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30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 12:25

 

Brassens---Le-carnet-de-Jimidi.jpg

 

 

Vous savez, c’est quand même un peu de la "littérature".

G.B. (Chez Pivot)

 

 

Lettrine--P-Ourgang-Brassens--Le-carnet-de-Jimidi.jpg

 

 

lus je plonge dans les chansons de Brassens et plus je devine la partie immergée de l’iceberg, ce qui complète heureusement l’image positive, certes, mais un peu simpliste que j’avais de l’artiste et de son oeuvre. J’étais pourtant prévenu : pour l’avoir chanté à la guitare, j’étais bien placé pour savoir qu’à part « La cane de Jane » et « Dans l’eau de la claire fontaine » (et sans doute plein d’autres - sur 200, y’a le choix), pour s’accompagner en chantant du Brassens, il faut maîtriser l’enchaînement d’accords parfois diaboliques. Chez Brassens, la simplicité n’est qu’apparence polie.

 

Dès les premiers enregistrements (1952 - La mauvaise réputation ) on a les ingrédients qui, à l’oreille, nous font immédiatement reconnaître Brassens : un battement de guitare, poutoum poutoum poutoum, un phrasé de moteur diesel, une diction précise aux « r » agricoles, une musicalité de bétonnière mastiquant avec gourmandise eau, gravier, sable et ciment. Autant d’éléments d’un style qu’on retrouve intact vingt ans plus tard en mieux. Si l’on s’en tenait à ces apparences trompeuses, on ne comprendrait pas la monumentale place qu’occupe Brassens dans la chanson française et perso, je n’aurais sans doute pas avalé ou dévalé son intégrale du début à la fin, me disant sans doute assez vite : Oui, bon, c’est bien, mais c’est toujours pareil.  Du coup, je me suis demandé comment ces chansons pouvaient me toucher à ce point, prendre une telle importance qu’il soit désormais rare que l’une ou l’autre d’entre elles ne m’accompagne pas toute la journée ? Il devait y avoir là une profondeur, une épaisseur, une richesse cachées sous la moustache apparente de fausse rusticité.

 

Tu ne me croiras qu’à moitié - et ça tombe bien, puisque ce n’est qu’à moitié vrai - mais j’ai effectué quelques recherches avant d’écrire cet article. Pour ne rien te cacher, je cherchais des références musicologiques qui puissent étayer mon sentiment que certaines chansons puisaient leur inspiration à la source du jazz nouvelle-Orléans, d’autres au rigtime, d’autres au swing gipsy, d’autres à la musique baroque, d’autres au musette... tu vois le genre ? Rien trouvé. En revanche, j’ai trouvé autre chose. Je vais y revenir, mais après un petit détour par ma palpitante vie intérieure.

 

Tu sais ce que c’est, quand une chanson te trotte dans la tête dès le matin, il peut se faire qu’en milieu de journée, ça tourne au supplice, surtout Céline Dion. Toi, je sais pas, mais perso, j’ai alors deux stratégies : penser délibérément à une autre chanson dont je sais pour l’avoir hélas expérimentée qu’elle colle également très bien au bulbe : tout Goldman fait l’affaire, Céline Dion également, sauf pour se débarrasser d’elle. Deuxième stratégie moins bourrin : débarrasser la chanson adhésive de son texte, pour ne garder en tête que sa mélodie - la siffloter au besoin - puis modifier son arrangement, en ajoutant des cordes, des cuivres, un piano, tout, n’importe quoi, selon arrivage. Certes, avec ça, on l’a toujours dans la tête, mais d’une autre couleur, pi ça évite d’avoir recours à Céline, autrement dit de tomber de charybde en scylla. Si si, ça s’écrit comme ça. Or qu’est-ce qu’il reste quand on applique (mentalement, j’ai pas d’autres moyens) cette cure aux chanson de Brassens ? On se retrouve souvent assez vite avec un jazz-band ma foi assez endiablé. Essaye avec « Les copains d’abord » celle-là réagit très bien au traitement.

 

Mais qu’ai-je donc trouvé en ne trouvant pas ce que je cherchais se demande la vertigineuse Mélanie (de Tours) que j’imagine volontiers suspendue à mes lèvres ? J’ai trouvé certains écueils à éviter sur lesquels d’autres ont échoué dans leur tentative d’accéder - chez eux - à l’île aux trésor Brassens. La plupart de ces écueils surgissent quand on essaye de réduire l’oeuvre à son créateur. On lance alors entre la biographie et les textes, entre ceux-ci et un engagement politique des amarres qui ne tiennent pas. C’est la cause du naufrage auquel on assiste en lisant Brassens et la politique - Mémoire de DEA (Sciences Politiques) soutenu par Nicolas Six à Université Lille II. Je souhaite très sincèrement à Nicolas Six d’avoir obtenu le diplôme qu’il visait avec un tel travail, mais pour moi, ses prémices sont fausses. C’est d’ailleurs ce que lui répond André Tillieu, biographe de Brassens avec une citation d'Oscar Wilde qui a pour lui valeur de décret : « Aucune œuvre d'art ne saurait être jugée que par des lois tirées d'elle-même. » Autrement dit, on se trompe à chercher de la politique là ou il y a de la poésie. Puis Tillieu convoque Giono, tenant à propos de Melville un propos qui lui semble aller comme un gant à Brassens : « II n'est rebelle que parce qu'il est poète. Je crée ce que je suis : c'est ça le poète. »

 

On va donc essayer de ne pas réduire Brassens assez pour qu’il rentre dans la petite boîte pratique de ce qu’on entendait démontrer, mais on ne va pas forcément non plus se contenter de regarder sans la toucher la statue à moustache. D’ailleurs il parait que ça porte bonheur. Ah non merde, c’est la bosse.

 

Des textes, de la musique, une interprétation

 

Pour les textes, pas besoin d’aller bien loin pour constater qu’ils tiendraient à eux seuls très bien debout. Mais comment ? Parce que Brassens concilie - sans que transpire la sueur du tour de force 1 - une expression très personnelle 2 adoptant sans tricher les règles d’une versification plutôt classique pour solliciter son auditeur complètement : dans sa capacité à visualiser des scènes burlesques 3, tendres, tragiques, dans sa capacité à imaginer des personnages, schématiques ou réalistes, sympathiques ou non, dans sa capacité à se mettre à leur place ou au contraire à les observer, dans sa capacité également à mobiliser ses zygomatiques, pour un sourire attendri ou ironique, un sourire d’intelligence complice ou amusée, un rire vachard ou libérateur et bien sûr dans sa capacité à s’émouvoir. Mais ça ne marche sur soi qu’avec l’accord tacite (facile a obtenir) que tout ça ait fonctionné avec Brassens d’abord. D’où l’importance du « Je » dans ses chansons, quand bien même elles mettent en scène des personnages très différents les uns des autres et très différents de sa personne 4. C’est par son empathie, sa tendresse, son humour, son indignation, sa liberté sa complexité, ses contradictions et bref, par son humanité que l’auteur sollicite la nôtre et c’est bien le trait d’union de ses chanson si différentes les unes des autres qui nous relie à lui mais également à l’ensemble hétéroclite de ceux qui les aime puis au-delà à l’humanité tout entière. Tu ne seras pas surpris de retrouver là une conclusion déjà énoncée pour d’autres artistes pour moi essentiels en ce qu’ils alimentent comme Brassens la force vive de nous sentir partager quelque chose d’essentiel avec Autrui.

 

Pour ce qui est de la musique des chansons de Brassens, même si elle est bien planquée derrière la guitare et l’interprétation et même si je ne dispose pas de la culture (ni de la doc) suffisante pour étayer l’hypothèse déjà esquissée, je prends le pari qu’elle est beaucoup plus complexe et différente d’une chanson à l’autre que le poutoum poutoum pourrait le laisser penser au premier abord. Je suis tout particulièrement sensible au rythme des chansons - trait d’union entre la versification et la mise en musique - et ce n’est pas le moindre des talents de Brassens que de faire swinguer des rimes riches, de faire bouger ensemble la césure et la syncope. On sait qu’il aimait Trenet -  réussissant lui aussi parfaitement l’exercice - et je ne serais pas surpris d’apprendre qu’il aimait Nougaro, pour la même raison. Le charme discret des musiques de Brassens, c’est un peu d’être là sans être là, mais suggérées par la ou les guitares, à peine soutenues par une basse, peu mises en valeur par l’interprétation, elles tiennent pourtant elles aussi tout à fait debout seules. Brassens, ça se sifflote sans problème et j’ai cru comprendre qu’à la cité de la musique en mars prochain, un orchestre se proposait de jouer Brassens sans paroles 5.

 

L’interprétation de Brassens est cohérente avec ses textes et sa musique. Compte tenu des capacité vocales de l’intéressé, cette interprétation s’appuie plus sur la diction et la scansion que sur la musicalité de sa voix, mais en usant pour interpréter ses chansons du modeste instrument qu’il est lui-même, Brassens s’assure au moins de ne pas être trahi 6 et laisse entendre un grain de voix non dénué d’intérêt, même s’il faut pour ça aimer les trucs qui râpent et cognent un peu. Tiens, je vais squatter ce trop court paragraphe sur l’interprétation pour dire du mal de la prise de son et des arrangements sur certaines chansons, comme « Pénélope » ou « L’orage » sur lesquelles les bavardages de la seconde guitare, coincée sur le canal gauche, sont insupportable. Une faute de goût heureusement très localisée, dans une production faisant appel quasi exclusivement à une contrebasse et une seconde guitare, dont la discrétion laisse toute sa place à Brassens et donne beaucoup d’appétit à l’imagination de l’auditeur.

 

Tu dis ? Mes préférées ? On sait qu’à cette question, Brassens répondait : « Oncle Archibald », « La femme d’Hector » et « Le fossoyeur ». Perso, en ce moment, en plus de « Supplique pour être enterré à la plage de Sète » et « L’orage », deux que j’aime de très longue date, j’ajouterai « La Princesse et le Croque-note », « Boulevard du temps qui passe » et « La visite », mais je me demande si ça n’irait pas plus vite de citer celles que je ne n’aime pas.

 

 

_________________________

0 - Ben oui, je me la joue « Stalker » : j’utilise des notes de bas de page...

 

1- Du coup, il est assez difficile de trouver des indice de ce travail. Je crois en voir un dans la chanson « Tempête dans un bénitier ». C’est une tarte à la crème de dire qu’en français, le mot de Cambronne ne trouve sa rime riche qu’avec « perde ». Certainement par défi, Brassens en trouve une autre, sacrilège et iconoclaste :

Ô très Sainte Marie mère de
Dieu, dites à ces putains
De moines qu'ils nous emmerdent

 

2 - Notamment en télescopant les registres de langue : précieux, argotique, familier, littéraire, désuet... Mais également en usant d’un sens du raccourci et de la formule assez réjouissant, dont on pourrait trouver mille exemples : « Est-il encore debout le chêne, ou le sapin de mon cercueil ? »( Le Testament) ou cette strophe de « Cupidon s’en fout »

On effeuilla vingt fois la marguerite
Elle tomba vingt fois sur "pas du tout"
Et notre pauvre idylle a fait faillite
Il est des jours où Cupidon s'en fout

 

 

3 - Je pense bien sûr à des chansons comme « Gare au gorille » ou « Hécatombe » dans lesquelles on trouverait sans trop chercher des parentés avec les « Histoires sans paroles » de Charlie Chaplin, mais dont le découpage me fait également furieusement penser à la bande dessinée. Il y aurait sans doute beaucoup à trouver - dans les textes - à partir de cette idée que le travail de composition de Brassens porte également sur l’organisation des strophes entre elles, souvent ordonnées selon une chronologie dont la dernière étape évoque la mort, la fin de l’histoire ou du narrateur, mais pas que : on a pas mal de dernières strophes jouant le rôle de « moralité » dans les fables de Lafontaine ou d’« envoi » chez Villon, ajouta-t-il comme s’il venait d’écouter leur compile, alors qu’un clic chez Wikipedia lui avait suffit.

 

4 - Difficile de coller sur Brassens, sans qu’une immense ironie se laisse voir à travers, quelque chose comme « Sans le latin, la messe nous emmerde. » On se doute bien que même avec...

 

5 - Pour se convaincre de la vrai richesse mélodique de Brassens, on pourra par exemple écouter Barbara le chanter, tout particulièrement dans « Pénélope », s’amuser de sa version « Fragson » de « La femme d’Hector » et même, expérience un peu ultime, l’écouter dans « Il n’y a pas d’amour heureux » puisqu’alors, si on y réfléchit bien, le texte étant d’Aragon, il n’y a plus là, de Brassens, que la mélodie justement. On pourrait faire une expérience semblable en écoutant « Les passantes » par les Enfoirés, puisque le texte est d’Antoine Pol, mais je n’ai pas trouvé de lien. De toute façon, cette chanson est désormais interdite d’antenne ici : elle plonge ma brune au trente-sixième dessous.

 

6 - On peut se poser la question, en écoutant Maxime Leforestier ou Cabrel chanter Brassens, de savoir dans quelle mesure ils s’en servent et dans quelle moindre mesure ils le servent.

 

commentaires

Pierrot 19/07/2011 18:52



Pour répondre à toutes les questions que tu te poses dans ton très bel article, tu peux lire - si ce n'est déjà fait - l'excellent livre de Bernard Dicale "Brassens ?" chez
Flammarion.



Jimidi 19/07/2011 20:55



Bien noté. Merci du conseil. C'est vrai que parmi tous les livres sortis récemment, je ne savais lequel choisir. Je découvre par la même occasion ton carnet : très bonne adresse !



jj dorio 21/03/2011 04:45



IL AVAIT NOM CORNE D’AUROCH Ô GUÉ Ô GUÉ 


Tout l’monde peut pas s’app’ler Brassens


 


Et s’en aller aux fleurs à Saint-Gély-du-Fesc


Un vingt neuf octobre mil neuf cent quatre vingt un


      


en effeuillant le chrysanthème


qui est la marguerite des morts


        ad libitum a piacere



Jimidi 21/03/2011 08:48



Télérama fait sa couverture sur Brassens, à l'occasion des trente ans de sa disparition. J'ai lu  l'article : bof bof.



Jimidi 01/02/2011 19:50



Les auteurs mis en musique et chanté (ou dit) par Brassens :


Louis Aragon, Il n'y a pas d'amour heureux ;


Paul Fort, Le Petit Cheval, Si le bon Dieu l'avait voulu, La
Marine, Comme hier !, L'Enterrement de Verlaine, Germaine tourangelle, À Mireille dite « Petit-verglas » ;


Victor Hugo, La Légende de la nonne, Gastibelza ;


Francis Jammes, La Prière ;


Alphonse de Lamartine, Pensées des morts ;


Antoine Pol, Les Passantes ;


Jean Richepin, Les Oiseaux de passage, Philistins ;


François Villon, La Ballade des dames du temps jadis
;


Paul Verlaine, Colombine , "chanson d'automne";


Alfred de Musset, Ballade à la lune, À mon frère revenant
d'Italie ;


Théodore de Banville, Le Verger du roi Louis ;


Gustave Nadaud, Carcassonne, Le Roi boiteux ;


Pierre Corneille, pour les stances et Tristan Bernard
pour la conclusion, Marquise ;


Henri Colpi, pour les paroles et Georges Delerue pour la musique,
Heureux qui comme Ulysse (chanson du film éponyme d'Henri Colpi).


 


 



br'1 30/01/2011 20:17



Perso, mes préférées sont La mache nuptiale et La religieuse, carrément sulfureuse. Et puis la Non-demande en mariage. Et Margot. Et le parapluie. Et... pfffffff!!!! Y'en a trop.



Jimidi 30/01/2011 20:29



Tiens ? C'est plutôt bon signe : comme préférées, personne n'a les mêmes !



JO TOURTIT 30/01/2011 18:12



Oui, c'est un fait, sa voix n'avait rien d'extraordinaire mais cependant ses paroles et la façon de les dire + sa guitare et son pied sur la chaise ... + sa coqueterie dans l'oeil faisaient un
tout qui restera gravé dans les mémoires ...



MiKla 30/01/2011 14:39



Teuteuteu, j'ai tout lu sauf les notes de bas de page, ça m'a toujours agacé les notes de bas de page...



Jimidi 30/01/2011 15:32



Bon, si t'as tout lu, alors ça va ! Hi hi !



MiKla 30/01/2011 12:57



Les dames du temps jadis, La mauvaise réputation... tout ça tout ça. Me souviens avoir écouté (il y a... pfoulalala... un paquet d'années) un enregistrement à Bobino où, avant de commencer son
tour de chant, Brassens calme et un peu narquois derrière sa moustache a prévenu : "s'il y a des policiers ou des représentants de la maréchaussée dans la salle, ils feraient mieux de partir, ça
ne leur plaira pas".


 



Jimidi 30/01/2011 13:40



Eh, ho ! C'est INTERDIT de commencer à lire l'article par la fin histoire de mettre un commentaire, en se promettant de revenir plus tard lire le reste. Tu crois que je ne t'ai pas vue ?


Mouhahahah !



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