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10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 16:18

 

 

  Maxi-trimarant-Banque-Populaire.jpg

 

 

Tout. Il y a tous les éléments d’une très bonne histoire, là dedans, y compris cette fin atteignant et dépassant les rêves les plus fous des intéressés. J’aime la course au large. C’est mon côté «grand public ». Ces très beaux artefacts que sont les voiliers, les savoir parcourir les océans à fond, ça me fait rêver. J’avais été tout particulièrement accroché par le dernier Vendée Globe et dans cette course ultime, par l’aventure particulière d’Alessandro Di Benedetto et alors que je m’intéressais à l’édition 2014 de la Route du Rhum, avant même le départ, je suis tombé sur Loïck Peyron.

 

C’est une course qu’il a courue six fois sans jamais la remporter. Sachant qu’elle n’a lieu que tous les quatre ans, je te laisse imaginer à quel point cette putain de Route du Rhum fait partie de son histoire personnelle. Quand on regarde l’impressionnant palmarès du skipper, on peut penser qu’il a néanmoins « tout » gagné, en tout cas assez pour n’avoir rien à prouver sur cette course. Sa première victoire remonte à 1980. Il arrive cette année là en tête de la quatrième étape de la solitaire du Figaro, à 21 ans. Je te laisse imaginer ce que ce marin d'exception a pu gagner les trente années d'après. Mais pour revenir à la Route du Rhum et à mon sentiment que Loïck Peyron l’avait un peu en travers de la gorge, il faut se rappeler que pendant l’édition 2002, la mer fracasse son trimaran, ainsi que la plupart des autres trimarans comparables. Ce jour là, en pleine tempête, une vague arrache son flotteur tribord, du coup, le mat tombe sur le flotteur bâbord. Le skipper garde l’espoir de sauver le bateau et de rejoindre le Portugal quand finalement, tout partant en morceau autour de lui dans des vents à 140 kmh, il déclenche sa balise de détresse. Il est recueilli par un cargo portugais.

 

J’imagine qu’il a dû en sortir en se disant quelque chose comme « Continuez sans moi les mecs, le Rhum : plus jamais ! » et de fait, il ne participe pas aux deux éditions suivantes, ce qui ne l’empêche nullement de naviguer et d’accumuler d’autre trophées. Mais on peut penser (je l’ai dit, la voile, ça me fait rêver) que cette course jamais gagnée le grattouillait quelque part et qu’il cherchait un moyen d’en finir avec elle. Ce moyen là, il semble qu’il l’ait joliment trouvé puisqu’il comptait s’aligner au départ de l’édition 2014, sur un « petit » multicoque de 12 mètres, en tous points semblable à celui de Mike Birch, qui grillait de 98 secondes le monocoque de Michel Malinovsky sur la ligne d’arrivée de la première édition en 1978 après plus de 23 jours de mer.

 

Trimaran-jaune-de-Loick-Perron.jpg

 

Là, déjà, l’histoire est belle, même avec ce « petit » bateau d’un jaune insupportable. Tourner la page du Rhum, oui, mais avec panache, après deux ou trois semaines de mer, à échanger des souvenirs entre skipper et bateau, chacun se demandant s’il allait faire mieux que leur dernière fois...

 

Et alors même qu’il était sur l’eau, terminant de boucler ses mille miles de qualification sur son « petit » bateau, Loïck Peyron reçoit un appel téléphonique selon lequel Armel Le Cléac'h, qui devait prendre le départ à bord d’un trimaran géant, est forfait puisqu’il s’est blessé à la main. On lui propose le job. On comprend sa réponse spontanée : c’est non, bien sûr. Il s’apprêtait à une traversée vintage sur un trimaran de 12 mètres, juste équipés d’un sextant et d’une carte, voilà qu’on lui propose de prendre la barre d’un des favoris, une fusée de plus de 30 mètres dont les voiles totalisent un nombre invraisemblable de centaines de mètres carrés. C’est qu’il faut les monter, ces machins là ! 

 

Puis la nuit portant conseil, il change d’avis. Là, pareil, je ne suis pas dans sa tête, mais je peux imaginer que le démon de la compétition lui ait rendu visite cette nuit là et peut-être même ce démon lui a-t-il fait miroiter qu’une victoire, une victoire enfin ! pour tourner la page, ça avait quand même une autre gueule qu’une croisière à l’ancienne sur trois bananes fluo ! Ce que j’imagine également facilement, c’est la tension dans laquelle a dû le mettre cette décision d’accepter. On est à moins de trois mois du départ, autant dire que c’est demain, il n’est pas du tout sûr d’avoir la condition physique nécessaire : cinquante quatre ans, c’est encore jeune (j’en ai 56), mais Armel Le Cléac'h qu’il remplace en a 37 et la moyenne d’âge des concurrents est autour de 44 et s'il se plante, il ruine le travail de l'équipe ayant préparé le bateau et celui du skipper qu'il remplace. 

 

Si j’ai bien compris, Loïck Peyron a quand même soumis sa réponse définitive à l’essai du bateau, en configuration de course, c’est à dire seul à bord. Chat échaudé... Il faut croire qu’ils se sont entendus.

 

Il part. Au sortir de La Manche il est en tête et va le rester jusqu’au bout. Il gagne et tombe au passage le record de l’épreuve établi en 2006. Après six participations infructueuses dont trois se sont soldés par des abandons, Loïck Peyron gagne la Route du Rhum en 7 j 15 heures 8 minutes et 32 secondes. Les courses ? « Nous avons tous perdu beaucoup plus de courses que nous n’en n’avons gagnées. » Le record ? « C’est la cerise sur le bateau. » J’adore ce type.

8 novembre 2014 6 08 /11 /novembre /2014 08:26

 

 

 

 

En ce moment l'article "Les mondes parallèles existent, j'en apporte la preuve", cartonne. 

 

 


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4 novembre 2014 2 04 /11 /novembre /2014 13:28

 

 

DSCN1924.JPG

 

Tiens ? C'est pas con ça : plutôt que de t'assommer avec l'intégrale des photos floues, prises dans le noir, en voiture, sous la pluie, à l'aller et au retour de notre sortie à Lyon (Anniversaire de Mélodie, au resto des enfants), rester dans une thématique, un critère. Aujourd'hui, le bleu.

 

DSCN1923.JPG

 

Décidément beau, ce nouveau pont Schuman, pas encore officiellement inauguré (c'est pour demain). Pi éclairé en bleu, encore mieux !

 

DSCN1821

Beaucoup plus connu, hélas, l'entrée du tunnel de  Fourvière. Mais hier, pas d'embouteillage. C'est rare !

 

DSCN1867

Le passage sous les voies de la  Gare Jean Macé. J'ai eu mieux, dans le coin, mais celle là n'est pas trop mal.

 

DSCN1965

Il y a des passages obligés, comme cette photo de l'enseigne Carrefour, qui surplombe l'autoroute Lyon-villefranche. Merci à la pluie pour son effet d'aquarelle.

 

DSCN1927

Un bâtiment, à Vaise.

 

DSCN1792


 Autre passage obligé, les panneaux. J'en ai des cartons.

4 novembre 2014 2 04 /11 /novembre /2014 10:49

 

  DSCN1764Ça, c'est le petit feu du début...

 

Ah non mais bonjour le casse-tête ! Petit rappel de la situation : on a flanqué par terre un cèdre cinquantenaire, un noyer qui ne l’était gère moins, un if gros comme ça et un thuya moche dans la foulée. Je te laisse imaginer le VOLUME de branches et ramures. Pour te donner une idée, rien que pour l’if, ça faisait sur la terrasse un tas qui la couvrait complètement, sur plus d’un mètre cinquante de haut. Les branches du cèdre : de quoi remplir la benne de D&Co. Le thuya, difficile à apprécier : on a entassé les branches en vrac dans un coin.

 

Samedi : gros chantier à la scie, à la serpe, au sécateur. On était trois,  en terrasse, dont une brune pas au mieux et un Béryl sur-vitaminé. On a mis de longues heures à séparer la ramure de la branchette, la branchette de la branche, la branche de la bûche... Pour te donner là-encore une idée du volume, rien qu’en verdure, on en a charrié cinq mètres cubes, faciles à estimer, puisqu’on les a déplacé dans les big-sac Casto de la terrasse au fond du jardin côté rue. Tout ce qui était débitable en bûchettes à brûler un jour à été entreposé en dehors du chemin en attendant le passage de la tronçonneuse. Y’en aura, là aussi pour des heures, et les troncs (cet if avait plusieurs « troncs ») ont été stockés hors sol en attendant que notre ébéniste maison les utilise pour faire des arcs. Il a déjà les flèches.

 

Notre objectif était de libérer la terrasse, histoire que les Duts n’aient pas cet énorme tas de branchages sous les yeux trop longtemps. Nous l’avons fait et bien fait. Guy nous a avoué que cette vision le déprimait un peu tant le chantier lui paraissait énorme.

 

Mais ça, si tu as bien suivi, ça ne concernait qu’un arbre sur quatre et pas le plus gros. En soirée, on discutait des alternatives : acheter un broyeur, louer un broyeur... et peut-être te vient-il à l’esprit une autre alternative, celle d’emporter tout ça à la déchetterie, puisqu’il semble bien que ce soit le geste politiquement correcte. Sauf que dans le village des Duts, il n’y a pas de déchetterie et que le seul volume des déchets à transporter aurait exigé un camion, pas trop petit.

Autre obstacle au broyage de nos résineux, le résultat n’est pas utilisable pour le compost (Le tuya et l’if sont carrément toxiques et le cèdre est imputrescible) à peine pour le paillage. La littérature dispo sur internet est unanime sur ces points.

 

Je te résume : un Himalaya de branches de résineux et rien à en faire.

 

On y a mis le feu.

 

Je sais, c’est interdit, ça dégage des particules, ça gêne les voisins, mais franchement, je ne vois pas quoi faire d’autre.

 

Tout n’y est pas encore passé et non, on n’a pas brûlé ce qu’on avait délicatement trié de l’if, juste du cèdre et un peu de noyer. Il y aurait encore une bonne flambée à prévoir, mais j’hésite : c’est mal. (Ceci dit : c’est radical et le résineux a peut-être beaucoup d’inconvénients, mais ça brûle du feu de Dieu !)

 

Moralité : ne laissez jamais, jamais, jamais vos résineux devenir de vrais grands arbres dont on ne sait un jour plus quoi faire.

 

DSCN1779Et ça, la grosse braise de la fin.

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1 novembre 2014 6 01 /11 /novembre /2014 07:29

 

 

SDC13710

 

 

Le dispositif est simple : un gros halogène de chantier, installé devant un mur sur lequel est punaisé un papier assez grand pour que nos ados puissent prendre une pose choisie, face, profil, statique, "en mouvement". Puis un autre participant, ou possiblement l'animateur, dessine leur silhouette sur le papier, au crayon, en suivant l'ombre chinoise. Puis les participants sont invités à remplir "avec ce qui leur ressemble le plus". Phrase de soutien : "Quelqu'un qui te connaît voit toutes les silhouettes, les unes à côté des autres ; il doit reconnaître la tienne." 

 

 


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27 octobre 2014 1 27 /10 /octobre /2014 11:58

 

 

 

 

Le toponze des trente derniers jours

 

1

Le carnet de Jimidi

1 256

2

Le stationnement unilatéral à alternance semi-mensuelle, pour les…

397

3

Nuances IV - Les crayons de couleur Polychromos de Faber Castell - Le…

306

4

Au quatrième taupe... - Le carnet de Jimidi

290

5

La fabrique de rouges - Le carnet de Jimidi

231

6

Dégradés - Le carnet de Jimidi

218

7

Architecture ronde - C'est la hutte finale - Le carnet de Jimidi

197

8

Les mondes parallèles existent, j’en apporte la preuve ! - Le carnet…

171

9

Architecture ronde : le chalet rond - Le carnet de Jimidi

168

10

Le stationnement unilatéral à alternance semi-mensuelle, pour les…

158

11

Les objets introuvables de jacques Carelman - Le carnet de Jimidi

147

 

 

1 – Ben oui, forcément, comme tu es un lecteur fidèle ou une lecteuse qui ne l’est pas moins, tu viens voir de temps en temps ce qui se passe de nouveau ici via la requête « le carnet de Jimidi ». C’est bien, ne change rien.

 

2 – Tous les autres sont arrivés via Google, à commencer par les extra-terrestres ayant pris la peine de taper « Le stationnement unilatéral à alternance semi-mensuelle » comme requête dans ce moteur de recherche, où j’arrive en deuxième parmi les résultats. Avec ça, tu devrais comprendre de quel côté garer la soucoupe. Sinon, je te donne tout de suite le truc : tu te gare du côté où sont garés les autres et donc, du coté des numéros impaires du 1er au 15 (parce ce 1 est impaire) et du côté pair du 16 au 30 (parce que 16 est pair).

 

3 – Je suis assez content que cet article soit consulté, parce que je me suis bien fait ch... sué à composer à la main ( avec Photoshop en fait) le tableau complet des nuances de crayon, avec leur nom en français et tout. Tiens, si tu cherchais un cadeau à me faire, quelque soit les circonstances, tu peux toujours m’offrir des crayon de couleur Faber Castell. Je ne m’en sert qu’exceptionnellement, mais j’aime les avoir.

 

4 – Il fut un temps où l’article « Au quatrième taupe » m’assurait à lui seul la moitié des visites. C’est un peu en baisse, comme l’intérêt pour cette couleur, j’imagine, puisqu’on retourne doucement vers une déco franchement colorée.

 

5 – Et tiens, peut-être l’intérêt pour « La fabrique de rouges » est-il directement lié à ce que je disais ci-dessus ? On sait que le rouge est à la mode dans les cuisines, par exemple. Je me demande bien pourquoi, mais c’est ainsi.

 

6 – Ça se confirme, le lecteur occasionnel est intéressé par les couleurs. Ou alors personne d’autre n’en parle, ou alors, le lecteur occasionnel est une lecteuse s’attendant à trouver des idées de coiffure en tappant la requête « dégradés » dans Google. Si vous croisez des personnes avec les cheveux allant du violet au vert, c’est de ma faute.

 

7 – Pour l’article « C’est la hutte finale » également, je suis assez content qu’il serve, puisque c’est un article de référence sur l’architecture ronde. Ceci dit, depuis, j’ai ouvert un blog dédié à cette inépuisable question : « L’autre carnet de Jimidi ».

 

8 – Avec ton attirance malsaine pour le bizarre, je ne m’étonne pas que l’article sur les mondes parallèles soit bien placé dans ce toponze. Ok, après lecture, tu risques d’être déçu-e. Bien fait !

 

9 – Sympa, également, de constater que mes propres élucubrations sur l’architecture ronde puisse intéresser d’autre gens. N’oublie pas de m’inviter à l’inauguration, si tu décidais de construire « Le chalet rond ».

 

10 - Pour une raison qui m’échappe (et dont je me fous d’ailleurs complètement), Overblog comptabilise à part les requêtes effectuées à partir d’un mobile. C’est la raison pour laquelle ces 158 visites là ne s’ajoutent pas aux 397 autres du N°2. Ceci dit, et si je comprend bien, tu as cherché au téléphone 158 fois le truc pour savoir de quel côté te garer. Si ça se trouve, tu étais EN TRAIN DE CONDUIRE quand tu as cherché le truc. Pô bien !

 

11 – Ah là là ! Ce Carelman et ses objets introuvables ! Une rente ! Mais je suis content qu’il intéresse toujours : il le mérite. À quand le « Catalogue en ligne » des objets introuvables ? Ceci dit, j’ai fais l’effort, dans l’article, de présenter le plus complètement possible l’artiste, sans me contenter de reproduire ad nauseam ses objets.

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26 octobre 2014 7 26 /10 /octobre /2014 19:51

 

Élagage chez Dut - octobre 2014 - photo 05

 

Je te rappelle le programme du massacre : le noyer, que personne n’avait vu venir, ni planté là, mais qui un jour a été trop gros pour qu’on lui demande de se pousser ; l’if du coin, pareil ; et pendant qu’on y était, le saule pleureur tout pourri (mais pour en planter un autre au même endroit) et le thuya de l'entrée, parce qu’il est moche et qu’un petit cyprès serait bien mieux à cet endroit.

 

Le rendez-vous était à neuf heure chez Dut. Christophe avait prévu de venir avec ses garçons et ses tronçonneuses, les uns possiblement attachés aux autres.

 

Moi, je m’étais couché tôt, persuadé de me réveiller bien à temps pour me préparer tranquille, d’autant que j’avais rassemblé la veille, devant la porte d'entrée, les trucs à emporter. On ne me la fait plus. Je devais quand même passer au boulot, charger le projo hallogène que m’avait prêté Christophe pour l’atelier silhouette (article à venir) - bonne occasion de lui rendre - et tirer une convention de stage à laisser au foyer de R en passant, puisque ni lui ni moi n’avions pensé à l’en munir vendredi.

 

Mais je me suis réveillé quasi à huit heure et cette p… de s… de convention de m… était planquée au fin fond d’un introuvable dossier de l’ordi. J’ai un peu bourriné pour arriver chez Dut - tout à fait inutilement : il faut de toutes façons 30 minutes - mais je n’étais heureusement pas le dernier. Une fois l’équipe au complet, on s’est attaqué au noyer. C'est-à-dire que Christophe est monté dedans, assuré d’en bas - ce n’est pas le matos d’escalade qui manque - puis il a coupé le plus gros de ce qui dépassait du tronc, puis le tronc. C’est passé juste entre les cerisiers. Boum, par terre. On s’est débité tout ça. On a trié sommairement le gros le moyen le petit et on est passé à l’if, dont tout le monde y compris moi pensait que ce serait une formalité. Le truc qu’on oublie, quand on regarde les arbres, c’est qu’on les voit d’en bas. La perspective est complètement faussée. L’autre truc, pour l’if, c’est que le fil de téléphone du voisin passait à travers. Gentils le voisin, mais accroché à son téléphone (on le comprend). On s’était dit qu’on allait empiler vite fait les trois quatre branches sur la terrasse… Tu parles ! Non seulement l’if était deux fois plus gros et grand qu’on ne le voyait, mais on a dû disperser sa ramure un peu partout : ça ne tenait plus sur la terrasse.

Élagage chez Dut - octobre 2014 - photo 02

Débitons ! 


Élagage chez Dut - octobre 2014 - photo 03

  L'if avant...

Élagage chez Dut - octobre 2014 - photo 04

 Pendant...

Élagage chez Dut - octobre 2014 - photo 06

Et après. Le truc moche qui reste, c'est le poteau téléphone du voisin. Mais les noisetiers ne vont pas tarder à fait la jonction. 


On était lancés : Pour le vieux saule, il ne demandait qu’à tomber, quand au tuya, lui, on l’avait bien dans l’œil et sa chute a été rapide.

Élagage chez Dut - octobre 2014 - photo 07

 Le saule tout pourri. 

Élagage chez Dut - octobre 2014 - photo 08

Le tuya avant...

Élagage chez Dut - octobre 2014 - photo 09

Et l'entrée de chez Dut après. 


 

 

Je te dis pas le bordel de branches, billes de bois, branchages, fûts partout, mais ce que j’en espérais s’est avéré payant : la lumière est revenue ! 

Élagage chez Dut - octobre 2014 - photo 01

À cet endroit, le noyer occupait toute la place. On n'avait plus vu l'horizon depuis... Houlà ! 

Élagage chez Dut - octobre 2014 - photo 10

Partout. Il y en a partout. Même moi qui sait d'où est prise cette vue, j'ai du mal à reconnaître le jardin. 

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26 octobre 2014 7 26 /10 /octobre /2014 19:31

 

 

Vergisson 26 octobre 2014 - Photo 05 (petite taille)

 

 

Bon, je ne vais pas te faire le coup de remettre en ligne dix photos de Vergisson, mais sache juste qu’on y est retourné et que toutes les photos sont dispos au bout de ce lien. C’était magnifique ! 

 

Vergisson 26 octobre 2014 - Photo 06 (petite taille)

24 octobre 2014 5 24 /10 /octobre /2014 06:25

 

 

 

Jean-Claude-Chaillou---La-mouche-butineuse---Aquarelle---Ju.jpg

 

 

Et là, dans ma boîte aux lettres, un courriel de Jean-Claude Chaillou le rappelant à mon bon souvenir, avec en pièce jointe, fraîche de quelques jours à peine, « La mouche butineuse », aquarelle dont je ne me lasse pas depuis d’admirer la naïveté complexe. On ne s’étonnera pas de retrouver dans cette aquarelle nombre des figures de style permettant de distinguer Jean-Claude Chaillou d’autres aquarellistes (et le plaçant, à mon avis, très au-dessus), en effet, il s’agit d’une aquarelle exécutée, je cite : « devant mes élèves lors de mon dernier stage pour leur montrer un maximum de "choses". » L’histoire ne dit pas ce qu’ils auront retenu de la leçon, mais constatons qu’ils étaient à bonne école.

 

Ce qui saisit immédiatement, dans cette aquarelle du maître comme dans toutes les autres, c’est la simplicité de son invitation, généreuse et sans détour. Ici, des fleurs dans un bocal à cornichons plein d’eau. Tout ce qui pouvait distraire ou bavarder, dans l’arrière plan, le support, a été comme dilué par un silence de vapeurs lumineuses et de reflets.

 

Chaque élément se complète d’un autre. Le flou de l’arrière plan, de la table, des pétales, renvoient à la netteté du bocal, du feuillage, des tiges et des vrilles. Les taches renvoient aux traits, le transparent à l’opaque, la lumière diffuse au reflet du bocal, le froissé au lisse. Le brouillard dont la scène semble baignée renvoie à l’eau prisonnière de ce qui sert de vase. La délicate sophistication végétale renvoie à la rusticité bonhomme du bocal à cornichons dont la présence hiératique donne au reste l’air de danser, de virevolter comme la « mouche » (qui m’a bien l’air d’être une guêpe). Peut-être me tirebouchonné-je le rhizome un peu loin, mais je me demande si le pas de vis du bocal ne renvoie pas aux vrilles de la plante...

 

Notre oeil est donc bien invité à entrer dans le jeu des correspondances entretenues par les éléments magistralement mis en oeuvres ici, et finalement, tout un bouquet de sensations embaume l’esprit.

 

________________________________

 

Vous retrouverez avec plaisir le travail de Jean-Claude Chaillou sur son site, mais également sur deux trois billets de cet ici-carnet :

 

Jean-Claude Chaillou

Aquarelles de Jean-Claude Chaillou

Derrière ou devant la fenêtre ?

Oignons blancs bien frais

 

_________________________________

 

Si vous ne deviez écouter qu'une musique en méditant devant l'aquarelle de Jean-claude Chaillou, que ce soit la deuxième gymnopédie d'Éric Satie

 

Précédente publication : 14/07/2011

23 octobre 2014 4 23 /10 /octobre /2014 09:14

 

Fabienne Verdier - polyptique - trois cercles - Le carnet d

Fabienne Verdier - Peindre l’instant - film de M-copie-14

Fabienne Verdier - Peindre l’instant - film de M-copie-15

 

 

Lettrine--M-Ruach-Fabienne-Verdier--Le-carnet-de-Jimidi.jpg

 

 

es occasions de découvrir le travail et l’œuvre de Fabienne Verdier auraient dû être nombreuses : la peinture contemporaine, la calligraphie, l’abstraction… Mais les routes de chacun étant ainsi faites qu’il faut parfois attendre avant qu’elles croisent certaines autres, il m’aura fallu ce lien envoyé par Laure vers l’émission « Empreintes » et plus précisément vers le film de Marc Kindel bizarrement titré « Peindre l’instant » (dont la vidéo n'est plus dispo, hélas*), pour découvrir Fabienne Verdier, sa vie, son œuvre, ses ateliers, ses pinceaux monstrueux.  

 

Curieux quand même, ce choix de Marc Kindel pour résumer la démarche d’une artiste déclarant : Le peintre est un chercheur. Il a besoin de se retirer du monde pour s’extraire du temps des hommes et entrer dans celui de la méditation (…) S’extraire du temps. Voilà qui ne cadre pas bien avec l’idée de capturer des moments fugaces… Cet instant-là fait-il plutôt référence à ce moment de connexion entre le pinceau et le support, le peintre et le monde ? Est-ce une façon de dire que les oeuvres naissent de cet élan ? Ou alors, ce titre témoigne plus des préoccupations du cinéaste que celles du peintre… Mais dans cette hypothèse là, peut-être faut-il entendre alors que l’œuvre de Fabienne Verdier peut toucher chacun, d’une façon ou d’une autre ? Avec ça au moins, je suis d’accord.

 

Moi, c’est les pinceaux, particulièrement celui pesant à vue d’œil une centaine de kilos, constitué de plusieurs dizaines de queues de cheval, trempé dans un pot de peinture format lessiveuse.

 

Fabienne Verdier - Peindre l’instant - film de M-copie-7

Fabienne Verdier - Peindre l’instant - film de M-copie-8

Fabienne Verdier - Palazzo Torlonia - Le carnet de Jimidi


 

Mais quelque soit l’entrée, puis le chemin à parcourir, on emboîtera volontiers la démarche de Fabienne Verdier selon laquelle, tout procède du souffle vital. Dès lors, il revient au peintre de rencontrer celui de son sujet, de l’accorder au sien propre puis de faire en sorte que le pinceau rende compte de ça. Plus facile à dire qu’à faire. Fabienne Verdier y arrive magnifiquement. On comprendra aussi que cette quête d’essentiel va de paire avec une simplification qui n’est en rien réductrice et ne se limite pas au travail. Le discours, les gestes de Fabienne Verdier témoignent également de cette même exigence.

 

Fabienne Verdier - Peindre l’instant - film de M-copie-10

Fabienne Verdier - Peindre l’instant - film de M-copie-11

Fabienne Verdier - Peindre l’instant - film de M-copie-12

Fabienne Verdier - Peindre l’instant - film de M-copie-13

Fabienne Verdier - Peindre l’instant - film de M-copie-18

Fabienne Verdier - Peindre l’instant - film de M-copie-19

Fabienne Verdier - page manuscrite de carnet - Le carnet de

 

 

Illustrations : Copies d’écran du film de Marc Kindel « Peindre l’instant », et quelques repro glanées sur le site de Fabienne Verdier dans lequel la navigation n’est pas tout à fait évidente. Pense, par exemple, à sélectionner « Français » dans le menu d’accueil. Sinon, bien intéressant aussi, les entretiens filmés de Fabienne Verdier sur Youtube, à l'occasion de son expo à Singapour. 

 

Fabienne Verdier - Peindre l’instant - film de M-copie-17

Fabienne Verdier - Peindre l’instant - film de M-copie-16

Fabienne Verdier - Peindre l’instant - film de M-copie-22

 

 

 

 

 

 

 


Fabienne Verdier - Peindre l’instant - film de M-copie-3

Fabienne Verdier - Peindre l’instant - film de M-copie-4

 

 

 

Première publication : 10/02/2013

 

 

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  • Allo ? Y'a quelqu'un là haut ? Quand je disais...
    Allo ? Y'a quelqu'un là haut ? Quand je disais "on va tous mourir !" Je PLAISANTAIS ! C'est bon ? Tu peux remettre la clim ?