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24 juillet 2011 7 24 /07 /juillet /2011 06:22

 

Usted Està Aquì - Compagnie Aérea - Le carnet de JimidiUsted Està Aquì - Compagnie Aérea - Le carnet d-copie-1

Usted Està Aquì - Compagnie Aérea - Le carnet d-copie-9Usted Està Aquì - Compagnie Aérea - Le carnet d-copie-7Usted Està Aquì - Compagnie Aérea - Le carnet d-copie-5


 

Lettrine--A-methanier-.jpgvec « Usted Està Aquì», avons-nous assisté à un spectacle de clowns ? Les tenants du nez rouge répondront peut-être « non » un peu vite, les trois personnages se présentant en costume « de ville » et sous les apparences de trois voyageurs ordinaires, attendant un train dans la salle d’attente d’une gare. Pourtant, le fameux nez rouge est bien là, du début à la fin, visible comme le nez au milieu de la figure et pourtant invisible de n’être pas accroché à un visage. Il prend ici la forme d’un ballon rouge suspendu, indiquant le point, le signe « Vous êtes ici » aux voyageurs cherchant à se repérer sur un plan.*

 

Et pourtant non, « Usted Està Aquì» bien qu’irrésistiblement drôle, n’est pas qu’un spectacle de clown. Perso, j’ai été embarqué beaucoup plus loin que le rire, me trouvant à la fin emporté et transporté par un raz-de-marée d’émotions donnant envie de sauter sur place, de grimper aux arbres (j’ai vu le spectacle en extérieur) et d’embrasser les comédiens. Je me suis contenter d’applaudir debout à tout rompre, comme tous les autres spectateurs, un peu désolé de ne pouvoir faire plus.

 

On ne peut pas raconter « Usted Està Aquì». Vous trouverez sur le site de la compagnie Aérea Teatro un synopsis, mais qui ne dit pas grand’chose, sauf peut-être dans ce paragraphe : En code clown et sans paroles, en contact direct avec le public, on danse la musique, l'humour, la tendresse, la poésie, la passion, la haine, le rythme, le contretemps, la croche, la clé de sol, la serviette, la répétition, la rupture, la folie, le silence, la répétition, le rire, les patates, l'écoute, la répétition, l'amour, les larmes, la complicité, la pause , ,la bêtise, le regard, le moment, la surprise, la répétition, l'incompétence, l'incontinence, l'amitié, l'échec, l'illusion, le garçon, la fille, mesdames et messieurs, châteaux gonflables et sucettes, ta maman, la mienne, le monde, l'univers et la vie. Pendant que vous serez sur le site, ne loupez pas le clip vidéo du spectacle, d’où j’ai extrait les photos illustrant ce article.

 

Il y a dans « Usted Està Aquì » tout ce que ce menu promet, à haute dose. Le tout est servi sur un rythme d’une ahurissante maîtrise, passant du rapide au lent, du calme au paroxystique, de l’accéléré au ralenti et la comparaison musicale n’est pas vaine puisque la partition du spectacle comporte effectivement des leitmotiv, des duos, des trios, des solos, des morceaux de bravoure (comme un duel d’étirement de chewing-gum, ou cette incroyable bagarre au ralenti), mais également des chorégraphies, de la musique, du chant...

 

La mise en place de l’ensemble est d’une incroyable précision, mais le talent des comédiens arrive encore à la transcender. Je n’en veux pour preuve que ce moment où, Paloma, magnifiquement jouée par Jimena Cavalletti, se trouvant à ce moment là totalement bouleversée, quitte la  scène (à Blanlhac un plateau de planches posées dans un sous-bois) puis, cherchant à y remonter, n’arrive pas à franchir la marche d’à peine cinq centimètres de haut, essaye plus loin (où la hauteur est exactement la même) y parvient enfin et rejoint sa chaise pour y rester, le regard perdu dans le vide, adoptant une expression de détresse absolue mais qui me fait encore rire en y repensant.

 

Luka Soriano (Ernesto) en boy-scout poète et Juantxo Berasategui (Cesar) en trader énervé sont également exceptionnels et participent à la réussite de ce qui apparaît bien comme un miracle. On comprendra finalement ce qui se cache sous l’apparente banalité du titre. Nous sommes effectivement ici, sur scène, en représentation, pris par des situations que nous tentons de maîtriser, confrontés à l’imprévisibilité de l’Autre et de la vie et nous tentons de faire face avec les moyens du bord.


S’il fallait un indice supplémentaire de l’universalité du message discrètement délivré par « Usted Esta Aqui », mais avec quelle générosité !  on le trouverait dans le dernier dispositif scénique. Une fois le spectacle terminé, un comédien enlève la housse rouge du ballon pour découvrir un globe terrestre, qu’il fait alors tourner. Hé oui, sous la farce apparaît le monde et c’est à nous de le faire tourner. Nous sommes ici, pour ça.

 

____________________

 

Nb : La compagnie Aérea Téatro cherche un distributeur pour l’Europe. Je ne sais pas combien coûte leur spectacle, mais je sais ce qu’il apporte : infiniment.

 

* On pourrait également voir un rappel discret du nez rouge quand, après cette mémorable scène de bagarre au ralenti, deux comédiens se trouvent maquillé de ketchup.

 

Usted Està Aquì - Compagnie Aérea - Le carnet d-copie-8Usted Està Aquì - Compagnie Aérea - Le carnet d-copie-6Usted Està Aquì - Compagnie Aérea - Le carnet d-copie-3

23 juillet 2011 6 23 /07 /juillet /2011 06:49

 

 

 

Lettrine--C-coloriage-.jpg

 

 

ette date anniversaire est passée complètement inaperçue, y compris à mes propres yeux (pourtant si prompts à s’émouvoir d’un rien) mais le 17 juillet dernier, voilà un an que j’ouvrais ce carnet.

 

C'est la version officielle. En fait, ce carnet a été créé en 2006, à un moment où j’essayais systématiquement tous les hébergeurs, mais je ne m’en servais pas. Disons alors que le 17 juillet dernier, il sortait du coma. Tu ne sera pas surpris non plus que le premier billet soit daté du 6 juin 2010 : il a été écrit en mars 2011 mais antidaté pour être facile à retrouver en queue de peloton. Bref, tout est faux dans cet anniversaire, dont même la commémoration se trompe de date. Ce qui reste vrai, pile 400 articles plus tard, c’est la joie de vous savoir non loin.

Published by Jimidi - dans Cet ici-carnet
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22 juillet 2011 5 22 /07 /juillet /2011 06:01

 

Compile années 70 - 1 - Le carnet de Jimidi copie

Compile années 70 - 3 - Le carnet de Jimidi.psd

 

Lettrine--C-ourgang-degrade--le-carnet-de-Jimidi.jpg’est Br’1 qui m’a poussé à la faute ! Profitant d’un vacillement de ma part - Je l’avais appelée Mélanie - « Mais bien sûr que je t’aime ! Qui est à l’appareil ? » elle en a profité pour déverser ici tout un chargement de nostalgie ! Du coup, et même si je suis beaucoup, beaucoup plus jeune qu’elle, je me suis replongé dans les papiers peints qui ondulent, les pantalons à pattes déf, les chemises col pelle à tarte et l’envahissant plastique orange.

 

On pouvait s’en douter, mais découper arbitrairement une tranche de dix ans entre 1970 et 1980 ne suffit pas à donner une homogénéité à ce qui s’y trouve. D’ailleurs, perso, j’avais douze ans au début, avec les préoccupations qu’on imagine à cet âge et vingt deux à la fin avec déjà un gamin. Mais pour nous en tenir aux mouvements, aux tendances ayant traversés la décennie, constatons qu’ils n’avaient en apparence rien à voir les un avec les autres.

 

Pour ce qui est de la culture de masse, celle de la publicité et des chaînes nationales, celles de nos intérieurs, de nos magasins et de nos rues, on voit le design quitter les sphères confidentielles de la recherche avant-gardiste pour envahir - via le marketing - nos objets quotidiens. C’est un design épuré, d’oeuf et de poire, ou l’angle est rond. Un design fondu, ou la fonction prétend créer la forme. Pas d’excroissances, pas de saillant, pas de protubérance : du lisse. Pour contrebalancer cette tranquillité certes confiante, mais un peu endormie, on fait péter la couleur. On pousse le curseur de la saturation à fond, avec une prédilection pour les couleurs chaudes - jaune, orange, rouge vermillon- mais sans cracher sur le violet.

 

Recyclé par le marketing également, le psychédélique hippie amorcé la décennie d’avant, se retrouve dans les fringues, les fleurs et les lignes ondulées de nos papiers peints.

 

Mais les années 70 se sont également des années d’enracinement pour les mouvements écologistes et le début d’une vraie prise de conscience environnementale. Les 1,32% de René Dumont, premier candidat écologiste à une élections présidentielle française en 1974, montrent le chemin restant à parcourir, mais une publications comme « Le catalogue des ressources », 100 000 exemplaires vendus en 1975, montre que certains sont près à lui emboîter le pas, comme le montre aussi la manifestation contre superphénix en 1977. J’y étais.

 

Restent deux courants musicaux, dont on imagine mal, même après coup, qu’ils aient pu coexister pendant la même décennie : le disco et le punk. Mais peut-être ce contraste résume-t-il bien cette période, faite d’exubérance un peu conne et de nihilisme critique, beaucoup plus intéressant. De cette période là, la seule idée ayant eu de l’avenir, c’est « No futur ».

 

Illustrations

Pour bricoler deux trois images, j’ai plutôt suivi le fil rouge-oranger de la couleur et des formes grand-public, laissant tomber le disco et le punk.

 

Compile années 70 - 2 - Le carnet de Jimidi copie

21 juillet 2011 4 21 /07 /juillet /2011 06:40

 

Festival-Nuits-de-reve---affiche-edition-2011---Le-carnet.jpg

 

 

Lettrine--C-ourgang-Jean-Claude-Chaillou--Le-canet-de-Jimid.jpgette année, comme chaque année depuis quatre ans, on était ce 14 juillet au festival « Nuits de rêve » organisé par l’association « Rêve de foin », à Blanlhac en Haute-Loire. Cette année encore, la programmation éclectique nous a permis de vraies grosses bonnes surprises. Je vous reparlerai de certaines d’entre elles, mais en attendant, voilà le programme.

 

 

 

MERCREDI 13 JUILLET

18h30 | Rosières, Salle polyvalente

- Soirée d’ouverture

- Auteurs Vivants - Théâtre

 

JEUDI 14 JUILLET

11h00 | Assemblée - Vernissage Exposition

14h00 | Guinguette - Billie

15h30 | L’écluse - Gare à Matougra

15h30 | Visite des moulins

17h00 | Jardin - Usted Esta Aqui

 

On est arrivé sur zone ce jeudi, ayant renoncé à faire l’ouverture la veille : il faisait vraiment trop moche et l’idée de planter la tente sous la pluie nous plaisait moyen. Du coup, on a commencé le festival directement par la grande scène, à 21h30. Qu’est ce qu’on a raté ? Billie ? Tant pis. Tout le reste, ça repasse dans les jours suivants. Ça va.

 

21h30 | Grande scène - Des loges au paradis, de la compagnie « Rêve de foin »

 

De bonnes choses dans le patchwork, notamment les épisodes comiques. Mais l’ensemble trop loooong !

 

 

VENDREDI 15 JUILLET

10h00 | Maison Rêve de Foin - Atelier Danse

10h00 | Parking - Départ Randonnée

 

Ah non, mais avec la nuit à claquer des dents sous une couette trop mince, danse ou marche à pied aux aurores, ça n’a pas été possible. On a donc plutôt fait atelier grasse mat.

 

14h00 | Guinguette - Hot Tricks

 

Du jazz gipsy, dont on apprend au passage que le style est né à Paris, dans les années 50, ce qui explique bien des choses, par exemple pour Brassens.

 

15h30 | Jardin - Usted Esta Aqui

 

Le choc ! C’est pour ce genre de coups au coeur que j’aime ce festival. Article à paraître.

 

16h00 | Grange des vachers - Sieste Baroque

 

Oui, mais non, on était côté jardin, avec « Usted Esta Aqui ».

 

17h00 | Visite des moulins

 

Déjà faite l’année dernière, ou celle d’avant. Très intéressante d’ailleurs. C’est un moulin a eau, mais pas « au fil de l’eau », plutôt actionné par une roue à cuillères, horizontale, mue par une conduite forcée prenant sur un petit étang de retenu. Il est en parfait état de marche et servait à fabriquer de la farine. Il y avait une bonne dizaine de moulins sur le site, le dernier ayant fermé dans les années 1980.

 

17h00 | L’écluse - Gare à Matougra

 

Aucun intérêt. Un spectacle pour les enfants, à conditions qu’ils soient un peu débiles.

 

17h30 | Grange des vachers - Auteurs vivants

 

Pas dû voir. Ça me dit rien.

 

21h30 | Grande scène - Le marin - La petite fille âgée

 

En fait, c’était « La petite fille âgée » d’abord et « Le marin » ensuite. La petite fille, tout bien. Vraie performance d’une jeune comédienne seule en scène, mêlant comédie, danse, jonglage. Totale réussite. Notre deuxième coup de coeur. Pour le marin : bof, mais j’aimerais bien trouver le texte d’Al Berto, auteur que je ne connaissais pas.

 

 

SAMEDI 16 JUILLET

10h00 | Maison Rêve de Foin - Atelier Danse

10h00 | Parking - Départ Randonnée

 

Non, toujours pas. Même avec trois couvertures en plus, la nuit est restée recroquevillante, donc on dort.

 

 

14h00 | Guinguette - Edith Manga Band

 

Une chorale en fait. Sympa, sans plus.

 

15h00 | Visite des moulins

On zappe.

 

15h30 | L’écluse - Déclarations

 

Ah ! Tu vois que je ne suis pas le seul à faire de la prose avec les textes des chansons. C’était exactement le parti pris de ce spectacle, qui ouvrait par « La princesse et le croque-note » de Brassens, dit par un comédien en intro du reste, dont le fil rouge était assuré par la rencontre et la vie d’une homme et d’une femme tricotée à partir du texte de plein de chansons. Il faut saluer la très bonne idée de mise en scène consistant à faire intervenir deux personnages tour à tour narrateurs, accessoiristes, costumières. Très bon boulot. On a beaucoup aimé.

 

17h00 | Jardin - Mélisses...

 

Mouais. De bonnes idées et une résistance nerveuse de la comédienne à toute épreuve, malgré un public très jeune et pas toujours très attentif.

 

17h00 | Grange des vachers - Sieste musicale

Bah non, on était au jardin.

 

19h00 | Grange des vachers - Oncle Vania

 

Raté. On a hélas préféré aller manger, sans calculer que le lendemain, la pièce repassait bien à 11 heures, mais qu’on serait pas encore tout à fait debout...

 

 

21h30 | Grande scène - Jaulin en scène

 

Encore un coup de coeur et probablement un article à suivre. Yannick Jaulin est conteur, mais tu remplace le velours côtelé par une scène de crime et tu l’as. Un vrai méchant comme on les aime : tendre, pas trop cuit.

 

DIMANCHE 17 JUILLET

10h00 | Maison Rêve de Foin -

Rencontre avec Yannick Jaulin

11h00 | Grange des vachers - Oncle Vania

 

Raté ! C’est con, c’était bien !

 

14h00 | Guinguette - InTheCanopy

15h00 | Visite des moulins

15h30 | Jardin - Mélisses....

17h00 | L’écluse - Déclarations

18h00 | Guinguette- Apéro Electro

 

   Rien d'annulé, malgré la pluie. (Coucou Seb !)

 

 

19h00 | Guinguette - Repas champêtre

 

Dans la grange, donc.

 

21h30 | Grande scène - N’Relax - Le tram des Balkans

 

Ultime choc ! Pas tellement N’Relax, qui assure, mais manque de métier, mais Le tram : houlala ! Si vous avez le feu à mettre quelque part, invitez les ! Quelle belle énergie !


 

LUNDI 18 JUILLET

Le festival était fini, mais on est resté pour aider à démonter. Du coup, on a passé la journée à charrier des trucs et des machins, en métal, en bois. Un vrai travail de fourmi romaine. On s’est barré vers 18 heures, vidés. Ce côté « participatif » n’est pas le moindre des charme de ce petit festival, qui draine 3200 spectateurs, mais en petites tranches supportables de quelques centaines, au sein duquel règne un très bon esprit. Tout le monde mange ensemble et du coup, on peu discuter le bout de gras avec l’un ou l’autre des artistes vu la veille ou le jour même. L’autre grand intérêt, c’est l’installation des scènes en pleine nature, dans des lieux propices au dépaysement. Détail marrant : si vous cherchez Blanlhac sur Google Map, vous constaterez que la photo satellite a été prise un jour de festival : on voit très bien les voitures garées dans la pâture et la moquette rouge déroulée devant la grande scène, sur laquelle on s'allonge, enroulés dans des couvertures (fournies).

 

 

Festival-Nuits-de-reve---deux-photos-satellite---Le-carnet.jpg

20 juillet 2011 3 20 /07 /juillet /2011 06:23

 

Cerveau humain - Le carnet de Jimidi

Choux fleur - Le carnet de Jimidi

  Cumulonimbus---le-carnet-de-Jimidi.jpg

Kyle-bean---Vous-etes-ce-que-vous-mangez---Le-carnet-de-Ji.jpg

Corail cerveau (Platygyra lamellina) - Le carnet de Jimidi

 

 

Lettrine--Y-automne-.jpg

 

sengrimus n’est ni le premier, ni le seul à qui le chou-fleur fait penser à un cerveau. C’est du moins la conclusion à laquelle j’arrive en me souvenant que Kyle Bean nous avait déjà fait le coup, allant même jusqu’à figurer pas mal d’autres organes avec d’autres légumes (le demi poivron à la place du coeur me parait juste génial). Mais alors que je préparais cet article, en suivant la méthode habituelle : thé - cigarette - Google images - thé - céréales - Google image - cigarette - banane - thé - Google image - toilettes - thé - cigarette - reprendre au début - je me suis demandé en quoi précisément consistait le lien entre le chou-fleur et cet organe dont Mélanie semble parfois dépourvue.

 

Visuellement, nous ne sommes pas dans la même catégorie d’objet. Certes, chou et cerveau adoptent un volume voisin et la couleur du choux fleur se rapproche de celle de la cervelle cuite. Mais n’importe quel médecin légiste vous le confirmera : au naturel, un cerveau présente une couleur entre le rose et le gris. Entre le vieux rose et le gris perle pour Mélanie, dans ses bons jours. Mais ce qui frappe d’avantage, c’est le côté foisonnant et arborescent du chou quand le cerveau ressemble plutôt à des boudins de pâte à modeler qu’on aurait rangés dans un tupperware trop petit en forçant sur le couvercle.

 

Reste que chou pour dire tête, tête vide et prise de tête, comme dans « bête comme chou » et « se prendre le chou » indique bien un lien mais que l’histoire de la langue parait mieux en mesure d’établir que l’iconographie.

 

La vérité est ailleurs, du moins celle d’Ysengrimus, du moins telle que je la comprends. C’est en voyant les choux-fleurs qu’il pense au cerveau et non devant tel ou tel crétin à la tête vide qu’il pense aux choux. D’autre part, comme pourra le constater tout lecteur de son carnet, pour Ysengrimus, la pensée et l’intelligence ne sont pas des vains mots. Donc quand il pense « cerveau », j’ai tendance à croire qu’il met là quelque chose de positif, puis à penser qu’au final, ce qu’Ysengrimus voit dans le chou-fleur, c’est de l’intelligence en pleine floraison. Et brusquement, l’association d’idée devient beaucoup plus claire. On quitte les circonvolutions grises tassées à l’étroit sur elles-mêmes, on va vers le bourgeonnant, on se rapproche du près à éclore, on trouve même justifiée la structure fractale du chou-fleur et son arborescence complexe peut-être même jusqu’à sa lumineuse candeur.

 

Illustrations

 

Cerveau humain - Celui là est tiré d’une campagne de prévention routière, ce qui explique son côté pimpant. On est loin de la viscère.


Chou-fleur - Très peu d’images de chou-fleur en haute résolution. Celle là a le mérite d’être à peu près nette.

 

Cumulonimbus - Ce nuage ne ressemble pas directement à un cerveau, mais un peu à un chou-fleur, qui lui ressemble également un peu à un cerveau. Donc...


Kyle Bean - Faites un tour sur son site, il mérite la visite. Vous pouvez également prendre connaissance de l’article à lui consacré sur cet ici carnet.


Corail cerveau - L’histoire ne dit pas à quoi pense ce cerveau là.

 

19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 09:34

 

Feu d'artifice - Photo Olivier - Le carnet de Jimidi

Diodon (poisson) - Le carnet de Jimidi

Hérisson - Photo Micheline MILLE - Le carnet de Jimidi

Chataigne - Photo Sophie Noeil - Le carnet de JimidiGrande bardane Arctium lappa - Le carnet de JimidiBardane - Le carnet de Jimidi

Coussin de belle mère - photo La mouette rieuse - Le carne

chardon bleu - Le carnet de Jimidi

 

 

Lettrine--L-Soulage-.jpge risque des associations d’idée, c’est bien sûr de s’y perdre, d'en lâcher les prémices pour constater, beaucoup trop tard, qu’on ne sait plus où l’on voulait en venir. Tiens, le diodon par exemple, ce poisson gonflé : son nom est une anagramme de celui de  Ph. Didion, notre notulographe. Tu conviendra avec moi que ça ne mène pas à grand’chose ! Autre impasse, celle de la généralisation excessive. Partant du cercle pour arriver à la boule piquante on pourrait dériver vers l'ensemble de ce que la nature produit de sphérique et se taper toute la salade de fruits : on serait pas couché !

 

Donc, je ne sais pas comment je suis passé des météorites aux oursins, mais on va terminer cette série par une sorte de bouquet final, très hérissée, avant d’explorer le rapprochement suggéré par Ysengrimus et se prendre le chou.

 

Illustrations

 

Feu d'artifice - Je profite de cette photo pour vous dire que finalement, comme nous ne sommes parti en Haute-Loire que le 14, on a pu assister au feu d’artifice, tiré ici le 13 juillet au soir en bord de Saône. J’aime beaucoup les feux d’artifice. D’ailleurs, on le sait, de manière générale, j’aime bien quand y’a des trucs dans le ciel.

 

Diodon - C'est vrai qu'hérissé comme ça, il n'a pas l'air très comestible !


Hérisson - Petit, j'avais toute une collection de peluches-hérisson : la famille "Pointu". Le hérisson a longtemps été mon animal totem. Tu dis ? Ça explique bien des choses ? Va mourir.

 

Chataigne - Perso, je l'aime assez sous forme de crême de marron.

 

Bardane - Il y a plusieurs sortes de bardane, cette plante velcro. Ici, c'est la grande.

 

Coussin de belle-mère - Ce qui tendrait à prouver que la réputation dont jouissent les belles-mères ne date pas d'hier...

 

Chardon bleu - ici en fleur. Une plante magnifique.


18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 06:27

 

 

Oursins - Le carnet de JimidiPissenlit en graine - Le carnet de JimidiSéraphinite - Russie - Le carnet de Jimidi

 

 

Ne reculant devant aucun rapprochement hasardeux, hop, je vous invite aujourd’hui à rencontrer un représentant des trois règnes, animal, végétal et minéral : oursin, pissenlit et séraphinite. J’aurais pu rajouter le hérisson, la bogue de châtaigne, le diodon et le coussin de belle-mère, mais ce sera pour une autre fois.


Là, je ne sais pas si vous avez remarqué, mais restant dans le sphérique, on est passé dans le rayonnant hérissé. Ça change du concentrique. D’ailleurs, je me demande s’il ne nous faudrait pas un mathématicien plutôt qu’un philosophe pour nous dire deux mots de l’organisation sous-jacente aux rapprochement qu’on peut faire entre des trucs et des machins dont on « sent » bien qu’ils ont des points communs - ici, plutôt des pointes - mais lesquels ?  

17 juillet 2011 7 17 /07 /juillet /2011 06:13

 

 

Malachite 2 - Le carnet de Jimidi

 

 

De l’agate d’hier à la malachite d’aujourd’hui, il n’y a qu’un pas... C’est un peu dérangeant, la malachite, non ? Certes, les dessins apparaissant quand on la scie sont splendides, au moins autant que cette allitération, mais ce vert... Peut-être le vert est-il difficile à porter, même pour une pierre, surtout si elle est lourde ? A moins que ce soit le côté « glougloutant » ? Va savoir !  

 

 

Malachite 1 - Le carnet de Jimidi 

16 juillet 2011 6 16 /07 /juillet /2011 06:39

 

  Ile de Tepoto - Polynésie française - le carnet de JimidiAgate - 2 - La carnet de Jimidi

 

 

Désolé, mais je n’ai pas retrouvé de référence probante sur l’idée de permanence des formes naturelles, idée à laquelle conduisait pourtant le rapprochement entre cette photo d’atoll polynésien et celle de cette géode d’agate*. Pas trouvé grand-chose du côté d’Elie Faure dont la démarche, voisine, concerne plutôt les formes artistiques :

 

«L'esprit des formes est un. Il circule au-dedans d'elles comme le feu central qui roule au centre des planètes et détermine la hauteur et le profil de leurs montagnes selon le degré de résistance et la constitution du sol. C'est la permanence de cette force qu'il s'agit de retrouver et de mettre en lumière sous la diversité et la variabilité des symboles qui la dissimulent. Je crains de ne pas être parvenu à maintenir, entre les pages de ce livre, cette circulation grandiose d'énergie qui rend aussi sûrement solidaire la moindre image d'oiseau trouvée dans les sables d'Égypte d'un aéroplane actuel, que la plus effacée des silhouettes de mammouth gravée sur les parois du Fond-de-Gaume, de la pagode de Srirangam ou du Parthénon de Périclès. J'aurais voulu aussi montrer comment la statue arrachée d'un temple quelconque reproduit les profils mêmes de ce temple entre ses plans dont les ondes mouvantes vont saisir dans l'espace, pour les incorporer à elles, les passages et les reflets qui déterminent la peinture et font naître de la peinture, par leurs rythmes enchevêtrés, des harmonies invisibles d'où la musique jaillira. J'aurais voulu, enfin, réduire à quelques rapports évidents l'innombrable complexité des relations révélées par la variété innombrable des images, et la profondeur des abîmes que leur étude creuse en nous.» Élie Faure.

 

Sans verser dans le « Tout est dans tout, et vice versa » on pourrait simplement remarquer qu’atoll et agate - c’est valable aussi pour les ronds de sorcières et les anneaux de croissance du bois - montrent les conséquences d’un processus de formation concentrique. Après tout, c’est peut-être ça qui parle à l’esprit, cette idée de centre et de périphérie, cette idée de mince frontière entre le dehors et le dedans, entre l’inconnu et le connu...

 

____________________________________

 

* D’ailleurs, ça se confirme, pour peu qu’on sache ce qu’on cherche plutôt que de lancer une recherche « au petit bonheur la chance », on ne trouve pas grand’chose sur le Net. Ayant pris le parti de ne vous donner ici que des images grand format, sachez par exemple qu’avec ce critère, les photos aérienne des atolls polynésiens sont étonnamment peu nombreuses.  

15 juillet 2011 5 15 /07 /juillet /2011 04:51

 

Arc en ciel - Photo Patrick Lecureuil - Le carnet de jimidi

 

On connaît mon attirance pour l’élément aérien ; ciels et avions en témoignent ici et je ne suis pas gémeaux pour rien. On ne sera donc pas surpris que notre feuilleton de l’été, consacré aux cercles naturels, fasse la part belle aux phénomènes météorologiques vaguement ou précisément circulaires. Je pouvais donc difficilement passer à côté de l’arc en ciel.

 

Pourquoi les arcs-en-ciel sont-il courbes ? Me demandait mon petit dernier quand il était encore petit et déjà dernier. Alors voilà. Imagine dans un espace très vaste, disons dehors, une source lumineuse, bougie, ampoule, soleil. Sa lumière va dans toutes les directions et c’est comme une boule, une sphère lumineuse tout autour. T’as la boule ? Parfait. Mais comme nous sommes sur Terre,  et disons, pour faire simple, sur une surface horizontale plate, la boule est plutôt comme un melon coupé en deux, posé côté pépins. D’ailleurs à propos de pépin, il faut imaginer aussi la pluie, nécessaire pour les arcs-en-ciel, comme une sorte de rideau vertical, un couperet qui viendrait trancher de haut en bas notre demie boule lumineuse de tout à l’heure. Tu y es ? Eh bien la prochaine fois que tu te tapes un melon, coupe le en deux moitiés égales, pose en une côté pépin sur la table - oui, ça marche également si tu fais ça dans une assiette - coupe en un bout verticalement, petit moyen ou gros on s’en fout et qu’est-ce qu’on a ? Hooooo ! Un arc en ciel de melon.

 

Tu dis ? Pourquoi les melons sont ronds ? Va jouer.

 

 

Illustration : Patrick Lécureuil

 

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    J’étais tranquillement en route pour aller chez Dut quand je me suis avisé que l’aiguille de température d’eau indiquait plus de 100° et flirtait avec la zone rouge. J’ai continué à très petite vitesse jusqu’à un endroit où m’arrêter à l’ombre, avec l’idée...
  • Louons la Vache :
    Louons la Vache : 10 novembre 1966 Jean POIRET, humoriste, chante "Une vache à mille francs", une parodie de la chanson de Jacques BREL "Une valse à mille temps".
  • Non mais, franchement...
  • Je ne m'en lasse pas :
  • "Mais puisque je vous dit que mon attestation...
    "Mais puisque je vous dit que mon attestation d'installation d'un détecteur autonome avertisseur de fumée à BRÛLÉ dans L'INCENDIE provoqué par le fonctionnement défectueux de ce putain de détecteur ! "
  • On me les a demandé : les voilà, les pigeonneaux...
    On me les a demandé : les voilà, les pigeonneaux du balcon. J'avais l'impression que les petits, quelque soit l'espèce, étaient forcément au moins aussi beaux que les parents, voire plus - surtout les miens - mais quand tu vois ce désastre... Encore,...
  • Allo ? Y'a quelqu'un là haut ? Quand je disais...
    Allo ? Y'a quelqu'un là haut ? Quand je disais "on va tous mourir !" Je PLAISANTAIS ! C'est bon ? Tu peux remettre la clim ?