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23 mars 2015 1 23 /03 /mars /2015 16:12

Oui, bon... Je me suis quand même poussé dehors hier dimanche en toute fin d’après-midi, sur la foi d’un rayon de soleil perçant enfin la couche de gris vers 17h15, après avoir tergiversé depuis le matin. Pour avoir passé une bonne partie du samedi – matin ; avant la saucée - au jardin des Duts, je n’étais pas en manque d’extérieur, mais un dimanche sans balade, ça laisse souvent un goût d’inachevé. Comme par ailleurs j’avais rempli tout mon « programme » de cette fin de semaine – voir détail ci-après - je pouvais y aller la conscience tranquille.

Non parce que la semaine dernière, et plus précisément samedi après-midi dernier, je me faisais accueillir par un souriant jeune homme à la plate-forme de compostage – elle jouxte la déchetterie (j’aime bien « jouxte ». Ça fait parti des mots qui n’ont pas la tronche de leur emploi) : « Désolé, mais pour le compost en vrac, c’est uniquement le samedi matin : je suis tout seul et il y a une machine dont je n’ai pas le droit de me servir. » Autrement dit : « Toi, revenir semaine prochaine matin. » Rien compris à cette histoire de machine. Pour moi, acheter du compost en vrac, ça consistait à me garer près du tas pour remplir ma remorque à la pelle à neige et basta. Que nenni ! Autant dire que ce samedi matin là, j’étais au taquet. J’entre sur le site, tractant fièrement ma petite remorque. Je patiente devant une barrière qui tarde à s’ouvrir. Y’a des voitures tirant des remorques de compost partout, au moins quatre. Quand enfin je crois accéder au tas d’or brun convoité, raté. Le jeune homme de l’autre jour me fait ressortir pour aller me peser au pont bascule. Tu dis ? J’aurais dû y penser ? Faut peser avant et après pour savoir combien t’as pris ? Oui, ben je le saurai pour la prochaine fois. Passage au pont bascule (ils n’annonce plus le poids. Y’a eu des arrêts cardiaques.) puis je re-rentre et me gare vers ce que je croyais être la mine, la source, bref, le tas, mais là, du haut d’un engin dont chacune des roues est plus haute que moi, muni d’un godet dans lequel on pourrait facilement disputer une compétition de natation s’il était rempli d’eau, un type me fait signe : « C’est L’AUTRE tas. » J’obtempère et me gare un peu plus loin et là, je comprends : Ce monument mécanisé, avec ses roues et son godet, c’est la fameuse machine. Je remballe précipitamment ma pelle à neige - elle ne fait pas le poids – et je laisse la machine charger ma remorque, en une seule fois et moins de temps qu’il ne faut pour l’écrire, d’une bonne quantité de compost. Elle en met un peu partout, forcément, essaye de remplir proprement un dé à coudre avec une pelleteuse. Du coup, je ressort ma pelle à neige (non mais !) et je remplis les coins en tassant tout. L’étape suivante est prévisible : bah oui, nouveau passage par le pont bascule. J’ai pris 300kg d’un coup dis donc ! Un pneu de la remorque fait un peu la gueule, mais ça devrait aller. Je vais payer en espèce ou en chèque – j’ai pris les deux - 30€, ce qui nous met le kilo de compost à 10 centimes d’euro, c’est ça ? Pas cher. Je prends la route à petite vitesse direction les Duts et j’arrive sur zone sans encombre. Puis fourche et brouette pour monter une bonne partie du contenu et le répandre sur le potager d’en haut.

Pendant que j’étais au jardin, j’en ai profité pour finir l’installation que j’avais commencée la semaine dernière. C’est une sorte de silo à compost, carré, confectionné avec des rondins de cèdre à claire-voie, provenant du cèdre abattu, bien sûr. Une fois cette construction achevé, il s’agissait de garnir d’un géo-textile et de remettre là dedans tout ce que j’avais sorti à la pelle de l’emplacement : un mélange de cendre, végétaux, branchettes, terre... En fait de géo textile, j’ai réutilisé les blouses en initissé avec lesquelles je me déguise pour aller voir ma brune. Plutôt que de les jeter, après ma visite, je les emporte. J’ai fais tenir tout ça à coup d’agrafes et hop, chargement à la pelle, en intercalant des couches de compost pour accélérer la réaction. J’espère secrètement faire pousser mes courges et courgettes là dessus dès cette année. Je passe sur la pause repas et vers la demi, mais je ne sais plus de quelle heure, cap sur ma Brune, donc voiture jusqu’aux portes de la ville puis métro. Petit détour à la boutique histoire de la recharger en Ricolas, les bombons suisses sans sucre et de toquer tagada tsoin troin sur la porte avant d’entrer dans sa chambre, puis d’ouvrir la porte et de découvrir, dans le lit, quelqu’un qui n’est absolument pas elle. ‘Scuzez ! Je chope un infirmier : « Mme B. a changé de chambre ?

– Mme B... Mme B... (il cherche sur ses listes) Elle n’est plus chez nous, si ?

– Heu... C’est ce que je vous demande.

– (Il cherche de nouveau sur ses listes) : Oui ! Chambre 251, je vous conduis.

Elle est bien là. Enfin, quand je dis elle est bien... En fait, elle n’est pas bien, parce que sa chambre donne juste sur le local infirmier et que ça bipe tout le temps. Déjà qu’elle a du mal à dormir... Je reste le temps de m’assurer que Valérie Damido va bien réussir à transformer en une semaine une nouvelle ruine en publicité pour Maison du Monde et je repars sous la pluie, tout chargé de linge à laver et de compotes que ma Brune ne mange pas, mais qu’elle stocke. Ça fait des semaines que je me nourris de desserts remboursés par la Sécurité Sociale. Re-métro (ça y est, je connais la succession des gares par cœur) Parking, voiture et autoroute direct jusqu’à la maison. Quoi, entre le retour et l’heure du coucher ? Aucune idée. Sans doute une peu de télé, genre Hawaï 5.0 et forcément, comme on profite de la publicité pour donner un peu de pâté aux chats, à chaque spot, ils viennent supplier.

Me suis même pas levé tôt, le dimanche matin. Ça devait être au moins 9h30, quasi le début de l’après-midi donc. J’ai glandé jusqu’à l’heure où, logiquement, il n’y aurait plus la queue ni au bureau de vote ni à la boulangerie. Ça a marché. Du coup j’ai pu voter utile et me goinfrer de pain frais. Puis j’ai profité ce que la box était dans de bonnes dispositions pour regarder « Gardiens de la galaxie » en streaming. Je suis quasi sûr que je l’avais déjà vu, mais ça ne m’a heureusement laissé aucun souvenir. Ensuite, je suis passé au repiquage de mes tomates. Je t’explique. J’ai gardé les graines de deux superbes tomates cœur de bœuf, que j’ai mis à moisir (c’est comme ça qu’on fait, il parait) puis à germer et je me retrouve à la tête d’une bonne cinquantaine de tout petits plans. Je les ai installé par trois dans des pots où ils pourront prospérer un peu, avant d’aller au jardin (si tout va bien). En revanche, mes soucis, mes roses trémières et mes courges, ça donne rien.

Et là, soudainement tout d’un coup, il a été 17h15, l’heure d’absolument rien, surtout le dimanche. Je me demande d’ailleurs si ça ne serait pas une bonne idée d’intervertir le samedi et le dimanche, dans la semaine... Et là, aussi soudainement tout d’un coup LE rayon de soleil de la journée, assez clair et lumineux pour m’attirer dehors. Me suis retrouvé d’un coup de voiture à l’endroit habituel, muni d’un sac de courses pour ramasser du crottin de cheval. J’en avais vu des plein champs la dernière fois, mais sans sac...

Alors, le crottin de cheval, c’est plutôt sympa à ramasser (j’avais des gants) mais comme tous les trucs gratuit que t’as plus qu’à te baisser pour les prendre, j’ai eu tendance à bourrer le sac. Après, sur les cent premier mètres, t’es plutôt content. Au bout du bras, ça fait pas lourd, ça fait opportunité. Le dernier kilomètre est beaucoup plus pénible. J’ai fait une halte près de « mes » vaches. Le soleil s’était barré depuis longtemps, plongeant de nouveau sous sa couette de brumes et d’horizon. Puis retour et soirée tranquille devant « Inception », toujours aussi bien, même si on n’y comprend définitivement rien, mais un peu plus la troisième fois. C’était sur NT1, donc deux spots de pub, donc deux fois les chats. J’ai dû bouquiner un peu sur ma tablette avant de sombrer (Les guerriers du silence, Tome 1, Pierre Bordage. Zarbi.)

Et comme le lundi, je ne suis plus sensé travailler, sauf les semaines où je suis de permanence et que je suis justement de permanence, mais qu’il fait odieusement beau, et que je n’ai vraiment aucune envie d’être au bureau, je me demande si je n’en profiterais pas pour raconter dans le détail mes 48 dernières heures ?

Published by Jimidi
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commentaires

Laure 24/03/2015 18:39

L'histoire des blouses de l'hosto m'a évoqué du glauque, genre les blouses contaminées que je héros ( toi oui) ramène insidieusement chez lui, laisse dans un coin, utilise pour le compost ce qui fait proliférer le dangereux parasites, le microbe fou, etc. ET te voilà contaminant la planète.
C'est à cause de deux séries vraiment bien que je dis ça. Dont une se nommait Re Genesis..canadienne, excellente.

C'est peut être trop tôt pour les soucis et trémières etc; attend que les matins soient doux...euh non tu sèmes dedans ?

Jimidi 25/03/2015 14:22

A mon avis, avec le nombre de "saloperies" qu'il y a dans le compost, les éventuels germes rapportés de l'hopital ne devraient pas résiter très longtemps. Sinon, oui, les roses trémières et les soucis sont, au mieux, à l'état de minuscules têtes vertes dans un bac de plantation devant une fenêtre de la chambre-buanderie. En revanche, mes tomates sont très bien.

Br'1 23/03/2015 23:18

Alors tu écris ton blog au bureau? Quand il fait beau? Et pas quand il pleut pendant que tu es au bureau? Ou c'est juste le lundi depuis que tu ne travailles plus le lundi mais là si? Pour ne pas trop casser ton nouveau biorythme?

Jimidi 25/03/2015 14:17

Juste le lundi depuis que je ne travaille plus mais là si. (Non parce qu'en fait, comme j'avais dans la tête que je ne travaillais pas, ou plutôt que je n'avais pas dans la tête que je travaillais (c'est dire qu'on s'y fait vite), je n'avais rien de prévu dans mon agenda, ni rendez-vous ni rapport. Donc bon...)

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