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29 septembre 2013 7 29 /09 /septembre /2013 14:20

 

Scribulations 01-13

 

 

Si tu avais besoin, je ne sais pas moi, d’une image pour annoncer la sortie de Scribulations 01/13 sur les innombrables supports numériques dont je te sais friand, en voilà une. 

 

Pense également à celles déjà mises en ligne, comme le sommaire et les fac-similés des pages dispo dans l’article « Scribulations 01/13 vu des coulisses »

 

Sommaire

 

 


28 septembre 2013 6 28 /09 /septembre /2013 10:00

 

 

Fantôme de Scribulations 01-13 - Photo 1

 

La mousseline blanche polyester, j’ai. La canne à pêche, j’ai. Le fil nylon, j’ai. Manque plus que la boule japonaise, et mon kit fantôme sera complet. J'explique, parce que sinon, Br'1 va croire que je prends des trucs. L'idée, c'est de faire pendouiller un fantôme au dessus de notre stand Scribulations au Salon de la revue. Il sera à base de boule japonaise, tissu blanc, fil de nylon, canne a pêche. Voilà. 

 

Fantôme de Scribulations 01-13 - Photo 2

 

(Comment les fantômes supportent-il d’avoir un drap sur la tête ? On n’y voit rien, là dedans !) 

 


25 septembre 2013 3 25 /09 /septembre /2013 14:04

 

Profil de Nini - composite

 

 

Lettrine--P-Photoshop--le-carnet-de-Jimidi.jpghotoshop, si ça se trouve, tu t'en passes très bien jusqu'ici mais peut-être cet article te donnera-t-il envie d'essayer des trucs et des machins avec ?  


L’idée à bien avoir en tête s'agissant de Photoshop, c'est qu'il est fait pour travailler à partir d'un matériau existant : photo numérique et image tirée du scanner principalement. Autrement dit, si tu cherches un programme permettant de peindre à la souris la Chapelle Sixtine à partir d'un écran blanc, oublie.


Là où Photoshop est vraiment bien, c'est pour la bidouille de documents, d'images, de photos. La bidouille, ça peut commencer très simplement, juste par vouloir changer le format d'une photo. Le truc classique, c'est que ton appareil sort des photos de plusieurs mégas, de plus de 3000 pixels de large, mais que dans un courrier électronique (voire un article de blog) une image trois fois moins lourde est suffisante. Photoshop permet de réduire la taille OU le « poids ». Dans les autres bidouilles de base, tu as également le recadrage, l'accentuation du contraste, de la luminosité, de la saturation des couleurs. Plein de programmes font ça très bien, et Photoshop aussi mais avec une finesse et une précision permettant de conserver la qualité du document initial. Pour réaliser des pèle mêles, autrement dit, des assemblage de plusieurs photos, c'est parfait également.


Pour rester dans la retouche photo et dans les trucs qui servent vraiment, y'a moyen dans Photoshop de virer ou corriger des détails pénibles : pylône électrique dans le paysage, bouton de fièvre sur une lèvre, yeux rouges, dents jaunes, main verte, pied noir...


Mais là où ça devient vraiment marrant, c'est de composer avec plusieurs documents, Photoshop proposant plein d'outils et différentes méthodes pour isoler l'un ou l'autre des éléments d'une photo : le tour d'un sujet, le sujet lui même, une couleur et une seule... pour ensuite les assembler ailleurs et autrement, les combiner... Je te dis pas les possibilités de collages. Perso, j'aime énormément l'outil texte, auquel on peut combiner plein d'effets de lumière, de transparence, de relief. N'espère quand même pas écrire en rond, on peut pas, du moins pas dans ma version (qui est ancienne).

 

Carte-de-voeux-2011-b-copie.jpg


Bref, Photoshop, je m'en sert tout le temps. Pour ce carnet, mais pas que. La couverture du dernier numéro de Scribulations ? Complètement photoshopée à partir d'une image de « Factotum », l’œuvre de Jud Turner, sur laquelle j'ai ajouté le titre, le logo, le noms des auteurs et même un code barre. La carte de vœux de l'année dernière ? Photoshopée jusqu'au trognon, puis imprimée sur du papier photo et envoyée à droite à gauche.


 

Songes creux (pêle mêle)


Mais en cherchant sur ce carnet, tu trouveras aussi la série des « Songes creux », entièrement réalisée à partir de photos d'objets trouvées sur Internet et adaptées pour la circonstance. Photoshopées également, les variations à partir de ce profil de Nini.

 

Noël 2010 - Orion en contre jour (petite taille)

 

 

(Première diffusion : 29 décembre 2011)

23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 11:47

 

 

De retour du boulot - photo 01

 

Mon boulot N°2 est en plein centre ville, à deux pas du presque seul monument remarquable d'ici : Notre Dame des Marais. La légende raconte que…

On s’en fout, en fait.

 

 

De retour du boulot - photo 02

En centre ville, un effort visible a été fait sur la voierie, trottoirs inclus. (Plus loin, beaucoup moins.)

 

 

 

De retour du boulot - photo 04

Toutes ces maisons que je n’achèterai pas !

 

 

 

De retour du boulot - photo 03

Ne pas oublier de regarder à droite et à gauche avant de se faire écraser. 

 

 

 

De retour du boulot - photo 05

Déjà les premières feuilles d’automne. Ce n’est qu’un début. On va revoir le balet des balayeurs sans balais, avec leur truc qui souffle, là, et qui casse la tête.

 

 

 

De retour du boulot - photo 06

Toujours pas de Scribulations dans la boîte (ce jour là), putain ! qu’est-ce qu’ils foutent ?

 

 

 

De retour du boulot - photo 07

Plus que sept étage : une trentaine de secondes.

 

 

 

De retour du boulot - photo 08

Mêêêêêzon !

 

 

 

De retour du boulot - photo 09

Césario, souvent le premier à m’accueillir.

 

De retour du boulot - photo 10

Suivi par ma brune qui, tiens ? ferait presque peur là ! 

 

 


 

22 septembre 2013 7 22 /09 /septembre /2013 20:13

 

 Balade du 22 septembre - photo 08

 

Forcément, en se réveillant de la sieste un peu avant 19 heure et même si j’étais sur zone un quart d’heure après, il ne restait pas beaucoup de jour. Mais comme j’aime beaucoup ces éclairages rasants, c’était au final une balade courte, mais belle. J’ai même eu la chance d’assister à la migration de « mon » troupeau de vache, quittant sa pâture de journée pour aller prendre ses quartiers de nuit près des maisons, ce qui va te donner l’occasion - Oh, bonheur ! - de visionner une vidéo pleine de vaches. 

 

Balade du 22 septembre - photo 10

Balade du 22 septembre - photo 07

Balade du 22 septembre - photo 04

Balade du 22 septembre - photo 06

Balade du 22 septembre - photo 02

Balade du 22 septembre - photo 01


 

 

 

22 septembre 2013 7 22 /09 /septembre /2013 10:12

 

 

C'est beau une route la nuit - 14 septembre 2013 - Photo 12

 

Au retour d’hier de chez Dut, pas de photos. On est parti vers 19 heures, avant la nuit et ses lumières jolie, après une assez harassante journée de jardinage. La route de nuit de ces photos est celle du 14 septembre. Le dispositif, on le connaît : les photos sont prises à travers le pare-brise (nettoyé pour l’occasion), avec l’appareil photo sans réglage spécial et sans flash. Du coup, le pauvre APN laisse grand ouvert son capteur pendant quelques seconde, assoiffée d’une lumière que la nuit ne livre que chichement. D’où les traînées lumineuses et tout ça. Le résultat fait la part belle au hasard et au choix : j’en ai retenu une sur dix. 

 

C'est beau une route la nuit - 14 septembre 2013 - Photo 1

Avant de plonger en bord de Saône, sur les hauteur de Saint Romain, on a une très brève vue sur la vallée et les villes éclairées. 


C'est beau une route la nuit - 14 septembre 2013 - Photo 10

Sur la route, il y a des endroits plus intéressants que d'autres, pour ce genre de photos. Parmi ceux-là, un rond-point à Anse éclairé par des spots led à couleur changeante. la photo est difficile à prendre : on passe trop rapidement pour avoir le temps de mettre au point. Il faut donc arriver dans le rond-point le doigt déjà sur le déclancheur, et la mise au point faite avant. 


C'est beau une route la nuit - 14 septembre 2013 - Photo 11

On suivait la Kangoo de Béryl et Séverine... 

 


C'est beau une route la nuit - 14 septembre 2013 - Photo 13

La fameuse caserne des pompiers de Villefranche, très rouge, au moment où le feu passait au vert. 


C'est beau une route la nuit - 14 septembre 2013 - Photo 2

J'aime bien, quand certains éléments restent identifiables. 

 

C'est beau une route la nuit - 14 septembre 2013 - Photo 4

Parmi les endroits remarquables : le pont de Neuville sur Saône. 


C'est beau une route la nuit - 14 septembre 2013 - Photo 5

C'est beau une route la nuit - 14 septembre 2013 - Photo 6

C'est beau une route la nuit - 14 septembre 2013 - Photo 7

C'est beau une route la nuit - 14 septembre 2013 - Photo 14

Avec un discret auto-portrait dans le rétro... 

 


Lien vers la précédente route de nuit 

21 septembre 2013 6 21 /09 /septembre /2013 11:28

 

 

Scribulations 01-13 - BAT marque page et carte pos-copie-2

 

Alors là, tu as la totale : le premier exemplaire papier de Scribulations 01/13, qui est pour le moment un exemplaire unique, puisque c’est celui envoyé par l’imprimerie pour servir de Bon à tirer ; un exemplaire des cartes postales réalisées pour distribuer au Salon de la revue (12 et 13 octobre prochain à l’Espace des blancs manteaux à Paris - nocturne le 11 à partir de 20h) ; le marque-page dédié et même, même, un marque-page avec logo et adresse, estampillé grâce à un bon gros tampon confectionné neuf pour l’occasion.

 

Scribulations 01-13 - BAT marque page et carte postale - d

 

 

Déjà des lecteurs intéressés ! 

 


19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 13:55

 

 

Marrant, de penser que cet article a été écrit bien avant que le lobby corse fasse une entrée remarquée sur ce carnet... Tu dis ? La Corse et moi, c'était écrit ? D'une certaine façon, oui.

 


Lac-de-Nino.jpg

 

 

 

 

Lettrine (j winer corse)

 

 

 

 

 

 

e suis allé deux fois en Corse *. La première, je devais avoir dix ans. Chaque année, papa assurait pendant un mois la direction d’une colo d’ados ou l’animation d’un VVF. On y allait en famille, ça nous faisait des vacances pas chères. Lui travaillait. Cette année là, c’était un camp des Francas dans le petit village de Cristinacce au dessus d’Evisa, pas très loin de Porto. J’en garde le souvenir inoubliable d’une Corse minérale, de murettes bordant des terrasses, de villages en pierre, de cette immense dalle inclinée derrière la maison sur laquelle rien ne poussait à part nous. J’en garde aussi deux traces dramatiques puisque une barrière de bois avait cédé, provoquant la chute de plusieurs jeunes du haut d’un mur de pierres sèches immense de plusieurs fois ma taille. J’étais en contrebas ; dans ma mémoire, ils tombent toujours. On avait également eu la bonne idée d’aller en sandalettes péter des bouteilles dans une décharge pas loin du torrent et je m’étais ouvert le côté du pied sur un tesson. Je revois la plaie, très propre sur ma cheville, ses paupières rouge s’ouvrant sur un oeil blanc sans regard et sans larmes : il n’y avait pas de sang. Je revois les insectes des deux points de suture posés à grand peine par un médecin n’ayant pas jugé utile de m’anesthésier, puis les deux agrafes pour m’achever plus vite tant je me débattais.

 

Mais je sens heureusement encore sur ma peau l’alcool de menthe glacial du torrent tout proche dans lequel j’ai nagé pour la première fois sans bouée, où la saga familiale raconte que j’ai sauvé mon petit frère de la noyade. Je revois l’enclos des cochons noirs et j’ai encore dans la bouche le goût atroce, mais irrésistible, des châtaines racornies de l’automne dont on les nourrissait. Ils donnait un jambon cru divin, inspirant en moi la seule religion à laquelle je sois resté fidèle, celle de la cochonnaille.  Une partie de moi est restée dans les clairières de lumière filtrée par les pins de la foret d’Aïton, illuminant les vasques d’eau cristallines du torrent. Du lac de Nino non plus, je n’en suis pas revenu. On était monté là haut au travers d’un chaos de rochers, un enfer sans ombre et j’avais du mourir suffisamment puisque après une ultime arête, j’entrevoyais le paradis perdu : dans un écrin de montagnes tendu d'un velours dru et spongieux d’herbe verte sur lequel courraient des chevaux en liberté, un lac bleu. J’ai retenu, je ne sais pourquoi, que le GR 20 passait là. Aussi, apprenant qu’ Iss’N’Kor devait y aller, je lui ai demander d’emporter un peu du souvenir que j’en avait gardé. Il en a rapporté le croquis illustrant cet article, ce dont je le remercie infiniment.

 

Au cours de mon deuxième voyage en Corse, vingt ans plus tard, cédant à cette tentation des pèlerinages inévitables et décevants, j'ai suivi les traces de mes souvenirs d’enfant. Je n’ai bien sûr rien retrouvé. Le lac de Nino m’est apparu rétréci et sa prairie pelée. Sans doute était-ce une année de sécheresse. Mais je retournerai en Corse. Ce sera en septembre**, l’île sera encore chaude de l’été, mais nue de touristes. J’y serais sans doute seul, peut-être à pied et peut-être y retrouverais-je alors cette beauté, de couleurs, douceur et douleurs mêlées...

Jimidi 04/09/2010

 

* À la date de première parution de cet article. Depuis, j'y suis retourné, et c'est pas fini, hi hi !

** Eh bien non, c'était les deux fois avant l'été.

18 septembre 2013 3 18 /09 /septembre /2013 10:29

 

 

Philippe Cognée - Medina, 2009 - peinture à la cire sur t

 

Philippe Cognée - Medina, 2009. Peinture à la cire sur toile, 124 x 156 cm

 

 

Des images d’images

 

J’aime autant vous prévenir tout de suite, l’exercice dans lequel je me lance – vous parler du travail de Philippe Cognée, peintre – est bien parti pour cumuler tous les défauts du genre : long, verbeux, intello, inutile.  Mais il faut peut-être rappeler l’intention de ce genre d’article. Cette partie au moins va être courte.

La plupart du temps, ce qu’on voit, on s’en fout. Pour des raisons qui tiennent, en vrac, au temps qu’on a (ou qu’il fait), à notre disponibilité d’esprit en ce moment, à nos routines paresseuses mais aussi à cette facilité consistant à penser que l’art doit nous toucher immédiatement ou ne pas être. Du coup, on passe sans ralentir ni s’arrêter à côté de quasi tout et même de ce putain de truc oublié sur la liste des courses, ce qui oblige à retraverser tout le magasin.

Les critiques d’art (et dare-dare en ce qui me concerne) partagent avec les publicitaires et les rabatteurs des restos de la rue de la Huchette, la prétention de vous arrêter un instant dans votre course folle et de retenir un moment votre attention, avec l’intention plutôt désintéressée que l’artiste trouve le chemin de votre cœur. Ok, les critiques reconnus s’en servent aussi pour se faire reluire au passage et même gagner leur croûte. Il faut bien vivre.

Pour ce faire, le meilleur moyen – c’est aussi le plus sincère – consiste pour le critique à baliser de quelques mots le chemin suivi par lui jusqu'à l'artiste. Le pari est alors pour le critique de penser qu’il partage avec vous suffisamment d’humanité pour vous rendre ce chemin praticable et qu’il vous conduise bien à pied d’œuvre.

On n’en voudra dès lors pas au critique de parler de lui-même, d’utiliser ses propres mots, ses propres trucs, aussi agaçant qu’ils puissent être comme ce « tour à tour Hong Kong » de ma consœur plus loin : c’est pour la cause.

 

 Philippe Cognée - Medina bleue

Philippe Cognée - Médina bleue - aquarelle - 2004

 

Philippe Cognée – il faut bien y venir –  a ce côté fâcheux de n’avoir pas du tout besoin de moi pour asseoir une renommée déjà très officiellement assurée. Mais je le découvre, peut-être comme vous et doté d’un talent transcendant largement son inscription dans l’époque, ce qui rend à la fois relative et peu essentielle sa côte actuelle. L’autre incontournable de Philippe Cognée, à lire les critiques, c’est sa technique. Ça peut agacer également. Imagine-t-on un paragraphe comme : « Ce peintre utilise de la couleur à l’huile en tube, qu’il presse sur une palette de bois pour ensuite en enduire son pinceau en poil de porc, celui-ci lui servant alors à déposer la couleur sur sa toile de lin…» Au secours ! Mais ce discours omniprésent sur la technique très singulière de Philippe Cognée (Cf. infra) me semble parler d’autre chose, même involontairement. J’entends là une tentative de rendre compte du mystère. En vain. Si vous et moi projetions comme le peintre une image sur une toile, pour la reproduire à la cire puis repasser le tout au fer en interposant une feuille de plastique, on serait encore très loin du même résultat mais plus proche du divorce.

Le détour technique (rassurant ?) n’explique en rien par quelle magie les toiles de Philippe Cognée imposent rien moins qu’une vision du monde. Perso, j’ai eu la même surprise avec Eric Tabuchi avec lequel Philippe Cognée me parait entretenir une parenté, liée aux sujets, notamment architecturaux, mais surtout à son incroyable capacité à ouvrir pour nous la voie vers le réel à partir de sa représentation, à nous donner une vérité sur lui avec l’artifice de son art, à nous faire éprouver une expérience sensible de ses sujets à partir de leur image recréée.

 

 

 

 Philippe Cognée - Foule a Casablanca - encaustique sur toi

Philippe Cognée - Foule a Casablanca -

encaustique sur toile, marouflée sur bois, 2005, 150 x 200 cm

 

Pour illustrer cet article sur un peintre créant ses images à partir d’autres images, en plus de piocher dans son iconographie, j’ai également fait appel à ces autres reflets sur son œuvre que constituent les articles publiés sur lui. Vous trouverez donc ci-dessous l’article de Hector Obalk pour Le Monde Magazine, puis un extrait de Wikipedia et enfin le plus marrant, celui d’Assia Kettani.

 

Jimidi 24 avril 2009

 

 

 Philippe Cognée - article du Monde Magazine

 

Textures urbaines

 

Ces tableaux récents de Philippe Cognée sont nés d’une prise de vue par téléphone mobile, première étape d’un long processus. On peut y voir de gauche à droite et de haut en bas, le quartier neuf de la ville de Bordeaux, une terrasse au premier étage de la gare Montparnasse, le parvis du palais de justice de Nantes, le rez-de-chaussée du centre Georges-Pompidou, ou le couloir d’un hôtel à Tokyo. Les endroits sont déserts afin que la composition, plus simple et plus efficace, flirte avec la grande peinture abstraite. Par cette technique, mais aussi par son talent, Philippe Cognée réussit étonnamment les textures du béton, de l’acier noir et du verre réfléchissant, dont le rendu est souvent très mou en peinture. Les aléas de la matière écrasée rendent parfaitement les parois délavées de nos paysages urbains que l’atmosphère couvre parfois de buée – et dont la laideur est si suave et si belle, à voir en peinture.

 

Hector Obalk – Le Monde Magazine – 5 décembre 2009

 

 

Philippe Cognée - Médina 2009

Philippe Cognée - Médina -

encaustique sur toile marouflée sur bois - 2009 - 153 x 125

 

 

Éléments biographiques

 

Après avoir passé son enfance au Bénin, Philippe Cognée vit aujourd'hui à Nantes. Il est en 1990 lauréat de la Villa Médicis à Rome. En 2004, il est nommé au Prix Marcel Duchamp. Philippe Cognée expose depuis le début des années 1980. Son œuvre a été présentée tant en France qu'à l'étranger depuis 1982. Il est l'un des artistes de sa génération qui a donné une impulsion nouvelle aux techniques picturales — très décriées pendant un temps — et compte, de ce fait, comme l'un des peintres français les plus reconnus de la seconde moitié du XXe siècle.

 

Technique

 

La technique de Philippe Cognée lui est particulière : il photographie ses sujets ou bien les filme en vidéo, puis en photographie quelques images diffusées par le moniteur. Ces images, telles quelles ou déconstruites, ré-assemblées, sont ensuite projetées sur le support (toile ou bois). Il utilise alors une peinture à l'encaustique faite de cire d'abeille et de pigments de couleur pour réaliser son œuvre. Il dispose cette peinture au pinceau sur la toile, puis recouvre ensuite la toile d'un film plastique sur lequel un fer à repasser, chauffant la cire pour la liquéfier, étalant et déformant les formes, pour créer l'enfouissement trouble du sujet dans la matière. Le film plastique lorsqu'il sera décollé laissera à certains endroit des effets d'arrachage et l'image semble alors enfouie sous une surface glacée.

 

Sujets

 

Philippe Cognée s'inspire de vues familières et banales puisées dans son environnement géographique ou personnel (architectures, containers, objets, foules...). Sa technique lui permet de transcender la banalité quotidienne devient mystère, en perdant le sujet dans le flou. Il offre ainsi une vision du monde à reconstruire à partir de la banalité. Ainsi, un de ses sujets préférés est l'architecture. Son exposition "Triades" était composée de toiles représentant Hong Kong, Le Caire, Rome, Paris ou New York, qui accrochaient le regard tant par leur taille imposante que par les structures représentées : des monuments et paysages urbains disloqués, déstructurés et transformés, épousant les formes du regard personnel de l'artiste. Ce thème lui permet de s'interroger sur la relation entre psychisme et architecture : des monuments tels que le Centre Georges Pompidou, la basilique Saint-Pierre de Rome ou le musée Guggenheim de Bilbao nous apparaissent non dans leur structure réelle et objective mais tels qu'ils existent dans notre mémoire. Ce que Philippe Cognée projette sur la toile, c'est sa vision personnelle de ces paysages urbains, la réalité altérée par le souvenir, des images de monuments filtrés par le prisme de la subjectivité de l'artiste. C'est ainsi que ces lieux connus de tous apparaissent tour à tour fondants sous la chaleur ou vus à travers une fenêtre embuée, restituant des impressions plutôt que des visions.

 

Depuis 2006, Philippe Cognée exploite un nouveau gisement d'images : les clichés par satellite sur Internet. « Les images de villes que montre Google Earth sont inimaginables puisque ce sont des vues prises par satellite : on peut jouer à en saisir des plans très rapprochés vraiment impressionnants qui frisent l'abstraction », dit-il.

Wikipedia

 

 

 

 

La Galerie Daniel Templon accueille jusqu'au 25 juillet les toiles monumentales de Philippe Cognée consacrées à l'architecture des villes : des images urbaines déconstruites et reconstruites, fruit d'une démarche originale et d'un regard personnel sur l'architecture urbaine.
Ces toiles représentant tour à tour Hong Kong, le Caire, Rome, Paris ou New York accrochent le regard tant par leur taille imposante que par les structures représentées : des monuments et paysages urbains disloqués, déstructurés et transformés, épousant les formes du regard personnel de l'artiste.

Fidèle à sa technique, Philippe Cognée poursuit ici un geste artistique entamé il y a maintenant plus de 10 ans : en utilisant une peinture à la cire, il repasse ses toiles à l'aide d'un fer, étalant et déformant les formes représentées sous l'effet de la chaleur. Le résultat est celui d'une réalité transfigurée : les formes éclatent, les couleurs fondent et se diphtonguent, l'image devient floue et imprécise.

 Ici, Philippe Cognée explore des architectures urbaines en se basant sur des images de vidéos filmées, qu'il désassemble et ré assemble. Il interroge ainsi la relation entre psychisme et architecture : des monuments tels que le Centre Georges Pompidou, la Basilique Saint-Pierre de Rome ou le musée Guggenheim de Bilbao nous apparaissent non dans leur structure réelle et objective mais tels qu'ils existent dans notre mémoire. Ce que Philippe Cognée projette sur la toile, c'est sa vision personnelle de ces paysages urbains, la réalité altérée par le souvenir, des images de monuments filtrés par le prisme de la subjectivité de l'artiste. C'est ainsi que ces lieux connus de tous apparaissent tour à tour fondants sous la chaleur ou vus à travers une fenêtre embuée, restituant des impressions plutôt que des visions.

 Ainsi, l'artiste s'accapare tous ces lieux et monuments alors que ceux-ci représentent des lieux importants ou hautement symboliques, tels la banque HSBC de Hong Kong. En juxtaposant réalité physique des monuments et réception esthétique, Phillippe Cognée saisit ces architectures urbaines dans leur intégralité, à la fois physique et objective, sensible et psychologique. A travers sa peinture interprétative, il parvient à s'approprier ces institutions hautement culturelles ou économiques, dévoilant une approche profondément originale.

 

Assia Kettani
Paris, Juillet 2003

 

 

 

 

Le plongeur

 

 

 

(Envoyé par Lou)

 

 

16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 12:46

 

 

Balade du 14 septembre 2013 - L'itinéraire sur fond de ca

 

 

Tu ne pourras pas dire que je n’ai pas mis le paquet pour te faire suivre cette balade quasi pas à pas ! Carte, itinéraire, miniatures incrustées, photos… Ça ne m’étonnerais qu’à moitié que tu aies des courbatures demain. 

 

Balade du 14 septembre 2013 - L'itinéraire sur f-copie-1

Balade du 14 septembre 2013 - La Maladière

Le début commence assez raide. Du coup, ça vaut le coup de s'arrêter pour regarder le paysage vers l'Est, avec "La Maladière", ce paysage quasi toscan qui cache, trésor inaccessible (c'est privé) une carrière de pierres dorées désafectée. J'aime énormément les carrières. 

Balade du 14 septembre 2013 - Le Mont Blanc au loin

Encore plus loin vers l'Est : le Mont Blanc. Fin de la pause, reprise de la grimpette. 

Balade du 14 septembre 2013 - le chamin du Peineau à St Cl

Tiens ? En voilà deux qui m'ont l'air tout à fait heureux dans leur pré envahi de taillis et de buissons. Ça grimpe toujours. 

 

Balade du 14 septembre 2013 - le chamin du Peineau-copie-1

A certains endroits (c'est le cas au fond) les buis se rejoignent en hauteur et du coup, le sentier vire un peu tunnel. C'est mystérieux. J'aime beaucoup. 

 

Balade du 14 septembre 2013 - St Clair - vieux piquets de v

On débouche à St Clair. J'aurais bien voulu acheter un bout de terrain là. Le proprio n'a jamais voulu me le vendre. Dommage. J'aurais planté une tente, un abri de jardin, une yourte et cultivé des roses... 

 

Balade du 14 septembre 2013 - St Clair - vieux piq-copie-1

Le bord du chemin sert un peu de dépotoire, mais pour des "déchets verts" uniquement, parmi lesquels, ces vieux piquets de vigne. 

 

Balade du 14 septembre 2013 - St Clair - près de -copie-1

Un chouia plus loin, toujours à St clair, ces cadoles juste derrière la très belle chapelle, ouverte seulement à l'occasion des journées du patrimoine. Pas pensé à la photographier. Ce sera pour la prochaine fois. 

 

Balade du 14 septembre 2013 - St Clair - près de la chapel

Dans un mur, à St Clair toujours, ces fleurs d'un bleu presque douloureux. 

 

Balade-du-14-septembre-2013---St-Clair---jardin----copie-2.jpg

Plus loin, ce jardin que j'ai toujours connu planté d'une abondance de fleurs. Y'a un filet d'eau qui coule, à gauche (On doit voir des baignoires en regardant bien.), d'où les jardins. 

 

Balade du 14 septembre 2013 - St Clair - jardin - -copie-1

Qu'est ce qu'on peut bien faire d'autant de fleurs ? Tu dis ? Les admirer ? Alors c'est fait. 

 

Balade du 14 septembre 2013 - St Clair - jardin - les fleur

Tiens ? On voit en amorce le champ et la vigne des photos suivantes. 

 

Balade du 14 septembre 2013 - St Clair - champ murette et g

J'ai poussé le contraste, mais à peine. C'est doux, comme coloris ! Ça donne envie de s'y vautrer. 

 

Balade du 14 septembre 2013 - St Clair - champ et vigne

N'oublions pas que nous sommes dans le Beaujolais. 

 

Balade du 14 septembre 2013 - Centaurées aux Crêts de Rem

Ça monte toujours, mais avec en point de mire, le petit bois de chènes, en haut des crêts de Remont (*et non pas Beaumont, comme je le croyais), qui marque le point culminant de la balade. Altitude 550 m. D'ailleurs, la traditions veut que je pisse, médite sur la borne géodésique. Isis et Chaïa sont enterrées là. 

 

Balade du 14 septembre 2013 - Les crêts de Remont - Jimidi

Hé hé ! C'est la pause ! 

balade du 14 septembre 2013 - paysage vers l'Ouest

La haut, on voit très loin à l'Est (Vallée de la Saône, Ain, Mont Blanc) mais également loin vers l'Ouest. Ici, c'est l'Ouest. 

 

Balade du 14 septembre 2013 - le champ de luzerne

En redescendant, le champ de luzerne que tu connais bien, même si je le photographie plus volontiers dans l'autre sens. 

Balade du 14 septembre 2013 - Les crêts de Remont

Et ce paysage déjà vu mille fois, mais dont je ne me lasse pas. Cette mille et unième fois, je suis descendu d'en haut en traversant le bois de sapins que tu vois au fond : aucun intérêt. Y'a pas plus lugubre qu'un sous-bois de sapins. 

 

Balade du 14 septembre 2013 - Portraits de vaches - Photo 4

Les vaches sont juste après, en suivant le chemin de crête jusqu'au Saule d'Oingt. 

 

Balade du 14 septembre 2013 - Le saule dragon du Saule d'Oi

D'ailleurs tiens : quand on parle du saule... 

 

Illustrations : Merci au très indispensable site "Géoportail" qui te donnes toutes les cartes que tu veux, les photos satellite, les parcelles cadastrales et tout et tout. Autre avantage sur Google map, en plus d'être FRANÇAIS, il connaît tous les lieux-dits. Tu tapes "Le saule d'oingt" et hop, il y va. 


 


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