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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 18:50

 

 

 

Lettrine (Q Vacances) Le carnet de Jimidi

 

 

uand Overblog annonce une « dernière version » vers laquelle les propriétaires sont invités à « mettre à jour » leurs carnets, on peut craindre le pire. Non parce qu'Overblog... Comment te dire ? Je ne vois pas de meilleur exemple pour illustrer cet état de maintenance perpétuelle dans lequel nous sommes, semble-t-il durablement, condamné à baigner : tout est désormais en chantier, tout le temps, partout. Qu'on prenne les trucs par le petit ou le gros bout de la lorgnette, il semble entendu, inévitable et donc normal que tout ne marche pas parfaitement, et qu'on doive alors accepter qu'un petit quelque chose merde.

 

Sur Overblog, même dans sa version actuelle et payante – celle que j'utilise – y'a toujours au moins un petit quelque chose qui merde. Souvent les statistiques. Y’a des jours avec, des jours avec, mais pas avant le milieu de matinée, et des jours sans, comme aujourd’hui.  Sur les « forums d’aide » d’Overblog, à la rubrique « News », le sujet le plus récent date de janvier… 2013. Le « classement dans le top des blogs » n’évolue plus jamais. Insérer une image dans un article demande en moyenne de réitérer deux fois la manip, parfois plus. Partager un article sur Facebook demande également de le faire deux fois si on veut que la photo de une suive le mouvement et bref, on multiplierait à l’envi les exemples. Or il s’agit d’une plateforme ancienne est supposée « rodée ». Je te laisse imaginer les couacs sur la nouvelle, que je connais d’ailleurs, puisque le blog de la revue Scribulations est hébergé par cette nouvelle formule. On y retrouve tout ce que je reproche aux hébergeurs en matière d’édition de textes, à savoir qu’il est très laborieux d’arriver à un résultat final propre et lisible. Faut-il le rappeler, après avoir essayé Hautetfort (ça existe encore ?) Wordpress et d’autres, je m’étais arrêté sur Overblog parce qu’à l’époque, il était possible d’importer en copiant-collant du « Trebuchet, taille 13, justifié, interligne 1,5 » composé dans Word, sans devoir passer par l’éditeur HTML. Faut-il préciser que cette possibilité est absente de la nouvelle formule ? Donc non, je ne mettrai pas « à jour » cet ici-carnet, mais je me doute bien de ce qui va se passer. Au mieux, « on » procédera au transfert d’autorité et au pire, l’ancienne plateforme va tellement tomber en lambeaux qu’il sera à terme impossible de s’en servir.


Et donc, si tu me jure croix de bois, croix de fer que ton hébergeur offre les possibilités d’édition que je recherche, bouge pas, j’arrive.

 

 

 

 

Published by Jimidi - dans Cet ici-carnet
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19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 17:50

 

 

 

 

Mine de sel abandonnée - photo 1

 

Loin de moi l’idée de jeter la suspicion - cette mine de sel doit être un bien bel endroit - mais la couleur de la berline (photo de gauche) jette quand même un doute sur la réalité et la vivacité des couleurs de l’endroit, au naturel, non ? À moins que par une conséquence tout à fait imprévue du communisme (rouge), ou des conditions régnant sous terre à cet endroit, la rouille soit jaune ? Tu me diras, dans la chanson, la Place Rouge était blanche…

 

Bref, il me parait assez probable que la réalité soit plus proche de la photo de droite et que Photoshop soit un peu passé par là. Bah, je le redis : ça reste un endroit fascinant. Merci à Tonton de nous l’avoir fait découvrir sur Netkultur. Les photos « originales » (si j’ose dire) sont visible à cet endroit.

 

Mine de sel abandonnée - photo 2

Ces deux photos sont extraites de la série, tel quel. À l'évidence, c'est quasi au même endroit, mais on est dans le rouge rouge à gauche et le brun rouge à droite... 

 

Mine de sel abandonnée - photo 3

Non parce que moi aussi, je sais faire. 

 


 

Et tiens, pendant que tu seras sur Netkultur, ne manque par l’article sur cette porte démente

 

 

 

 


14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 10:56

 

 

 

 

Hier, dans la même journée, j'ai vu se lever le voile sur deux MMQ (Minuscules Mystères Quotidiens). Je m'étonnais de retrouver parfois l'odi allumé alors que je l'avais mis en veille avant d'aller me coucher. Puis pour avoir vu de mes yeux vu Césario et ses sept kilos sauter du haut de la vitrine sur le bureau, j'ai compris : ça fait bouger la souris. Chat, souris... J'aurais dû y penser avant.J'ai également compris pourquoi la voisine descendait invariablement à sa boite aux lettres à 9 heures, alors qu'il est de notoriété publique que le courrier est maintenant distribué plus tard dans la matinée. Je l'ai croisée dans l'ascenseur. Elle ne va pas chercher son courrier. Elle remonte son JOUNAL, qui lui, est distribué par porteur, très tôt.

 

 

 


Published by Jimidi - dans À la maison
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13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 13:05

 

Sylvain - Iss'N'Kor - Le carnet de Jimidi

 

 

Lettrine (S croqué) Le carnet de Jimidii comme moi tu vas régulièrement faire un tour sur le carnet de croquis de Sylvain, tu auras pu admirer, au fils des mois, les portraits croqués de plusieurs récents chers disparus, le dernier en date étant Thierry Roland. (Dans la course aux témoignage et à la tristesse, j’entendais un footballeur dont ma mémoire a charitablement oublié le nom : « Je suis effondré. Hier soir encore, je l’avais au téléphone et je lui souhaitais bon rétablissement. Il est mort juste après. » Sinon, on a eu l’hommage de Laurent Blanc ânonnant un communiqué sans doute rédigé par son attachée de presse : « Jeu-swi-trè-trist ». Même s’il avait dit « Je rêve d’écarteler le Pape. » on l’aurait davantage cru... Rhâlàlà ! Qu’est ce que je disais, déjà, avant d’être odieusement interrompu par moi-même ? Oui, Iss’N’Kor, les croquis, les fraîchement décédés, tout ça...)

 

J’ai eu un doute. Une telle promptitude à croquer le feu, ça cachait quelque chose. Je me suis dit, si ça se trouve, comme dans les grand journaux gardant sous le coude des nécrologies toutes prêtes où ne manque que la date de fin, Sylvain a peut-être quelques centaines de dessins d’avance, dans lesquels il pioche quand l’une ou l’autre des personnages connus avale son bulletin de naissance ?

 

La vérité est beaucoup plus simple. Elle est effroyable. Ce que tout un chacun prend pour une conséquence est en réalité une cause. Sylvain dessine et les gens meurent. C’est aussi simple que ça. C’est du vaudou en pire. Par un talent patiemment accumulé pendant des générations, comme la dioxine le long de la chaîne alimentaire, voilà Sylvain doté du pouvoir exorbitant de rayer qui il veut de la carte d’un trait de crayon. Et attends, attends : que se passerait-il s’il décidait, je sais pas, de dessiner un plan de Paris ? Pour le moment, c’est le papier bistre qui nous sauve. En effet, il semble que pour acquérir ses vertus maléfiques et fatales, le croquis doive être exécuté sur un papier bistre. C’est heureux ! Non parce que notre tueur au stylo dessine en ce moment une série spatiale, c’est vous dire si l’univers est en danger !

 

Juin 2012

Published by Jimidi - dans Blogs voisins
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10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 12:29

 

 

 

« Que d'eau ! » me lance la voisine du dessus, rentrant chez elle planquée sous son parapluie, alors que j'étais en train de fumer réfléchir sur le perron menant au bureau, abrité de la douche par l'auvent de béton. Elle enchaîne, en cherchant ses clés : « Pi c' est pas de la petite pluie, c'est du gros débit !

- Tout le monde est sous l'eau, je lui dis, ayant en tête les images des inondations en cours et la carte de vigilance rouge de celles annoncées.

Elle trouve ses clés ; on convient qu'on n'est pas les plus mal lotis puisque nous, au moins, on n'a pas un mètre cinquante de flotte chez nous.

 

C'est le plus long dialogue qu'on ait eu en treize ans. Comme quoi, la météo, à l'ordinaire, ça permet de causer, mais pour peu qu'un phénomène météorologique un peu exceptionnel s'abatte, ça fait exceptionnellement causer. J'ai des souvenir de transport en commun certains jours de neige : tout le monde était pote.

 

On penserait à tort que la météo offre une inépuisable source de sujets consensuels et non polémiques. Oui, mais non. Parler de la pluie et du beau temps permet effectivement de parler quand on n'a rien à dire (et c'est exactement ce que je suis en train de faire ; j' expliquerai peut-être pourquoi dans quelques lignes) ou d'éviter certains sujet ( là, non.) mais ce faisant, c'est bien pour râler, se plaindre, maudire, déplorer, se lamenter. Même s'il fait beau, on bascule alors en mode : « Ben c'est pas trop tôt ! On a failli attendre ! Après le printemps, été, automne, hiver pourri qu'on a eu, (barrer la mention inutile) ! » pour conclure qu'il n'y a plus de saison, même et justement quand il y en a, puisque rien n'interdit alors de prendre la neige comme une attaque personnelle, la canicule comme une agression à nous seule destinée et les inondations comme une tuile supplémentaire prouvant à l’évidence que Dieu nous en veut tout particulièrement, après la panne de machine à laver et la facture de garage. 

 

J'ai infiniment de compassion pour nos concitoyens actuellement en train de subir des inondations, et c'est pas fini, mais on ne m'en voudra pas trop de sourire à moitié de la tonalité de certains titres relevés dans les médias à propos des catastrophes naturelles de cette mi-février 2014, genre : « Inondations : la Bretagne en a marre ! » L'info, ce n'est plus les crues, c'est le sentiment d'exaspération de leurs victimes. Un peu comme si, de toi à moi, en passant par toi, toi et même toi, cette plainte mi-agacée, mi-stupéfaite que provoque volontiers la météo, quelque elle soit, avait fini par grossir, s'alimenter des plaintes voisines et déborder de son cours naturel pour aller imbiber la une de nos journaux : Le ras-le-bol est en crue.

 

On devine la politique pas loin derrière, avec le flot de chômeur en crue lui aussi, malgré les promesses faites, la croissance desséchée, la criiiise qui colle aux godasses et bref, sous couvert de noyer le poisson en parlant du temps pour ne pas parler d'autre chose, on sent quand même poindre la tentation d'agréger les mécontentements assez haut, assez costaud pour faire du seul « Y'en a marre » un événement en soi, avec son étiquette assez adhésive pour coller au tout et n'importe quoi. Puis il faudra passer de l'étiquette au bulletin de vote et ça tombe bien (si je puis dire), on a ici les municipales dans quelques semaines. On demandera au sortir des urnes pourquoi Monsieur ou Madame Toutlemonde n'a pas reconduit son maire (les deux tiers se représentent), je ne serai pas surpris d'apprendre que non, on n'a pas voté pour lui, parce qu'il n'a pas empêché les inondations.

 

Tu dis ? Pourquoi la météo, alors ? Parce que ma semaine de vacance a été ainsi rythmée qu'après m'être sur-occupé pour tourner la page de mes (pré)occupations professionnelles, je me suis retrouvé hier dimanche, un peu hagard (pour ne pas dire abruti), en pleine sécheresse devant mon aquarium, mon écran, mon paysage de balade, l'esprit plus sec qu'un oued, quasi impatient de reprendre le travail. La voisine a dû le sentir.

 

 

 


10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 06:45

 

 

Schmilblick du 9 février 2014

 

C'est quoi, d'après toi ? 

 

 

Schmilblick du 9 février 2014 (la soluce)

 

 

 

Elle est beeeeelle ! Mais toute petite : quatre ou cinq centimètres.

 

 

 

 

 

 


9 février 2014 7 09 /02 /février /2014 09:03

 

 

Que ma joie demeure - Alexandre Astier - Le carnet de Jimid

 

 

Dans les très, très bonnes choses qu’il m’a été donné de voir ces derniers temps figure en bonne place « Que ma joie demeure » de, par et avec Alexandre Astier. J’avais failli voir ce spectacle en Corse puisque ma Gra-gra nous avait prêté le DVD, mais finalement, tassés à sept dans une cuisine-salon-salle-à-manger, huit avec le chat, je n’en n’avais vu qu’assez pour avoir envie de me le refaire, tranquille, en tête à tête. C'est fait. 

 

Tu trouveras facilement à voir « Que ma joie demeure » en streaming, par exemple là, ou même là si tu préfères. Bref, c’est dispo.

 

Quelle merveille ! Ceci dit, j’ai un doute sur la conformité exacte du film avec le contenu du DVD, il me semble avoir gardé en souvenir des scènes que je n’ai pas retrouvées, et découverts plein d’autres… On s’en fout : cette plongée dans la vie et l’œuvre de J. S. Bach est drôle, poignante, savante, iconoclaste, déjantée et y’a pas, la musique de Bach, on ne s’en lasse pas.

 


 

 

8 février 2014 6 08 /02 /février /2014 10:51

 

Perso, je n’en ai jamais fait mystère : Facebook, ça me soûle grave. On pourrait dès lors s’étonner de m’y trouver. Il n’y a pourtant rien de mystérieux là dedans : je n’aime pas le téléphone, mais j’ai le téléphone. Je n’aime pas particulièrement la soupe, mais j’en mange. Je n’ai absolument rien à dire aux voisins, mais on parle météo dans l’ascenseur… De plus, et ce n’est pas le moins, toi, toi, et même toi êtes également sur Facebook. Donc oui, c’est de ta faute.

 

Reste que l’objet lui-même est malcommode à utiliser, à appréhender, à percevoir. L’impression d’une sorte de couteau suisse devenu hystérique, dont toutes les lames s’ouvriraient toutes seules sans qu’on ait rien demandé.

 

Il parait que déjà, les gamins se barrent ailleurs et que certains prévisionnistes ont annoncé la fin du bazar dans trois quatre ans : bon débarras.

 

Je ne suis, bien sûr, pas le seul à m'interroger sur l'utilité de cette usine à brasser du vent et les hypothèses avancées par Judith Donath ci-dessous me paraissent tout à fait intéressante. Remercions là d'avoir pu les formuler à partir de questions aussi connes. 

 

Jimidi 

 

 

À quoi sert Facebook ?

Entretien avec Judith Donath, fondatrice du Sociable Media Group et auteur de nombreux articles d’analyse sur les médias sociaux et l’impact social d’Internetdont elle est l’une des spécialistes. Source : « Futura »


Beaucoup de gens en évoquant Facebook dénoncent son « mur de futilité ». Ils ne comprennent pas de quoi ce mur est le signe. Pourquoi Facebook est-il si trivial ? Que signifie la futilité des échanges qu’il incarne ?

 

Judith Donath : Ce à quoi servent des sites sociaux comme Facebook n’est pas d’échanger des informations importantes, mais ils fournissent le moyen de garder le contact avec quelqu’un, montrer que vous portez de l’attention à quelqu’un. Certaines personnes s’en servent pour annoncer des choses importantes, et attendre des réponses de leurs amis, mais la plupart s’en servent juste pour rester en contact. Quand vous écoutez de près ce que les gens échangent quand ils parlent ensemble, spécialement avec leurs amis, la plupart du temps, cela n’a pas grand sens. La plupart des conversations se construisent autour de « Salut, comment ça va ? », « Qu’est-ce que tu fais ?». Sur le mur de Facebook, on retrouve le même type d’échanges que ceux qu’on a dans la vie réelle, et cela ressemble plus à un toilettage social bien souvent qu’à un moyen de transmettre des informations importantes.

Le toilettage social se réfère à Robin Dunbar, l’anthropologue, qui, dans son ouvrage Grooming, Gossip and the Evolution of Language (Toilettage, bavardage et l’évolution du langage), a dressé le parallèle entre nos interactions quotidiennes et le rôle social du toilettage chez les grands singes, à savoir maintenir les liens sociaux.

Ce que l’on fait sur ces sites consiste plutôt à passer un peu de temps, à montrer qu’on fait attention à l’autre, que l’on pense à lui… En offrant un minimum de temps et d’énergie, on garde le contact avec nos relations, on leur confirme les liens que nous avons avec eux.

 

Pourquoi les gens bavardent-ils en ligne et pourquoi le montrent-ils si facilement ?

 

Judith Donath : Bien qu’il y ait beaucoup de monde sur Facebook, il me semble que les gens sont de plus en plus nombreux à en comprendre les paramètres de confidentialité. Beaucoup de gens ne se montrent pas à tout le monde, contrairement à ce que l’on croit souvent, mais ne communiquent qu’avec un ensemble restreint de personnes, un cercle de gens proches. Ils ne parlent pas à tous les utilisateurs de Facebook, mais s’adressent seulement à des gens qu’ils connaissent. Reste que les paramètres de confidentialités les trompent parfois, comme l’ont montré bien des actualités autour de Facebook. Ils peuvent avoir l’impression de discuter avec quelques amis, avec une petite audience, alors qu’ils échangent avec d’autres gens.

 

Facebook nous rend-il idiot ? Pensez-vous qu’il s’agit juste d’une « distraction » comme le présume Nicholas Carr ?

 

Judith Donath : Il est possible que ce soit une distraction. Comme bien d’autres choses, il est difficile de trancher de manière claire et précise. Le téléphone est-il une distraction ? Ou permet-il d’avoir des conversations intéressantes ? Certaines sont ennuyeuses, d’autres importantes. On ne peut pas regarder Facebook dans son ensemble et dire : « C’est juste une façon de passer le temps ! » Pour certains, c’est une façon très adaptée pour entretenir des amitiés, pour renouer avec de vieux amis perdus de vue… Pour d’autres, c’est un moyen de passer le temps, en jouant toute la journée. Il y a donc beaucoup de façons différentes d’utiliser Facebook et beaucoup de gens doivent y trouver un complément précieux pour rester en contact avec les autres (sinon, ils ne l’utiliseraient peut-être pas aussi massivement). Peut-être permet-il de renforcer la taille des groupes sociaux que nous fréquentons ?

 

Je ne pense pas que Facebook soit intrinsèquement une perte de temps, même s’il peut l’être. Facebook permet d’entretenir des relations un peu différentes du courrier électronique par exemple. Il vous permet de diffuser quelque chose à un public restreint, mais fonctionne aussi très bien avec un réseau resserré de connaissances. Cela montre que les choses que vous dites n’existent que dans le contexte d’autres communications et qu’on ne peut pas les regarder de manière isolée, comme si elles étaient des publications uniques, singulières. Nos discussions ne se comprennent que dans le réseau de relations et de signes dans lesquelles elles s’inscrivent.

 

Dans Signaux sur le supernet social, vous expliquez que modifier son statut, commenter, jouer aux jeux et aux quizz sont un « activisme nécessaire ». Qu’entendez-vous par là ?

 

Judith Donath : Si vous voulez participer à ce que les gens font sur Facebook, il faut participer. Il est nécessaire d’agir pour faire partie de cette communauté, avec les règles de fonctionnement qui sont les siennes.

 

Vous connaissez peut-être cette étude qui montre que 72 % des Britanniques adultes passent leur temps à mettre à jour et consulter le statut de leurs amis sur Facebook avant de s’endormir. (Note : l’article lui-même date de 2011) Les gens sont-ils fous ? Pourquoi Facebook est-il devenu si important pour tant de gens ?

 

Judith Donath : Eh bien, je ne connais pas cette étude et je ne sais pas si ces statistiques sont exactes, mais je dirais que, si ces chiffres sont exacts, ils traduisent combien les gens sont en conversation avec leurs amis. S’ils posent une question, c’est normal qu’ils soient en attente d’une réponse, comme ils le faisaient avec le téléphone, les gens se socialisent de nouvelles façons. Il n’est pas surprenant que les gens soient impatients de ce que leurs amis pensent, font… Sur Facebook, nos échanges sont asynchrones : vous n’avez pas à vous inquiéter de savoir si vous allez réveiller quelqu’un. Avec le téléphone, on ne se sent pas forcément à l’aise pour passer un appel tard dans la nuit, mais avec les médias asynchrones, vous pouvez vérifier à tout moment sans déranger votre entourage. Comme on vérifie sans arrêt son courrier électronique. Si cette étude est juste, c’est un signe que nos relations sont très prenantes… pas nécessairement que Facebook soit très prenant en soi.

 

Propos recueillit par Hubert Guillaud par téléphone le 12 janvier 2011, transcrit et traduit avec l’aide de Jianne Whelthon.

 

 

 

 

Published by Jimidi - dans Vrac
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8 février 2014 6 08 /02 /février /2014 10:25

 

Coucher de soleil février 2014 - photo 02

 

 

 

Il ne se passe pas grand-chose ici en ce moment, d’autant que je lis beaucoup : les livres dont j’ai mis la liste en ligne ; on en voit le bout : j’ai attaqué « Neuromantique II » ; le manuscrit de Yves Ferdinand Bouvier : 270 pages ; le manuscrit de JP : 250 pages.

 

Agenda et liseuse - photo 02

Agenda et liseuse - photo 01

 

 

C’est égal : Trop bien les vacances, même avec une météo pourrie, mais qui m’a quand même permis de jardiner un peu, beaucoup, passionnément jeudi. J’ai déplacé des noisetiers jusqu’à la deuxième terrasse, là où était anciennement installé le barbecue, sous le hêtre pourpre, pour commencer une haie entre le voisin et nous. Quelques petits ifs en plus… Je complèterai ultérieurement avec d’autre arbustes piqués ça et là dans ce jardin qui a tout de la forêt. D’ailleurs, si tu veux des petits cèdres (de l’Atlas), y’a qu’à venir les chercher. Combien ? Dix ou douze ? Pas de problème.  Tiens ? Y’a déjà quelques primevères. 

 

Coucher de soleil février 2014 - photo 01

 

 


Published by Jimidi - dans Jimidi - Brèves
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7 février 2014 5 07 /02 /février /2014 09:00

 

 

Route de nuit du 2 février 2014 - photo 05

Ah ben forcément, quand on photographie le pont de Neuville en même temps qu'on passe devant une limitation de vitesse... 

 

 

Lettrine (O rouge et or)

 

ui, bon, c’est difficile de renouveler le genre… C’est aussi pour ça que je n’ai retenu que six photos de cette dernière série : celles qui rabâchent le moins. 

 

Route de nuit du 2 février 2014 - photo 06

Le passage sous voie de St Romain. Y'a longtemps que je voulais le choper, celui-là ! 

 


Route de nuit du 2 février 2014 - photo 07

On DIRAIT un tunnel, mais en fait, pas du tout. 

 


Route de nuit du 2 février 2014 - photo 04

Les lumières de l'autoroute, au loin. 

 

Route de nuit du 2 février 2014 - photo 02

Route de nuit du 2 février 2014 - photo 03

Ce fameux rond point de Anse. Une vraie misère à réussir. Faut zoomer avant, ni peu ni trop, mettre au point sur un truc qui soit ni trop loin ni trop proche, rester le doigt sur le déclancheur et appuyer à fond quand on passe. Ce soir là, on s'est payé le luxe d'un demi-tour pour refaire un passage. 

 

 


 


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