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Le plie linge Gifi - version noire

 

Le plie linge gifi 1

 

Jamais vu un truc aussi con. Pourtant, des objets cons, ce carnet en regorge. Mais ils sont cons et marrants, cons et surprenants, cons et bizarres. Celui là est juste con. Il est extrait de l’actuel prospectus Gifi, des idées de génie. On ne doit pas mettre le même sens sous le mot « génie » Gifi et moi. Ou alors le leur est resté un peu trop longtemps dans une lampe malencontreusement remplie d’alcool… Pi leur « plie-linge », ils ne l’ont pas caché dans un recoin du prospectus, non, première page, direct ! C’est vrai qu’une connerie aussi monumentale, ça gagne à être connue, ça s’affiche, ça va faire date, créer un précédent, battre un record, établir une nouvelle norme. Après tout, peut-être les foules incrédules vont-elles se précipiter, des files d’attente se former avant même l’ouverture des magasins. On voudra venir voir de ses propres yeux voir, toucher la chose, s’assurer en personne de sa réalité. Il est même possible que les plus espiègles en achètent un, qu’une mode se crée, que des soirée pliage de tee-shirts s’organisent entre amis pour rire, que ça finisse en jeu télé, en discipline olympique.

 

Mais en attendant, c’est un objet con. Je sais bien qu’il s’en trouvera parmi vous pour m’apporter la contradiction, se faire l’avocate du diable (de Tours), assurer que si, qu’après tout, que pourquoi pas, que les innombrables plieurs de tee-shirts dotés par quelque ironie du sort d’un pied gauche comme seul membre supérieur vont trouver dans le plie-linge la fin du cauchemar qu’était jusque là leur vie, une nouvelle raison d’espérer, la foi pour certains. Mais qu’on y réfléchisse un peu, qu’on réalise, qu’on ouvre les yeux, qu’on répète trois fois la même chose depuis le début : quelqu’un ayant besoin de ce truc con pour plier un truc aussi con à plier qu’un tee-shirt, vous imaginez combien de siècles de cours du soir il lui faudrait pour apprendre à plier un pantalon à patte d’eff ou une chemise à jabot et manches gigot ? Il y a donc fort à craindre que les client potentiels de ce truc con, les vrais, ceux qui n’achèteraient pas le plie-linge seulement pour se pisser dessus de rire, aient des piles parfaites de tee-shirt impeccablement pliés, mais à coté, quoi ? Ben oui. Des monceaux d’autres vêtements impliables avec ce truc con. Et alors que faire ? Attendre que Gifi et son génie psychopathe commercialisent un plie-linge adapté à chaque pièce de leur trousseau ?

...

Ah ! Vous voyez que ce truc est con.

 

Jimidi 10 septembre 2009

 

 

Le plie linge Gifi - version couleur

 

Le plie linge gifi 2

 

 

 

 

Le plie linge gifi 2 (lettrine)amais vu un truc aussi bon. Pourtant, des objets bons, ce carnet en regorge. Mais leur excellence, associée à une autre qualité, semble s’y diluer : ils sont bons et marrants, bons et surprenants, bons et bizarres. Celui là est pur : il est juste bon. Il est extrait de l’actuel prospectus Gifi, des idées de génie, où il figure à la page qu’il mérite : la première. C’est vrai qu’une bonté aussi monumentale, ça gagne à être connu, ça s’affiche, ça va faire date, créer un précédent, battre un record, établir une nouvelle norme. Les foules incrédules vont se précipiter, des files d’attente se former avant même l’ouverture des magasins. On voudra venir voir de ses propres yeux voir, toucher la chose, s’assurer en personne de sa réalité. Il est assez vraisemblable qu’une mode se crée, que des soirées pliage de tee-shirts s’organisent entre amis pour communier, que ça finisse en jeu télé, en discipline olympique.

 

Mais en attendant, c’est juste un objet bon. Je sais bien qu’il s’en trouvera parmi vous pour m’apporter la contradiction, se faire l’avocate du diable (de Tours) que non merci, que pas du tout, que sans façon, qu’un simple album de bande dessiné ou qu’un bête assemblage de quatre cartons font très bien l’affaire, que plier le linge n’a jamais été un enfer, qu’il n’y a vraiment pas lieu de trouver dans le plie-linge Gifi une satisfaction. Pourquoi pas la foi pendant qu’on y est ! Aie donc, crévinguieux, merdalors.

 

Mais qu’on réalise quel était jusque à présent la vie tourmentée du producteur de testostérone bio, célibataire, à l’heure de s’occuper du linge. Il s’est retrouvé assez vite dans son premier chez lui confronté à cette réalité simple, mais qui lui avait échappé jusque là, selon laquelle le processus conduisant du linge sale aux piles d’habits impeccablement rangées dans une armoire n’avait rien à voir avec le cycle naturel de l’eau ou la successions des saisons et qu’à défaut d’une intervention de sa part, son linge sale allait le rester. Pour une raison tout à fait indépendante de sa volonté – et de la mienne –  sa mère est à ce moment là en panne ou aux bahamas. Il va au lavomatic, forcément, au moins une fois, plutôt content de lui au départ, l’innocent. Comment n’y avait-il pas pensé ? À chaque problème sa solution : Il a faim, il va au resto. Il a soif, il va au bistro. Il a sommeil, il va au dodo. Il a du linge sale, il va au lavomatic. Tout le monde va au lavomatic.

 

Il n’ira plus jamais au lavomatic. En entrant, les regards convergent sur lui. Il retrouve instantanément les sensations de son oral du Bac. Ça y est, il sait ce que c’est que de comparaître devant un jury d’assise ou d’être en garde à vue. Il a compris immédiatement qu’avec son sac de linge sale à la main, dont il projetait – tiens tiens ? - de faire disparaître les traces douteuses. Il était infiniment SUSPECT.

A partir de là, les témoignages divergent. Pour certains, assez peu crédibles, l’individu est allé jusqu’à laver ses affaires, repartant ensuite avec précipitation (il pleuvait) mais difficulté, chargé qu’il était d’un sac devenu beaucoup trop lourd pour lui, ses forces l’ayant semble-t-il abandonné. On l’aurait vu entrer subséquemment chez un thérapeute. Selon d’autres témoignages, après avoir poussé la porte, l’individu aurait tourné les talons sans attendre, bredouillant quelque chose comme « Excusez moi, je me suis trompé de numéro. » La rumeur publique colporte qu’ultérieurement, après ce qui apparaît du coup comme un premier repérage, il serait revenu à trois heures du matin, à un moment où il était presque sûr de ne pas être surpris.

 

Donc il achète un lave-linge ; son rapport investissement/bénéfice est un chouia plus favorable qu’une psychanalyse. Il l’a choisi à chargement frontal, avec un hublot parce qu’il lui semble qu’alors, il pourra surveiller que tout se passe bien. Puis hublot, ça fait un peu transatlantique. Après une première lessive à l’issue de laquelle tous ses sous-vêtements ressortent d’un très joli rose, il comprend assez vite qu’on ne lave pas impunément ensembles les tee-shirts et les rideaux. Il apprend vite. Ses expériences, variées, aboutissent toutes au rachat d’une garde robe intégrale, mais les vêtements neufs ayant souvent l’avantage d’être propres, ça roule. Un jour enfin, après qu’une première panière de linge ait été retrouvé morte, empoisonnée aux champignons faute d’avoir été étendue, notre futur candidat à l’achat du plie-linge se retrouve finalement avec des vêtements propres, secs, mais froissé.

 

Puis un déclic se fait, une connexion s’établie. Notre sujet - appelons le, je ne sais pas moi, James par exemple - est un homme. Il a donc une confiance inébranlable en la technique. Il réalise en une vision comparable à celle de Saint Paul sur le chemin de Damas les tenants et les aboutissants du problème linge. Il associe, il conçoit, il échafaude et bientôt – vous devriez demander aux enfants de reculer un peu – il s’organise. Ça passe bien sûr par des achats, puis quelques travaux, mais on n’a rien sans rien. L’œil attendri de la caissière le dédommage largement alors qu’il passe tout encombré d’un caddie contenant pêle-mêle une planche à repasser décor chatons, un séchoir Tancarville, une centrale vapeur avec fer, une jeannette, « Le repassage pour les nuls », des cintres, un portant, une peluche de raton laveur brusquement désirable sans qu’il sache pourquoi, un pulvérisateur à main, une bombe d’amidon, des torchons pour commencer doucement.

 

Il a repéré dans son emploi du temps un moment favorable dans la semaine, correspondant probablement au passage télé d’une série que tout le monde regarde sans oser l’avouer, ce qui interdit heureusement les visites surprise, et il s’y met. Bientôt, pourquoi se le cacher ? il trouve un certain plaisir à transformer un tas de chiffons en piles de vêtements classés en ordre chronologique et alphabétique décroissant sur les étagères de son dressing.

 

Mais il se souvient comme si c’était hier de sa rencontre décisive avec le plie-linge. Jusque là, le pliage restait une étape manuelle un peu contrariante dans un processus largement mécanisé. Mais le plie-linge mes frères, alors là oui ! Écoutons le témoignage de James * : « Je suis très bordelique chez moi et pourtant je connais cet objet grâce au Télé-achat depuis quelques années. Moquez-vous, braves gens, mais cet objet va révolutionner votre vie ! Croyez-le ou non, on peut tout plier correctement : chemises, robes, pantalons, pulls, toutes les fringues. »  James a enfin gagné sur sa nature profonde, il ne craint plus les quolibets de la foule, il avance désormais dans la vie tête haute sur un chemin glorieux bordé de piles de vêtements parfaitement ordonnées dont la cime se perd dans les cieux. Tout ça grâce au plie-linge. Recueillons nous un instant.

 

...

 

En vérité, je vous le dis, ce truc est bon.

 

Jimidi12 septembre 2009

 

* James avait eu le courage, ou l'imprudence (c'est parfois la même chose) de déposer ce commentaire, cité in-extenso, à la suite de l'article "Le plie linge Gifi 1"

 

Le plie linge gifi 2 (photo 2)

 

 

 

 

Porte téléphone Gifi

 

Porte téléphone Gifi

 

Porte téléphone Gifi - lettrine)ça résiste. Comme nous l’avons vu dans les précédentes chroniques évoquant certains objets étranges, extraits pour la plupart du catalogue « L’objet du mois » (mais pas que), on trouve en général leur justification, même s’il faut la chercher dans des mondes parallèles aux nôtres. Mais là ?

 

Ce chien en céramique porte un sac à dos destiné à recevoir votre téléphone. Remarquez au passage comme vous et moi avons l’esprit LARGE. Nous pouvons écrire et lire « Ce chien en céramique porte un sac à dos …. » sans être saisi de vertiges, ni d’une irrépressible envie de chocolat - sauf Mélanie (de Tours) bien sûr, mais tous les prétextes lui sont bons – ni même nous demander si nous avons bien pris notre anxiolytique ce matin.

 

Je ne dirai rien du chien lui-même ni de son air crétin, ce serait un cheval portant une brouette, le problème serait le même : à quoi, à qui peut bien servir ce truc ? Parce qu’enfin, si vous et moi appartenons bien au même continuum spatio-temporel - même si pour toi, toi et toi j’ai des raisons d’en douter – quand nous recevons un appel, notre téléphone, il sonne déjà non ? Ou alors, cas d’espèce, vous l’avez coincé sur vibreur par inadvertance et vous ne savez plus comment on repasse en mode sonnerie. Mouais, sauf que même moi je sais faire. Mais il n’est pas impossible que dans la clientèle visée par Gifi, un ou deux cérébro-lésés… Ou alors tiens, brusquement, ça me parait plus entendable : vous ne savez jamais où vous rangez ce putain de téléphone portable et vous loupez plein d’appels le temps que vous retrouviez l’engin, qui sonne - ça pour sonner il sonne - mais au fond d’une poche dans la penderie du dressing de l’aile ouest, ou déjà à moitié digéré au fond de l’estomac de votre sac à main ou cherchant à se reproduire avec une télécommande sexuellement compatible dans un recoin sombre du canapé. Mais là, non. Vous avez acheté l’objet d’art à Gifi et pris la ferme résolution d’y ranger votre portable dès que vous rentrez chez vous. Il sonne. Le chien aboie pour vous rappeler où chercher votre téléphone. Vous prenez l’appel. Tout va bien. Mais cette scène idyllique suppose au moins deux conditions. La première est que vous n’ayez pas installé Médor au fond du dressing de l’aile Ouest. Il doit être en évidence (hélas). Oui, scotché autour de votre jambe gauche, ça me parait bien. La deuxième condition est que vous vous teniez à votre bonne résolution. Non parce qu’imaginez la scène. Votre téléphone portable sonne, vous attendez un appel important, meeeeeeerde ! Vous n’avez pas encore pris l’habitude de le déposer dans le chien laid à faire peur. Vous courrez partout en mode panique la tête vrillée par la sonnerie essayant vainement de vous rappeler où vous avez pu laisser votre portable POURSUIVIE PAR LES INSUPORTABLES JAPPEMENTS DE CE PUTAIN DE CLEBARD DE MERDE. Bien sûr, vous ratez l’appel et Médor fini son bref baptême de l’air explosé contre un mur.

 

Mais la diode ? Non parce que le chien de céramique portant un sac a dos ne fait pas qu’aboyer : il clignote. Tu dis ? Ça doit servir à ceux qui n’entendent ni la sonnerie ni les jappements – pourtant réglés sur 120 décibels – mais se tiennent pourtant assez près du chien pour voir la diode. Tu peux résumer en disant « sourds comme des pots » ce sera plus simple. Admettons. Tu peux m’expliquer à quoi peut servir un téléphone quand on n’entend pas ? Tu dis ? On peut toujours s’envoyer des SMS ? Tiens ? Pas con ça. Oui, ben, n’en profite pas pour prendre la grosse tête, d’autant que le prospectus est tout à fait clair sur un dernier point : le clebs peut également servir pour les téléphones fixes. On ne doit pas parler du modèle de base France Télécom. Ou alors le chien existe en modèle XXL de trois mètres de haut. Mais de toute façon, on retombe sur la première objection. Votre téléphone fixe, il ne doit pas se promener beaucoup plus loin que son fil et n’est donc pas difficile à trouver et que je sache, les modèles fixes n’ont pas de mode vibreur. Donc il sonne. Dans ce cas là, à quoi sert le chien ?

 

Je résume : pour être potentiellement client de ce gadget, il faut être à la fois sourd et cérébro-lèsé, mais pas aveugle, et utilisateur d’un téléphone portable plutôt que fixe, mais ne s'en servir que pour envoyer des SMS. Ou alors, il faut aimer les chiens en céramique à diode clignotante portant un sac à dos.

 

Jimidi 20 septembre 2009

 

 

 

 

Enfin de la lecture

 

Quoi dans les 712g de publicité papier récoltés dans ma boite aux lettres ce jour ? Aaaah, ben je sais pas si mon « tout m’énerve » d’hier m’a fait pousser les dents, mais j’ai trouvé la moisson particulièrement riche. On commence par la campagne publicitaire la plus con qu’il m’ait été donné de voir depuis longtemps, et vous êtes bien placés pour savoir qu’en la matière, pas grand-chose n’échappe à mon œil averti de critique de boite aux lettres.

 

Cette campagne commence classique : « L’anniversaire, 27 ans, ça se fête ! ». On est déjà dans le très con, parce que je ne sais pas si vous avez remarqué, mais nos enseignes sont les spécialistes des anniversaires impossible à dater. Autant que je me souvienne, quand je suis arrivé ici il y a huit ans, l’enseigne dont il va être question n’existait pas. Ce n’est donc pas l’anniversaire du magasin, peut-être celui du groupe, ou de la raison sociale, ou du fils du PDG, ou de l’ablation de la verrue plantaire de celui-ci… Le prospectus ne le dit pas. Il ne le dit pas pour la bonne raison que tout le monde s’en fout. Parfois, le client est vaguement concerné par le prétexte saisi, ou inventé de toute pièce, pour créer un « événement commercial » : on change de saison, on solde, c’est le blanc, l’époque des travaux, la rentrée, mais là, non. Donc à moins que vous ne fassiez partie des trois pelés deux tondus qui sur l’aglo ait pile 27 ans dans la période, cet anniversaire là vous concerne assez peu, mais comme vous concerne en général assez peu les prétextes toujours renouvelés de cette euphorie hystérique et répétitive dont la rechute semble frapper chaque enseigne tous les quinze jours et se traduit par l’irrépressible pulsion de vous vendre leur marchandise à perte. C’est donc un anniversaire, et par un retournement assez inexplicable de la tradition, c’est l’intéressé qui vous fait des cadeaux. 27 ans ça se fête, oui, certes, mais je ne me souviens pas qu’on ait fêté les 26, et je ne vois pas que 27 soit un chiffre particulièrement remarquable. Mais bon, fêtons, fêtons.

 

Poursuivons notre lecture : « Faites le plein d’économie » ordonne, ou promet un slogan disposé à la hâte au dessus d’un jerrican d’essence. L’intention commence à se deviner. Plus gros, un peu plus bas, le slogan principal ne laisse aucun doute sur la nature du cadeau : XXX (je ne dévoilerait la raison social qu’un peu plus tard) vous fait bénéficier de l’essence la moins chère de France ! » Et là, Mesdames, Messieurs, il s’agit de deviner qu’elle est donc l’enseigne ayant décidé, pour ses 27 ans, de prendre l’expression « faire le plein d’économies » au pied de la lettre. Faites un effort, merde ! Un pétrolier genre Total ou Elf ? Naan ! Un distributeur vendant également du carburant en sortie de parking ? Non plus. Une enseigne ayant quelque chose à voir avec l’automobile au moins ? Concessionnaire auto, vendeur de pneus… ? Naan ! Vous brûlez de moins en moins. Vous êtes même carrément froids.

 

C’est Gifi.

 

Sisi, Gifi. La boutique de merdouilles, le discounter de l’inutile, la brocante spécialisée dans les trucs neufs, qui ne vend pas des objets débiles mais des idées de génies, c’est qui qui le dit ? C’est kiki !

 

Alors le plein d’économies, comment ça marche ? Ah ben ça va être facile, je n’ai qu’à recopier le petit paragraphe en quatre points, juste au dessous du bidon. 

1 – Faites votre plein de carburant dans une station service.

2 – Effectuez vos achats chez Gifi pour un montant de 27 euros (Heureusement qu’on fête pas son 110ème anniversaire ! )

3- Chaque jour Gifi relève le prix le plus bas du carburant en France pour obtenir le prix Gifi.

4- Nous vous remboursons la différence entre ce que vous avez payé pour votre plein et le prix Gifi. 

 

- Gineeeeeeette ! Va faire le plein du semi, on va chez Gifi ! Heu… Non. Vous pouvez laisser Ginette à son tricot, parce que c’est limité à 50 litres, tu crois qu’on n’y avait pas pensé, petit sournois ? Allez, faites le calcul avec moi. Vous avez fait le plein de votre Twingo-mazout en mettant cinquante litres à 1,40 € en vous servant à l’épicerie-coiffeur-station-service la plus paumée et donc la plus chère de votre cambrousse (le gazole est actuellement à 1,29 à l’Intermarché où je me sers) et pendant ce temps là, Monsieur Gifi, après une épuisante marche d’approche, a réussi à débusquer dans la Creuse un pompiste dépressif bien décidé à vider ses cuves rapidement pour ne plus être tenté de s’immoler par le feu et qui brade son poison à 1,20 €. Tout fierrot, vous vous présentez à la caisse de votre Gifi avec un sac renforcé discrètement dissimulé dans une poche intérieur de votre blouson, des fois qu’ils auraient l’intention de vous verser le pactole en petite monnaie, et là, vous regrettez de ne pas m’avoir lu avant, parce que pour aller du prix Gifi au prix scandaleux auquel vous avez abreuvé votre caisse, y’a vingt centimes, et cinquante litre fois vingt centimes, ça nous fait dix euros. Vous venez quand même de lâcher 17 euros à Gifi pour des merdouilles.

 

L’autre tendance lourde qui se dégage du tas de papier ayant définitivement remplacé le courrier dans ma boite aux lettre est tout à fait inquiétante. Non parce que jusque là, attirer des gogos sous des prétextes idiots pour les forcer à dépenser leurs sous, c’est de bonne guerre, mais il semble bien que nos grandes enseignes ne puisse plus se contenter de catalogues 100 pages quadri hebdomadaires. J’ai dit dans une précédente chronique à quel point ces catalogues ne servait qu’à occuper le terrain, pour ne pas le laisser à la concurrence, mais la mode du jour est de DOUBLER ces catalogues d’un catalogue thématique. C’est ce que font Géant Casino et Leclerc. Le premier double avec un prospectus consacré à ses produits bas de gamme et le deuxième par un spécial déco-maison. On voit parfaitement bien où cette pratique inflationniste va nous conduire. Vous recevrez bientôt ensemble et de la même enseigne le gros catalogue généraliste, les spéciaux saisonnier (blanc, produits de ramadan, papeterie de rentrée, cadeaux de Noël), le spécial événement (produits promotionnels), le spécial bio-équitable-charitable, le spécial produits auto, ou bricolage pour Monsieur, le spécial mode et enfants pour Madame, le spécial son et informatique, et plein d’autres, tous à la fois, multipliés par les trois quatre enseignes qui font semblant de se concurrencer sur votre zone de chalandise et se sont mis d’accord pour augmenter les prix de plus de 6% alors que l’inflation est à moins de 3. Je prévois donc sans aucun risque d’être démenti que le volume de prospectus de ma boites aux lettres ne va cesser de croître. Au moins, ça me fera de la lecture…

 

Jimidi 8 septembre 2008

 

 

 

Tellement LED

 

Tellement LED

 

M’est avis que de la diode, on n’a pas fini d’en bouffer. Celles glissées subrepticement dans ce pommeau de douche et dans le catalogue GIFI, jouent encore la carte du pratique.  Nous n’auront désormais plus besoin de nous mouiller la main, ni le coude, ni les ailes, alouette, aaaaaaaaaavant d’obtenir la température en deçà de laquelle il n’est pas question que j’entre là-dessous même sous la force des baïonnettes. Mais on peut déjà raisonnablement prévoir que la prochaine génération sera programmable. Perso, par exemple, il faut que mon eau sorte proche de l’ébullition pour que j’accepte d’y aller sans anonak. Mais pourquoi serait-je alors condamné au rouge clignotant. Non ! Ce qu’il me faudrait, c’est une douche qui offre un jeu de lumière qui aille avec ce que je suis en train de brailler et tiens, pendant que tu y es, tu ajoute un lecteur MP3 étanche dans le manche et un haut-parleur je sais pas où.

 

De toute façon, la douche n’est qu’une étape. Nous seront un jour prochain bardé de diodes, et délicatement nimbés d’une aura ne laissant aucun doute à notre prochain sur notre météo intime. « Comment elle est ce matin ? – Houlà ! N’y va pas tout de suite, elle est encore pourpre clignotant, va falloir attendre qu’elle passe à l’orange. »

 

Jimidi 13 septembre 20009

 

 

Rentrée littéraire

 

Rentrée littéraire 1

  Rentrée littéraire - lettrine

 

 

 

 

 

nfin je l’ai. Je le tiens entre mes mains fébriles, sous mes yeux embués. Quoi, mais quoi ? Le prospectus Gifi d’octobre 2009, celui là même dont Lou nous avait donné la primeur, avec les chrysanthèmes plastiques et la machine à battre les cartes. Entre autres, entre autres ! Enfin nous pouvons faire provision, au moins virtuellement, d’objet inutiles et d’objets moches, certains cumulant les désavantages. On doit même pouvoir en trouver des dangereux. Ah ben oui, tiens, voilà, page 11, le jeu de fléchette positionné juste à côté de « Les jouets à – 50% » mais dont le descriptif se termine par : « Cet article n’est pas un jouet ». Il y a une autre exception, positive celle-là : le jeu d’échec en verre de la page 13 a oublié d’être laid. Il doit être juste fragile. Mais à 5,99€ vous pouvez en casser un par mois sans vous ruiner. Bon, Ok, il est livré sans pile, mais comme d’un autre côté, il n’en utilise pas, on s’y retrouve.

 

Dès lors, j’ai l’embarras du choix pour extraire de cette nouvelle livraison l’objet qui me semblera le plus à même de participer à l’encombrement de ce carnet. Tiens, je crois tenir un bon client avec le « Jouet d’éveil manège roue » de la page 7.

 

 

Rentrée littéraire 2

 

 

 

Rentrée littéraire lettrine 2ascinant le monde de la petite enfance vu par les fabriquant de jouets pour la. Le bébé étant lui-même une sorte de pâte à modeler un peu inutile mais animée et bruyante, ses jouets ne sauraient être que visuellement mous, mais animés et bruyants. Je ne sais pas si vous avez remarqué mais il semble entendu que le bébé étant par ailleurs un tube digestif muni d’accessoires pour le moment inutiles et uniquement occupé par la satisfaction de ses besoins primaire : se nourrir, dormir, éliminer, paniquer son entourage, il faut rester dans le primaire. Ses yeux par exemple ne semblent en mesure de distinguer que trois ou quatre couleurs de base, et encore, à condition qu’elles soient vives. Pour ce qui est de son activité motrice, faire tourner suffira très largement. On ne sait pas encore s’il sera ouvrier ou trader mais il est important que cette larve comprenne au plus vite que la machine compte sur lui pour tourner. Il est assez probable que les anneaux roses, certainement délicieux, mais que ce putain de manège entend bien garder pour lui, finissent par énerver notre très jeune consommateur. Hop, c’est parti pour l’éveil à la frustration, au moins jusqu’à ce qu’il mette la main sur la pince coupe-boulons de son frère aîné. Au-dessus, on ne la voit pas, mais j’en suis quasi sûr, la boule bicolore orange et jaune recèle une bille dont l’irritante inaccessibilité doit elle aussi, à la longue, éveiller la fureur meurtrière. Enfin, une dernière chose que doit éveiller ce jouet, c’est les soupçons. Parce qu’à moins de cinq euros, c’était déjà pas cher mais à 2,49, on peut avoir un doute légitimes sur les conditions de travail et les salaires de ceux qui l’ont fabriqué.  

 

 Jimidi 15 septembre 2009

 

 

 

 

 

Le petit oiseau est sorti

 

Le petit oiseau est sorti

 

Quoi de neuf sur le front uni des objets cons et des nouvelles sans intérêt ? Avec 187 visites samedi et 199 dimanche, nous avons établi successivement les deux meilleures performances d’octobre en la matière pour cet ici-carnet. Ce n’est pas le record absolu, celui-ci ayant été établi le 10 septembre avec 218 visites dans cette seule journée. Mais sachant que ce même 10 septembre le nombre de pages vues aurait été de 1200 quand la moyenne de septembre frôle sans les atteindre les 400 p/j, on peut avoir un sérieux doute… De toute façon, ce n’est pas le sujet  de cette chronique, mais je suis bien obligé d’utiliser des stratagèmes (sournois) pour vous fourguer ces chiffres - comme ici, en piratant une chronique d’actualité sur Gifi et les gadgets à la con - sinon, vous ne vous y intéressez pas, aux chiffres. Tu dis ? Même comme ça ils ne sont pas intéressants ? Certes, mais au moins vous êtes obligés de les lire, d’autant que je ne compte pas du tout mettre de repère visuel pour vous indiquer l’endroit précis ou je vais reprendre le cours normal de cette chronique. C’est là. S’il fallait compter sur le catalogue Gifi du jour pour nous rapprovisionner en objets inutiles, encombrants et moches, on serait tout à fait déçu. A peine si j’ai trouvé l’oiseau siffleur qui sert d’illustration (et d’attrape nigaud) à cette chronique. Vous avez bien sûr en tête ma théorie selon laquelle certains objets proposés dans notre continuum spatio-temporel ont été fabriqués dans un monde parallèle ? Ce n’est pas le cas pour cet oiseau, mais sa parenté avec le clebs porteur de téléphone est à ce point évidente qu’une nouvelle théorie m’est venue, rendant compte de l’existence de ce genre d’objets : des forces occultes nous poussent insidieusement à la folie meurtrière. Oh, il n’est guère besoin d’aller loin pour trouver qui aurait intérêt à notre décompensation psychotique, à notre passage à l’acte violent, à commencer par l’infatigable lobby des armes à feu. Un bon nombre de groupes Facebook doivent également être intéressés par l’affaire. On peut citer : « Offrez un truc aux gens que vous n’aimez pas », « Luttons contre la paix des ménages », « Dressez votre entourage à ne plus bouger », « Fabriquez vous-même votre adrénaline »… On pourrait allonger la liste indéfiniment. Mais si le nouveau prospectus de « C’est qui qui ? » se révèle fadasse, en revanche, je suis tombé sur une autre mine d’objets improbables, réunis dans un catalogue 96 pages quasi classieux, prétendant proposer à la vente des « objets originaux du monde », j’ai nommé, tadammm : L’HOMME MODERNE. J’ai un instrument infaillible pour mesurer la richesse d’un nouveau filon en objets cons : le pèle-pomme. Celui de L’homme moderne figure en bonne place et il prétend éplucher également les concombres et les pommes de terre. Ben voyons. Pourquoi pas les citrouilles et les bananes, pendant qu’on y est ? Je rajoute donc ce pèle-pomme-ci aux autres, finissant pas me demander si, quelque part, il n’y aurait pas un musée du pèle-pomme dans lequel il s’agirait de figurer en bonne place ? Ou des bureaux d’étude spécialisés dans le pèle-pomme ? Ou, pour ré-enfourcher ma théorie des univers parallèles, des mondes où les hostilités sont déclarées contre les pommes, une bonne partie de l’effort de guerre étant dès lors consacré à la création de pèle-pomme de plus en plus sophistiqués ? Ou, au contraire des mondes dont la religion dominante voue un culte sophistiqué à la pomme épluchée ? Bref, je me régale déjà de vous parler de certains objets cons tirés du catalogue « L’Homme moderne ». Vous ne perdez rien pour attendre.

 

Jimidi 26 octobre 2009

 

 

Le petit oiseau est sorti 2

 

On pourra (re)lire aussi : "On se les pèle" et "Pèle-pomme de discorde"

 

 

 

 

Toiles d'ameublement

 

Toiles d'ameublement 1

 

Toiles d'ameublement lettrine lors là, les enfants, si vous aviez l’intention de vous marrer en lisant ce qui suit, vous allez sans doute être déçus. Il se trouve que j’étais chez Gifi pas plus tard que samedi matin dernier, avec ma fille. Qu’est ce qu’elle cherchait déjà ? Oui, une grande poubelle rouge. Il se trouve donc – quelle coïncidence ! – que les toiles-sur-chassis de cette pub, je les ai vues de près. Comment les éviter : elle vous sautent dessus dès l’entrée du magasin. J’ai donc vu ce qu’on distingue heureusement assez mal sur le prospectus, les coulures dorées, les paillettes.

 

Ces toiles ne sont pas seulement laides, et d'une pauvreté d'inspiration rare, elles sont révoltantes. L’argumentaire ne s’avance d’ailleurs pas à parler d’œuvre d’art : « Une toile moderne pour une déco très design. D’une dimension de 80x80, elle trouvera sa place aussi bien dans un salon que dans une chambre. Les visuels sont nombreux, il y en aura forcément un qui s’accordera à votre intérieur. »

 

Autrement dit, ce qu’on nous propose c’est de choisir ce que nous allons accrocher à notre mur non pour ce que ça évoque, ce que ça rappelle, ce que ça convoque dans notre imaginaire, ou à la suite – fuyons ! – d’une émotion esthétique, mais parce que ça va avec le papier peint et les coussins ! Mais ce qui me troue vraiment – je reste persuadé qu’il ne serait pas plus cher de mettre sur ces « toiles » des œuvres, des vraies ; on ne manque quand même pas de peintres de talent – c’est de penser que tout ça est intentionnel : pour Gifi, non seulement nous sommes trop cons pour aimer autre chose que cette daube, mais faudrait surtout pas que ça change,  parce que le beau, ça doit rester pour les riches, donc cher.

 

Pour finir, j’en veux personnellement à l’animatrice de D&Co, dont l’opulente poitrine cautionne cette page. J’aime bien son émission et même si elle ratisse large entre le conte de fée et le catalogue de bricolage (en outre, je la soupçonne de ne tourner D&Co qu’afin de faire des câlins et des bisous aux gens) elle ne commettrait jamais la faute de goût d’accrocher ces horreurs dans les intérieurs qu’elle transforme.

 

Jimidi 24 novembre 2009

 

 

 

Ouate else ?

 

Ouate else 1

 

 

 ouate else lettrine 

 

u’eeeeeesce que je t’avais dit ? On est le 15 décembre, mais chez Gifi, Noël, c’est fi-ni. Défleuri le sapin ! Pliée la boule ! On passe à l’événement commercial suivant. Pâques, z’ont pas osé, mais ça y est, c’est LE BLANC. Je te dis, y’en a qui vont finir par craquer : « Oui, maintenant, nous fêtons Noël en famille fin octobre. Y’a beaucoup moins de monde partout et c’est plus familial. » Nous voilà donc bel et bien en engagés dans une sorte de course un peu bizarre consistant à anticiper toujours d’avantage sur l’événement marchandisable  à venir.

 

Mais allons un peu au bout des choses. Si tout le monde commence à titrer ses prospectus de Noël fin octobre, ne doutons pas qu’un petit malin trouvera guéniâââl de lancer le truc fin septembre. Puis il sera rejoint par tout les autres, paniqués à l’idée de rester à la traîne de la concurrence. Mais finalement, finalement, on finira inévitablement par annoncer Noël avec pile poil UN AN d’avance. Et là, oui, ça risque soit de devenir très compliqué, soit d’être extrêmement simple. Je parie pour le simple, parce que là, surtout après une « Val Dieu – triple – brassée à l’abbaye – 9° » que je vous dis pas comme elle me fait fumer les yeux, rien ne ressemble plus à un Noël de l’année d’après qu’un Noël de l’année en cours.

 

Vous n’y avez rien compris ? C’est normal ; je ne suis moi-même pas très sûr de ce que je voulais démontrer. Oui ! Gifi, LE BLANC, Pâques, tout ça. Putain, retenez-moi, où je vais en chercher une autre. Meeeeer-credi, y’en à plus. Une « Trapiste Rochefort » à défaut, ça va aller ? Envoie. Ça va mal finir non ? M’en fout, chuis célibataire ce soir. Et voilà : que de la parure de lit (toutes atroces, ou c’est moi ?), de la couverture, du coussin, du rideau, de la housse de clic clac, avec une mention spéciale pour celle de la page 15, qui devrait enclancher le déclic nécessaire et suffisant pour votre hospitalisation d’office. Puis les merdouilles habituelles, mais orientées linge, salle de bain et buanderie. Il faut attendre et atteindre la page 25 (je te JUUUURE que c’est vrai, 25. Pas 24, pas 26. 25) pour que les malheureux n’ayant pas encore compris que Noël, c’est fi-ni, puisse trouver des idées cadeaux, parmi lesquelles des CD de relaxation 12 titres à 1€. Tiens, c’est marrant, je sens que brusquement, je n'en ai pas du tout besoin... 

 

 

Jimidi 15 decembre 2009

 

 

Ça ronfle

 

ça romfle 1

 

ça romfle lettrinecroyais naïvement que « L’objet du mois » avait le monopole des objets de torture domestique *. Las ! C’est qui qui en propose maintenant ? C’est Gifi ! Comme vous l’aurez assez vite compris, il s’agit ici d’un dispositif pour éviter les ronflements de celui qui partage votre lit – et peut-être même votre vie – en attendant que Georges Clooney se rende enfin compte de ce qu’il rate. L’argumentaire n’étant pas très lisible sur la repro, je vous le facsimilmieux ci-dessous :

 

Dites adieu aux ronflements de votre moitié, grâce à ce bracelet. Ses deux électrodes capitonnées au dos de l’unité, une fois en contact avec la peau peuvent détecter le ronflement de l’utilisateur et délivrer des impulsions électriques douces pendant quelques secondes. Votre chéri sera incité à changer sa position de sommeil sans vous réveiller. Conçue avec un bracelet de Velcro ajustable, il s’adapte à tous. Vous pourrez l’enfiler à votre poignet comme une montre. Fonctionne avec une pile CR2038 fournie.

 

Y’a du subliminal là dedans. Voire du sublibidinal. Parce que si « Dites adieu » a des relents de séparation de corps, autant dire de divorce, convenez avec moi que « vous pourrez l’enfiler » fleure bon la réconciliation, crapuleuse non ? C’est vous dire si l’enjeu est de taille ! L’engin va rabibocher votre ménage pour trois francs six sous. Bon, Ok, un peu plus. Mais vous le valez bien. Le principe est extrêmement simple : tu ronfles, tu te prends un coup de jus. C’est le principe de la clôture électrique. Même les bœufs comprennent assez vite : tu t’approches trop près du bord, tu t’en prends une bonne. C’est vrai qu’une fois qu’il sera retombé du plafond, où il restera cramponné par les ongles et les dents quelques minutes, il y a de forte chances que votre moins bonne moitié ne se rendorme pas exactement dans sa position de lancement. Il est même assez probable qu’il finisse effectivement par ne plus ronfler du tout. Ni dormir d’ailleurs.

 

Il ne vous aura pas échappé que l’engin est muni de plusieurs boutons dont un marqué « Max ». Il parait qu’à pleine charge et à pleine puissance, la main se détache. Mais pas de panique : l’électricité cautérise. Vous allez trouver que j’ai l’esprit mal placé, mais je me demande si c’est vraiment au poignet que ce dispositif sera le plus efficace. On doit pouvoir attacher ça ailleurs, dans des endroits dont l’histoire récente nous apprend qu’ils ont déjà servi a bran-an-an-an-cher des trucs électriques. Les facultés antironflement pourraient s’en trouver améliorées et qui sait si ce bracelet ne pourrait se révéler, à l’usage, doté de propriétés susceptibles de faire mentir l’adage selon lequel là où y’a de la gégène, y’a pas de plaisir ?

 

 

Jimidi 22 février 2010

 

* là, notamment.

 

 

 

 

C'est parti mon quiqui !

 

 

Gigi - c'est parti mon quiqui 1

Gigi - c'est parti mon quiqui 2

 

 

 

Gigi - c'est parti mon quiqui 3Pas grand-chose à même de déclancher des convulsions de joie pure dans le dernier catalogue Gifi. Peut-être ces stylo graveurs de la page 7 ? On doit pouvoir s’en servir pour corriger les fautes d’orthographe à l’écran. Plus loin, l’increvable plie-linge mais dont le rapport qualité prix me parait soudain exorbitant. 4 euros pour 5 secondes, ça nous fait quand même du 2880 € de l’heure ! Tu dis ? Quand tu seras plus grand, tu veux être plie-linge chez Gifi ? C’est ça, en attendant, pour t’entraîner, va ranger ta chambre. Rhâ ! Pi la panoplie du supporter bon marché aussi. Je ne sais pas ce qui est le plus inquiétant, qu’un magasin vende ça ou qu’il y ait des gens pour l’acheter. La mention « Cont. 150 ml » à côté de la corne de brume me laisse perplexe : cent cinquante millilitres de quoi ? Je ne savais pas que le millilitre servait aussi d’unité de mesure pour le son. Ni pour la connerie d’ailleurs.

 

 

 

 

Jimidi 6 juin 2010

 

 

 

 

 

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