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10 mai 2013 5 10 /05 /mai /2013 06:00

  Entre les lignes - Musée juif de Berlin - Daniel Libeskind

 

Lettrine--O-Still---Berlin-.jpg

 

 

 

 

n sait Mélanie engagée dans une visite systématique des capitales européennes. L'histoire ne dit pas si elle a entrepris cette tournée avant ou après l'élargissement à 27, on ne saura donc pas si elle envisage sérieusement d'aller à Ljubljana (Slovénie), à Riga (Lettonie) ni à Vilnius (Lituanie), mais elle est passée à Berlin où elle a visité le Musée Juif.

 

Pourquoi veut-elle que j'en parle ? Mystère, d'autant qu'après avoir lu et regardé tout ce que j'ai pu trouver sur ce musée, la tâche se révèle impossible.

 

Je n'ai pas de mal à imaginer que cette visite l'ai éprouvée puisque l'indéniable réussite de ce bâtiment consiste, semble-t-il, à rendre physiquement sensibles au visiteur les idées qui ont présidé à sa conception. Je dis "idées" mais c'est trop vague. Il faudrait parler des intentions, des réflexions, de la volonté de l'architecte, qui n'ont rien de gratuit, rien d'hésitant. Comment, par exemple, éprouver la perte de repère de l'exilé ? Ou comment inclure dans la structure même du bâtiment, et donc dans sa visite, le vide laissé par six millions d'absents ? Le talent de Daniel Libeskind consiste - si j'ai bien compris - à placer le visiteur dans des situations ou ces questions s'imposent, parfois violemment, en premier lieu par des sensations, à partir desquelles on peut penser que chacun trouve les termes personnels de ses propres réponses.

 

Et c'est bien pour ça qu'il me parait difficile d'aller plus loin. Parce que les intentions, les dispositifs et tout, c'est bon, j'ai compris, mais qu'en serait-il pour moi sur place ? Je ne le saurais qu'en y allant.

 

Après avoir lu et vu beaucoup sur ce musée, finalement, seul le film de Stan Neumann et Richard Copans chez Arte vidéo me parait indispensable. J'ai demandé à Arte si je pouvais le diffuser ici, c'est non. Je n'ai donc pas d'autre choix que de vous renvoyer sur un autre site pas très rapide :

 

Vidéo d'Arte - Partie 1

Vidéo d'Arte - Partie 2

 

« Fallen Leaves » (Feuilles mortes) de Menasche Kadischma

 

 

Dans ma visite - très virtuelle pour le moment - du musée juif de Berlin, l'installation « Fallen Leaves » (Feuilles mortes) de Menasche Kadischman, me parait assez bien reprendre à son compte les intentions de l’architecte de plonger le visiteur dans un éprouvé complexe. Le dispositif en est simple, immédiatement compréhensible à partir de la photo : Dans un couloir assez long, d’innombrables visages stylisés, bouches ouvertes, découpés dans un acier épais, jonchent le sol. Le visiteur est invité à traverser cette surface instable et ne peut le faire qu’en marchant sur ces visages. Ce faisant, il les fait s’entrechoquer, provoquant des bruits se prolongeant en échos. Les visages semblent-il alors hurler ? C’est ce que rapportent certains visiteurs. Dans la vidéo, les bruits m’ont paru plutôt évoquer quelque chose d’industriel, brutal et chaotique, dont les visages figureraient à la fois l’instrument et les scories fantomatiques.

 

On doit se trouver bien seul avant de traverser cet éboulis de visages. Sur la vidéo toujours, on comprend que la visiteuse hésite et ne s’y résolve à la toute fin qu’après un petit haussement d’épaule un peu désespéré. Mais ayant traversé, qu’éprouve-t-on ? Est-on sensible à cette idée, à laquelle je m’accroche pour ne pas sombrer tout à fait, selon laquelle sans les visiteurs, ces visages resteraient à jamais silencieux ?

 

 

 

____________________

Merci à ACABHNEWS pour la photo de « Fallen Leaves » et merci à moi-même pour la modélisation 3D du musée. Première publication 9 février 2011

 

 

 

9 décembre 2012 7 09 /12 /décembre /2012 10:12

 

 

Naica---la-grotte-aux-cristaux--de-gypse--geants---1.jpg

 

Vu par hasard sur Arte hier - un reportage sur la grotte aux cristaux de Naïca, au Mexique : Impressionnant ! Mais si l’envie te prenait d’aller y faire un tour, histoire de te faire photographier devant des cristaux de plusieurs mètres, oublie. Le site est en plein désert et dans la grotte elle-même règnent des conditions de chaleur et d’humidité telles qu’il est impossible d’y aller sans combinaison réfrigérée et masque à oxygène. C’est d’ailleurs bien ces conditions extrêmes qui expliquent cette formation exceptionnelle. La grotte a été découverte en 2000 lors des travaux de forage d’une gigantesque mine de Zinc, plomb et argent. Depuis, les travaux scientifiques ont permis d’en savoir plus sur cette formations géologique exceptionnelle. Cette grotte était remplie d’eau hyper saturée d’éléments minéraux, ce qui a permis aux cristaux de pousser tranquillement à raison de quelques millimètres par ans depuis 500 000 ans pour les plus grands. Fabuleux non ?

 

Naica---la-grotte-aux-cristaux--de-gypse--geants---2.jpg

 

 

2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 08:38

 

snohetta---norwegian-wild-reindeer-centre-pavilion---le-ca.jpg

 

 

 

Lettrine (V gill sans - toast)oilà qui semble bien n’être qu’un abri pour randonneurs, mais quel abri ! Bon sang que c’est beau l’architecture quand elle réussit, c’est à dire quand elle parvient à ajouter au paysage ! Ce norwegian wild reindeer centre pavilion est l’oeuvre de l’agence Snøhetta, fondée à Oslo il y a plus de 20 ans par cinq jeunes architectes (trois Norvégiens, un Autrichien et un Américain), qui ont choisi comme nom celui d'une des cimes les plus hautes de la Norvège. C'est justement le lien entre l'architecture et le paysage qui a caractérisé dès le début les projets de Snøhetta en leur permettant de s'insérer parmi les protagonistes de l'architecture internationale contemporaine. D’autres vues sur l’excellent « Designboom »

11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 16:52

 

Norman Foster - verrière du Smithsonian Reynold C-copie-1

 

 

 

De  Norman Foster (Le viaduc de Millau, le dôme du Reichtag à Berlin...) découvrons cette verrière couvrant depuis 2007 the Smithsonian Reynold Center, à Washington DC, USA. Un musée. Comme souvent avec les oeuvres de Norman Foster, quand ce ne sont pas de bêtes immeubles de bureau ou de prétentieux sièges de banque, je suis impressionné par l’évidence du résultat. C’est spectaculaire sans être putassier, immense sans être écrasant, moderne sans jurer avec les bâtiments existants, en alu et verre, donc recyclable, lyrique sans être hystérique, géométrique sans être raide, thé à la bergamote sans sucre - merci, souple sans être mou, uniforme sans être fade, américain sans être prétentieux.

 

Je ne sais pas si ça te fais ça aussi, mais tant qu’on n’a pas vu la photo de l’extérieur, on n’y comprend rien. À remarquer : au sol, le dallage noir poli, qui donne d’intéressants reflets, quasi liquides.  

 

 

Norman Foster - verrière du Smithsonian Reynold C-copie-2

 

Norman Foster - verrière du Smithsonian Reynold Center - W

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