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1 octobre 2012 1 01 /10 /octobre /2012 21:04

 

 

 

 Bruno Deniel-Laurent - Pilon des livres 1 - Le carnet de Ji

 

 

Lettrine (I minuscule et vieux livres) Le carnet de Jimidimagine un peu le décor : Espace Barmondière, la salle commune d’un ancien hospice, réaffectée en salle municipale, accueillant dans un espace inchauffable, mais haut de plafond, parmi les événements locaux dont ma petite ville est friande, ceux qui ne tiennent pas ailleurs. Salon des peintres locaux - ma voisine en est - et toute cette fin de semaine, la vente de livres d’occasion organisée par Amnesty International. Une sorte d’enterrement, mais à l’envers, les visiteurs compassés cherchant quels ouvrages exhumer des bacs plastique.  Odeur caractéristique de vieux papier. Le classement à lui seul aurait mérité un article. Deux grosses catégories : romans français/romans étrangers, les deux organisées en îlots alphabétiques. Rien à Duras, rien à Yourcenar. A droite : « Poches » aucune limite de genre, juste un vague classement alphabétique d’auteurs. A gauche, plusieurs mètres linéaires de « Policiers » (pas pensé d’aller voir si « Zones d’ombre » y était) et mitoyen, un regroupement improbable de « Science fiction - Ésotérisme » autrement dit : littérature de cinglés. Beaucoup de Stephen King - je les ai déjà tous. Au fond, encore des îlots, mais thématiques, comme « Poésie et philosophie » dont le rapprochement pourrait poser d’intéressantes questions. Ou alors, c’est parce que les deux commencent par « P » ? Plus loin, une autre immense salle signalée par l’écriteau : « Autre livres ». La distinction d’avec le bric-à-brac d’avant reste floue. Ah, mais ah ! Ce sont des séries complètes d’ouvrages reliés, ceux qu’on garde pour alourdir de velléités nos bibliothèques, et des collections de revues parmi lesquelles « Géo » parait surreprésentée. J’allais repartir sans rien quand j’ai eu l’oeil attiré par le « Catalogue d’objets introuvables » de Carelman, dans une petite version encore assez fraîche. Cinquante cents ? Je prends. Tiens, ça va me donner l’occasion de rééditer l’article que je lui consacrai.

 

Illustrations : Bruno Deniel-Laurent - Pilon des livres

 

Bruno Deniel-Laurent - Pilon des livres 2 - Le carnet de Ji

1 octobre 2012 1 01 /10 /octobre /2012 21:03

 

 

CARELMAN Jacques - Catalogue d'objets introuvable - premiè

 

 

 

Lettrine (C boulonné) Le carnet de Jimidiomme tu le sais déjà, j’ai trouvé sans vraiment la chercher une petite édition du Catalogue d’objets introuvables de Jacques Carelman à la foire aux vieux livres organisée par Amesty cette fin septembre dans ma petite ville. Du coup, puisqu’on est dans l’exhumation, je ressort mon article sur Carelman, mais, mais, mais, agrémenté de nouvelles illustrations tirées de ma récente acquisition.

 

 

CARELMAN Jacques - Catalogue d'objets introuvables - Échel

 

 

J'ai un peu, beaucoup, passionnément pensé à Mélanie (de Tours) en tombant sur cette page : 

 

CARELMAN Jacques - Catalogue d'objets introuvables - Effeui

 

 

 

Ici commence l'ancien article. 

 

 

Carelman 1-copie-1

 

 

carelman 2

 

Je suis un peu embêté avec cette note sur Jacques Carelman, l’auteur du « Catalogue d’objets introuvables » (Livre de poche - 1975 et 1989. Le cherche midi - 1997. France Loisir 1982. Balland - 1969, 1976 et 1984). Je suis un peu embêté parce qu’on pourrait ne pas comprendre que je n’en parle pas, ce carnet regorgeant de catalogues et d’objet à peine moins ahurissants, mais d’un autre côté, présenter le travail de J. Carelman dans la continuité des autres ne me paraîtrait pas rendre justice à la démarche de l’artiste.  Donc, qu’on soit bien d’accord : même s’ils se ressemblent, ce qui différencie pour moi essentiellement, Le catalogue d’objets introuvables (et donc ces objets eux-mêmes) de… disons du catalogue Vitrine magique, ou du défunt catalogue Manufrance dont Jacques Carelman s’est inspiré, c’est la démarche. L’un soutien un propos là ou l’autre veut réaliser une vente.

Leurs points de départ ne sont peut-être pas aussi éloignés non plus l’un de l’autre. Sans doute le catalogue d’objets introuvables et les vendeurs de gadgets puisent-ils leurs trouvailles dans notre inépuisable quête d’objets. Mais l’un ironise superbement où l’autre cherche juste à profiter de l’égarement de nos désirs.

 

On trouve au moins un exemple d’objet qui, ayant été imaginé par Jacques Carelman comme une absurdité rigolote, a rencontré des entreprises pour le fabriquer : la baignoire à porte. On pourrait aussi se demander si son vélo à pratiquer en position couchée n’a pas inspiré ceux qu’on croise parfois avec étonnement sur nos routes. Mais c’est un peu l’exception qui confirme la règle. Hormis pour figurer « en vrai » dans certaines expositions, les objets introuvables de Jacques Carelman n’ont pas pour vocation d’être fabriqués, leur image suffisant très généralement à soutenir leur propos, fait de critique sociale (heureusement peu appuyée), d’humour, mais essentiellement de poésie.

Et c’est sans doute grâce à cette inépuisable capacité à nous faire décoller, à nous montrer des ouvertures sur ailleurs, à nous entraîner à leur suite, au-delà des apparences familières, vers l’inconnu que ces objets ont toute leur place sur ce carnet.

Y’a un autre truc qui me gênait pour cette note, c’est d’avoir l’air de réduire l’œuvre de Jacques Carelman à son opus le plus connu. C’est terrible l’écrasant succès. Je plein sincèrement les chanteurs d’un seul tube, les écrivains d’un seul best-seller. Comment continuer, quand on ne fait plus qu’un avec son seul titre de gloire ? Tout porte à croire de Jacques Carelman a réalisé bien d’autres choses que ces fameux catalogues (il y en a deux tomes), mais pour trouver précisément quoi, faut déjà y passer du temps. C’est néanmoins l’effort réalisé par Mitchul sur son blog et nous l’en remercions, mais sur « Le catalogue des timbres-poste introuvables » par exemple, Google image renvoie une Vénus de Milo des postes du Vatican, pudiquement vêtue d’un soutien-gorge, et c’est tout. On trouve aussi assez vite que l’artiste a revendiqué vingt ans après être l’auteur de l’affiche de mai 68 « CRS - SS », mais c’est tout. A partir des références cités ci-dessous par le site du Centre International de la Poésie de Marseille, perso, je n’ai trouvé aucune doc.

Si vous m’avez lu jusque là, vous aurez constaté que j’ai fait fi de mes réticences, de mes atermoiements et même de mes hésitations, mais pas de cette sale manie de répéter trois fois la même chose, pour vous livrer cette note estivale sur Jacques Carelman. Puisse ses objets introuvables vous faire rêver.

  

 carelman 3

 

 

Un site sur lequel vous trouverez pas mal de photos d’objets réalisés, en particulier cette « Enclume de voyage » qui perso, me fait bien planer.

 

JACQUES CARELMAN. Né une semaine après le Krach historique de Wall Street. S’installe à Paris en 1956 pour se consacrer à la peinture et à la sculpture (Mécaniques pour Cyrano, participation à l’exposition Les Machines célibataires, etc.), aux décors et costumes de théâtre (du Molière, du Gogol, etc.), à l’illustration de livres (Contes des mille et une nuits, romans et nouvelles de Dostoïevsky, Le Petit Supplément à l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert, etc.). Il est surtout connu pour son Catalogue d’objets introuvables (1969), objets auxquels il a donné corps et qu’il a exposés de par le monde. Membre fondateur de l’OuPeinPo. Régent du Collège de 'Pataphysique, titulaire de la Chaire d’Hélicologie. (in Fatrazie)

 

Trouvé sur le site du Centre International de la Poésie de Marseille :

Principalesréalisations :

 

Théâtre

Comme décorateur (décors et costumes). Plusieurs pièces de Molière, Le Journal d’un fou de Gogol, une adaptation scénique du Candide de Voltaire, deux opéras : Jenufa de Janacek et Le Roy d’Yvetot de Jacques Ibert à l’Opéra de Strasbourg, etc.

 

Sculpture

Réalisation en trois dimensions de deux des « machines » décrites dans Locus Solus de Raymond Roussel (la « hie » et le « diamant »), et de la « machine à inspirer l’amour » d’après Le Surmâle d’Alfred Jarry. Ces trois pièces faisaient partie de l’exposition « Machines célibataires » organisée par Harald Szeemann et présentée dans les principaux musées d’art moderne européens.« Mécaniques pour Cyrano », ensemble de 12 sculptures-machines inspirées par Les Empires et états de la Lune et du Soleil de Cyrano de Bergerac.

 

Édition

Illustrations de romans et nouvelles de Dostoïevski, Tourgueniev, Gogol, Pierre Benoit, Pierre Mac Orlan, Gaston Leroux, Souvestre et Allain, Marcel Aymé, Raymond Queneau (Zazie dans le métro et Exercices de style), La Fontaine (Fables en rébus).

 

Auteur complet, textes et illustrations

• Un conte en collages, Sarokala-Géante,

• Le Petit supplément à l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert

• Le Catalogue des timbres-poste introuvables,

• Le Catalogue d’objets introuvables, traduit en 19 langues (dont le coréen, l’hébreux et le finnois) et qui a fait connaître l’auteur d’un vaste public.

Jacques Carelman se consacre actuellement à la peinture. Il est membre fondateur de l’Ouvroir de Peinture Potentielle (Oupeinpo) qui recherche de nouvelles structures, essentiellement à base mathématique, dans les arts plastiques. Il est également membre du Collège de Pataphysique où il est chargé de la chaire d’Hélicologie, c’est-à-dire l’étude de la Spirale, c’est-à-dire la Gidouille (du Père Ubu).

 

Jimidi 8 juillet 2010

 

30 septembre 2012 7 30 /09 /septembre /2012 22:26

 

 

 

Christophe Willem sur le fauteuil Carrosse de Maisons du Mo

 

 

(Ce fauteuil vous rappelle quelque chose ? )

 

      Merci à Elsa de m'avoir signalé ce détail pénible. 

30 septembre 2012 7 30 /09 /septembre /2012 08:46

 

 

 

Coucher de soleil du samedi 29 septembre 2012 a

 

Coucher de soleil du samedi 29 septembre 2012 b

 

 

 

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30 septembre 2012 7 30 /09 /septembre /2012 08:07

 

 

Si tu as lu, ici, l’article « Dégradés » ( il faisait suite à « Des violets grands ouverts » ) tu ne t’étonneras pas que j’ai été accroché par l’article de Claire Guillot sur Hiroshi Sugimoto pour le magazine du Monde du 16 juin 2012...

 

Hiroshi Sugimoto - Les couleurs de l'ombre (Illustration de

 

Lettrine--V-Prisme-II--le-carnet-de-Jimidi.jpgiolet, indigo, bleu, vert, jaune, orange, rouge. Quoi de plus simple et de plus mystérieux qu'un arc-en-ciel ? De plus fascinant pour l'œil humain que le subtil dégradé des couleurs de ce monde ? Cette magie toujours renouvelée des choses, Hiroshi Sugi- moto, 64 ans, en a fait la matière de ses œuvres. Le Japonais est photographe, et pourtant il a toujours travaillé sur l'invisible. Ses œuvres méditatives et minimalistes disent le temps, celui qui passe, ou la lumière - omniprésente et impalpable. Le voilà désormais face à la couleur. «J'ai acheté une première édition du livre L'Optique, d'Isaac Newton, publié en 7704, explique Hiroshi Sugimoto ; de passage à Paris. Il a été le premier à décomposer la lumière et à nommer les sept couleurs. J'ai voulu refaire cette expérience à plus grande échelle.» Il lui a fallu près de dix ans pour mettre au point son projet, intitulé « Couleurs de l'ombre». A Tokyo, au sommet d'une colline, tout en haut d'un immeuble, il a installé un prisme de verre de 2,50 mètres de haut, taillé dans un verre optique le plus pur qui soit. Les murs ont été recouverts de shikkui, un enduit traditionnel qui reflète et absorbe uniformément la lumière. Puis l'artiste a attendu chaque jour, patiemment, que pointe l'aurore. Lorsque les rayons du soleil ont frappé le prisme, ils ont créé sur les murs blancs des teintes chatoyantes, décomposant la lumière du jour en un infini dégradé de couleurs. Un phénomène ténu, provisoire : inexorablement, l'heure tourne, le soleil se déplace, les couleurs changent. De quoi éprouver physiquement le temps qui passe. Mais aussi de quoi faire une plongée dans l'espace : «La lumière sur le mur vient du Soleil, qui est situé à 750 millions de kilomètres de la Terre, dit-il. Ces couleurs ont déjà plusieurs années, elles sont un enregistrement de l'histoire de l'univers. » Evoquant ainsi la course vertigineuse de la lumière, Sugimoto sourit: « Mon imagination est sans limites. »

 

Hiroshi Sugimoto - Les couleurs de l'ombre 1 - Le carnet de

 

Sur son mur blanc sont apparues les sept couleurs arbitrairement nommées par Newton, mais bien plus encore. Car entre le bleu et le vert, entre le rouge et le jaune existe une infinité de teintes intermédiaires. Goethe, rappelle Sugimoto, avait déjà critiqué l'approche froidement scientifique de Newton, en disant que les couleurs s'adressaient d'abord à nos sens. Lui-même a vu dans la photographie un moyen de capturer la couleur jusque dans ses interstices. «L'art ne sert-il pas à récupérer tout ce qui échappe aux mailles du savoir scientifique ?»

A Tokyo, Hiroshi Sugimoto a couru tous les magasins pour dénicher les trois cents dernières pellicules Polaroid disponibles - la firme qui les fabriquait a fait faillite. Car quoi de mieux pour capturer un phénomène si éphémère qu'un procédé en train de disparaître ? « Le Polaroid a ses propres couleurs, c'est une traduction de la réalité, explique Sugimoto. Mais la perception de l'œil humain aussi est limitée » L’artiste a pris des dizaines d'images. Chacune renferme une petite portion du spectre, où l'on voit chaque couleur basculer insensiblement dans une autre ou venir se perdre dans l'ombre.

Sur le mur de Sugimoto, les couleurs s'évanouissaient chaque jour en un rien de temps. Celles qu'il a fixées sur le Polaroid, support fragile, ne dureront pas beaucoup plus longtemps : dix ans environ. « C'est à peu près le temps qu'il me reste à vivre, sourit Hiroshi Sugimoto. Rien n'est permanent. » Sauf, peut-être, les carrés de soie qu'il a fabriqués à partir de ses images en collaborant avec la maison Hermès, prenant la suite des artistes Josef Albers et Daniel Buren. Cette série limitée, avec ses fondus de couleur, a posé nombre de défis techniques à l'équipe.

 

Hiroshi Sugimoto - Les couleurs de l'ombre 4 - Le carnet de

 

Ces grands foulards translucides seront présentés au Museum der Kulturen, pendant la foire de Bâle. Ils étaient déjà à Paris, dans les bureaux d'Hermès, en mars. Suspendus au plafond, tremblant au moindre courant d'air, ces éclats de couleur changeants semblaient bien porter les échos du fin fond de l'univers. Aussi évidents et fragiles qu'un arc-en-ciel.

Claire Guillot

 

Les-carres-de-soie-Hermes-de-Hiroshi-Sugimoto---Le-carnet.jpg

 

27 septembre 2012 4 27 /09 /septembre /2012 11:25

 

 

 

theiere-grille-pain.jpg

 

 

 

Lettrine (N gill sans - toast)otre grille-pain-théière se présente comme un objet prenant les apparences d’un autre. Nous pensons au premier coup d’œil avoir à faire à une théière, mais non, c’est un grille-pain. Débarrassons-nous tout de suite d’un tout petit problème de singulier et de pluriel. L’image nous présente trois versions du même objet. Seule leur couleur les distingue. Il doit donc bien s’agir d’une photo du fabriquant. On imagine mal que trois grille-pain-théières puissent se retrouver sur la même table chez un vrai quelqu’un, ou alors il les collectionne à l’occasion de ses rares sorties de l’hôpital psychiatrique, ou alors il a des triplés, nécessitant la production de six toast simultanés… On ne saura pas. Mais ici, nous parlerons DU grille-pain-théière, comme s’il était seul. C’est déjà assez pénible comme ça.

 

Dans le règne animal et végétal, cette stratégie consistant à prendre les apparences de ce qu’on n’est pas est d’une banalité achevée. On ne compte plus les animaux prenant des apparences de feuille, d’écorce, de branche, de fleur et l’inverse est aussi vrai. Une orchidée pousse le vice jusqu’à prendre l’apparence d’une hyménoptère sexuellement irrésistible, avec parfum et tout, pour que monsieur hyménoptère se précipite – le con ! – notre orchidée en profitant pour le tartiner de pollen, qui servira à féconder l’orchidée voisine. Il parait qu’elle demande aussi à ce lourdaud de descendre la poubelle. Dans la nature, adopter les apparences de ce qu’on n’est pas sert à se protéger ou à se reproduire. Mais comme on ne connaît pas de prédateur au grille-pain et qu’il ne se reproduit pas en captivité, il doit s’agir d’autre chose.

 

Mais quoi ?

 

Il se trouve que je n’ai pas de réponse. Personne ne pourra jamais empêcher personne de trouver marrant le mug à l’anse en forme de coup-de-poing américain ou en forme de bague avec diamant, ni le cendrier en forme de cuvette WC. Du coup, personne ne pourra jamais empêcher personne de fabriquer ce genre d’objet. Mais habituellement, on perçoit une intention, un propos. On veut amuser, surprendre, prendre rang dans une collection…

Or, même si vous chargez du protoxyde d'azote dans votre diffuseur de parfum d'ambiance à la place de votre habituelle senteur choux bouilli/tarte au maroilles, notre grille-pain n’est ni très amusant ni très surprenant, d’autant moins qu’il emprunte les apparences d’un objet de son environnement proche. On reste dans la cuisine, sur la table du petit déjeuner. Mais tiens ? Peut-être cette banalité sournoise et ce mimétisme de bon voisinage nous proposent-ils la meilleure ouverture sur le projet ultime du créateur de cet hybride.

 

Nous tuer.

 

Vous vous êtes couché la veille beaucoup trop tard, hypothéquant une nouvelle fois ce capital sommeil que vous ne reconstituerez qu’un quart d’heure avant le jugement dernier. Votre réveil hurle. Vous l’avez réglé avant de vous coucher à 7,30 sur l’échelle de Richter, ou sur "alerte aérienne". Vous ne sortez pas du sommeil : vous en êtes expulsé au tire-bouchon. Vous n’ouvrez pas les yeux, d’ailleurs au stade larvaire où vous en êtes, rien ne dit que vous en ayez encore. L’heure ? De toute façon beaucoup plus tôt que vous ne voudriez et beaucoup plus tard qu’il ne faudrait. Vous ne vous levez pas. Vous sortez du lit mu par la seule force de gravité. Vous espérez que le trajet de la chambre à la cuisine sera suffisant pour vous faire franchir les stades de l’évolution qui vont du protozoaire à l’être humain. Arrivé sur zone, raté, vous en êtes encore à la méduse. Vous ne vous en rendez pas compte, mais dans votre cuisine les objets eux non plus n’ont pas exactement l’apparence qu’ils devraient. Vous mangez la confiture à même le pot en lui trouvant une consistance un peu étrange. C’était de la bougie. Vous grignoter avec peine un biscuit rond. C’était un dessous de verre. Vous remplissez la théière électrique de flotte en trouvant ces deux fentes sur le dessus pas très pratiques. Vous branchez.

 

Adieu.

 

 

 

 

 

Un Mythe s'effondre

 

Lettrine (V gill sans - toast)ous vous souvenez certainement du grille-pain/théière. J’avais écrit sur lui une chronique (ci-dessus) qui m’a valu quelques ennuis avec le conseil de l’ordre des médecins : les gens s’étouffaient. J’ai brutalement appris aujourd’hui que notre grille-pain/théière n’était pas un grille-pain/théière. C’est une théière/grille-pain. Tu dis ? Et alors ? Et alors, mais t’es con ou quoi ? Y’a aucun risque à mettre de l’eau là-dedans, puisque c’est fait pour ça. Les toasts sont faux. Sont en céramique. Font partie du couvercle. Me suis aperçu de la supercherie en traquant la théière pour geek. J’ai trouvé son nid : un site incroyable 100% teapot. J’en ai d’ailleurs trouvé deux, mais je ne vous donne qu’une adresse, sinon c’est sûr, vont venir me chercher pour collaboration à une entreprise terroriste.

 

theiere-geek.jpg

 

Putain, tout ce boulot pour rien ! Ma réputation ruinée, la honte et l’opprobre sur moi, ma famille, mes chats. Je vais me retrouver pauvre comme Job, mais sans job. La rue m’appelle, elle m’attend. Lundi je suis SDF, mercredi au plus tard mais finalement ça m’arrangerait mieux jeudi, parce que mercredi, y’a « Nouvelle star ». Si ça se trouve, je vais être obligé de revendre la Lamborghini. Elle va en crever la pauvre ; elle m’est tellement attachée. Plus question de compter sur l’héritage familial, maintenant, tu parles. À l’heure qu’il est, mes parents doivent être en train de brûler leur livret de famille. Ils ont rassemblé quelques affaires à la hâte dans des sacs plastiques Monoprix avant que les voisins se massent dans la cour et leur jette des pierres. Ils vont prendre la route en se disant que meeerde, ça recommence ! Plus personne ne viendra me lire ici. On ne vient plus lire un blog sur lequel on confond les grille-pain/théière avec les théières/grille-pain. On coupe les liens, on croise les doigts pour que le maudit ne vienne pas déposer un commentaire chez soi. On se laisse contaminer par la grippe porcine comme bonne excuse. On reste à demeure planqué avec la concierge dans l’escalier. Ça m’apprendra à traîner dans des coins où les images font moins de 300 pixels dans leur plus grande dimension et sur des blogs qui ne citent pas leurs sources. Il est donc temps pour moi de vous faire mes adieux puisque le hara-kiri est désormais mon seul moyen d'échapper au déshonneur.

 

 

 

26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 14:11

 

Gifi---composteur-de-cuisine---Le-carnet-de-Jimidi.JPG

 

 

Dans son catalogue du 26 septembre au 3 octobre 2012, Gifi propose ce « composteur de cuisine » dont on comprend bien l'intention : plutôt que de jeter tes épluchures à la poubelle, hop, tu les mets à pourrir dans ce machin en bambou et plastique.

 

Mais comme on le sait, l'enfer est pavé de bonnes intentions. Celle là paraît bien parti pour te pourrir la vie en même temps que les épluchures. Parce que trois détails méritent que j'attire ton attention dessus. Le premier concerne les dimensions du composteur de cuisine : 29x17x24cm, autrement dit, une boîte à chaussure. Disons que tu vas mettre là dedans deux semaines d'épluchures et compléter avec les feuilles mortes de tes plantes vertes. Quand ce sera plein, que vas-tu faire du reste ? Tu dis ? Acheter un autre composteur ? Admettons, mais comme il faut entre six mois et un an pour que le processus de compostage arrive à son terme – c'est mon deuxième détail - tu vas devoir te procurer entre douze (215,88 €) et vingt quatre composteur bambou-plastique (431,76 €). Comme on suppose que tu n'as pas de jardin - tu aurais installé un vrai composteur sinon - il va te falloir trouver de la place.

 

Et d'ailleurs tiens ? Puisque tu n'as pas de jardin et que tes plantes vertes vont très, merci, qu'est-ce que tu comptes faire du compost obtenu ? L'offrir ? Rappelle moi de ne pas t'inviter à nouvel an.

 

Sinon, tu penses bien, l'idée même de recycler nos déchets domestiques a toute ma sympathie. D'ailleurs, je me demande s'il ne faudrait pas installer un composteur dans les autres pièces. La salle de bain (coton tiges, reste de savonnettes, disques à démaquiller, couches de bébé, rognures d'ongle, cheveux...) la chambre à coucher (Chaussettes sales dépareillées, préservatifs usagés, mouchoirs en papier, bouchons d'oreille, restes de fringales nocturnes...), séjour (restes d'apéro, serviettes en papier, cure-dents, noyaux d'olive, peau de saucisson, croute de pizza, Télérama...) Pour les toilettes, rien : les toilettes sèches combleront tout à fait ton souhait que rien ne se perde. Tu pourras d'ailleurs aussi verser là dessus la litière des chats, à condition qu'elle soit compostable.

 

Bref, à l'arrivée, il est à craindre que tu doives te déplacer dans ton appartement autarcique en rampant tel le lombric entre tous tes bacs à compost. Il est également possible que les voisins finissent par se plaindre de l'odeur. En effet, les filtres à charbon du composteur de cuisine Gifi ne doivent pas t'abuser, tôt ou tard, tes couvercles, tu devras bien les ouvrir d'une façon ou d'une autre, pour remplir ou vider tes bacs. C'était mon troisième détail.

 

 

 

Sinon, c'est "Cuisinez (impératif) sans VOUS ruiner" ou "Cuisiner (infinitif) sans se ruiner", mais rien entre les deux.

 

26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 13:09

Viola-dans-un-carton---Le-carnet-de-Jimidi.JPG

Published by Jimidi - dans À la maison
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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 18:54

 

 

 Aujourd'hui - 995 g de publicité papier dans ma b-copie-1

 

 

 

Lettrine (Y chos'e)a des jours où je me dis que c’est pas possible, les voisins ont eu vent de quelque chose. Si ça se trouve, y’en a même qui LISENT MON CARNET ! Ils savent, secrètement, que je lis les publicités papier. Toutes. Que j’en parle, parfois. Ils veulent participer. Ils ne savent pas comment. Alors ils glissent certaines de LEURS publicités dans MA boîte au lettre. Ça expliquerait le poids. Ah mais non, non, merde ! Si c’était le cas, je les aurai en double. Or, dans le quasi kilogramme de la livraison du jour, y’a que de l’original en un exemplaire.

 

Aujourd’hui, ils sont vingt cinq à se disputer l’honneur d’essayer de déclancher chez moi un achat d’impulsion.

 

Alors qu’est ce qu’on a ?

 

Intermarché et sa choucroute bien garnie. Pas faim du tout, ça tombe mal et de toute façon ce soir, c’est poulet.

 

Gifi, pour qui c’est le moment de profiter des achats malins. Tout le reste de l’année est réservé aux achats idiots.

 

Casa, top et pas cher. Rien vu de très top, beaucoup trop de taupe.

 

Géant Casino, moins cinquante pour cent sur le 2ème tout de suite, mais pas sur tous les produits, faut pas rêver.

 

Un magasin de déstockage d’objet déco, beaucoup trop loin.


Carrefour et son « Mois Carrefour », destiné à remplacer septembre entre août et octobre. Il n’y a pas d’hyper Carrefour à proximité, ce qui tendrait à confirmer que l’objectif principal de ces publicités papier, c’est de ne pas laisser le terrain libre à la concurrence, ici, Géant Casino, Leclerc, Intermarché.

 

Bricoman, qui lui, fait moins cher, mais comme il n’est pas à proximité, y’a des chance qu’on passe la légère différence dans le gasoil.

 

Gémo, qui ne se casse pas la tête avec son « Shopping d’automne »

 

But, dont c’est l’anniversaire tous les trois mois.

 

Jardiland, dont c’est également l’anniversaire, qui continue. Il a mis trois semaine à naître ou quoi ?

 

La mutuelle masquée et sa santé à prix raisonnable. Intéressante substitution du coût au profit du prix, laissant entendre qu’on pourrait s’acheter de la santé...

 

Vêt affaire, qui daube sur les pauvres connes prêtes à payer leurs fringues cinq fois plus ailleurs.

 

Aldi, qui discounte en vrac sur la même page de la bouffe, des pantoufles et de la plomberie. Vous me mettrez une paire d’escargots, un bon mètre de charentaises et une livre de mitigeur, merci.

 

Intersport et les très énigmatiques « Promosticks » Bouge pas, je vais voir :

1 - Rendez-vous en magasin avec cette planche d’autocollants

2 -  Choisissez vos produits et/ou marques préférés,

3- Collez l’autocollant sur l’étiquette prix du produit choisi

4 - Bénéficiez de la réduction directement en caisse

5 - Si tu pouvais mettre un petit coup aux vitres avant de partir...

6 - Merci, c’est sympa de faire le boulot à notre place.

7 - La porte, bordel !

 

Fly et son nouveau catalogue, à retirer au magasin. Bande de radins. But et Ikea, eux,  le mettent direct dans ma boîte aux lettres !

 

Paru vendu, le journal gratuit 100% MaxAffaire, mais qui est surtout 100% publicité, depuis qu’il ne viendrait plus à l’idée de personne de déposer ses petites annonces ailleurs qu’en ligne.

 

Carrefour market qui lui, oui, est installé en ville et propose le troisième produit gratuit. La question est donc maintenant de savoir s’il est moins cher d’avoir le 2ème à 50% ou trois pour le prix de deux.

 

Ou alors 40% de baisse immédiate avec Leclerc et ses plus grandes affaires. Va falloir faire chauffer la calculette.  

 

L’éléphant bleu ayant décrété qu’une journée de la femme les 8 mars ne suffisait pas, en instaure une autre, le 29 septembre prochain, au cours de laquelle mesdames pourront laver leur véhicule gratuitement. Non mais vas-y chérie, si c’est moi, ce sera pas gratuit. Profite en pour faire les courses, aller chercher les gamins, prévoir le repas de ce soir, lancer une lessive et penser à tout ces trucs que tu fais déjà gratuitement.

 

Kiabi, son pull à moins de 8 euros, possiblement confectionné par des esclaves, et sa famille idéale : couple de trentenaires souriants, blancs, bonheur écoeurant, deux enfants dont une fille aimant son papa très fort et une petite puce aux bras de son père, madame couvant l’ensemble d’un regard fierrot. Une accumulation d’invraisemblances sociologiques.

 

Thiriet, ses surgelés à ma façon et sa brioche parisienne moelleuse et dorée, toute pleines de majuscules inutiles à sa façon.

 

Feu vert, et ses affaires « chabuleuses ! » (sic) consistant à proposer, lui aussi, une réduc sur le deuxième pneu si, par extraordinaire (soyons fous !) on décidait de changer deux pneus plutôt qu’un.  

 

Castorama, avec qui c’est castoche de baisser ses factures, mais sans doute pas les miennes : ici la chaufferie est collective.

 

Simply (un avatar d’Auchan) qui propose, sans rire, d’introduire du style dans ma maison avec un four micro-onde qui n’a l’air ni plus Louis XV, ni plus design que celui qu’on a déjà.

 

 

 

24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 08:50

Lettrine (J' maison du monde)

 aime bien Maisons du monde. Comme je ne sais pas encore à quels errements m’entraînera peut-être mon mauvais fond dans la suite de cet article, je me dépêche de l’ouvrir sur cette note positive. Cette enseigne cumule l’avantage de tenir boutique pas loin de chez moi, dans la rue principale de ma petite ville et d’offrir un catalogue bien agréable à consulter. L’autre avantage, moins intrinsèque celui-là, est de proposer des meubles et objets un peu moins passe-partout que... allez hop ! Ikea.

 

Digression. Non parce qu’Ikea, je sais bien qu’on peut difficilement se passer de ce marchand d’angles droits, mais malgré d’héroïques efforts de présentation in situ dans leur catalogue * l’ensemble est d’un anonymat de cafétéria, d’une tristesse de salle d’attente. Certes, le rapport qualité prix est intéressant, mais on ne se marre pas beaucoup chez le suédois. Dans ses usines à vendre non plus. Je n’ai rien contre leur entrepôt et j’ai toujours été content de ce que j’y ai acheté : mes meubles de cuisine, un lit... mais on est prié de laisser ses rêves à l’entré. Fin de la digression.

 

Dans ses propositions Maisons du monde s’éloigne me semble-t-il, petit à petit de l’idée d’exotisme, qu’on trouvait au départ également très affirmé chez Pier Import, en paraissant maintenant moins enfoncer le clou du made in ailleurs, pour glisser doucement vers le cossu douillet façon brocante et maisons de famille. On trouvera encore des éléphants fuschia à paillettes et de la vaisselle coordonnée à votre conjonctivite, mais plutôt en boutique que sur le catalogue. Autre confirmation que le catalogue papier se la joue un peu faux-cul : je n’y ai pas retrouvé notre fameuse pendule-couverts, sur laquelle je suis pourtant tombé nez à nez en boutique, accompagnée d’au moins trois autres modèles avec passoire à thé pour l’une et petites cuillères pour l’autre.

 

À l’inverse, ne serais-ce que pour des questions d’encombrement, on ne trouvera bien sûr les gros meubles que sur le catalogue, et parmi eux- ça y est, j’ai les dents qui poussent - un qui mérite qu’on s’y attarde un peu. C’est un siège que Maisons du monde parait très soucieux de nous fourguer puisqu’on le trouve dans pas moins de quatre finitions différentes au détour des pages, où son apparition soudaine provoque à Fauteuil-Maison-du-monde-copie-1.jpgcoup sûr chez moi un recroquevillement de la glotte et un début de tachycardie. Je vous le présente ici dans sa version « enfant » finalement plutôt cohérente avec l’idée de petite princesse (au secours !) mais qu’on tente de nous refiler également dans une version entièrement dorée ou chêne naturel tendu de velours fuschia (p.129) Non. Vous aurez beau insister, je ne mettrai rien de doré en ligne sur ce carnet et certainement pas cette monstruosité à plus de six cent euros (290 € pour la version enfant, 1,48m de haut, 1,83m pour les versions cauchemar 3D. Putain ! Ce machin est plus grand que moi !)

 

Vous trouverez également chez maison du monde toute une déclinaison de galets, en tapis, en pouf, en miroirs en vaisselle et en lampes. C’est tendance le galet. Repéré aussi au moins trois meubles façon bois flotté : table basse, guéridon, console - on reste en bord de mer, et une lampe allant bien avec. Tiens, puisque vous avez eu l’indulgence de me lire jusque là, je vous met à gauche la version Maisons du monde et à droite la version Pier import.

 

Jimidi

 Lampes bois flotté Maison du monde et Pier import

 

Bonus ci-dessous : le fauteuil "Carrosse", dans sa finition fushia, bi-place argentée, et laide (prévoir piles). 

 

Fauteuil---carrosse---Maison-du-monde---Le-carnet-de-Jimidi.jpg

  * Il s'agissait alors du catalogue 2011, mais le 2012 ne m'a pas fait forte impression... 

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