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23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 14:35

Ballade-aux-Crets-de-Remont---23-janvier-2011--itineraire-.jpg

Quand il fait beau comme aujourd’hui, il faut que j’y aille. Ce n’est pas très loin, à peine un quart d’heure de voiture, mais on quitte alors la ville pour cet endroit où, à perte de vue, on ne voit pas une maison. Je gare la voiture à l’arrivée d’une petite route de moins en moins carrossable au fil des hivers et des dégels, j’emprunte l’entrée d’un premier champ, jamais cultivé, mais dont le foin est régulièrement récolté. Je le traverse en biais, en montant, jusqu’à passer au dessus d’une vieille clôture en fil de fer barbelée aussi symbolique que rouillée et je continue ma diagonale montante jusqu’à la clôture d’un pré où, il n’y a pas si longtemps, séjournait deux juments et leurs poulains. Après un demi-tour pour entamer un zig après le zag et continuer à monter, j’arrive après un petit raidillon de quelques mètres à l’endroit parfait : une pâture quasi horizontale, en forme de coeur, au contour souligné d’une haie de buis et de chênes bas. De là, je longe la courbe de niveau, en léger contrebas de la crête elle-même, en suivant un discret chemin, à peine une trace de gibier, mais bien nette dans les herbes. Cette piste finit par traverser une épaisse haie de buis, puis après un dernier champ, elle oblique à gauche, traversant alors la crête à travers les taillis, pour continuer à grimper, mais sur l’autre flanc. Là, elle suit une nouvelle clôture, matérialisée par un muret de pierres sèche dont les endroits écroulés ont été colmatés avec des palettes de bois. Arrivée à l’orée d’un bois de chênes maigrelets, assez espacées entre eux pour ne pas gêner la belle herbe fine qui pousse là à la belle saison, je franchis une nouvelle clôture, aussi délabrées que les précédentes pour traverser le bois jusqu’au pierrier, sur lequel je marche pour arriver à un nouveau pré, non sans m’être interroger une nouvelle fois à propose d’une sorte d’enceinte circulaire construite là, peut-être un affût pour la chasse. Je laisse à droite une parcelle plantée de sapins sombres, serrés au garde à vous, sinistres et me dirige droit vers une nouvelle clôture, dont le point de franchissement est signalé par une ficelle bleue. Il ne me reste plus qu’un grand champ à traverser pour arriver au bosquet de chênes sous lesquels sont enterrées les petites, Chaïa sous un dallage approximatif de pierres trouvées sur place, et Isis sous son tumulus. C’est également le sommet local. Une petite borne IGN marquée d’une croix indique l’altitude 649. La tradition voudrait que je pisse dessus, mais là, il fait trop froid. Après avoir admiré la vue sur la plaine de la Saône et m’être laissé imprégné par le calme de l’endroit, je retraverse le champ pour descendre jusqu’à la petite route qui me reconduira à la voiture.  

 

 Ballade aux Crets de Remont - 23 janvier 2011- empreinte de

 

Ballade aux Crets de Remont- 23 janvier 2011 - Le carnet de

commentaires

canelle 23/01/2011 20:14



promenade ou chanson, Jimidi ?


balade,  ballade,  balade, ballade,


Tu as dit ballade ?


canelle



Jimidi 23/01/2011 20:32



Ah oui, tiens ! Merde, je la fait à chaque fois celle là ! Merci de ta vigilance, je corrige immédiatement !



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