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28 décembre 2014 7 28 /12 /décembre /2014 12:22

 

Noël en Corse - Isolella - photo 05

 

Quand on dit "granite", on pense volontiers à une pierre sombre, anguleuse. C'est sans doute à cause des pierres tombales. À Isolella, le granite est couleur chair et ses formes évoquent également des trucs anatomiques, charnels. Ajoute à ça un sable soigneusement lissé par les grosses vagues, et les grosses vagues, avec leur bleu, bleu vert, vert, le soleil qui joue en transparence à travers, l'écume blanche... Bref, le lieu était magnifique, pas très loin d'Ajaccio et coupain a pu s'éplucher les mains sur ses blocs tout à loisir. Ça reste du granite. 

 

 Isolella - photo 02

Isolella - photo 01

Isolella - photo 03

Noël en Corse - Isolella - photo 03

Noël en Corse - Isolella - photo 06

Noël en Corse - Isolella - photo 07

 

 

25 décembre 2014 4 25 /12 /décembre /2014 11:13

 

 

Je n'avais jamais réalisé (ou alors j'ai oublié) à quel point les bébés ont des agendas de ministre. Ce n'est pas tant la nature de leurs activités - elles tiennent en une poignée de verbes, au premier rang desquels manger et dormir - plutôt leur emploi du temps. Tu as l'officiel, déjà très affûté, organisé sur 24 heures alors que pour nous, pauvres tâcherons de base, les huit heures de notre journée de travail sont bien suffisantes. Eux non. La nuit compte et même découpées en routines de trois ou quatre heures, en sub-programmes commençant invariablement par un biberon, 24 heures, ça fait pas mal de tranches. Dans l'officiel également, le découpage hebdomadaire. Les jours ordinaires des bébés se suivent, mais ne se ressemblent pas. Y'a les jours de nounou et les autres, les jours avec Mamy et sans, les jours du pédiatre, de la PMI, des visites, des audiences, consultations...

 

 

Mais ce qui réclame une vrai compétence d'attaché-es ministériel-les, c'est les aléas, les imprévus. Notre actuel ministre de l'intérieur a eu son lot de cinglés fonçant dans la foule - on imagine que ses projets et son agenda s'en sont trouvés chamboulés - les bébés ont leurs petits soucis de santé, leurs caprices de star et ces trucs connus d'eux seuls qui leur font imploser les plannings les plus affûtés. Et là, mais comme sous les ors de la République, j'imagine, il faut, quelque soit l'heure, la météo, le lieu, les ressources locales, pouvoir compter sur du personnel disponible pour assurer un repas chaud (équilibré) un transport confortable (si possible couché) une activité culturelle et sportive de bonne tenue, un divertissement irrésistible, le tout pour un temps indéterminé. Puis il faudra à ce même petit personnel dévoué, souriant malgré le manque évident de sommeil, tenter de revenir avec diplomatie à l'agenda officiel, sans froisser la susceptibilité de la haute comme trois pommes personnalité. Non, vraiment, chapeau. C'est un métier. 

23 décembre 2014 2 23 /12 /décembre /2014 13:35

Noël - photo 01

  Je te plante le contexte, OK ? Donc nous sommes encore en Corse, profitant de façon absolument éhontée d'une douceur inhabituelle, même ici. Cédant à la demande tout à fait grossière de Mélanie (elle doit être en manque de foie gras et de champagne...) j'envoie ces photos, piochées un peu au hasard dans les deux cent prises jusque là, re-dimensionnées, mais pas trouvé comment changer le contrast et tout. Photoshop est resté à la maison. 

On commence ci-dessus par une photo de saison, celle d'un bon feu de cheminée chez Dut, le samedi avant notre départ. L'idée de les savoir seuls pour Noël est un peu pénible, mais bon : on peut pas être partout. 

 

Noël - photo 02

Je le savais, mais c'est toujours agréable à vérifier : la période est TRÈS favorable aux photos "route de nuit". Y'a de la diode plein les rues. 

 

 

Noël - photo 03

 

Décembre, c'est également l'anniversaire de ma brune. Donc fleurs. Il semble que les tulipes aient profiter d'être en bouquet et en vase pour pousser et dépasser les roses. C'est un peu inattendu, mais sympa. Tu dis ? Tout ça est un peu jaune pour quelqu'un qui n'aime pas cette couleur ? Bah ! Faut pas en dégouter les autres. Pi c'est plutôt orange. 

 

 

Noël - photo 04

 

On nous attendait à 16h30 à Marseille, pour un départ prévu à 18 heures. Zut, c'est le "Monte d'Oro". On l'a déjà eu et ce n'est pas le mieux. Bah ! La cabine est OK (mais sans sanitaires) et à la suite d'un problème technique peu surprenant sur un si vieux bateau, on part avec trois heures de retard. 

 


Noël - photo 05

Ayé ! Le pilote quitte notre ferry, À nous le grand large jusqu'à Propriano

 

 

Noël - photo 06

 

Et là, boum, direct, la grande bleue et le ciel qui va avec. 

 

Noël - photo 07

J'ai pris des TAS de photos des uns et des autres, mais Diva, ci-dessus, est la seule qui ne fera pas valoir son droit à l'image. Sinon, sache que notre petite Thalie est en pleine forme et que notre petite Alice est un petit ange. 

 

 

 

Noël - photo 08

 

Moins animé qu'en été, mais toujours aussi beau avec son arrière plan de montagnes, le port d'Ajaccio, qui, je le rappelle, c'est pas tout à fait une belle ville, même si elle reste très agréable. 

 

 

Noël - photo 09

 

Petite balade sur le chemin des crêtes, avec vue sur les Îles Sanguinaires. Le sentier commence à côté d'une petite centrale solaire. 

 

Ah, pi nous sommes allés à Isolella, un bord de mer rocheux, magnifique et depuis, on attend Noël ! 

 


3 décembre 2014 3 03 /12 /décembre /2014 19:44

 

 

 

 

Tu te rappelles que je suis engagé dans l’écriture d’un roman ? Mais si ! On en a déjà parlé. J’essaye de tenir la moyenne d’une page écrite par jour depuis le 01/09/14. Ça se passe pas mal mais je constate qu’écrire dans cette perspective à long terme est vraiment très différent du format « nouvelle », dont j’ai plus l’habitude. J’ai l’impression que pour tenir debout sur plusieurs centaines de page, une histoire doit être soutenue par une architecture beaucoup plus solide qu’un texte court, notamment en ce qui concerne sa chronologie, ses à-côté, sa cohérence interne...

 

Mais peut-être ai-je en la matière des exigences qui n’ont pas lieu d’être ? Après tout, quand le Petit Chaperon Rouge va voir sa mère-grand, on ne sait pas vraiment si c’est un jour de semaine ou férié, au printemps ou en été. Si je te demandais en combien de temps se déroulent Peau d’Âne, Cendrillon, La Belle au Bois Dormant, tu dirais quoi ? Une semaine ? Un mois ? Un an ? Plusieurs années ? Les trois petits cochons mangent-ils casher ? On s’en fout.

 

On s’en fout, parce que les textes courts sont des textes « de situation ». Les scènes succèdent aux scènes pour faire passer l’histoire par ses étapes obligées, en laissant de côté tout ce qui est inutile, y compris les précisions chronologique. D’ailleurs, tout ça est très bien résumé dans la formule : « Il était une fois ». On comprends bien que « Il était une fois, un mardi » ça n’ajoute rien d’utile pour le conte.

 

Pour les textes courts, le narrateur use et abuse volontiers des formules vagues : Plus tard, longtemps après, un beau jour etc. sans que ça dérange personne, après tout, on n’est pas dans la réalité, alors que les héros dorment de temps en temps ou pas, qu’ils sacrifient aux nécessités du quotidien ou pas, que leur compte courant soit à découvert ou pas, et qu’on leur servent du poisson le soir alors qu’ils en ont eut à la cafêt à midi ou pas, on s’en tape.

 

Mais on ne s’en tape plus quand on veut faire vraisemblable et c’est là que j’en suis. La vraisemblance me semble reposer sur un « assaisonnement » de détails, de précisions, dont on pourra d’autant mieux saupoudrer le récit que l’auteur aura eu soin de se raconter l’histoire au plus précis, au plus juste et bref, qu’il aura eu le soin, d’abord pour lui, d’entrer dans les détails.

 

Or, et c’est là que j’en suis également, je m’aperçois en écrivant ma fameuse page tous les jours en moyenne, que l’histoire, oui, je l’ai, du début à la fin, mais dans les grandes lignes. Autrement dit, je me la suis bien racontée, mais sur le mode « Il était une fois ». Du coup, j’arrête pas de buter, trébucher (pour mieux rebondir mon enfant) sur, sur, sur, des détails, mais qui impliquent que j’aille plonger dans les profondeurs voir comment tout ça tient ensemble (ou pas) pour pouvoir, une fois remonté à l’air libre et passé la tête hors de la surface de la page blanche, faire en sorte que ces détails soient cohérents entre eux et qu’ils « aillent ».

 

Alors bon, ce n’est pas « Dune » non plus - qui reste à mes yeux, inégalé en matière de construction d’un univers cohérent dans ses moindres aspects -  mais quand même. Les auteurs, les bons, les vrais, les grands, les autres, passent-ils par ce travail avant même de commencer d’écrire ? Aucune idée, mais perso, je m’amuse encore bien à me surprendre, les doigts en l’air, me demandant ce que tel ou tel autre personnage peut faire, précisément, après la scène que je viens de lui écrire.

 

 

1 décembre 2014 1 01 /12 /décembre /2014 19:51

 

 Cadeaux-de-Noel.jpg

 

Ça ne t’a pas échappé, à moins que tu n’aies passé les derniers mois en isolation sensorielle, Noël revient. Noël revient, et avec lui la question : « Quoi offrir à qui ? »

 

Ce ne sont pas les cadeaux qui manquent, du moins potentiellement, les prospectus et les magasins en sont plein. L’offensive est commencée depuis le 15 octobre. Tout regorge.

 

Ce ne sont pas non plus leurs destinataires qui font défaut. On a tous plus ou moins des proches, une famille, même toi, ce qui reste une inépuisable source d’étonnement. D’ailleurs, on n’aurait personne, la question QOAQ ne se poserait pas, ou serait limitée à ce que tu pourrais t’offrir à toi-même. La ciguë reste une option.

 

Ce qui manque, entre la moraine frontales de babioles irrésistiblement poussée par le glacier pas du tout en recul de la grande distribution et la foule à ensevelir sous la joie d'en avoir un peu plus, c’est le lien entre les deux, l’étincelle synaptique, celle qui va de tata Josiane au foulard acrylique motif perruches. Elle sait d’autant moins que tu vas lui offrir que tu ne le sais pas encore, puisque manque l’idée, la fameuse « idée cadeau ».

 

J’ouvre donc ici une bourse aux idées, pour y verser mes propres contributions.

 

Les cadeaux anonymes

 

Ils peuvent n'être anonyme qu’au moment de l’achat. Il y a plein de trucs qu’on peut acheter sans forcément penser à l’avance à qui les offrir. Citons en vrac, les boites de chocolat, les bougies, les casse-tête et les démonte-pneu.

 

Il y a une deuxième sorte de cadeaux anonymes - du moins au départ - c’est ceux que tu « produits » naturellement si tu fais quelque chose de tes dix doigts tout au long de l’année en plus de te gratter le nez. Perso, je suis très content d’offrir à Noël des exemplaires de Scribulations, la revue littéraires aux destinées de laquelle je préside. Tu dis ? Tu l’as déjà ? Alors là, si tu crois que ce genre de détail va m’arrêter...

 

Troisième sorte,  le cadeau anonyme à message. Là, tu sais TRES BIEN à qui offrir le truc et d’ailleurs, l’idée t’en est venue tout de suite en le voyant. Tu l’emballes joli, tu le glisses sous le sapin subrepticement en ayant eu soin de marquer le prénom de ta cible et tu prends l’air dégagé au moment de l’ouverture. « Ooooh ! Un rat crevé plus très frais, quelle surprise ! » Nan, mais ça marche aussi avec autre chose que les rats crevés. Attention d’ailleurs au message que tu n’as pas vu venir. Si tu offres un parfum à quelqu’un qui pue des pieds, ça passe, il ne fera pas forcément le lien. Si tu lui offres des semelles au charbon actif, mieux vaudrait anonymiser. Idem si tu offres un masque à gaz à la personne qui partage habituellement sa vie.

 

Les listes de cadeaux

 

Sous leurs dehors pratiques, les listes peuvent se révéler moins simples qu’elles n’en n’ont l’air. Elles sont bonne filles et veulent rendre service :  Tiens, c’est marqué là, t’a qu’à choisir. Mais tout le monde le sais pour en avoir été victime au moins une fois, diffuser une liste expose à ce que plusieurs personne décident, sans se concerter, de t’offrir la même chose. Si c’est des chocolats, ça va. Si c’est la Gifibox « forgeron » avec enclume et soufflet de forge, moins.  

 

Certains croient s’en sortir en diffusant auprès de toutes les personnes susceptibles de leur offrir un cadeau à Noël, des listes différentes et sans chevauchement. Toi, ça irait, on compte tes proches sur les dents d’une seule fourchette à gâteaux, mais pour n’importe qui ayant une vie sociale ordinaire, tu vois le boulot ? Là, ce n’est pas une poignée d’idées que tu vas devoir trouver pour toi, mais des dizaines ! Tu dis ? y’aurait un moyen simple de palier ? N’envoyer des listes ne comprenant qu’une seule idée ? Ça va pas être possible. C’est faire fi de l’ingrédient nécessaire à tout cadeau réussi : la surprise. Tu me diras, avec les listes, elle est limitée. Oui mais non. Les listes sont aussi faites pour donner « des idées d’idées », autrement dit, pour inspirer en peu en dehors, en restant dans le champ, mais pas exactement dedans et c’est d’autant plus facile quelle est longue. À quelqu'un qui aurait, je sais pas moi, mis sur sa liste un moteur, une carrosserie, quatre roues et un volant, il est facile d'offrir un déo sapin. 

 

L’autre difficulté de la liste, pour celui qui la dresse (je vais te dresser, moi !) c’est de constituer une liste de trucs qui fasse aussi plaisir - même si ce n’est pas autant -  à celui qui va te l’offrir. Tu t’en fous ? Ok, alors diffuse ta liste de courses, celle que tu prends pour aller à l’hyper, ce sera toujours ça de gagné. Qu’est ce qu’on va faire de vingt kilos de poivrons ?

 

Autre danger de la liste, c’est sa date limite de péremption. Non parce que je connais des gens qui gardent les listes d’une année sur l’autre, encore plus longtemps que Facebook tes données personnelles. Tu vois le hic ? Au rythme ou va ta vie, tu peux très bien ne plus avoir aucune envie de cette girafe qui couine, qui te faisais grésiller y’a pas si longtemps. Attention donc aux décalages. Les gens changent. Le cheval à bascule pour ton neveu, tu oublies, il passe son CAP installateur sanitaire et thermique en juin.

 

Comment le Père Noël s’en sort-il ? Ça reste un mystère. Mais j’avoue que ce serait quand même pratique qu’on pense à l’inventer en vrai. Tu t’endors la veille, tu te réveilles le lendemain, y’a des cadeaux sous le sapin et même pas une trace de suie. Pas besoin de listes, d’Amazon, de courir les boutiques, de se mettre la rate au cours bouillon.

 

 

Tiens ? Et un livre de cuisine « Mijotez les abats » ?   

 

 

 

 

 

 

 

19 novembre 2014 3 19 /11 /novembre /2014 14:35

  DSCN1965

 

 

 

C'est finalement assez rassurant, de constater qu'un article écrit il y a plus de six ans n'a pas pris une ride. Tu dis ? Moi non plus ? Merci, c'est gentil. J'exhume ce qui suit d'un ancien blog sur lequel plus personne ne va, à part moi, quand j'ai la flemme d'écrire du nouveau pour ici. Tout ce qui est écrit en italique est extrait tel quel du prospectus Carrefour qui m'avait énervé à l'époque. Mais ce grand distributeur m'énerve régulièrement (comme toute la grande distribution d'ailleurs), comme en témoigne un autre article sur le même, écrit lui en 2012.

Je n'ai pour autant aucune chance de me faire interdire l'accès au Carrefour de Villefranche sur Saône, vu qu'il n'y a pas de Carrefour à Villefranche sur Saône, ce qui confirme bien l'hypothèse selon laquel les prospectus des grands distributeurs n'atterrissent pas du tout dans ta boîte aux lettres pour que tu te précipites chez eux, frappé-e que tu aurais été par la promo gel douche de la page 35, mais juste pour occuper le terrain du "On est les moins chers" et ne pas le laisser à la concurrence.

Oui, bon j'avoue, j'ai limé deux trois truc et ajouté une ou deux phrases ; trois fois rien.

 

C'est parti.


 

Comme je l’ai déjà dit ailleurs, il existe une source inépuisable de littérature fleurant bon le degré zéro, qui à de plus l’avantage d’être gratuite et régulièrement renouvelée, c’est la publicité et tout particulièrement les catalogues que les hyper de notre zone de chalandise distribuent dans nos boites aux lettres. Je rappelle brièvement le cahier des charges de ces catalogues, toutes enseignes confondues : il s'agit d'occuper le terrain, ce terrain que ça nous ferait mal de laisser aux autres, les méchants, les concurrents. Pour ce qui est du contenu, il est invariablement constitué du déballage des produits qu'on espère vous vendre.

C'est donc dans la forme qu'il faut innover. Dans la forme qu'il faut trouver le petit plus, l'angle, le truc qui vous fera croire que votre hyper n'est pas seulement un entrepôt surpeuplé trop éclairé et bruyant, une sorte de mine de surface dans laquelle vous pousserez vous-même votre wagonnet pour attaquer à main nues des falaises de conserves et des icebergs de viande, dépensant en une heure ce que vous avez mis la semaine à gagner.


Tout est dans l'angle et là, Carrefour a fait très fort en titrant le  catalogue qui nous occupe aujourd’hui "Une planête pour tous" et sous-titrant : "Des centaines de produits écocitoyens à prix malins."


Et hop, c'est parti pour le bourrage de mou. On martèle. Page deux et trois : que du texte, que du slogan. La planète a besoin de nous tous. Devenez un acteur de la protection de la nature. Chaque jour Carrefour s'engage pour la planête (partenaire du WWF depuis 10 ans. Réduction constante de nos déchets et des émissions de CO2). Soutien de nos fournisseurs dans leurs démarches de développement durable. Une gestion contrôlée de nos énergies. La marque "Carrefour Agir", des produits responsables. Classements des produits écocitoyens en quatre catégories : préférer le bio, préserver la planête, agir grâce aux produits solidaires, économiser l'énergie. Ouf !


La première escroquerie consiste bien sûr à laisser penser qu'acheter Carrefour c'est militer vert. Bien voir quand même que c'est parce que NOUS ne sommes plus tout à fait prêts à acheter n'importe quelle merde produite n'importe comment par des entreprises délocalisées que nos convictions intéressent Carrefour. Mettons tout ça dans un contexte où Le Pen serait passé président, Carrefour nous vendrait alors de la conviction 100% préférence nationale, sans aucun état d'âme. Ce qui importe, c'est de brosser dans le sens du poil. 


De plus et c'est la deuxième escroquerie, suivant en celà un procédé que la politique a bien compris, Carrefour ne nous propose pas d'agir directement, mais par délégation. C'est à dire qu'il ne s'agit pas de changer nos habitude de consommation, consistant par exemple à nous rendre chacun dans notre voiture poluante dans un hyper assez éloigné pour nous y masser sur un parking gigantesque et asphalté. Non, ne changeons rien, mais achetons dans un hyper qui agira pour nous dans le sens que nous souhaitons, ce qui nous épargnera de le faire.

La troisième escroquerie crève tellement les yeux, qu'on a du mal à croire que Carrefour nous prenne à ce point pour des cons. Vous connaissez le mensonge par omission ? Carrefour, lui, pratique la vérité par extension. C'est à dire que ce qui est affirmé et martelé dans les vingt premières pages est réputé vrai pour le reste du catalogue qui en compte 80. Donc une fois les produits bio, écomachin, solidaires et responsables expédiés, et parce qu'il ne faut quand même pas déconner, on repart sur la daube habituelle :  le textile dont on ne saura ni où, ni par qui, ni comment il est fabriqué, les chaussures pareil, la Nabibie que vous pourrez allez saloper (et son ciel avec) pour 2595 € par personne page 35, le barbecue électrique, les engrais légumes, géranium, fraisiers, tomates, rosiers (produits dangereux, respectez les précautions d'emploi) de la page 39, les jeux d'extérieur pour gamin en plastique de la page 40... Je passe l'informatique, la téléphonie qui polluent tellement peu que chaque produit est assorti d'une taxe d'éco-participation, les inévitables pages de bouffe et en avant dernière page, les serpillières imprégnées anti-bactérienne, jetables, dont on sait qu'elles sont, comme les lingettes, une catastrophe écologique à elles toutes seules.


Et comme si la leçon de cynisme méritait une conclusion, en dernière page, Carrefour nous fait la morale : "Mais c'est aussi à vous de monter l'exemple. " Tiens ? Et comment ? "Un produit Carrefour Agir acheté = une bonne action ! " (Je vous le disais, on n'achète plus, on se rachète ! ) "En effet, Carrefour reversera 5% sur le montant des achats en produits Carrefour agir aux associations WWF et Enfance et partage".


Mais il y a un mais : "Dans la limite de 100 000 €". Ben oui, faut quand même pas déconner. Question : Sachant que le groupe Carrefour a déclaré 2,29 milliards d’euros de bénéfice en 2007, il leur faut combien de temps, d’après vous, pour en gagner 100 000 ? Cherchez pas, si mes calculs sont juste, vingt deux minutes.

 

"En choisissant d'acheter des produits Carrefour Agir, vous choisissez de consommer responsable en participant à la préservation de la planète. Alors qu'attendez-vous pour Agir ? " Ben déjà, on t'a pas attendu, pi je crois même qu'on va pas t’attendre du tout.

 

 


17 novembre 2014 1 17 /11 /novembre /2014 09:03

 

Route de nuit du 16 novembre 2014 - Pont de Neuville - Phot

 

Forcément, comme en ce moment, il fait nuit noire dès l'heure de la sieste, si on bouge, ça fait tout de suite "route de nuit". J'ai hâte que les lumières de Noël soit allumées, ça renouvellera un peu l'exercice, parce que là, j'ai l'impression de toujours tomber sur les mêmes sujets... 

 

Route de nuit du 16 novembre 2014 - Photo 01

Oui, mais non. Tu penses à station sur l'autoroute, mais c'est la station sur la nationale. 

 

Route de nuit du 16 novembre 2014 - Photo 02

Route de nuit du 16 novembre 2014 - Photo 04

Route de nuit du 16 novembre 2014 - Pont de Neuvil-copie-1

 

Toujours très star, le pont de Neuville sur Saône : 

 

Route de nuit du 16 novembre 2014 - Pont de Neuvil-copie-2

Route de nuit du 16 novembre 2014 - Pont de Neuvil-copie-3

Route de nuit du 16 novembre 2014 - Pont de Neuvil-copie-4

 

A peine moins éclairé : le clocher de Collonges : 

 

Route de nuit du 16 novembre 2014 - Photo 03

 



 


 


 


14 novembre 2014 5 14 /11 /novembre /2014 22:06

 

 

Chez Tof - Photo 07

 

Tu te souviens des vielles à roue de mon frère Christophe, bien sûr ? Elles avancent, petit à petit, au gré de ses disponibilités. Il y travaille quand les clients se font rares. Il les a commencé il y a cinq ans. Jeudi, après avoir travaillé non-stop treize heures et demi la veille, j’ai pris une demi-journée de récup et quand je vais là-bas en semaine, je passe toujours faire un tour à son atelier. Il était en train de les marqueter. 

Chez Tof - Photo 08

 

chez Tof - Photo 09

 

 

Sinon, rien à voir si ce n'est l'endroit : mon frère est aussi raide dingue de plantes que moi ! 

 

Chez Tof - Photo 01

 

 

Chez Tof - Photo 04

Citronier, et ce qui semble bien être des piments grimpants ! 

 

 




11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 09:13

 

 

Jardinage chez Dut - 8 novembre 2014 - Photo 02

Toute, on a brulé toute la ramure du noyer, du cèdre, du tuya, du saule et c'est fi-ni ! 

 

Le potager 2014, en gros, ça a été la catastrophe. Guy voulait des patates, on a planté un champ de patates à qui je n’ai pas fait l’injure de peser la récolte, mais j’ai bien peur qu’on n’ait récupéré que l’équivalent de ce qu’on avait planté. Sur le potager d’en haut, désastre total : le manque de soleil du fait des arbres (les nôtres et ceux du voisin) joint à la pluviosité exceptionnelle n’a fait le bonheur que du mildiou sur les tomates et des pucerons sur les haricots. Il fallait donc prendre des mesures radicales : élagage et permaculture. Pour l’élagage, tu as vu dans nos éditions précédentes qu’on a mis le paquet, quand à la permaculture, ça y est, c’est lancé. 

 


Jardinage chez Dut - 8 novembre 2014 - Photo 03

 

J'avais déjà commencé d'enfouir du bois pourri, récolté en forêt dans un coin où il n'y a qu'à se baisser. Là, c'est un petit "raccord" pour finir la première butte. 

 

Jardinage chez Dut - 8 novembre 2014 - Photo 04

Là dessus, un peu de "plaquette forestière" que j'ai été chercher à la déchêterie. J'arrive, j'explique ce que je veux, on me répond que c'est 35 euros le mètre cube, on m'indique le tas où je peux me servir, je rempli mon big-bag Casto avec un seau (compter trois quart d'heure), je retourne à l'entrée, je m'aperçois que je n'ai que 30 euros, je le dis, on me répond : "C'est bon, allez y, je ne vous ai pas vu." "Je reviendrai" que je lui dis. "Il ne FAUT PAS revenir" qu'il me répond. 


 

Jardinage chez Dut - 8 novembre 2014 - Photo 06

Heureusement que Béryl était là, parce que tout seul, j'y serais encore en mars ! Sont jolies, nos deux buttes non ? Là-dessus : feuilles mortes, peut être encore une couche de terre, de la paille si on en trouve, et ce sera l'Eden ! 

 

Jardinage chez Dut - 8 novembre 2014 - Photo 01

Ça a brulé de 4h à 20h30, en laissant un joli tas de braise, que j'ai hélas dû arroser avant de partir. Une semaine après, c'était encore chaud fumant, en dessous.)

 

 

 


Published by Jimidi - dans À la maison
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10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 19:12

 

 

Route de nuit du 9 novembre 2014 - photo 25

Le trou de ver par lequel nous faufilames notre Opel spaciale pour rejoindre le cinéma Pathé-Carré de soie à Vaulx en Velin, parce qu'il a une salle Imax et pas toi. Il est à peine 16 heures et c'est déjà la nuit. Sutout dans le tunnel. 

 

Route de nuit du 9 novembre 2014 - photo 22

 Dedans, on était à l'abri de la pluie (battante), mais pas des néons. 

 

Route de nuit du 9 novembre 2014 - photo 24

 

Route de nuit du 9 novembre 2014 - photo 23

 C'est bon, il reste 242 places et on est quatre. Ceci dit, comme indiqué, il était 16h29 et 'y avait déjà cinquante personnes dans la queue devant la salle pour la séance de 17 heures. Tu dis ? On l'a vu en VF et c'est un crime ? Nan, c'est ton pyjama qui est un crime. Donc oui, nous n'avons pas profité de la superbe voix  de Matthew McConaughey. Préviens moi, s'il décide de chanter. 

 

Route de nuit du 9 novembre 2014 - photo 20

 On va pas tarder à pouvoir rentrer... 

Route de nuit du 9 novembre 2014 - photo 21

En attendant, on piétine un peu, c'est vrai. 


Route de nuit du 9 novembre 2014 - photo 19

 On y est ! L'écran : ah oui, quand même ! Pas autant immersif qu'Avatar en 3D, mais quand même. Le kiné de ma brune est trois rangées derrière elle, mais on ne le saura qu'après. 

 

Jardinage chez Dut - 8 novembre 2014 - Photo 01

 De bien belle images de galaxies loinaines... Nan ! Je déconne. C'est une photo des braises de notre dernier feu chez Dut et donc de mon prochain article. Pour les images  du film, hé hé hé, va falloir aller le voir ! 

 

Route de nuit du 9 novembre 2014 - photo 17

 En repartant, on était toujours un peu dans l'ambiance. 

Route de nuit du 9 novembre 2014 - photo 05

 Et là, normalement, j'ai enchaîné sur la série "Route de nuit" et tu n'as rien vu venir. 

 

Route de nuit du 9 novembre 2014 - photo 06

 Restons dans les écritures... 

 

Route de nuit du 9 novembre 2014 - photo 02

 Je vais finir par en avoir toute une collection, de cette enseigne Carrefour. Celle là n'est pas la mieux. 

 

Route de nuit du 9 novembre 2014 - photo 01

 Un beau cul de gros cul. 

 

Route de nuit du 9 novembre 2014 - photo 08

 On reste dans le rouge avec celle-là, que je dédie à Jean-Claude Chailloux. Tiens ? Je me demande s'il lui arrive d'aquareller la nuit ? 

 

Route de nuit du 9 novembre 2014 - photo 10

 L'avantage, avec les gouttes de pluie sur le pare-brise, c'est que le moindre lampadaire vous a tout de suite un air de Noël. 

 

Route de nuit du 9 novembre 2014 - photo 13

  Tout ce qu'il reste d'un cycliste qui passait, alors qu'on était arrêté au feu rouge. 

 

Route de nuit du 9 novembre 2014 - photo 16

 Rouge toujours. Finalement, la différence est parfois minime entre une photo "artistique" et une photo  de la prévention routière destinée à alerter sur les dangers de la conduite nocturne sous la pluie, en ville. 

 

Route de nuit du 9 novembre 2014 - photo 15

 Tiens ? C'est la dernière que j'ai sélectionnée sur la série de 28, elles mêmes choisie dans une petite centaine prise ce soir là. Je ne suis pas encore sûr qu'elle me plaise. 


 

 


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