Plus une montre-monstre. Je te dois un petit commentaire pour la montre. Il te faut d'abord savoir qu'à l'ordinaire, une montre ne me sert à rien. Il y a assez d'horloges, pendules, réveils, ordis, four, parcmètres, à la maison, dans la rue et au bureau, pour que je sache (au besoin ) quelle heure il est. Mais une fois débarrassée de toute prétention utilitaire, la montre redevient un gadget intéressant, surtout quand elle est, comme celle là, dotée d'un tas de perfectionnement hilarants et encore plus futiles que l'heure. C'est une montre qui donne l'heure deux fois puisqu'elle est dotée d'un affichage digital ET d'une paire d'aiguilles. Ces deux heures là ont la politesse de ne pas se contredire. Mais comme c'est loin d'être tout, ma nouvelle montre qu'elle est monstrueuse et belle donne également l'altitude, à condition de l'avoir étalonnée sur une référence connue. En bord de la mer, c'était assez facile. Elle donne également la température, mais on ne sait pas très bien de quoi. Là, par exemple, il fait selon elle 29,7° mais où ? Certainement pas à l'extérieur : on caille ; mais ça ne doit pas être non plus tout à fait ma température intérieure parce que je me connais : en dessous de 36, je passe automatiquement en hibernation. Elle affiche également la date et les jours, mais ceux-ci en anglais, ce qui m'arrange moyen parce qu'à part « monday », « yesterday » et « happy birthday », je ne les connais pas. Elle affiche les secondes et doit pouvoir faire chronomètre. Elle donne également l'évolution de la pression atmosphérique. En baisse actuellement. Enfin, si je devais changer de fuseau horaire, elle se mettrait automatiquement à l'heure, sous réserve que je me rappelle sur quelle combinaison de boutons appuyer. Bref, une Casio, pleine de vis, de pare-chocs, de boutons : parfaite. Ah ! Elle doit également pouvoir servir de réveil mais je te préviens, si je l'entends UNE FOIS, je la passe au mixer. J'ai reçu à midi une carte de vœux me souhaitant, pour 2014, une année pleine de mots, mais également de silence. Je prends.

 

Écrans - Non parce qu'en TÉLÉ, j'ai eu ma dose de bruit. Ceci dit, dans le flot de n'importe quoi des programmes de fin d'année, je rattrape volontiers par les cheveux le film d'animation « Raiponce ». Très bien foutu ce machin là, avec un personnage de mère abusive très convaincant. Par comparaison (bien fait ! Tu navet qu'à pas le passer deux jours avant ) le dessin animé « La petite sirène » sent un peu la vase et beaucoup la crevette pas fraîche.

 

Route-de-nuit---decembre-2013---Ajaccio--et-Porticcio----p.jpg

Je ne sais pas toi, mais il me semble que si on SAIT que c'est une piste d'aéroport, on la voit. 

 

Aller-retours - Je t'ai dis qu'on avait eu beau, moins beau, pas beau mais plutôt chaud, en Corse ? Cependant, l'astronomie étant ce quelle est, la nuit tombait là-bas sensiblement à la même heure que partout ailleurs sur le continent, c'est à dire tôt. Du coup, à moi les prises de vue sur la route, la nuit ! Au fil des trajets, toujours un peu les mêmes entre Ajaccio et Mulini, j'avais fini par repérer les « spots » les plus intéressants : essentiellement des décos de Noël et des enseignes de magasin, parfois les deux associées. Mais le must, le graal, c'était la piste de l'aéroport ! Deux mille quatre cent sept mètres de diodes de Noël à l'horizontal ! Même qu'un soir où on avait le temps, j'ai demandé à ma brune de refaire le tour pour passer une deuxième fois devant.

 

noël en Corse - photo 52

Le Corsica-ferry du retour. Pô bien. En plus il est jaune. 

 

noël en Corse - photo 56

Non mais forcément : c'est vu de dessus ! 


noël en Corse - photo 55

Comme on peut le voir sur cette photo, c'était un bateau rapide. Nan, je plaisante, on s'est traîné. C'est pour qu'on puisse dormir. 

 

Soudain, brusquement, tout d’un coup, il a été samedi, jour de retour et bientôt, l’heure de se mettre en route pour embarquer sur notre Corsica-ferry pour Toulon via Nice pour débarquer Chris. Là les bonnes surprises ont été rares. L’embarquement au fur et à mesure des arrivées (et donc sans attendre) ; bien ! Les cabines spacieuses et même le petit salon avec vue sur la mer chez les enfants : bien ! Le petit déjeuner complet : plutôt bien. Tout le reste, méchante impression de service minimum.

 

Puis retour quasi d’une traite par l’autoroute et l’on retrouvait la maison, les chats et les plante tous en bonne forme. Un très bon Noël donc, sans les Dut (on y va pour le réveillon du 31) mais avec quasi tous les enfants.

 

noël en Corse - photo 10

On a failli devoir laisser Séverine à quai. Ni son nom ni sa date de naissance n'étaient justes. Mais le monsieur ne s'est aperçu de rien. 


noël en Corse - photo 12

Au revoir Nice ! 


noël en Corse - photo 24

La vue, de jour, de la loggia de C&C. 


noël en Corse - photo 26 bis

Alors là, c'est du trois-en-un. Tu as la vue de nuit sur le port, toujours de la loggia, un apercu des cadeaux et l'aquarium en sus. 


noël en Corse - photo 44

On est bien, dans la loggia...

noël en Corse - photo 45

... maintenant finie d'être décorée. J'aime beaucoup ces tons brique. 


noël en Corse - photo 27

Et juste pour faire contraste avec celle d'après, Carrefour Ajaccio la veille de Noël. 


noël en Corse - photo 19

Sur la route L'Ile-Rousse - Ajaccio, les aiguilles de je ne sais plus quoi. 

 

 




 

 


 

 

 

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