Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 12:25

 

 

Je dis ça, je dis rien, mais je viens de poster mon cent quatre vingt et unième article sur "L'autre carnet de Jimidi". Il est consacré aux maisons du constructeur "Mandala home", installé au Canada.

 

 


26 avril 2014 6 26 /04 /avril /2014 11:17

 

 

Gazometres---320-licht---Photo-1.jpg

 

(Ah mais si même Tonton s’en mêle, alors là…)

En prélude aux inévitables articles sur les gazomètres auxquels invite ce bel article de Netkulture sur l’expo « L’apparente beauté », en cours au Gazomètre de Oberhausen (Allemagne), régale toi les yeux avec les vidéos disponibles sur Netkulture.

 

Merci Tonton ! 

30 novembre 2013 6 30 /11 /novembre /2013 18:45

 

 

Alvernia Studios Nieporaz 117, 32-566 Alwernia, Po-copie-7

 

On s’égare un peu, là, non ? D’autant que ces dômes là n’ont rien d’un domicile puisqu’il s’agit de studios (prise de vue, prise de son). On dirait un peu l’Atomium tombé en vrac.

 

Atomium---Bruxelle-1958---Le-carnet-de-Jimidi.jpg

1958 quand même ! (L'Atomium de Bruxelles a été fortement réhabilité de 2004 à 2006)


(Source : One 360) Situé près de Cracovie en Pologne*, Alvernia Studios est un complexe moderne de production cinématographique à l’architecture insolite avec des bâtiments principaux en forme de dômes.

 

Le site des Studios Alvernia a été entièrement financé par des investissements privés. Il offre un service complet pour la prise de vue avec des installations de post-production pour le cinéma, la musique et les effets sonores. Le complexe a été construit avec plusieurs plateaux de tournages dont deux grandes salles hémisphériques d’une superficie de 6000 m2 chacune avec écran bleu pour les trucages et la 3D.

 

On y trouve également un studio d’enregistrement avec un laboratoire à la pointe de la technologie numérique, une piscine pour la prise de vue sous-marine et un hôtel confortable pour les artistes et les techniciens.

 

* Alvernia Studios / Nieporaz 117 / 32-566 Alwernia, Polska

 

Alvernia Studios Nieporaz 117, 32-566 Alwernia, Po-copie-1

 Alvernia-Studios-Nieporaz-117--32-566-Alwernia--Po-copie-8.jpg

Alvernia Studios Nieporaz 117, 32-566 Alwernia, Po-copie-2

Alvernia Studios Nieporaz 117, 32-566 Alwernia, Po-copie-3

Alvernia Studios Nieporaz 117, 32-566 Alwernia, Po-copie-4

Alvernia Studios Nieporaz 117, 32-566 Alwernia, Po-copie-5

Alvernia Studios Nieporaz 117, 32-566 Alwernia, Po-copie-6

Alvernia Studios Nieporaz 117, 32-566 Alwernia, Pologne - L

Celle là laisse imaginer ce que ça donnerait avec vraiment beaucoup de neige : des igloos ! 

 


 

 

26 novembre 2013 2 26 /11 /novembre /2013 22:15

 

 

Montesilo - photo 1 - le carnet de Jimidi

 

 

M’aura bien fait ch… ercher, celle là ! Avec pour seule indication « Provo river, Utah » je me la suis descendue et remontée plusieurs fois à la souris dans Google map,  la Provo river, du Trial lake qui parait bien être sa source jusqu’à l’Utah lake, d’où elle ne semble d’ailleurs pas ressortir. Mais je suis un rien obstiné, parfois, et tac : Daisy Meadow Lane, Kamas, Utah, Etats-Unis. C’est là qu’il est sis le silo. Si tu ne voulais pas que ça se sache Bob, plains-toi à Google Map. A vingt minutes du centre ville de Kamas (1274 habitants), dans un coin qui m’a l’air, ma foi, assez joli.

 

Montesilo - situation 2 - le carnet de Jimidi

Montesilo - situation 1 - Le carnet de Jimidi

 

On trouve des références à cette, heu… demeure, dans certaines rubriques « habitat recyclé » aux côtés d’églises, de châteaux d’eau et autres bâtiments dont la destination première n’était pas de devenir des domiciles. C’est un peu abusif concernant notre héroïne du jour. Le blog qui est dédié à ce que son proprio appelle « Montesilo » (et dont il a déposé la marque, on se demande pourquoi ?) le montre très clairement : il ne s’agit pas d’un ancien silo à grain reconverti, c’est du neuf. Silo oui, du moins pour le système constructif de tôles ondulées cintrées boulonnées, mais construit intentionnellement à cet endroit là, où il n’y avait rien, sur des bonnes fondations traditionnelles avec arrivée d’eau, d’électricité, et évacuation des eaux usées. Petit détail sympa dans la construction et qu’on voit très bien dans une des deux vidéos proposées : on construit le toit par terre, on le surélève, on boulonne une hauteur de cylindre de mur, on soulève, on ajoute une autre hauteur de tôle et ainsi de suite. Doublage des murs, structure métallique pour soutenir les étages, aménagement intérieurs et voilà.

 

Montesilo - photo 2 - le carnet de Jimidi

Montesilo - photo 3 - le carnet de Jimidi

Montesilo - photo 4 - le carnet de Jimidi

Deux choses encore me titillent concernant cette boite de conserve plutôt réussie. Vue d’Europe, elle apparaît, me semble-t-il, sous son côté industriel, probablement à cause de la tôle ondulée. Mais si j’en crois certains détails de la déco intérieure et le look très country du type de la vidéo, il est assez probable qu’elle s’inscrive dans le paysage US comme un élément de ferme. Très rural donc. Pas tout à fait une grange, mais tu vois l’idée.

Enfin, et c’est assez rare pour être noté, j’ai eu beau regarder TOUTES les photos, les vidéos : impossible de me faire une idée juste de comment est organisé l’intérieur. On voit une cuisine (très réussie), une chambre, une salle de bain. Où sont elles, comment communiquent-elles ? Aucune idée.

 

 


 

 

24 novembre 2013 7 24 /11 /novembre /2013 15:33

 

Dome de béton -611 Upper Sondley Drive, Asheville-copie-1

Dome de béton - 611 Upper Sondley Drive, Ashevill-copie-2

 

Les dômes, oui, bon, c’est rond, certes, mais ce n’est pas ce que je préfère en architecture. Celui là, situé 611 upper Sondley drive, Asheville, Caroline du Nord aux États-Unis, mérite quand même un article. Tu vas vite comprendre pourquoi. N’ayant parcouru sur lui que des articles en anglais, je ne vais pas être trop affirmatif concernant son mode constructif, mais il semble bien que ce dôme soit constitué d’une bonne grosse épaisseur de béton. Quel intérêt, outre la forme ? On nous le dit susceptible alors de résister aux catastrophes, tornades, typhons, tremblements de terre. C’est faux. Comme on pourra le constater en suivant ce lien, ce dôme a déjà été victime d’une catastrophe, dont il ne semble pas près de se remettre. Je veux parler de sa décoration intérieure bien sûr.

 

Dome de béton - 611 Upper Sondley Drive, Asheville, Caroli

 

On a déjà vu ça ailleurs. Monsieur et Madame Tartempion, pour des raisons souvent bonnes, se font construire une maison extraordinaire mais au moment de l’habiter, de la meubler, de l’investir, ils gardent leur ancien mobilier, peut-être pour ne pas s’y sentir perdus, ou alors, renonçant à faire appel à un décorateur, ils meublent selon leurs goût de nouveaux riches.

 

Dome de béton -611 Upper Sondley Drive, Asheville, Carolin

 

C’est particulièrement sensible ici. On veut garder ses petites habitudes de canapé vert, de rocking-chair et l’on ajoute une table basse bouffie de prétention. On a même exigé du rustique pour la cheminée, du colonial pour le meuble de cuisine, les chambres. Nucléarisez moi tout ça !

 

 

 

 

 

 

4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 19:44

 

 

Ma maison est la plus originale - Maison bouteille-copie-5

Ma-maison-est-la-plus-originale---Maison-bouteille-copie-7.jpg

 

 

Lettrine (B Gill san - paille) Le carnet de Jimidi

 

 

on alors, cette maison ronde découverte dans "Ma maison est la plus originale" ? s'impatiente le lecteur pénible. Ça va, ça va ! J'y vais ! Ce qui la caractérise d'emblée, c'est bien sûr sa forme en anneau, pas si fréquente que ça, même parmi les « maisons rondes ». Celles-ci usent plus volontiers du cylindre plein, ou de l'hémisphère que de l'anneau, qui est d'ailleurs ici plutôt un cylindre évidé. On retrouve cependant, quasi à l'identique, cette forme dans les huttes communautaires yanomami et les maison en terre de Fujian, deux habitats collectifs. On peut également penser aux cases à impluvium de Casamance au Sénégal, qui elles même font penser à la distribution autour de l'atrium (et de l'impluvium) des villas romaines.

 

Architecture-ronde---La-maison-bouteilles---Le-carnet-de-Ji.jpg

 

J'ai déjà eu l'occasion de dire dans un article resté célèbre chez les marchands de babas au rhum que dans l'habitat rond, le centre tenait TOUJOURS un rôle particulier, ayant quelque chose à voir avec le spirituel. C'est l'endroit du feu, de l'eau, de la lumière, de la communication entre le haut et le bas, mais également des pièces entre elles et de leurs occupants entre eux. C'est un espace entre deux, la question étant de savoir, au cas par cas, entre deux quoi ? 

 

Ma-maison-est-la-plus-originale---Maison-bouteille-copie-6.jpg

 

Ici, c'est un espace entre le dehors et le dedans : dans la cour ronde, on est bien à l'intérieur de la maison et pourtant dehors. C'est également un espace entre l'intime des pièces et le communautaire, le familial. On imagine assez facilement les habitants de cette maison, permanents et occasionnels, se retrouver là pour une fête en soirée. Entre eux, certes, mais ensemble.

 

Donc rien de très spécifique à l'anneau qu'on ne puisse imaginer sur ta terrasse ou dans ton jardin, mais on sait déjà – du moins ceux qui ont suivi ici les articles sur l’architecture ronde, qu'une lecture purement fonctionnelle de l'habitat rond ne donne rien. C'est à dire qu'on trouve des contre-exemples « carrés » remplissant aussi bien leur office. C'est donc là (aussi) l'intention qui compte.

 

Même idée, exposée à l'envers pour repêcher Mélanie (de Tours) : rien n'empêcherait, sur le papier, d'installer une salle de bain ou une chambre au milieu d'une maison ronde sauf, justement, cette idée, dans la tête de ceux ayant choisi (ou suivi ce choix culturel) d'habiter rond, selon laquelle, dans ce cercle qui isole et rassemble, le centre doit dire des choses.

 

Mais ici, quoi ? À regarder les images, on ne trouvera rien de très vociférant. Si cette maison en anneau nous parle, ça n'est pas dans la cour qu'elle crie. C'est peut-être ses dimensions, son implantation et le fait qu'elle soit habitée par un couple d'artiste qui peut nous aiguiller le plus utilement sur le choix de sa forme. Attention, je passe en mode hypothèse gratuite.

 

Ma maison est la plus originale - Maison bouteille-copie-1

 

Diamètre de la cour dix mètres, épaisseur de l'anneau cinq mètres, ça nous fait une emprise au sol de 314 m2 constitué de 236 m2 couverts et 78 m2 de cour. Bien de la place pour deux ateliers d'artiste (ils sont sculpteurs) et pour habiter. On est en Alsace, chaud l'été, froid l'hiver et surtout pas très ensoleillé, sauf, justement, à laisser un max d'ouverture sur la cour. Du coup, même au plus chaud de l'été, on peut imaginer qu'une partie de la cour est toujours à l'ombre. Tu dis ? Sauf au solstice à midi ? Certes, mais ça n'arrive qu'une fois par an. Cette hypothèse de la lumière est à mon avis confirmée par l'utilisation des bouteilles comme élément de vitrail, même si l'ensemble de la maison a pris le parti de la récupération maximum, y compris dans certains détails amusant, comme d'inclure dans le carrelage de la salle de bain des demi bols en faïence pour servir de porte-savon.

 

Ma maison est la plus originale - Maison bouteille en Alsac

Ma maison est la plus originale - Maison bouteille-copie-2

 

C'est donc, au final pour moi, une maison bien intéressante, sympathique et accueillante, même si son aspect un peu de bric et de broc tranche sur beaucoup d'autres présentées dans le cadre de cette émission.

 

Illustrations : comme on l'aura compris, ce sont des copies d'écran de l'émission "Ma maison est la plus originale", que tu peux revoir sur M6 replay. Cette maison est dans l'épisode 2, je crois. 

 

 


 

17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 11:01

 

Couvertures de 9 albums des trois petits cochons - Le carne

Lettrine--L-Gill-san---paille---Le-carnet-de-Jimidi.jpg

 

e doigt dans l’engrenage, tu connais ? Moi j’allais juste à la médiathèque fureter pour voir si je trouvais deux ou trois albums des Trois petits cochons, histoire de creuser un peu cette histoire de maison de paille. J’en suis sorti avec neuf ouvrages. Je te dis pas le regard inquiet de la dame à l’accueil. Après lecture, j’ai le sentiment que les maisons de paille c’est l’arbre qui cache la forêt. Aucun des neufs albums ne raconte exactement la même histoire, ni de la même façon. S’agissant d’un conte, il fallait s’y attendre, mais on n’est pas seulement dans la nuance à partir d’un même récit : il y a DEUX contes assez différents l’un de l’autre.

 

Dans sa première version, disons la version Disney pour faire simple, une fois sa maison de paille foutue en l’air par le loup, le premier cochon va se réfugier chez le deuxième. Puis l’histoire se répète, les deux vont chez le troisième, le loup en est pour ses frais, il passe par la cheminée de la maison en brique et atterrit dans une marmite d’eau bouillante. Rideau.

 

Dans sa deuxième version, celle que reprennent par exemple les deux albums titrés La VÉRITABLE histoire des trois petits cochons, le premier se fait bouffer, le deuxième se fait bouffer, et pour choper le troisième, après s’être époumoné en vain, le loup lui propose d’aller récolter avec lui des navets, puis des pommes. Puis rendez-vous est donné à une fête de village dont le cochon s’échappe grâce à une baratte. Ce n’est qu’après que le loup, furieux, passe par la cheminée et termine en pot au feu.

 

On trouve d’autres variations à toutes les étapes de l’histoire, j’en parlerais peut-être à l’occasion d’un autre article. Mais pour m’en tenir à la maison du premier petit cochon, elle n’est pas toujours en paille : chez Les trois petits pourceaux elle est construite avec des feuilles.

 

Les trois petits pourceaux - Coline Promeyrat Joëlle Joliv

 

Restons sur la paille. Elle provient généralement d’une botte que transportait un paysan qui passait par là, sauf chez Jean Claverie : Le premier petit cochon se hâta de tresser des brins de paille qu’il avait trouvé sur une meule voisine : le soir même il acheva sa paillote et put y dormir à l’abri sans plus penser au loup. Intéressant, cette idée de paillote et de paille tressée, non ? C’est le seul exemple où le texte indique un  mode de construction. Ailleurs, comme on va le voir, c’est à l’illustrateur de se démerder. C’est également l’un des deux exemples où la maison de paille se trouve dotée d’une appellation propre  : une paillote.

 

Les-3-petits-cochons---Jean-Claverie--b---Le-carnet-de-Jimi.jpg

 

Chez Arnaud Floc’h, et M. O. Fordacq, c’est une hutte, partout ailleurs, une maison. Restons chez Floc’h dont la hutte finale est pour le moins sophistiquée : arrimage à un tronc extérieur, stores déroulants en guise de fenêtre et de porte. Mais l’ensemble est-il carré ou rond ? On ne voit pas bien.

 

Les trois petits cochons - raconté et illustré par Arnaud

 

Rien de tout ça chez Quentin Gréban. La paille, où restent quelques épis, ce qui en indique bien son origine céréalière, parait avoir été entassée, ce qui donne à la porte en bois un petit air de ne rien avoir à faire là.

 

La véritable histoire des trois petits cochons - Quentin G

 

Chez Charlotte Roederer, l’illustratrice de M.O. Fordacq on voit apparaître un discret système constructif à base de branches. Les prémisses d’une ossature bois ? Puis la hutte est là, cylindro-conique et dotée d’une fenêtre avec un volet au matériau indéterminé, dont on ne comprend pas bien le fonctionnement.

 

Les trois petits cochons - Marie Odile Fordacq Charlotte Ro

 

On retrouve du tressé chez Erik Blegvad et bien que son texte n’en parle pas, ses illustrations sont tout à fait claires de ce point de vue. Le résultat est assez convaincant. C’est une maison rectangulaire, dotée de plusieurs fenêtres et d’un toit qu’on dirait de chaume, lui-même ligaturé sur on ne sait pas quoi.

 

La véritable histoire des trois petits cochons - Erik Bleg

 

L. Leslie Brooke contourne ces questions techniques et elle évite même de nous montrer la maison de paille finie. Tout juste le loup en train de la démolir nous permettra-t-il de ranger cette maison là dans la catégories de celles dotée d’une ossature bois, assurée ici par des baliveaux.

 

Les trois petits cochons - L. Leslie Brooke - Le carnet de

 

Ossature bois également pour Eriko Kishida, l’illustrateur de Eigoro Futamata. On voit un mat central qui dépasse et un assemblage de branches ligaturées. Comment la paille tient-elle sur tout ça ? Mystère.

 

Les trois petits cochons - Eigoro Futamata & Eriko Kishida

 

On termine par Annick Bougerolle, illustrant le texte de Paul François. Elle construit sa maison de paille à l’aide d’un module de base : la gerbe. Le résultat final hésite entre le rond et le carré mais semble assez cosy.

 

 Trois petits cochons - P François A Bougerolle - Le carnet

 

 

 


Voir aussi :

 

 

 

 

 


13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 22:46

 

Les maisons de paille des Trois petits cochons - Le carnet

 

 

Lettrine (A paille) Le carnet de Jimidirgument dont ma mémoire n’avait gardé aucun souvenir (tu m’étonnes !) pourtant tout à fait explicite dans le conte des Trois petits cochons : la maison de paille est une maison de fainéant. Rappelle-toi : les trois frères vont se construire leur baraque, les deux premier à la va-vite, ce qui leur laisse le temps d’aller narguer le troisième en chantant et dansant sur la ritournelle stupide « Qui craint le grand méchant loup ? » Première conséquence inéluctable dans cette idéologie de la sueur et des larmes : la maison de paille n’est pas solide. N’importe quel loup surmoïque va te mettre tout ça par terre juste en soufflant dessus.

 

Je m’étonne moins que la construction paille ait des problèmes d’image ! De plus, beaucoup d’expressions populaires ne plaident pas vraiment en faveur du matériau : brûler comme un feu de paille, un homme de paille, on voit plus facilement la paille dans l’oeil du voisin que la poutre dans le sien, la paille humide des cachots, tirer à la courte paille celui qui, qui, qui, sera mangé, ohé ohé !

 

Du coup l’iconographie du conte, du moins celle que j’ai trouvée, reste cohérente avec cette idée de construction à la va-vite, en donnant volontiers à la maison du premier petit cochon un aspect de meule : un cylindre plus ou moins épais couvert d’un cône. C’est d’ailleurs un peu curieux qu’on ait tous cette image de meule en mémoire vu que ces meules là ont disparu de nos paysages dès la mécanisation des travaux agricoles, il y a plus de cent ans, un mardi, et qu’en plus, c’était probablement des meules de foin.

 

Tu dis ? Tu ne vois pas la différence ? Ah bravo ! La paille, c’est de la tige de céréale, c’est ce qui reste quand on a moissonné. Elle sert de litière pour l’élevage et accessoirement de matériau de construction, mais pas du tout de nourriture pour les animaux, contrairement au foin. Lui, c'est de l’herbe séchée. La paille est jaune d’or, le foin vert pâle.

 

Tout ça pour dire que les idées à la con ont la vie au moins aussi dure que les images d’un autre temps...

 


 

Voir aussi :

4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 06:41

 

Architecture ronde - Nouveau refuge du Goûter - Massif du

 

 

Des racines et des ailes est une émission qu’on ne regarde (ici) que si y’a vraiment rien d’autre, mais que perso, je suis toujours content (après) d’avoir vue. Mercredi dernier, 29 février, elle était sous-titrée : Un balcon sur les Alpes. Je ne vous fais pas le détail, mais disons qu’une partie était consacrée à l’ascension du Mont-Blanc par deux randonneurs accompagnés d’un guide et de son fils. Cette séquence comportait une très cauchemardesque étape à l’ancien refuge du Goûter. Personnel odieux et méprisant, bousculant les uns, engueulant les autres. Fuir ce lieu doit grandement participer de l’envie de se retrouver à l’air libre, au sommet, le plus vite possible.

 

Mais une fois l’émission terminée, et comme elle était suivi d’un énième hommage à Claude François - on continuait dans l’odieux - je suis resté longtemps à rêvasser autour de cette idée de Mont Blanc, me demandant par exemple combien ça me coûterait d’aller là haut - presque mille euros - Si j’aimerais ça - finalement non - Si y’avait pas moyen d’y aller en volant - Y’a moyen, en parapente biplace, mais ça doit être aussi cher. Puis je suis tombé sur ce nouveau refuge du Goûter, en construction, ouverture juin prochain. Je crois que je n’y mettrai jamais les pieds : trop surplombant pour moi.


Sinon, la mer, c’est pas mal finalement...

 

 

Architecture-ronde---Nouveau-refuge-du-Gouter---Plan-du-ni.jpg

 

Le plan des deux autres niveaux, ainsi que beacoup d'autres informations sur le refuge, dans ce PDf.

 


23 février 2012 4 23 /02 /février /2012 11:53

 

Beedomus---vue-plongeante---Le-carnet-de-Jimidi.jpg

 

 

Pas compris tout de suite ce qu’était « Beedomus » mais après avoir parcouru le très joli site, ça me semble être un concept, une marque de « maisons douces ». Marrant de voir au fil des années apparaître des trucs qui finissent par ressembler de plus en plus au « chalet rond » qui date quand même de 2008-2009. Alors, qu’avons nous là ? De jolies images de ce qui semble, pour le moment, n’être qu’un intéressant projet. En effet, je n’ai pas trouvé de photo laissant penser que des « Beedomus » aient déjà été construites. Bah, ça n’empêche pas de commenter ce qu’on a déjà.

 

J’aime beaucoup le bardage bois en biais qu’on nous présente sur les vues extérieures. Doit falloir un peu forcer pour obliger les lattes à suivre la courbe, mais le résultat est très bien. Puisqu’on est dehors, restons-y : j’aime également bien la terrasse « à étages » avec ses trois marches menant (on l’imagine) au jardin.

 

Beedomus---vue-de-la-piece-a-vivre---Le-carnet-de-Jimidi.jpg


La pièce à vivre à l’air particulièrement agréable, divisée par tiers : cuisine, salle à manger, salon. On pourra regretter la disposition très orthogonale d’un mobilier exagérément cubique. Comme s’il s’agissait d’affirmer haut et fort que malgré la forme inhabituelle de l’espace, on peut tout à fait le meubler de manière classique. Pour la cuisine, je peux à la rigueur comprendre et celle là, avec son double accès et sa large ouverture sur la pièce à vivre, me parait tout à fait réussie. Mais ça n’aurait pas coûté grand-chose de mettre une table RONDE dans le tiers « salle à manger », si ? Derrière la table, suivant l’arrondi du mur, une sorte de banc sur lequel on aurait bien vu la télé, mais non. Pourquoi ne va-t-il pas jusqu’à la cloison séparant le dégagement de l’entrée du séjour ? Mystère. Énigmatiques aussi les trois piliers fins et noirs, dont on peut penser qu’ils étayent le toit, dont on ne verra rien. Autre terrasse ? Toit végétalisé ? Capteurs ? Il faudra imaginer. La cheminée se trouve dans un endroit un peu surprenant mais logique : le centre géométrique de l’ensemble, qui pourra dès lors profiter au mieux de sa chaleur. Mais du coup, la plupart des sièges (dix huit en tout ; ouf !  ) n’ont pas vue directement sur elle.

 

Reste que l’ensemble parait sympathique et agréable à vivre.

Articles Récents

  • Bisounours et langue de bois
    Pour l’avoir déjà dit souvent, je peux le répéter ici encore une fois : je lis tout ce qui m’arrive, quelque soit la provenance et le contenu. Les sources sont assez diverses. Classiques : je lis ce qu’on me prête, ce qu’on me donne, ce qui tombe de ma...
  • La saga de Ote - Volume II - Le dirigeable
    La nature a horreur du vide, parait-il. Ça tombe bien : moi aussi. Après avoir terminé d'écrire le premier opus de cette saga (septembre 2014-->jullet 2015), un grand vide s'est fait. Je n'avais vraiment, mais vraiment aucune idée de ce dont pourrait...
  • Vivement que tous nos logement soient accessibles...
    Vivement que tous nos logement soient accessibles aux handicapés, qu'on puisse se faire livrer les courses par des robots. Ou par des handicapés, d'ailleurs.
  • J’étais tranquillement en route pour aller chez...
    J’étais tranquillement en route pour aller chez Dut quand je me suis avisé que l’aiguille de température d’eau indiquait plus de 100° et flirtait avec la zone rouge. J’ai continué à très petite vitesse jusqu’à un endroit où m’arrêter à l’ombre, avec l’idée...
  • Louons la Vache :
    Louons la Vache : 10 novembre 1966 Jean POIRET, humoriste, chante "Une vache à mille francs", une parodie de la chanson de Jacques BREL "Une valse à mille temps".
  • Non mais, franchement...
  • Je ne m'en lasse pas :
  • "Mais puisque je vous dit que mon attestation...
    "Mais puisque je vous dit que mon attestation d'installation d'un détecteur autonome avertisseur de fumée à BRÛLÉ dans L'INCENDIE provoqué par le fonctionnement défectueux de ce putain de détecteur ! "
  • On me les a demandé : les voilà, les pigeonneaux...
    On me les a demandé : les voilà, les pigeonneaux du balcon. J'avais l'impression que les petits, quelque soit l'espèce, étaient forcément au moins aussi beaux que les parents, voire plus - surtout les miens - mais quand tu vois ce désastre... Encore,...
  • Allo ? Y'a quelqu'un là haut ? Quand je disais...
    Allo ? Y'a quelqu'un là haut ? Quand je disais "on va tous mourir !" Je PLAISANTAIS ! C'est bon ? Tu peux remettre la clim ?