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première vue, les œuvres de Cal Lane ont quelque chose d’immédiatement séduisant et sans doute pourrait-on s’arrêter à cette première admiration, née du contraste entre la délicatesse des motifs et la brutalité de l’acier. Puis le choix du matériau interroge. Après tout, s’il ne s’agissait que d’ouvrager de la tôle, peut-être l’artiste aurait-elle pu utiliser des plaques ? Surgit alors l’idée de recyclage, mais pour ce que j’ai pu en voir, Cal Lane choisi de donner une deuxième vie à des objets, certes, mais laborieux. On accède alors à d’autres rencontres imprévues : celle du travail « ingrat » de l’industrie, du bâtiment, de la mine avec le travail de l’artiste mais également me semble-t-il à la rencontre, assez frontale, du masculin et du féminin, puis au final à une nette victoire de ce dernier. Dès lors, la porte est ouverte sur bien des mondes. En me souvenant de certaines feuilles de peuplier, dont l’hiver n’avait laissé qu’une dentelle de nervures, j’imagine le squelette des pelles, de cette brouette… Peut-être étaient-ils déjà là, caché dans leur tôle ? Par ailleurs, concernant les objets choisis, je m’interroge sur l’irréductible abandon qu’impose l’artiste vis-à-vis de leur fonction première. Elle perce plus volontiers des trous dans des trucs dont la qualité première était de ne pas en avoir. Du coup, j’imagine avec délice quel sort réserverait Cal Lane à un supertanker, à un jumbo-jet, sans parler de ma baignoire. Tu dis ? Si ça se trouve elle est en acrylique ? Ben non, justement, c’est de la tôle émaillée.

Merci au riquiqui site de Cal Lane pour certaines illustrations, ainsi qu’à Art Mur pour la biographie qui suit. Merci à Tonton, de Netkulture  d’avoir parlé de Cal Lane dès mars 2007. Merci enfin à Cat de m’avoir transmis un diaporama présentant Cal Lane et son œuvre.

 

Jimidi 26 juin 2010

 

 

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Née en 1968 à Halifax, en Nouvelle-Écosse, Cal Lane grandit à Saanichton, en Colombie-Britannique. Elle reçoit d’abord une formation en soudure, puis complète successivement un BFA au Nova Scotia College of Art and Design (2001) et un MFA au State University of New York à Purchase (2005). Dès 2001, elle présente sa production artistique dans nombre d’expositions individuelles et collectives au Canada, aux États-Unis et en Europe, dont à la Art Gallery of Nova Scotia (2002-03, solo), le Textile Museum of Canada (2006), le Museum of Art and Design (New York, 2007), Musea Brugge (Belgique, 2008), ainsi qu’au Decordova Sculpture Park à Lincoln, au Massachusetts (2008-10). Elle est récipiendaire de nombreux prix, dont le 2006 Emerging Artist Fellowship and Residency du Socrates Sculpture Park (Long Island City, New York) et le prix Joseph F. Stauffer (2007), qui est décerné chaque année par le Conseil des arts du Canada à un maximum de trois jeunes Canadiens au potentiel exceptionnel. Cal Lane a également fait partie de la sélection finale pour le Prix artistique Sobey en 2004.

 

Art mûr

 Cal Lane 4

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