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23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 13:07

 

Galere---Le-carnet-de-Jimidi.jpg

 

 

Lettrine--N-Jessica-Hische--Le-carnet-de-Jimidi.jpg

 

 

e le nie pas : je suis sûr que ça t’es déjà arrivé. Un jour, tu dis oui, c’est d’accord, je serai là, ok, compte sur moi, c’est bon, c’est noté, ça marche, ça roule, pourquoi pas, j’arrive, et une fois arrivé sur zone, les petits signaux d’alerte auxquels tu n’as pas prêtés attention, et qui pourtant signalaient le piège, laissent la place à une bonne grosse galère.

 

Tu avais compris qu’il s’agissait juste de prêter la voiture et tu t’aperçois qu’on compte sur toi pour la remplir d’un chargement d’enclumes, à livrer à Lamotte-Beuvron avant hier dans un septième étage sans ascenseur. Ou alors il s’agissait d’un déménagement festif et tu te voyais déjà faire le maillon dans une chaîne, passant des paquets d’une blonde à forte poitrine à un universitaire spécialiste de Stephen King, mais tu te retrouves dans un appartement dévasté, avec seulement trois cartons prêts dont un ne ferme pas et les deux autres remplis d’encyclopédies, la locataire sortante tournant en rond affolée, ponctuant chacun de ses virages de remarques genre « Je ne pensais pas avoir autant d’affaires. C’est fou ce qu’on accumule en quinze ans ! » (Tu veux parler de la collection de buffets Henri II, ou des quatre vingt sacs poubelle 150l de fringues ?) « J’avais demandé à des potes de venir, mais je ne comprends pas, ils se sont décommandés. » (On se demande bien pourquoi...) « Quand je pense à tout ce qui reste à la cave et au garage ! » (Et sinon, la bouteille de butane, là, tu veux que j’y mette le feu tout de suite ou je la charge avec le reste ?)

 

Non, j’exagère. Certes, je me suis retrouvé un peu seul (mais avec Béryl, quand même) dans un déménagement, hum, peu finalisé, mais tout s’est plutôt bien passé. On a rempli trois voitures dont la grande mienne et sa remorque et on a été coincer tout ça façon Tétris dans le garage d’Orion. J’ai proposé de revenir ce samedi matin mais on m’a chaleureusement remercié en me disant que ça allait. Aaaaalléluia !

 

C’est psychologiquement intense, les déménagements, même quand ce n’est pas le sien. Pour que tu apprécies plus complètement ce qui suit, je dois préciser un détail : il s’agissait de celui de mon ex. Certes, nous ne vivons plus ensemble depuis vingt ans, nous sommes en bons termes et j’ai une voiture genre camionnette avec remorque, mais...

 

D’autant que pour illustrer l’inévitable : « J’ai jeté des trucs du précédent déménagement qui n’avaient pas bougé depuis quinze ans. » elle n’a trouvé que cette maison de bois, une sorte de cabane en contreplaqué que j’avais construite pour les petits. Jetons ta maison des enfants donc.

Puis à un autre moment, au garage, alors qu’elle me donnait des livres pour les gamins de la bibliothèque de rue : « Oh ! Je l’aimais beaucoup celui-là ! » Titre de l’album : Notre famille. C’est moi, où j’entends de l’inconscient qui vocifère ?

 

Mais le meilleur moment, le plus surréaliste en fait, ça a été quand on avait quasi fini et après que j’ai pissé clandestinement dans une grille d’égout qui passait par là. Ça urgeait. On était au deuxième sous-sol de l’immeuble d’Orion, les voitures garées en travers devant la porte du box, toute cette scène très underground éclairée par les néons blafards. Nous avons été rejoints par Béryl, qui apportait deux pizzas et des boissons, pour un pique-nique nocturne et souterrain dégusté sur le capot. « Il y aurait une photo à faire » à lancé quelqu’un.

 

Elle aurait été floue.

 

 

 

 

 

Illustrations

 

Merci au site "academic" pour l'image de galère romaine, et à Jessica Hische, pour son site "Daily drop cap" dont je reparlerai.

 

Première publication : 31 mars 2012

 


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