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Enfoirees-2010.jpg

 

 

Lettrine--j--enfoires-2010.jpgai fini par regarder le concert des enfoirées, titré cette année : « Crise de nerfs ». Oh ! Pas le vendredi même, je n'ai pas poussé le courage jusque là, mais le lendemain, après l'avoir enregistré, ce qui m'a permis d'en profiter avec ma brune ET de zapper les douze mille spots de publicité.

 

Un bon cru ?

 

Rien de bien nouveau dans la formule, m'a-t-il semblé, mais au moins les artistes avaient-ils l'air de s'amuser et les gens dans la salle aussi. Sur mon canapé, moins. Il m'a semblé que la réalisation était plutôt meilleure que d'habitude, mais les performances des chanteurs un peu « en dessous », comme on dirait dans le jury de « Nouvelle Star ». Le choix des chansons visait un public plus jeune (je mesure ça au nombre d'entre elles que je ne connaissais pas) et la mise en scène faisait heureusement moins dans l'humour potache mais dans des décors faisant, comme souvent maintenant, la part trop belle à un écran géant de fond de scène, certes très animé et très coloré, mais du coup, un peu fatiguant, et plat.

 

Des heureuses surprises

 

Si vous ne deviez écoutez qu'une chanson de ce trop long spectacle (il faut bien remplir de DVD), que ce soit la reprise de la chanson de Brassens « Les passantes » par Jean-Louis Aubert, Julien Clerc, Francis Cabrel, et Christophe Willem : juste renversant.

 

Sinon, ça y est, je suis quasi rabiboché avec Christophe Maé (il va être très soulagé de l'apprendre) pour l'avoir entendu accompagner je ne sais plus quel morceau à l'harmonica (J'espère que c'était bien lui qui jouais...) et fait preuve, sur autre chose que ses insupportables chansons, de vraies capacités vocales.

 

J'ai été un moment stupéfait par Julien Clerc, pas du tout par sa performance de chanteur, honnête, sans plus, mais par la façon dont son costume médiéval lui seyait à merveille. Oui, seyait, c’est bien. Chuis pas très sensible aux fringues d'habitude : ce qui va aux gens, ce qui ne leur va pas... Tu dis ? À voir comment je me fringue, on s'en serait douté ? Va mourir. Mais là, non seulement le costume était beau, mais the Julien, malgré son physique un peu quelconque (et hop, vingt commentaires assurés sur cette seule remarque), il en jetait vraiment.

 

Me suis marré tout seul in petto (tiens, je me demande s'il n'y a pas là un pléonasme. Peut-on se marrer in petto à plusieurs ? ) en pensant à Kats, grand pourfendeur de la charité-spectacle, alors que les enfoirés se lançait dans une version ma fois assez musclée de « Antisocial » (Trust ), un quasi-hymne pour notre perpignanais (qui n'habite d'ailleurs pas du tout Perpignan. Mais Trust non plus. Donc finalement...)

 

Et beaucoup de comme d'hab

 

Perso, ça me fait toujours plaisir de voir Amel Bent, même dégoulinante de gentillesse, Christophe Willem toujours perché, Patricia Kaas, dont je suis inconditionnel, Francis Cabrel chantant de mieux en mieux, Patrick Fiori à la voix prodigieuse, Jean-Louis Aubert vieillissant bien, Jean-Jacques Goldman encore assez jeune homme malgré ses quasi soixante ans, et les bataillons de nymphettes toutes plus agréables à regarder les unes que les autres. Tu dis ? Que côté tritons y'avait plutôt de l'iguane ? Rhô, comme tu y vas ! Y'avait quand même Grégoire, Bénabar, Thomas Dutronc, (Jean Baptiste Maunier ne compte pas), le déjà cité Christophe tête à claque Maé et le très choupinet Renan Luce, non ? Je ne compte Christophe Willem ni dans la catégorie des tritons, ni dans celle des iguanes, ni dans celle des mouhahaha nymphettes. Le pauvre chéri est décidément à part.

 

Jimidi

 

 

Les passantes - Poème d'Antoine Pol, mis en musique par Brassens.

 

Je veux dédier ce poème à toutes les femmes qu'on aime pendant quelques instants secrets. À celles qu'on connait à peine, qu'un destin différent entraîne et qu'on ne retrouve jamais. À celle qu'on voit apparaître une seconde à sa fenêtre et qui, preste, s'évanouit, mais dont la svelte silhouette est si gracieuse et fluette qu'on en demeure épanoui. À la compagne de voyage dont les yeux, charmant paysage, font paraître court le chemin. Qu'on est seul, peut-être, à comprendre et qu'on laisse pourtant descendre sans avoir effleuré sa main. À la fine et souple valseuse qui vous sembla triste et nerveuse par une nuit de carnaval, qui voulu rester inconnue et qui n'est jamais revenue tournoyer dans un autre bal. À celles qui sont déjà prises et qui, vivant des heures grises près d'un être trop différent, vous ont, inutile folie, laissé voir la mélancolie d'un avenir désespérant. Chères images aperçues, espérances d'un jour déçues, vous serez dans l'oubli demain : pour peu que le bonheur survienne, il est rare qu'on se souvienne des épisodes du chemin. Mais si l'on a manqué sa vie, on songe avec un peu d'envie à  tous ces bonheurs entrevus, aux baisers qu'on n'osa pas prendre, aux cœurs qui doivent vous attendre, aux yeux qu'on n'a jamais revus... Alors, aux soirs de lassitude, tout en peuplant sa solitude des fantômes du souvenir, on pleure les lèvres absentes de toutes ces belles passantes que l'on n'a pas su retenir.

 

Georges Brassens « Fernande » 1972 : FernandeStances à un cambrioleurLa ballade des gens qui sont nés quelque partLa princesse et le croque-notesSauf le respect que je vous doisLe blasonMourir pour des idéesQuatre-vingt-quinze pour centLes passantesLe roiÀ l'ombre des maris

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